Fondation Héritière de Maria Valtorta

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la Fondation Héritière de Maria Valtorta est l’organisation sans but lucratif qui a pour objectif de promouvoir la connaissance de l’écrivain mystique Maria Valtorta et de ses œuvres.

🇫🇷 VALTORTA APP - 12ème dimanche du Temps OrdinaireLisez gratuitement l'Évangile du dimanche et le chapitre intégral cor...
20/06/2026

🇫🇷 VALTORTA APP - 12ème dimanche du Temps Ordinaire

Lisez gratuitement l'Évangile du dimanche et le chapitre intégral correspondant de Maria Valtorta :

https://app.mariavaltorta.com/sgfr212

🔸 Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 10, 26-33) :

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres :

« Ne craignez pas les hommes ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits.

Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps.

Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux.

Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. »

🔹 dans “ L’Evangile tel qu’il m’a été révélé ”, 265.1 :

Jésus et les apôtres sont assis à table dans la maison de Capharnaüm. Ils sont tous présents, ce qui montre que Judas, sa retraite finie, a rejoint ses compagnons. C’est le soir. La lumière du jour qui se meurt pénètre par la porte et par les fenêtres grandes ouvertes, laissant voir le passage du pourpre du crépuscule à un rouge violet foncé irréel, qui s’effrange à ses bords en effilochures d’une couleur violet ardoise qui se termine en gris. Cela me fait penser à une feuille de papier qu’on a jetée au feu, qui s’allume comme le charbon sur quoi elle est tombée, mais qui, sur ses bords, après la flambée, se recroqueville et s’éteint avec une couleur de plomb bleuâtre qui finit en un gris perle presque blanc.

« Il va faire chaud » dit Pierre d’un ton sentencieux en montrant le gros nuage qui couvre l’occident de ces couleurs. « De la chaleur, mais pas d’eau. C’est de la brume, pas un nuage. Moi, cette nuit, je vais dormir dans la barque pour être plus au frais.

– Non. Cette nuit, nous allons au milieu des oliviers. J’ai besoin de vous parler. Maintenant, Judas est revenu. C’est le moment de vous perfectionner. Je connais un endroit aéré. Nous y serons bien. Levez-vous et allons-y.

– C’est loin ? demandent-ils en prenant leurs manteaux.

– Non, très proche. A un jet de pierre de la dernière maison. Vous pouvez laisser vos manteaux. Prenez cependant l’amadou et un allume-feu pour y voir au retour. »

Ils sortent de la pièce du haut et descendent l’escalier après avoir salué le maître de maison et sa femme qui prennent le frais sur la terrasse.

Jésus tourne résolument le dos au lac et, après avoir traversé le village, il fait deux ou trois cents mètres parmi les oliviers d’une première petite colline qui se trouve derrière le village. Il s’arrête sur une butte qui, par sa situation dégagée et libre de tout obstacle, profite de tout l’air dont on peut j***r en cette nuit de chaleur étouffante.

[…]

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🇫🇷 Enseignements tirés des écrits de Maria Valtorta : “ N’es-tu pas fille de Dieu, Maria ? ”Jésus dit :« Que ta réponse,...
17/06/2026

🇫🇷 Enseignements tirés des écrits de Maria Valtorta : “ N’es-tu pas fille de Dieu, Maria ? ”

Jésus dit :

« Que ta réponse, que ce soit au prochain qui s’étonne et te fait remarquer l’apparent abandon de Dieu à ton égard, ou au tentateur qui veut te persuader que tout ton sacrifice ne t’obtient aucun soulagement de Dieu, soit la même que celle du vieux Tobie. Tu leur diras, comme à toi-même : ‘ Nous sommes enfants de saints et nous attendons cette vie que Dieu donne à ceux qui ne perdent jamais leur foi en lui ’.

Enfants de saints et appelés à la même sainteté.

