04/04/2026
3 avril 1986- 3 avril 2026
Aujourd’hui, nous célébrons non seulement une histoire, mais surtout une force collective forgée dans la dignité et le courage.
La mémoire du mouvement des femmes haïtiennes est celle des mobilisations courageuses, des conquêtes arrachées face à l’injustice, et des solidarités construites dans l’adversité. Cette mémoire est un héritage vivant, transmis de génération en génération, qui nous rappelle que chaque avancée est le fruit d’un combat collectif. Préserver cette mémoire, c’est refuser l’effacement et honorer celles qui ont ouvert la voie.
Par ailleurs, malgré les avancées, les droits des femmes restent fragiles et constamment menacés. Les violences basées sur le genre, les inégalités économiques, l’accès limité à la justice et aux services essentiels continuent de freiner l’émancipation des femmes et des filles. Nous réaffirmons avec force que les droits des femmes sont des droits humains, non négociables. L’État haïtien a le devoir de garantir leur respect, leur protection et leur réalisation effective.
En ce qui concerne leur participation politique : le pouvoir des femmes ne doit plus être symbolique, mais réel et transformateur. Il est temps de briser les barrières structurelles qui limitent la participation des femmes aux espaces de décision. Les femmes haïtiennes doivent être au cœur des processus politiques, économiques et sociaux, non pas comme bénéficiaires, mais comme actrices de changement. Leur leadership est essentiel pour construire une société plus juste, inclusive et résiliente.
Nous revendiquons:
- la reconnaissance et la valorisation de l’histoire et des contributions du mouvement des femmes haïtiennes.
- Le renforcement des mécanismes de protection contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles.
L’accès équitable des femmes aux ressources économiques, à l’éducation et aux services de santé.
Une participation pleine et effective aux instances de décisions à tous les niveaux.