20/07/2024
SYNTHESE DE L’ANALYSE DES COPIES DES EXAMENS NATIONAUX 2020-2021
I. INTRODUCTION
A la suite des examens nationaux session 2020, le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) achève par le présent rapport, l’audit des copies des trois examens nationaux (CEE, BEPC et BAC).
L’analyse des copies a permis de déterminer la fréquence des lacunes dans chacune des disciplines pour en informer les responsables de la formation initiale et proposer des pistes d’intervention dans le cadre de la formation continue des enseignants, de pouvoir expliquer la réussite et l’échec des élèves aux trois examens en :
❖ Déterminer la qualité des items utilisés lors des examens ;
❖ Vérifier la sincérité du processus de surveillance ;
❖ Certifier le respect par les correcteurs des barèmes de corrections ;
❖ Dresser les lacunes et les performances par discipline évaluée ;
❖ Etablir les liens entre la performance et/ou la non performance des élèves avec les
caractéristiques familiales, des enseignants et du type d’école.
Pour arriver à une analyse fine des facteurs d’échecs et/ou de réussite, certaines copies des examens ont fait l’objet d’analyse de contenu à Conakry.
❖ Au CEE, les copies des élèves dont la note est inférieure ou égale à 3 et égale et/ou supérieurs à 7 sur 10 ont été lues, analysées et interprétées ;
❖ Au BEPC, les copies des élèves dont la note est inférieure ou égale à 5 et égale et/ou supérieure à 15 sur 20 ont été lues, analysées et interprétées. Il a été observé les copies dont les notes sont identiques à l’intérieur des mêmes salles de classes d’examen ;
❖ Au Baccalauréat, les copies des élèves dont les notes sont inférieures ou égales à 5 et les copies dont les notes sont égales et/ou supérieurs à 15 ont été lues, analysées et interprétées. Sur l’ensemble des copies acheminées à Conakry (centre d’analyse), un échantillon de 15% des copies ont été soumises à la lecture et à l’analyse. Pour les catégories de copies de faible taille, la
lecture et l’analyse ont été systématiques.
Pour chaque copie, les spécialistes de la discipline ont recherché, dressé et calculé les fréquences des lacunes et/ou des compétences acquises. Ils ont aussi recherché les liens entre les résultats des élèves et certaines caractéristiques sociodémographiques (type d’écoles, enseignants, familles, disciplines, etc.).
II. CONSTAT GENERAL SUR LES COPIES DES EXAMENS NATIONAUX
Une analyse des différentes copies permet de mettre en exergue quelques constats majeurs au niveau des trois examens nationaux de 2020.
1) ENTREE EN 7ème ANNEE
Au niveau de l’examen d’entrée en 7ème, sur un effectif de 239 187 inscrits, il y a eu 219 401 qui ont composé, soit un taux de candidats absents de 8,3% (19 789 élèves), un nombre équivalent de 660 salles de classes d’examens et de 1 320 surveillants.
Pour l’ensemble du pays, le taux de réussite est de 56,8% avec une moyenne nationale de 5,06 sur 10. Pourtant, il y a environ 12% (19 932 candidats) dont les copies sont illisibles.
Une analyse fine des copies permet de constater que les élèves ont d’énormes difficultés en langue française avec taux de réussite de 38,8% en Dictée/Question et 37,6% en rédaction pour une moyenne respective de 4,07 sur 10 et de 4,12 sur 10. Ces insuffisances en langue sont handicapante en Dictée et Question dans toutes les régions sauf à Labé qui enregistre un taux de réussite de 61,80% et Kankan avec 50,68%.
En langue française, les lacunes sont significatives en conjugaison avec des confusions manifestes entre la 3ème personne du singulier et du pluriel à l’imparfait ; sur la grammaire avec la graphie des mots terminés pas le son /é / au féminin (la journée, la tombée) et des fautes d’orthographe surtout sur l’écriture des nombres cardinaux (vingt ; deux) et du pluriel des noms (six ; sept) journées. Sur la rédaction, la principale difficulté réside dans la construction de phrase du type : sujet-verbe- complément (S V C).
Les préfectures ou il y a eu plus de difficulté dans la construction de phrase simple sont Dubréka et Kouroussa respectivement 59% et 55%. Les préfectures à forte concentration de copies sans production1 sont Mali et Beyla respectivement 34% et 25%. Les préfectures à forte concentration de copies illisibles proviennent des centres d’examens de Boké (29%), Koubia (37%) Kindia (38%) et surtout Mandiana avec 62,5% de copies illisibles.