N’es-tu pas fille de Dieu, Maria ? Et qui est plus saint que ton Père ? Si lui, qui est le Saint des saints, veut tant de douleur pour toi, c’est signe que cette douleur a pour but une joie proportionnée à la douleur, c’est-à-dire une joie immense, une joie sans fin.

L’âme qui arrive à croire fermement que tout ce qui lui arrive a sa source dans l’amour et produit une joie éternelle est en sécurité comme à l’intérieur d’une forteresse. Elle ne peut périr. Elle souffre, mais sa douleur est surnaturelle et porte des fruits surnaturels de vie.

Encore un peu de temps et la joie viendra. Encore un peu de temps et je viendrai. Je viendrai sans les limites que je dois imposer maintenant à la rencontre pour l’adapter à ton humanité. Je viendrai de Dieu à l’âme, c’est-à-dire librement, complètement. N’aie pas peur. Tu verras alors combien plus belle est ma demeure que tu ne l’as vue dans tes rêves et imaginée par la pensée. Tu verras alors que t’unir avec moi, laissant un corps qui est un piège pour l’âme et un constant danger, se fera sans peine.

Ne perds jamais la foi en ton Jésus. Je suis près de toi et tu le sens. Mais ne refuse aucun des secours que j’ai mis à votre disposition. La voie surnaturelle dans laquelle tu marches ne t’exempte pas de parcourir la voie commune à toutes les créatures qui vivent dans l’Église.

Une huile t’a délivrée et, d’esclave de l’Ennemi, t’a faite fille de Dieu. Une huile t’a faite milicienne du Christ. Qu’une huile te fasse partager le Royaume. L’âme qui entre dans la gloire devient reine. Et pour les rois, tu l’as lu, il fallait l’onction.

Je veux que tu effaces même les ternissures des péchés passés. Quand l’heure viendra, tu dois venir à ma rencontre, vierge sage et prévoyante, avec les ornements qui conviennent aux noces.

La douleur est une grande absolution quand on souffre avec sainteté. Mais, je le répète, même pas ma caresse ne doit te faire penser que tu es exempte des devoirs de tout le monde. La perle cachée, que seul Jésus connaît, ne doit être aucunement différente, aux yeux du monde, de ses sœurs qui sont moins transformées que toi en pierre précieuse par volonté du Seigneur. »

(Maria Valtorta, “Les Cahiers de 1943”, 30 août)

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🇫🇷 Réflexion de la semaine : “ Ce sont ceux-là qui sont saints et chers au Très-Haut ”Jésus dit :[...] « Que la paix soi...
15/06/2026

🇫🇷 Réflexion de la semaine : “ Ce sont ceux-là qui sont saints et chers au Très-Haut ”

Jésus dit :

[...] « Que la paix soit avec vous. A vous tous qui m’entourez, je veux proposer une parabole. Que chacun en recueille l’enseignement et la partie qui lui convient davantage.

Ecoutez : un homme avait deux fils. S’étant approché du premier, il lui dit :

“ Mon fils, viens travailler aujourd’hui à la vigne de ton père. ”

C’était une grande marque d’honneur de son père ! Il jugeait son fils capable de remplir la charge qu’il avait accomplie jusqu’alors. C’était signe qu’il voyait en son fils de la bonne volonté, de la constance, des capacités, de l’expérience, et un amour filial. Mais le fils, un peu distrait par les plaisirs du monde, craignant de ressembler à un serviteur — Satan se sert de ces mirages pour éloigner du bien —, redoutant des moqueries et peut-être aussi des représailles de la part d’ennemis de son père, qui n’osaient pas lever la main sur celui-ci, mais auraient eu moins d’égards pour son fils, répondit :

“ Je n’y vais pas. Je n’en ai pas envie. ”

Le père alla trouver son autre fils pour lui faire la même demande qu’au premier. Et le second fils répondit aussitôt :

“ Oui, père, j’y vais de ce pas. ”

