26/03/2026
Quand la voix d’Haïti traverse les océans
Il est des paroles qui naissent dans le silence d’une île et qui, portées par le souffle du courage, traversent les mers pour toucher l’univers.
Ce mercredi 25 mars 2026, une voix s’est levée, claire et lumineuse, et le monde s’est arrêté pour l’écouter.
Cette voix, c’est celle d’Abigaïl Alexandre.
À La Seine Musicale, sous les lumières élégantes de Paris, elle n’a pas seulement parlé elle a fait vibrer les mots, elle a donné un visage à l’intelligence, une âme à la pensée. Face à d’autres finalistes, elle s’est dressée avec grâce, portant dans sa voix l’écho de toute une nation.
Son discours, telle une onde douce et puissante à la fois, a osé défier les idées reçues : « l’intelligence artificielle ne renforce pas les inégalités ». Et dans cette affirmation, il y avait plus qu’un argument il y avait une vision, une promesse, un appel à construire un monde plus juste.
Mais cette victoire n’est pas née en un jour.
Elle est le fruit d’un chemin patiemment tracé, depuis Eloquentia Jacmel en 2025, où déjà sa voix s’annonçait comme une lumière. Une lumière qui, aujourd’hui, éclaire jusqu’aux sommets de Eloquentia International.
À 21 ans, Abigaïl devient la première Haïtienne à inscrire son nom dans l’histoire de cette compétition en quatorze années d’existence. Mais au-delà du titre, elle grave autre chose : une fierté, une espérance, un rêve partagé.
Car dans sa victoire, il y a plus qu’un trophée.
Il y a Haïti qui se redresse, qui parle, qui brille.
Il y a une jeunesse qui refuse le silence et choisit la parole.
Et désormais, quelque part entre les vagues et les étoiles, une certitude demeure :
la voix d’Haïti, lorsqu’elle s’élève, ne connaît aucune frontière.