La majorité des élèves candidats ont réussi l’épreuve de calcul à l’exception de la région de Labé. En dépit de ces performances nationales en calcul, il est apparu que les erreurs les plus récurrentes concernent l’écriture des nombres en lettres, mettre un tiret où il ne doit pas en exister, ne pas mettre un tiret là où il en faut, mal orthographier certains noms des nombres. Les faiblesses sont aussi nombreuses sur la comparaison des nombres et l’Aire de figures planes. Le travail de correction des correcteurs n’est pas sans reproche. Il a été constaté des notes surévaluées dans toutes les préfectures et pour toutes les matières. Des incohérences enregistrées entre la copie de l’élève et la fiche de centralisation des notes et entre la fiche de centralisation des notes et la note saisie.
Il faut y ajouter que la surveillance aussi est un maillon essentiel de la fraude. Il a été constaté que tous les candidats des centres d’examens ci-dessous ont eu les mêmes notes en calcul, dictée et questions et en rédaction :
1Une copie sans production est une copie avec des pages vides, à l’exception du sujet recopié.
Enfin, l’analyse a permis de constater que 69 élèves qui ont eu zéro en calcul, 90 élèves qui ont eu zéro en rédaction et 193 élèves qui ont eu zéro en Dictée/question ont eu l’examen d’entrée en 7ème.
2) BEPC
Au BEPC, sur un effectif de 141 342 inscrits, il n’y a eu que 129 334 qui se sont présentés lors des examens, soit un taux d’absentéisme de 8,5% c’est-à-dire 12 008 élèves absents, l’équivalent de 400 salles de classes et donc de 800 surveillants.
A Conakry, un peu plus de 68% des candidats viennent du privée. A Kindia, c’est un peu plus de la moitié des candidats au BEPC qui proviennent des écoles privées.
Le taux de réussite est de 36% avec une moyenne nationale de 8,8 sur 20. Le taux de réussite dans les écoles privées est de 42,5% contre 29,5% dans les écoles publiques avec des moyennes respectives de 9,3 sur 20 et 8,3 sur 20.
Les copies indiquent que les élèves sont faibles en mathématiques, en physique et en français. En dictée et questions, 12% (10 777) des copies sont illisibles. En mathématiques, plus 5% des copies de mathématiques analysées sont sans contenu et environ 3% sont des copies aux contenus inadaptés.
43,24% des copies en géométrie et 31,69% en algèbre portent des lacunes importantes. En géométrie, des insuffisances sont notées dans la construction des figures géométriques, la démonstration géométrique, l’application correcte des propriétés.
En algèbre, les lacunes ont été constatées dans la résolution des problèmes liés aux équations à deux inconnues à la comparaison des nombres irrationnels, à l’encadrement de nombres, à la factorisation et au développement et la réduction des expressions littérales. En physique, les copies indiquent des lacunes en optique géométrique.
En rédaction, il s’est avéré que 16% (8 083 candidats) des copies sont illisibles.
Les notes sont surévaluées par les correcteurs dans toutes régions et pour toutes les matières. Parfois, ce « bonus » va jusqu’à 5 points pour chaque candidat. De même, des écarts entre les copies et les notes répertoriées sur la fiche de centralisation des notes. Ensuite des écarts entre la note sur la fiche de centralisation des notes et celle saisie dans la base. Dans la région de Kankan, 70% de copies des candidats au BEPC sont identiques.
3) BACCALAUREAT
Au Baccalauréat, sur un effectif de 96 449 inscrits, tous profils confondus, 87 632 ont composé, soit un taux d’absentéisme de 9,14% (8 815 candidats), donc 293 salles de classes d’examens inoccupées et 588 surveillants non utilisés.
Le taux de réussite national est de 49,4% en Sciences Expérimentales, 54,9% en Sciences Mathématiques et 34,2% en Sciences Sociales. La moyenne nationale sur 20 est de 9,5 en Sciences Expérimentales, 10,1 en Sciences Mathématiques, 8,9 en Sciences Sociales, 8,4 en Sciences Expérimentales franco-arabe et 9,9 en Sciences Sociales franco-arabe.