Pourtant, qu’arriva-t-il ? Le premier fils avait l’âme droite. Après un moment de faiblesse dans la tentation, de révolte, il se repentit d’avoir déplu à son père et, sans rien dire, il alla à la vigne. Il travailla toute la journée, jusque t**d dans la soirée, puis rentra à la maison, satisfait, avec dans le cœur la paix du devoir accompli. Le second, au contraire, était menteur et faible : il sortit de la maison, c’est vrai, mais ensuite il perdit son temps à flâner dans le village, à faire des visites inutiles à des amis influents dont il espérait tirer quelque profit. Et il disait dans son cœur :

“ Notre père est vieux et il ne sort plus de la maison. Je lui dirai que j’ai obéi, et il le croira…”

Mais, le soir venu pour lui aussi, il revint à la maison. Son air las d’homme oisif, ses vêtements sans faux plis, son manque d’assurance en saluant son père qui l’observait et le comparait à l’aîné — qui était rentré fourbu, sale, mal peigné, mais joyeux et sincère avec son regard franc, humble et bon, qui, sans vouloir se vanter du devoir accompli, voulait pourtant dire à son père : “ Je t’aime, et avec vérité, à tel point que, pour te faire plaisir, j’ai vaincu la tentation”, — parlaient clairement à l’intelligence du père, qui embrassa son fils fatigué en lui disant :

“ Tu es béni parce que tu as compris l’amour ! ”

En effet, qu’en pensez-vous ? Lequel des deux avait aimé ? Vous dites certainement : “ C’est celui qui a fait la volonté de son père. ” Or qui l’a faite ? Le premier ou le second fils ?

– Le premier, répond la foule unanime.

– Le premier. Oui. En Israël aussi, les hommes saints aux yeux de Dieu ne sont pas ceux dont vous vous plaignez et qui disent : “ Seigneur ! Seigneur ! ” en se frappant la poitrine sans avoir au cœur un vrai repentir de leurs péchés — et c’est si vrai que leur cœur devient de plus en plus dur — ; ils observent les rites avec ostentation pour qu’on les qualifie de saints, mais dans la vie privée sont sans charité et sans justice ; en vérité, ils se révoltent contre la volonté de Dieu qui m’envoie et ils l’attaquent comme si c’était la volonté de Satan — et cela ne sera pas pardonné —. Mais les hommes saints et chers au Très-Haut sont ceux qui, en reconnaissant que Dieu fait bien tout ce qu’il fait, accueillent l’Envoyé de Dieu et écoutent ses paroles pour savoir toujours mieux accomplir la volonté du Père.

En vérité, je vous le dis : les ignorants, les pauvres, les publicains, les prostituées, passeront avant beaucoup de ceux que l’on appelle “ maîtres ”, “ puissants ”, “ saints ”, pour entrer dans le Royaume de Dieu.

Et ce sera justice. Car Jean est venu à Israël pour le conduire sur les chemins de la Justice, et beaucoup trop, en Israël, ne l’ont pas cru : l’Israël qui se donne à lui-même les titres de “ savant ” et “ saint ”. Mais les publicains et les prostituées, eux, ont cru en lui. Puis je suis venu, et les savants et les saints ne croient pas en moi, au contraire des pauvres, des ignorants, des pécheurs. J’ai fait des miracles : cela ne leur a pas suffi pour croire, et ils ne se sont pas repentis de ne pas avoir foi en moi. Au contraire, leur haine est tombée sur moi et sur ceux qui m’aiment.

Eh bien, moi je dis : “ Bienheureux ceux qui savent croire en moi, et faire cette volonté du Seigneur en laquelle se trouve le salut éternel. ” Augmentez votre foi et soyez constants. Vous posséderez le Ciel parce que vous aurez su aimer la vérité.

