19/06/2020
Le GRASS à l’ère de la COVID-19
Le 11 mars 2020, l’organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé que la COVID-19 pouvait-être qualifiée de pandémie et depuis ce jour, même bien avant, tous les pays de la planète se sont mobilisés d’une manière ou d’une autre dans cette guerre contre cet ennemi invisible.
Le GRASS, contrairement à ce que l’on aurait pu penser, n’est pas resté inactif durant ce dur moment planétaire. Depuis les premiers cas apparus en Chine en décembre 2019, nous suivions les données disponibles à titre informatif et nous suivions l’évolution de la maladie. Quand la contagion a laissé les frontières de la Chine, nous avions estimé qu’avec l’interconnexion existant entre les pays, cela pouvait atteindre un plus grand nombre de pays. Ainsi nous est venu l’idée d’un observatoire international de l’évolution de la COVID-19 (OIEC) que nous avons mis sur pied le 24 février 2020.
Cette structure temporaire est dirigée par notre responsable de la coordination internationale, le Dr Nansen ALEXANDRE. Cette structure a pour mission principale d’analyser les données disponibles dans divers pays, principalement, ceux dans lesquels nous avons des partenaires : République Dominicaine, États-Unis d’Amérique, Canada, France, Espagne, Brésil. Avec la collecte de ces données, nous avons pu nous faire une idée de la courbe épidémiologique dans ces différents pays, échanger des informations sur les prises en charge et les moyens de prévention.
Au moment actuel où nous écrivons ce texte, la COVID-19 accuse un nombre de 8 366 417 cas confirmés et de 450 087 morts à l’échelle mondial. Il faut aussi signaler une baisse dans le nombre des nouveaux cas poussant certains pays à penser au déconfinement, bien que la Chine voie une certaine résurgence après plus de 50 jours sans nouveaux cas.
De toutes les façons, les autorités locales sont les seules à pouvoir évaluer le bien-fondé ou pas d’une quelconque décision face à la situation sanitaire actuelle. Cependant, du point de vue individuel, le GRASS suggère à tout un chacun de ne pas se laisser leurrer :
LA COVID-19 EST TOUJOURS PRÉSENTE ET ELLE RESTERA PARMI NOUS PENDANT ENCORE LONGTEMPS.
La seule arme efficace reste et demeure les mesures barrières et hygiéniques : distance sociale, port du masque, non fréquentation des foules et le lavage des mains.
Nous tenons ici à signaler un point important qu’est la gestion de notre santé mentale. Il est prouvé que le confinement et toutes ses corollaires engendrent des troubles comportementaux, psychiques, psychosomatiques et des tendances suicidaires. Par conséquent, nous vous recommandons de vivement travailler sur votre mental en écoutant de la musique, regarder des films, lire un livre, trouvez-vous des amis virtuels si vous n’en avez pas et parlez. Faites des projets, refaites vos idées, planifiez l’après COVID-19, bref, tout ce qui peut tenir votre esprit occupé pour ne pas céder à l’angoisse causée par l’oisiveté et la fatigue de ne rien faire. Le sport et la méditation ne doivent pas être négligés non plus.
Plusieurs essais cliniques sont en cours dans plusieurs pays pour trouver un vaccin et aussi des traitements curatifs contre la COVID-19. Cela prendra le temps que cela prendra car c’est une nouvelle maladie, la précipitation n’est pas à l’ordre du jour. Entre-temps, s’informer est le meilleur moyen de rester calme et de ne pas céder à la panique.
Informez-vous sur les sites fiables, le site de l’OMS par exemple, celui du ministère de la santé publique. Écoutez les stations de radio inspirant confiance, suivez les émissions télévisées avec un format solide et écoutez les scientifiques travaillant dans le domaine médical et autres domaines associés. Ne cédez pas à la panique, restez tête reposée et analysez chaque situation.
Dans les milieux scientifiques internationaux, il y a aujourd’hui la crainte d’une deuxième vague. C’est en effet une possibilité, cependant plusieurs études ont révélé que l’utilisation appropriée des masques et le respect de la distanciation sociale peuvent réduire considérablement les risques de propagation du virus et par-là prévenir ainsi une seconde vague. Donc, la venue ou non d’une seconde vague dépend de notre comportement face au coronavirus.
À l’ère de la COVID-19, les règles d’or sont le port du masque, la distanciation sociale de 1.82 mètre, le lavage des mains aussi souvent que possible, l’éternuement dans le creux du coude et la limitation de nos déplacements. En espérant que tout ceci sera un jour derrière nous, le GRASS appelle tout le monde à la prudence et à la vigilance.
Dr Nansen ALEXANDRE, MD
Responsable de la coordination internationale
Vendredi 19 juin 2020