28/07/2026
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2026-07-14 â LE CHOIX DU MODE COLONIAL DIVISE TOUJOURS LES COMMUNAUTĂS AUTOCHTONES
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đŁïž OPINION | le 14 juillet 2026, Le Devoir a publiĂ© un article intitulĂ© « Les membres de la communautĂ© de Pessamit rejettent lâentente Ă©nergĂ©tique avec QuĂ©bec ». je fĂ©licite le barrage imposĂ© Ă Hydro-QuĂ©bec, mais il faut dire « des » membres, pas « les », car il nây a pas dâunitĂ© ni dâunanimitĂ©. un ***moratoire*** sur les activitĂ©s coloniales est nĂ©cessaire. tout dĂ©veloppement industriel sur les territoires ancestraux doit ĂȘtre suspendu. des membres Ă©taient absents, sans elleux, il nây a pas de voix unanimes.
puisque la dĂ©cision nâest pas unanime, ***un moratoire*** sur les ActivitĂ©s coloniales est obligatoire. les Institutions coloniales doivent cesser toute activitĂ© de dĂ©veloppement ou dâextraction qui colonisera davantage le territoire et extraira les *relatives*.
visiblement, il nây a pas dâunitĂ© ni dâunanimitĂ© lorsquâune personne â ou plus â de la communautĂ© est absente ou confrontĂ©e Ă des obstacles. dans les dĂ©mocraties ancestrales prĂ©coloniales, AUCUN MEMBRE NâEST NĂGLIGEABLE. alors, il nây a pas « un NON unanime », câest une ABSTENTION UNANIME par dĂ©faut. la communautĂ© doit sâabstenir de rĂ©pondre au rĂ©fĂ©rendum le temps de pouvoir fournir une rĂ©ponse rĂ©ellement unanime aprĂšs de possibles dĂ©libĂ©rations.
dans lâintĂ©rĂȘt des personnes absentes et du RAPPORT MINORITAIRE, un moratoire sur le dĂ©veloppement colonial sâimpose.
pessamit a dĂ©montrĂ© historiquement quâune communautĂ© autochtone peut se prononcer EN LAISSANT DERRIĂRE elle des gens absents, qui ne comprennent pas la question, la langue ou les enjeux ou qui ne possĂšdent pas les moyens de sâengager dans le dĂ©bat. câest ça que pessamit a montrĂ© : on peut fabriquer de la ***« DĂ©mocratie » hĂ©tĂ©ronome Ă la mode coloniale*** en ignorant les besoins, les capacitĂ©s et les moyens des gens, et que sais-je, les limites du territoire. câest triste, mais câest la rĂ©alitĂ©. pessamit a pris une dĂ©cision historique et coloniale qui contredit les dĂ©mocraties autochtones ancestrales.
đ RAPPORT DâANALYSE sur le rĂ©fĂ©rendum de pessamit sur lâEntente Aishkat (Juillet 2026)
OBJET : analyse des résultats du référendum tenu à Pessamit concernant l'Entente Aishkat et évaluation des limites de l'exercice selon les principes de gouvernance ancestrale.
1. DONNĂES QUANTITATIVES du scrutin
le dépouillement des votes du référendum s'est conclu avec les résultats suivants concernant l'autorisation de signature de l'Entente Aishkat :
* total des votes valides et rejetés : 1 287
* votes « NON » : 809 (63 %)
* votes « OUI » : 471 (37 %)
* bulletins rejetés : 7
le mécanisme utilisé pour cette prise de décision est le référendum de *type majoritaire*, reposant sur le principe d'une victoire déterminée par la rÚgle du 50 % + 1.
2. CADRE DĂCISIONNEL : MajoritĂ© simple vs dĂ©mocratie ancestrale
l'exercice rĂ©fĂ©rendaire moderne, tel qu'il est encadrĂ© par les structures coloniales de gouvernance issues de la Loi sur les Indiens ou des institutions contemporaines, impose un modĂšle de dĂ©mocratie reprĂ©sentative et majoritaire, donc un MĂCANISME COERCITIF ET COLNIAL. ce modĂšle se distingue fondamentalement des systĂšmes politiques prĂ©coloniaux des peuples algonquiens, dont font partie les innuat de pessamit.
historiquement, les démocraties ancestrales autochtones ne s'appuyaient pas sur la Coercition d'une minorité par une majorité, mais plutÎt sur le principe de consensus ou d'unanimité. la prise de décision était un processus délibératif continu :
* les membres de la communauté débattaient jusqu'à ce qu'un terrain d'entente soit trouvé.