Allez. Que Dieu soit toujours avec vous. »

Il les bénit et les congédie, puis, à côté de Nicodème, il se dirige vers la maison du disciple pour y faire halte pendant la grosse chaleur…

(Maria Valtorta, “L’Evangile tel qu’il m’a été révélé”, 407.6-7)

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🇫🇷 VALTORTA APP - 11ème dimanche du Temps OrdinaireLisez gratuitement l'Évangile du dimanche et le chapitre intégral cor...
13/06/2026

🇫🇷 VALTORTA APP - 11ème dimanche du Temps Ordinaire

Lisez gratuitement l'Évangile du dimanche et le chapitre intégral correspondant de Maria Valtorta :

https://app.mariavaltorta.com/sgfr760

🔸 Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 9, 36 – 10, 8) :

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »

Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.

Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, nommé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra.

Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes et n’entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »

🔹 dans “ L’Evangile tel qu’il m’a été révélé ”, 237.1-2 :

Jésus se trouve sur le chemin qui va du lac de Méron à celui de Galilée. Il est accompagné de Simon le Zélote et de Barthélemy et, auprès d’un torrent réduit à un filet d’eau qui pourtant nourrit des plantes touffues, ils semblent attendre les autres qui arrivent de deux côtés différents.
La journée a beau être torride, beaucoup de monde a suivi les trois groupes qui doivent avoir prêché à travers les campagnes et acheminent les malades vers le groupe de Jésus, se réservant de parler de lui aux personnes en bonne santé. Un grand nombre de miraculés forment un groupe heureux assis au milieu des arbres ; leur joie est telle qu’ils ne sentent pas même la fatigue due à la chaleur, à la poussière, à la lumière aveuglante, toutes choses qui accablent considérablement tous les autres.

Lorsque le groupe dirigé par Jude arrive le premier auprès de Jésus, la fatigue de tous ceux qui le forment et le suivent est manifeste. Le groupe conduit par Pierre, où se trouvent bon nombre d’habitants de Chorazeïn et de Bethsaïde, arrive en dernier.

« Nous avons fait du bon travail, Maître, mais il faudrait plus de groupes… Tu vois : il est impossible d’aller loin à cause de la chaleur. Alors, comment faire ? On dirait que le monde s’agrandit au fur et à mesure que nous travaillons, en éparpillant les villages et en allongeant les distances. Je ne m’étais jamais rendu compte que la Galilée était si étendue. Nous n’en travaillons qu’un coin, tout juste un coin, et nous n’arrivons pas à l’évangéliser tant elle est vaste et vu le nombre de ceux qui ont besoin de toi et te désirent, soupire Pierre.

– Ce n’est pas le monde qui s’agrandit, Simon, c’est la notoriété de notre Maître qui s’étend, répond Jude.

– Oui, c’est vrai. Regarde toute cette foule : certains nous suivent depuis ce matin. Aux heures les plus chaudes, nous nous sommes réfugiés dans un bois. Mais même maintenant que le soir approche, la marche est pénible. Et ces pauvres gens sont bien plus loin de chez eux que nous. Si cela continue à augmenter ainsi, je ne sais pas comment nous allons faire…, dit Jacques, fils de Zébédée.

– En octobre, les bergers viendront eux aussi, intervient André pour le réconforter.

– Eh oui, les bergers, les disciples, c’est bien beau ! Mais ils ne servent qu’à dire : “ Jésus est le Sauveur. Il est là. ” Rien de plus, constate Pierre.

– Du moins les gens sauront où le trouver. Mais maintenant, c’est le contraire ! Nous venons ici, et ils accourent ici ; pendant qu’ils arrivent nous partons ailleurs, et ils doivent nous courir après. Et avec des enfants et des malades, ce n’est pas très commode ! »

Jésus prend la parole :

