16/12/2023
Assistance à personne en danger
Chers amis, Je vous partage ma réflexion en cette période où vous avez une grande responsabilité les uns envers les autres.
Bientôt, En République démocratique du Congo, notre pays, nous sommes appelés à aller aux urnes, pour confier notre destinée à quelques-uns de nos compatriotes. Je sais que vous allez le faire après mûre réflexion. C'est pour cela que je vous partage ce qui m'est passé par la tête à l'approche de ces échéances.
En observant la vie d’une grande majorité de personnes avec lesquelles j’ai évolué, dont une bonne partie semblait avoir des atouts pour réussir dans la vie, je dois malheureusement me rendre à l’évidence que leur situation s’est empirée et qu’elles n’ont pas eu les opportunités qu’elles auraient pu légitimement attendre de leur patrie.
La patrie est généralement gérée par des personnes à qui nous-mêmes avons confié nos vies. Et depuis plus de 50 ans, un bon nombre de ceux qui sont chargés d’assurer le bien-être de la population en RDC, sont occupés à s’enrichir et à s’amuser au détriment de ceux qui soutiennent la nation, les contribuables, paupérisés par la mauvaise gouvernance et l’appétit vorace des gestionnaires de la cité. Quand on ose en parler, la réponse cinglante que vous recevez est tout simplement : « Oui, mais ça n’a pas commencé avec nous ! » … comme s’ils étaient obligés de perpétuer les mêmes antivaleurs contre lesquels ils ont lutté quand ils aspiraient à gérer la cité.
Chers amis, nous aussi, nous ne sommes pas obligés de répéter les mêmes erreurs qui nous ont conduit à la situation que nous déplorons depuis plusieurs années. « Vaut mieux prévenir que guérir » … Si nous savons déjà comment se comporte habituellement la personne qui vient solliciter notre suffrage, il nous revient la responsabilité de lui donner la chance de nous servir et nous entrainer vers le progrès; ou de l’empêcher d’avoir l’occasion de nous nuire encore une fois, en ne réalisant pas ce qui pouvait nous sortir de nos souffrances. Ceux qui ont échoués, ne sont pas à rejeter définitivement ; mais avant de leur confier des nouvelles responsabilités, ils devraient prendre le temps d’apprendre, humblement, à mieux faire pour servir les aspirations de la population.
Il est difficile d’avoir une certitude absolue sur les personnes qui se présentent à nous aux élections avec plein de promesses dans leur discours. C’est pour cela que « nous ne devons pas déposer notre responsabilité dans les urnes » … nous devons continuer à exercer notre responsabilité sur les voix que nous avons accordé aux candidats députés et présidents. D’abord, après avoir voté, assurons-nous que nos voix sont comptabilisées avec justesse et respectées. Puis, les élus doivent s’efforcer de mériter notre confiance surtout pendant l’exercice de leurs fonctions. Ils sont censés êtres des serviteurs de la nation et non pas des maîtres qui règnent sur des esclaves qu’ils auraient le droit d’exploiter à souhait. Et veillons à ce que les parlementaires élus comprennent leur responsabilité de contrôler le gouvernement afin que ce dernier serve convenablement la population pour laquelle il a été mis en fonction.
Chers amis, nous avons le devoir sacré d’assister nos compatriotes qui sont continuellement en danger de déchéance et même de mort à cause des mauvaises conditions de vie à tous les niveaux. La déchéance peut être d’ordre matériel, intellectuel, morale, spirituel, etc. Il y a des compatriotes qui ont trouvé la mort tout simplement parce qu’un salaire n’est pas arrivé au bon moment ; ou il était tellement dérisoire et ne pouvait répondre aux besoins élémentaires.
Mais d’autre part, ceux qui sont censés gérer les biens du peuple deviennent « insolemment » riches et même arrogants. C’est à nous que revient la responsabilité d’être exigeant pour que notre peuple soit respecté, servi et assisté quand il est en danger. Les mauvaises conditions de vie tuent plus de congolais que la guerre. Le bien-être de la population et sa sécurité doivent devenir des préoccupations prioritaires pour tous ceux qui prétendent solliciter le droit de nous servir.
Je vous souhaite, chers amis, des bonnes et sérieuses élections !
Un jour le désert refleurira !
Freddy Kyombo Senga