* lâobjectif premier n'Ă©tait pas de clore rapidement un dossier, mais de prĂ©server l'harmonie sociale, la cohĂ©sion du groupe et l'autonomie individuelle.
* en cas de désaccord persistant, les individus ou les familles dissidentes n'étaient pas contraints de se soumettre à la majorité ; ils conservaient le droit de ne pas participer à l'action collective ou de s'éloigner temporairement sans rompre les liens de parenté.
3. LIMITES DE LâEXERCICE RĂFĂRENDAIRE selon le principe d'unanimitĂ©
à la lumiÚre du principe d'unanimité ancestral, le référendum du 13 juillet 2026 présente plusieurs limites structurelles et sociologiques :
* la crĂ©ation d'une fracture sociale (« gagnants » versus « perdants ») : le rĂ©sultat de 63 % NON contre 37 % OUI pour un total de 47% de personnes qui ont votĂ© signifie que presque la moitiĂ© des membres (sans compter les membres qui se sont abstenus de voter) voit une dĂ©cision majeure lui ĂȘtre imposĂ©e. dans une perspective prĂ©coloniale, imposer une dĂ©cision Ă des membres dissidentâąxâąes aurait Ă©tĂ© perçu comme ***une menace directe Ă la cohĂ©sion communautaire***.
* la restriction du temps de dĂ©libĂ©ration : le rĂ©fĂ©rendum fixe une date butoir qui met fin abruptement aux discussions. lâapproche par consensus exige un temps flexible, s'Ă©tirant jusqu'Ă ce que les objections dissidentes soient apaisĂ©es ou intĂ©grĂ©es Ă la solution. lâexercice moderne sacrifie cette flexibilitĂ© au profit de l'efficacitĂ© administrative.
* la binaritĂ© de la question : le vote par « OUI » ou « NON » Ă©limine les nuances. les systĂšmes consensuels favorisaient des solutions hybrides et Ă©volutives. la structure mĂȘme du bulletin de vote empĂȘche l'expression d'un accord conditionnel ou d'un rejet partiel, forçant une polarisation au sein de la communautĂ©.
* lâillusion de la reprĂ©sentativitĂ© totale : en se basant uniquement sur la majoritĂ© des votants, le systĂšme moderne Ă©lude la voix de ceux qui s'abstiennent. dans la tradition consensuelle, le silence ou le retrait d'une partie de la communautĂ© Ă©tait souvent interprĂ©tĂ© comme UN REFUS DE CONSENTIR Ă L'ISSU DU VOTE RĂFĂRENDAIRE, ce qui bloquait l'action collective jusqu'Ă rĂ©solution du conflit.
đ EN RĂSUMĂ
1- selon les médias, 47% des membres de pessamit ont participé, il manque 53% des membres. ce vote ne représente pas la volonté unanime des membres de pessamit.
2- si des membres de la communautĂ© Ă©taient absents ou handicapĂ©s par des causes non choisies (53%), il nây aurait pas eu dâunitĂ© ni dâunanimitĂ© possible mĂȘme si 100% des personnes qui participent (47% de pessamit) ont pris la mĂȘme dĂ©cision â Coercitive du Parti de la MajoritĂ© .
3- afin de permettre Ă la totalitĂ© des membres de sâaccorder unanimement sur la dĂ©cision collective, un MORATOIRE LE DĂVELOPPEMENT INDUSTRIEL sur les terres ancestrales et multimillĂ©naires de pessamit sâimpose.
đ Ă CONSULTER
- Alfred, T. (2009). Peace, power, righteousness: An Indigenous manifesto (2e éd.). Oxford University Press.
- Borrows, J. (2002). Recovering Canada: The resurgence of Indigenous law. University of Toronto Press.
- Ladner, K. L. (2003). Up the creek: Fishing for a new constitutional order. Canadian Journal of Political Science, 36(5), 875-894.
- Pikutelekan, A. (2026, 13 juillet). Entente Aishkat Dépouillement Référendum VICTOIRE DU NON!!! [Vidéo]. YouTube. https://youtu.be/TahPFfWbjhc
la lutte ne fait que commencerâŠ
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