« Tu as raison, Simon-Pierre. Moi aussi, j’éprouve de la compassion pour ces âmes et ces foules. Pour beaucoup, ne pas me trouver à un moment donné peut être une cause irrémédiable de malheur. Voyez comme ceux qui n’ont pas encore la certitude de ma vérité sont las et troublés, et comme ceux qui ont déjà goûté à ma parole et ne peuvent plus s’en passer – aucune autre parole ne peut les satisfaire – sont affamés. On dirait des brebis sans pasteur qui errent de-ci de-là sans trouver personne pour les guider et les nourrir. J’y pourvoirai, mais vous devez m’y aider, de toutes vos forces spirituelles, morales et physiques. Ce n’est plus par groupes nombreux que vous devrez savoir aller, mais deux par deux. Et j’enverrai par deux les meilleurs des disciples. Car la moisson est vraiment grande. Cet été, je vous préparerai à cette grande mission. Pour le mois de Tamuz, Isaac et les meilleurs disciples nous rejoindront. Et je vous préparerai. Vous n’y suffirez pas encore car, si la moisson est abondante, les ouvriers sont en revanche peu nombreux. Priez donc le Maître de la terre d’envoyer beaucoup d’ouvriers à sa moisson.

– Oui, mon Seigneur. Mais cela ne changera pas beaucoup la situation de ceux qui te cherchent, dit Jacques, fils d’Alphée.

– Pourquoi donc, mon frère ?

– Parce qu’ils ne recherchent pas seulement ton enseignement et la parole de vie, mais aussi la guérison de leurs fatigues, de leurs maladies, de toutes les infirmités que la vie ou Satan apportent à la partie inférieure ou supérieure de leur être. Or tu es le seul à pouvoir le faire, car c’est en toi qu’est la Puissance.

– Ceux qui me sont unis parviendront à faire ce que je fais et ils viendront au secours de toutes les misères des pauvres. Mais vous n’avez pas encore en vous ce qu’il faut pour cela. Efforcez-vous donc de vous dépasser vous-mêmes, de réprimer vos tendances humaines pour faire triompher l’esprit. N’assimilez pas seulement ma parole, mais son esprit, c’est-à-dire sanctifiez-vous par elle, et vous serez capables de tout. Et maintenant, allons leur dire ma parole, puisqu’ils ne veulent pas partir avant que je ne leur aie apporté la parole Dieu. Ensuite, nous retournerons à Capharnaüm. Là aussi, il doit y avoir des gens qui attendent… »

[…]

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🇫🇷 Solennité du Très Sacré-Cœur de JésusMaria Valtorta écrit :« Hier, je n’ai pas eu de dictée spéciale. J’ai seulement ...
12/06/2026

🇫🇷 Solennité du Très Sacré-Cœur de Jésus

Maria Valtorta écrit :

« Hier, je n’ai pas eu de dictée spéciale. J’ai seulement souffert, à tel point que j’ai cru entrer en agonie.

C’est mercredi soir que la souffrance physique a commencé – du moins aussi violemment, parce que cela faisait déjà vingt-quatre heures que cela durait, mais, pour moi qui peux supporter beaucoup, c’était encore supportable –. Elle est allée en augmentant à un rythme continu jusqu’à en devenir insupportable. J’ai pensé à une perforation péritonéale, tant je souffrais du péritoine. J’avais tous les signes d’une péritonite aiguë. J’ai souffert jusqu’à en être hébétée. Je ne savais plus rien dire d’autre que : « Seigneur, c’est pour mes pauvres frères désespérés. » Cela se passait encore le mercredi.

Hier, comme je continuais à souffrir, j’ai offert toute cette douleur atroce pour les idolâtres. Je n’avais que cela à offrir car je n’avais vraiment aucune force pour quoi que ce soit d’autre, et il m’a fallu accomplir un réel effort pour faire mes pénitences habituelles. Puis j’ai perdu connaissance, ne sentant que la souffrance physique. Mais peu importe. Mon âme était paisible, dans les mains de Jésus… et alors rien ne fait mal !

En fin d’après-midi, le prêtre d’ici est venu. Il a trouvé que j’avais l’air d’une agonisante. il a voulu me consoler parce qu’il est bon, au fond. Mais sa “bonté” sert uniquement à Maria en tant que créature, pas à Maria en tant qu’âme.

