23/06/2024
Je commence par cette phrase « Le changement climatique frappe nos portes. Nous devons agir vite et bien ».
Selon notre source.
La Conférence des Parties (COP) est l’un des derniers lieux de multilatéralisme, où le dialogue inclut tous les pays. Chaque COP est aussi un exercice de consensus. La COP28 ne déroge pas à la règle, sous une présidence controversée mais qui a su maintenir son rôle de négociateur. Les divergences entre les pays ont été profondes, notamment sur les niveaux d’ambition et la question lourde de conséquences de la sortie ou non des énergies fossiles. Un accord final a cependant été signé.
Selon Olivier Muller, Associé Développement durable, et Stéphanie Villers, Conseillère économique, PwC France et Maghreb, font le point sur ce qu’il est important de retenir de la COP28, des solutions d’atténuation mises en avant aux mécanismes de financement des engagements.
«Les COP sont des moments clés dans la lutte contre les changements climatiques. Les enjeux sont complexes tant au plan des financements que des solutions techniques. La question de l'adaptation de notre économie et de nos modes de vie est aussi une étape obligée. La COP28 a montré une mobilisation des moyens croissante, mais qui reste de loin très insuffisante au regard des enjeux. »
Olivier Muller, nous rappelons que, selon l’Organisation météo mondiale, nous avons déjà atteint un réchauffement de +1,4°C en 2023 par rapport à la moyenne préindustrielle (1850-1900). Basé sur les politiques actuelles des États, le scénario mis à jour en décembre 2023 du Climate Action Tracker indique un réchauffement de +2,7°C à la fin du siècle. Le rapport publié à la même date par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) indique lui aussi que nous nous acheminons vers un réchauffement mondial de +2,5 à +2,9°C d’ici à la fin du siècle.
Toujours selon cette même source « 2023 l’année la plus chaude jamais enregistrée » et Pourquoi ?
Parce que l’effet de serre se renforce, les émissions de CO2 , de l’ordre de 36,8 Gt CO2eq en 2023, sont toujours en augmentation (+1,1 % par rapport à 2022 et +1,4 % par rapport à 2019). On atteint même 40,9 Gt CO2 d’émissions avec la déforestation. S’y ajoutent les feux de forêt, responsables de 7 à 8 Gt CO2 en 2023, soit 19 % à 33 % de plus que la moyenne des autres années.
Sont en hausse les émissions dues au charbon (+1,1 %), au pétrole (+1,5 %) et au gaz (+0,5 %). À ce rythme, le budget carbone du XXIe siècle pour respecter une trajectoire à +1,5° C pourrait être dépensé dans sept ans ! Or, cette COP s’est déroulée à un moment où les effets du réchauffement climatique se font déjà sentir. Il était plus crucial que jamais que des décisions soient prises.
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COP28 : que retenir de l'accord signé à Dubaï ?
pwc.fr