Lors du baccalauréat, deux sujets étaient en dessous de la norme officielle, il s’agit du sujet de biologie qui ne couvrait que 60% du programme officiel et de géologie ne couvrait lui que 40%.
Dans les deux cas, les sujets sont en deçà de la norme officielle qui exige de couvrir 80% du programme. Au regard des copies, il est apparu dans l’option « sciences expérimentales » que les candidats éprouvent de difficultés sur l’étude de fonction logarithme népérien, la détermination de la primitive d’une fonction, la détermination des racines carrées d’un nombre complexe et, dans une moindre mesure, la représentation graphique d’une courbe.
Les candidats en sciences sociales ont éprouvé des difficultés pour la démonstration d’une suite arithmétique, l’étude d’une fonction exponentielle et la représentation graphique.
Ceux des sciences mathématiques ont éprouvé des difficultés sur la résolution des exercices de l’arithmétique, l’étude des fonctions logarithmes népériens et, dans une moindre mesure, la résolution approximative d’une équation comportant ln.
L’analyse des copies montrent enfin que les candidats ont beaucoup de difficultés en électricité (courant alternatif).
De même que pour les autres examens, dans 92% des cas, les notes données par les correcteurs sont supérieures à la somme des points attribués. Des écarts existent entre les notes sur les copies et les notes répertoriées sur la fiche de centralisation et des fiches de centralisation aux notes saisies dans la base de données.
Un dernier et important constat s’impose : la réussite des élèves dépend en grande partie du centre d’examen. Les centres d’examens dans des zones enclavées, dans les sous-préfectures, dans certaines préfectures et dans les écoles privées s’avèrent déterminent dans la proportion d’admis. A Conakry, par exemple, la proportion de réussite a été plus forte dans la zone de Matoto avec une moyenne générale de 51% de taux d’admission et des pics d’admission dans les centres d’examens « Albert de Monaco (74% d’admis) et Dr. Facinet Béavogui (74 d’admis) » et Kaloum avec 1,2% d’admis.
Cette situation n’est pas spécifique à Conakry avec 4 centres d’examens à Kankan avec un taux d’admission de plus de 70%, de 80% à Siguiri, 92% à Lola, 90% à Kouankan,
6Pour arriver à une analyse fine des facteurs d’échecs et/ou de réussite, certaines copies des examens ont fait l’objet d’analyse de contenu à Conakry.
# Au CEE, les copies des élèves dont la note est inférieure ou égale à 3 et égale et/ou supérieurs à 7 sur 10 ont été lues, analysées et interprétées ;
❖ Au BEPC, les copies des élèves dont la note est inférieure ou égale à 5 et égale et/ou supérieure à 15 sur 20 ont été lues, analysées et interprétées. Il a été observé les copies dont les notes sont identiques à l’intérieur des mêmes salles de classes d’examen ;
❖ Au Baccalauréat, les copies des élèves dont les notes sont inférieures ou égales à 5 et les copies dont les notes sont égales et/ou supérieurs à 15 ont été lues, analysées et interprétées. Sur l’ensemble des copies acheminées à Conakry (centre d’analyse), un échantillon de 15% des copies ont été soumises à la lecture et à l’analyse. Pour les catégories de copies de faible taille, la
lecture et l’analyse ont été systématiques.
Pour chaque copie, les spécialistes de la discipline ont recherché, dressé et calculé les fréquences des lacunes et/ou des compétences acquises. Ils ont aussi recherché les liens entre les résultats des élèves et certaines caractéristiques sociodémographiques (type d’écoles, enseignants, familles, disciplines, etc.).
II. CONSTAT GENERAL SUR LES COPIES DES EXAMENS NATIONAUX
Une analyse des différentes copies permet de mettre en exergue quelques constats majeurs au niveau des trois examens nationaux de 2020.
1) ENTREE EN 7ème ANNEE
Au niveau de l’examen d’entrée en 7ème, sur un effectif de 239 187 inscrits, il y a eu 219 401 qui ont composé, soit un taux de candidats absents de 8,3% (19 789 élèves), un nombre équivalent de 660 salles de classes d’examens et de 1 320 surveillants.
Pour l’ensemble du pays, le taux de réussite est de 56,8% avec une moyenne nationale de 5,06 sur 10. Pourtant, il y a environ 12% (19 932 candidats) dont les copies sont illisibles.