Je ressens le manque cruel de celui qui me dirige. Il a beau prétendre qu’il “ne fait rien”, je dis, moi, qu’il est l’air de mon âme. Il manque à mon âme comme l’air de la mer à mes poumons. En dépit des bontés infinies de Jésus, cette aide me manque, et j’en souffre.

Hier soir, j’ai voulu faire l’heure d’adoration nocturne. Mais ce me fut impossible. Je ne parvenais ni à lire ni à penser. Jésus m’a alors fait… adorer en m’accordant une vision appropriée.

J’essaie de décrire l’environnement, mais cela m’est difficile car je suis totalement incompétente en matière d’architecture, et je n’ai jamais mis les pieds dans un monastère de clôture.

Je pense donc me trouver dans l’église intérieure d’un monastère de clôture stricte. Je vois une voûte très haute et large, qui donne du jour à l’église extérieure. Donner du jour est une façon de parler, car la grille épaisse qui la remplit entièrement est rendue encore plus impénétrable par un rideau d’étoffe rouge foncé qui descend de tout en haut jusqu’à un mètre et demie environ du sol, c’est-à-dire jusqu’à l’endroit où un mur s’élève pour soutenir la grille.

Au centre, il s’y trouve une espèce de fenêtre, plus exactement une partie mobile de la grille qui tourne comme une porte sur ses gonds. Elle n’a pas de rideau rouge et laisse voir, à travers ses mailles, le tabernacle qui se trouve dans l’église extérieure. Les sœurs peuvent ainsi adorer et, je crois, recevoir la communion en s’agenouillant sur le banc qui sert de balustrade devant la petite fenêtre ; il est surélevé sur une estrade haute de trois marches, pour arriver plus commodément à la hauteur de la fenêtre. On ne voit rien de l’église extérieure excepté le tabernacle. Peut-être les chœurs des monastères sont-ils ainsi faits.

La lumière est faible. C’est une lumière crépusculaire qui tombe des fenêtres hautes et étroites ; je pense que ce doit être le soir ou l’aube, car il y a très peu de jour. Le chœur – je l’appelle comme cela mais je ne sais si c’est le terme exact – est vide. Il ne s’y trouve que les stalles des sœurs et le banc devant la grille. Une lampe à huile ajoute une petite étoile jaune près de cette grille.

Une sœur entre. Elle est grande et sûrement maigre, car, malgré son ample habit monacal, son corps est très svelte. Elle va s’agenouiller sur le petit banc. Elle soulève le voile qu’elle tenait baissé sur son visage, et je vois un visage jeune, pas vraiment beau mais gracieux, très pâle, doux. Deux yeux clairs – ils me paraissent marrons-verts – brillent doucement quand elle les lève pour regarder le tabernacle, et sa bouche fine s’ouvre en un doux sourire. Son visage est d’un long ovale entre les bandeaux blancs, à peine plus blancs que lui. Le voile noir descend jusque sur l’habit noir, de sorte que, sur cette silhouette noire, il n’est de couleur claire que son visage délicat, ses longues mains bien faites et jointes pour prier, ainsi qu’une croix d’argent qui brille sur sa poitrine au-delà de sa large guimpe. Elle prie avec ferveur, les yeux rivés sur le tabernacle.

Voici alors la belle partie de la vision. La grille, la grille tout entière, brille comme si un feu vif s’était allumé derrière le rideau. La lampe qui, auparavant, semblait être une étoile rayonnante, disparaît maintenant dans la lumière qui augmente et devient peu à peu d’un blanc argenté intense, si intense que les yeux ne voient plus qu’elle. La grille disparaît sous l’effet de ce flamboiement. Dans cet éclat, Jésus apparaît, debout, revêtu de son vêtement blanc et de son manteau rouge, souriant, très beau.

