01/01/2026
Me Peterson JOSEPH, avocat stagiaire au Barreau Des Cayes
Citoyen Engagé
À l’intention du peuple haïtien, en particulier aux jeunes de Les Anglais, Chardonnières, Randel, du département du Sud et d’Haïti tout entière
Chers compatriotes,
L’année 2025 s’achève dans un climat lourd de défis, mais aussi porteur d’espérances. Pour beaucoup d’entre nous, elle aura été une année de lutte, de souffrances profondes, marquée par la misère, l’insécurité généralisée, une gouvernance chaotique et une incompétence manifeste à tous les niveaux de l’État.
Sur le plan politique, 2025 n’a fait que prolonger la crise de légitimité et d’efficacité d’un système à bout de souffle. Le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et le gouvernement en place se sont montrés incapables de répondre aux aspirations du peuple haïtien. Leur gestion sans vision, coupée des réalités du pays, a accentué la fracture entre dirigeants et citoyens.
Pire encore, une alliance artificielle, déconnectée de la volonté populaire, semble se renforcer entre certaines figures politiques telles que Laurent Saint-Cyr et Didier Fils Aimé (dit Alix). Cette coalition, formée à contre-courant de la voix du peuple, ne saurait incarner l’avenir démocratique que nous appelons de nos vœux.
Il faut que cela cesse.
Le 7 février 2026 doit marquer la fin de ce cycle illégitime. Aucun subterfuge ne saurait justifier le maintien au pouvoir de ces autorités de fait. Il est temps de remettre Haïti sur les rails de la légalité constitutionnelle et de la légitimité populaire.
Face à cette impasse, la Cour de Cassation représente aujourd’hui l’alternative institutionnelle crédible. En tant que garant de l’ordre constitutionnel, elle peut offrir une issue républicaine à la transition. Il nous revient, collectivement, d’exiger qu’un(e) juge intègre et respecté(e) soit désigné(e) pour mener une transition encadrée, inclusive et patriotique.
Chers amis, il n’est jamais trop t**d pour sauver notre patrie. Il suffit d’avoir le courage de mettre de côté les intérêts partisans, pour embrasser une cause plus grande : celle de la souveraineté, de la justice, de la paix.
Nous devons le faire pour honorer la mémoire de nos ancêtres.
Nous devons le faire pour offrir aux générations futures un pays viable, stable et prospère.
Rien ne doit éteindre la flamme du changement.
L’année 2026 sera, je l’espère, une année d’engagement collectif, de travail acharné et de reconquête de notre dignité nationale. Un vent de liberté, de courage et de fierté s’est levé dans le pays — nous devons le faire souffler plus fort.
Le changement que vous attendez est à portée de vote, à portée d’un sursaut collectif. Si les Haïtiens aspirent véritablement à l’alternance, alors oui, cette alternance peut devenir réalité. Il suffit de croire en nos propres forces, de puiser dans l’énergie d’un peuple résilient, qui n’a jamais cessé de se relever malgré l’adversité.
Ensemble, nous restaurerons la confiance, la justice et l’espérance.
Nous redonnerons à Haïti sa place dans l’histoire.
En ce soir de fête, j’ai une pensée particulière pour toutes celles et ceux qui, malgré tout, continuent à servir leur communauté, avec humilité et courage. Je pense aux policiers, aux médecins, aux enseignants, aux humanitaires, aux journalistes, aux prêtres, aux vodouisants, aux pasteurs, aux juges, aux avocats — et à tous les anonymes qui portent Haïti à bout de bras.
J’adresse aussi un message de solidarité à tous nos frères et sœurs qui vivent dans l’insécurité, l’exil, la solitude ou la maladie.
En 2026, nous serons lĂ . Pour vous. Avec vous. Pour HaĂŻti.
À toutes les Haïtiennes et tous les Haïtiens — notamment les jeunes de Les Anglais, Chardonnières, Randel, du département du Sud et d’ailleurs — je vous adresse mes vœux les plus sincères de courage, de santé, d’unité et de lumière.
Très belle année 2026. Vive Haïti ! Vive la Jeunesse !Vive la République !