04/05/2025
Unité nationale – Un peu d’histoire ✨
En 1945, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Cameroun tel que nous le connaissons aujourd’hui n’existait pas encore.
À cette époque, le pays avait été placé sous tutelle internationale, conséquence directe du traité de Versailles, et confié à la gestion de l’ONU. Deux puissances coloniales en avaient la charge :
👉 la France et le Royaume-Uni.
Le territoire camerounais était alors divisé en deux entités distinctes :
Le Southern Cameroon (correspondant aujourd’hui aux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun) et le Northern Cameroon (devenu une partie du Nigeria actuel, notamment les États d’Adamawa , Borno et Taraba) étaient administrés par les Britanniques, avec à leur tête John Ngu Foncha, nommé Premier ministre.
Quant au Cameroun sous tutelle française, il regroupait la grande majorité du territoire actuel. Ce territoire était dirigé par Ahmadou Ahidjo, qui deviendra plus t**d le premier président du Cameroun indépendant.
En 1960, le Cameroun français accéda à l’indépendance. L’année suivante, en 1961, ce fut au tour du Southern Cameroon de faire un choix décisif.
Le 11 février 1961, sous l’égide de l’ONU, un référendum fut organisé pour déterminer l’avenir de cette région.
Les populations du Southern Cameroon décidèrent alors, à une large majorité, de se rattacher au Cameroun francophone, plutôt qu’au Nigeria.
C’est ainsi que, le 1er octobre 1961, naquit un nouvel État : la République fédérale du Cameroun.
Le pays était désormais organisé en deux États fédérés, chacun disposant de son propre gouvernement. Toutefois, l’ensemble était dirigé par un président unique pour les deux entités.
⚖️ Vers la fin du système fédéral
Au fil des années, notamment à partir de 1972, les limites du système fédéral commencèrent à se faire ressentir :
Une administration lourde, marquée par une multiplication de structures et des doublons coûteux ;
Une division persistante entre les zones francophone et anglophone ;
Une volonté croissante d’unifier le pays autour d’une seule Constitution, d’un seul gouvernement et d’une même loi.
Face à ces difficultés, le président Ahmadou Ahidjo proposa un changement historique : la transformation du Cameroun fédéral en un État unitaire.
🗳️ Le tournant du 20 mai 1972
Le 20 mai 1972, un référendum national fut organisé.
Le peuple camerounais fut invité à s’exprimer sur l’avenir de son pays.
La réponse fut massivement favorable : le Cameroun abandonna la fédération et devint un État unitaire, désormais appelé République unie du Cameroun.
Ce jour marqua une renaissance patriotique. Un discours historique du président Ahmadou Ahidjo, resté dans la mémoire collective, résonna dans tout le pays :
🗣️ « Nous avons aujourd’hui rendez-vous avec l’Histoire. »
Ces mots puissants traduisirent la volonté d’un peuple de vivre ensemble, dans l’unité et la paix, malgré les héritages de la colonisation.
🎉 Le 20 mai aujourd’hui
La fête nationale du 20 mai ne célèbre pas uniquement la création d’un État unitaire.
Elle incarne la force de l’unité dans la diversité, le dépassement des divisions ethniques, linguistiques et culturelles.
Elle rappelle que les Camerounais, malgré leurs différences, ont su se rassembler pour construire une nation commune.
📢 ASCAL vous invite à célébrer cette unité !
Tout au long du mois, nous mettrons en avant, sur nos différentes plateformes, la richesse et la diversité de notre culture camerounaise.
Et pour commémorer cette date historique, l’ASCAL organise une journée culturelle le 17 mai, avec au programme :
Présentations du Cameroun dans toute sa globalité
Sketchs instructifs
Danses culturelle aux rythmes des ASCAL-OISES
Art culinaire pour découvrir nos spécialités
Et plein de surprises… 🎊
🎈 Nous vous attendons nombreux pour célébrer et promouvoir l’unité nationale dans la joie et la fierté !