Il appelle : « Marguerite ! » pour sortir la sœur de l’extase dans laquelle elle le regarde. Il l’appelle à trois reprises, de plus en plus doucement et avec un sourire d’une intensité croissante. Il s’avance en marchant haut au-dessus du sol sur le tapis de lumière qui se trouve sous lui. « C’est moi, Jésus que tu aimes. N’aie pas peur. »

Marguerite-Marie, tout heureuse, le regarde et dit entre ses larmes : « Qu’attends-tu de moi, Seigneur ? Pourquoi m’apparais-tu ?

– Je suis Jésus qui t’aime, Marguerite, et je veux que tu me fasses aimer.

– Comment cela m’est-il possible, Seigneur ?

– Regarde. Tu seras capable de tout, car ce que tu vas voir te donnera force et voix pour secouer le monde et l’amener à moi. Voici mon Cœur. Regarde. C’est le Cœur qui a tant aimé les hommes en désirant en être aimé. mais il n’est pas aimé. C’est dans cet amour que se trouverait le salut du genre humain. Marguerite, dis au monde que je veux que mon Cœur soit aimé. J’ai soif ! Donne-moi à boire. J’ai faim ! Donne-moi à manger. Je souffre ! Console-moi. Cette mission fera ta joie et ta souffrance. Mais je te demande de ne pas la refuser. Viens. Viens à moi. Approche-toi de moi. Embrasse mon Cœur. Tu n’auras plus peur de rien… »

Marguerite-Marie, en extase, se lève et marche vers Jésus. La grande lumière fait paraître son visage encore plus pâle. Elle se prosterne aux pieds de Jésus.

Mais il la relève puis, tout en la soutenant de la main gauche, il écarte son vêtement sur son cœur et on dirait que, avec son vêtement, la chair s’ouvre elle aussi. Alors le Cœur divin apparaît, vivant ; il bat entre des torrents de lumière qui embrasent le pauvre chœur et rendent le corps humain de la disciple bien-aimée resplendissant comme un corps déjà spiritualisé. Jésus l’incline vers lui puis, avec une violence amoureuse, il lui porte le visage à la hauteur de son Cœur et le serre contre lui ; il soutient Marguerite- Marie, en extase, qui sinon tomberait de joie et il la soutient encore quand il l’écarte de lui, avec douceur. Il la ramène alors au sol – car Marguerite-Marie a marché sur la traînée de lumière pour aller vers Jésus – et ne la lâche pas avant de la voir en sûreté à sa place. Il dit alors : « Je reviendrai te dire mes volontés. Aime-moi toujours plus. Va en paix. »

La lumière l’absorbe comme un nuage puis s’atténue progressivement pour disparaître enfin. Désormais, seule la petite étoile jaune de la lampe luit dans l’obscurité du chœur.

Voilà ce que j’ai vu. Jésus me dit alors : « Tu as fait l’adoration du jeudi, vigile du premier vendredi. Que veux-tu de mieux ? » Il sourit et me quitte. »

(Maria Valtorta, “Les Cahiers de 1944”, 2 juin)

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[“The Sacred Heart of Jesus” de Pompeo Batoni de Wikimedia Commons]

🇫🇷 L'Evangile tel qu'il m'a été révélé - 064“ La guérison du paralytique à Capharnaüm ”[...] « Maître ! crie Pierre du m...
10/06/2026

🇫🇷 L'Evangile tel qu'il m'a été révélé - 064

“ La guérison du paralytique à Capharnaüm ”

[...] « Maître ! crie Pierre du milieu de la foule, il y a ici des ma­lades. Deux peuvent attendre que tu sortes, mais celui-ci est bloqué par la foule… et puis il ne peut se tenir debout, et nous ne pouvons passer. Je le renvoie ?

– Non, descendez-le par le toit.

