13/08/2026
Il n’y a pas de cloche, dans cette école rurale. Il y a une jante de camion, rouillée, suspendue à une arbre depuis des années, et un élève qui frappe dessus avec une barre de fer. Ce son annonce le début des cours. Le même son, plus t**d, libère la récréation.
Les enfants connaissent ce bruit par cœur. Ils l’attendent, le matin, en marchant depuis les rizières, cahier sous le bras. Certains n’ont jamais vu un livre chez eux. Ils s’assoient quand même en silence, au premier coup de fer, et lèvent la main les premiers.
Les enseignants de cette école connaissent chaque élève par son prénom, et souvent par son histoire. Ils enseignent avec une exigence qui n’a rien à envier aux plus grandes écoles, parce qu’ils savent ce que représente chaque heure de classe pour ces enfants. C’est un métier qu’ils ont choisi, et qu’ils exercent avec sérieux.
AVEC accompagne cette école depuis plusieurs années. Nous apportons les cahiers, les stylos, les uniformes, un repas quand une famille n’a plus rien à donner. Nous ne faisons pas le travail de ces enseignants, ce travail est déjà admirable. Nous faisons en sorte qu’aucun enfant ne manque la classe pour une paire de sandales ou un cahier vide.