– Bien, nous le faisons tout de suite. »

On entend marcher sur le toit de la pièce ; comme elle ne fait pas vraiment partie de la maison, elle n’a pas de terrasse de ciment, mais une sorte de revêtement de fascines qui porte des espèces d’ardoises. Je ne sais de quelles pierres il peut s’agir. On pratique une ouverture et, avec des cordes, on descend le grabat sur lequel se trouve l’infirme. Il arrive juste devant Jésus. La foule s’agglutine plus encore, pour mieux voir.

« Tu as eu une grande foi, comme aussi tes porteurs.

– Oh ! Seigneur ! Comment ne pas en avoir pour toi ?

– Eh bien, je te le dis : mon fils (l’homme est jeune), tous tes péchés te sont remis. »

L’homme le regarde en pleurant… Peut-être reste-t-il un peu insatisfait parce qu’il espérait une guérison physique. Les pharisiens et les docteurs murmurent. Du nez, du front et de la bouche, ils font une grimace dédaigneuse.

« Pourquoi ces murmures, dans vos cœurs plus encore que sur vos lèvres ? D’après vous, est-il plus facile de dire au paraly­tique : “ Tes péchés te sont remis ”, ou bien : “ Lève-toi, prends ton grabat et marche ” ? Vous pensez que seul Dieu peut remettre les péchés, mais vous ne savez pas dire ce qu’il y a de plus grand, car cet homme, qui a perdu l’usage de ses facultés corporelles, a dépensé toutes ses ressources sans qu’on puisse le guérir. Il n’y a que Dieu qui ait ce pouvoir. Or, pour que vous sachiez que je peux tout, pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a pouvoir sur la chair et sur l’âme, sur la terre et au Ciel, je dis à cet homme : “ Lève-toi, prends ton grabat et marche. Rentre chez toi et sois saint. ” »

L’homme sursaute, pousse un cri, se dresse debout, se jette aux pieds de Jésus, les embrasse et les caresse, pleure et rit à la fois, et avec lui ses parents et la foule qui ensuite se range pour qu’il passe en triomphe et le suit en lui faisant fête. La foule, oui, mais pas les cinq hommes hargneux qui s’en vont, hautains et raides comme des piquets.

Cela permet à la mère d’entrer avec son petit encore au sein, mais absolument squelettique. Elle le tend à Jésus avec ces seuls mots :

« Jésus, tu les aimes, ces petits. Tu l’as dit. Au nom de ton amour, et de ta Mère !… »

Elle pleure.

Jésus prend le bébé vraiment moribond, le pose contre son cœur. Il tient un moment contre sa bouche son petit visage cireux, aux lèvres violacées et aux paupières déjà closes. Il le tient ainsi un moment … et quand il le détache de sa barbe blonde, son petit visage est rose, sa petite bouche esquisse un sourire enfantin, ses yeux regardent tout autour de lui, vivants et curieux, ses mains, auparavant contractées et qui s’abandonnaient, jouent dans la chevelure et la barbe de Jésus, qui rit.

« Oh ! Mon fils ! s’écrie la maman, toute radieuse.

– Prends-le, femme, sois heureuse et bonne. »

La femme saisit son bébé revenu à la vie, le serre sur son sein et le petit fait valoir tout de suite ses droits à la nourriture. Il fouille, ouvre et tète, avide et apaisé.

Jésus bénit et passe. Il va sur le seuil, où se trouve le malade qui a une forte fièvre.

« Maître, sois bon !

– Et toi aussi. Consacre à la justice tes forces retrouvées. »

Il le caresse et sort.

Il retourne sur le rivage, suivi, précédé, béni par une foule de gens qui le supplient :

« Nous, nous ne t’avons pas entendu. Nous ne pouvions pas entrer. Parle-nous, à nous aussi. »

Jésus fait signe que oui et, comme la foule le serre à l’étouffer, il monte sur la barque de Pierre. Cela ne suffit pas. L’assaut se fait pressant.

« Mets la barque à la mer et éloigne-toi un peu. »

C’est la fin de la vision.

(Maria Valtorta, “L'Evangile tel qu'il m'a été révélé”, EMV 64)

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