Une analyse fine des copies permet de constater que les élèves ont d’énormes difficultés en langue française avec taux de réussite de 38,8% en Dictée/Question et 37,6% en rédaction pour une moyenne respective de 4,07 sur 10 et de 4,12 sur 10. Ces insuffisances en langue sont handicapantes en Dictée et Question dans toutes les régions sauf à Labé qui enregistre un taux de réussite de 61,80% et Kankan avec 50,68%.
En langue française, les lacunes sont significatives en conjugaison avec des confusions manifestes entre la 3ème personne du singulier et du pluriel à l’imparfait ; sur la grammaire avec la graphie des mots terminés pas le son /é / au féminin (la journée, la tombée) et des fautes d’orthographe surtout sur l’écriture des nombres cardinaux (vingt ; deux) et du pluriel des noms (six ; sept) journées. Sur la rédaction, la principale difficulté réside dans la construction de phrase du type : sujet-verbe- complément (S V C).
Les préfectures ou il y a eu plus de difficulté dans la construction de phrase simple sont Dubréka et Kouroussa respectivement 59% et 55%. Les préfectures à forte concentration de copies sans production1 sont Mali et Beyla respectivement 34% et 25%. Les préfectures à forte concentration de copies illisibles proviennent des centres d’examens de Boké (29%), Koubia (37%) Kindia (38%) et surtout Mandiana avec 62,5% de copies illisibles.
La majorité des élèves candidats ont réussi l’épreuve de calcul à l’exception de la région de Labé. En dépit de ces performances nationales en calcul, il est apparu que les erreurs les plus récurrentes concernent l’écriture des nombres en lettres, mettre un tiret où il ne doit pas en exister, ne pas mettre un tiret là où il en faut, mal orthographier certains noms des nombres. Les faiblesses sont aussi nombreuses sur la comparaison des nombres et l’Aire de figures planes. Le travail de correction des correcteurs n’est pas sans reproche. Il a été constaté des notes surévaluées dans toutes les préfectures et pour toutes les matières. Des incohérences enregistrées entre la copie de l’élève et la fiche de centralisation des notes et entre la fiche de centralisation des notes et la note saisie.
Il faut y ajouter que la surveillance aussi est un maillon essentiel de la fraude. Il a été constaté que tous les candidats des centres d’examens ci-dessous ont eu les mêmes notes en calcul, dictée et questions et en rédaction :
1Une copie sans production est une copie avec des pages vides, à
Enfin, l’analyse a permis de constater que 69 élèves qui ont eu zéro en calcul, 90 élèves qui ont eu zéro en rédaction et 193 élèves qui ont eu zéro en Dictée/question ont eu l’examen d’entrée en 7ème.
2) BEPC
Au BEPC, sur un effectif de 141 342 inscrits, il n’y a eu que 129 334 qui se sont présentés lors des examens, soit un taux d’absentéisme de 8,5% c’est-à-dire 12 008 élèves absents, l’équivalent de 400 salles de classes et donc de 800 surveillants.
A Conakry, un peu plus de 68% des candidats viennent du privée. A Kindia, c’est un peu plus de la moitié des candidats au BEPC qui proviennent des écoles privées.
Le taux de réussite est de 36% avec une moyenne nationale de 8,8 sur 20. Le taux de réussite dans les écoles privées est de 42,5% contre 29,5% dans les écoles publiques avec des moyennes respectives de 9,3 sur 20 et 8,3 sur 20.
Les copies indiquent que les élèves sont faibles en mathématiques, en physique et en français. En dictée et questions, 12% (10 777) des copies sont illisibles. En mathématiques, plus 5% des copies de mathématiques analysées sont sans contenu et environ 3% sont des copies aux contenus inadaptés.
43,24% des copies en géométrie et 31,69% en algèbre portent des lacunes importantes. En géométrie, des insuffisances sont notées dans la construction des figures géométriques, la démonstration géométrique, l’application correcte des propriétés.
En algèbre, les lacunes ont été constatées dans la résolution des problèmes liés aux équations à deux inconnues à la comparaison des nombres irrationnels, à l’encadrement de nombres, à la factorisation et au développement et la réduction des expressions littérales. En physique, les copies indiquent des lacunes en optique géométrique.
En rédaction, il s’est avéré que 16% (8 083 candidats) des copies sont illisibles.
Les notes sont surévaluées par les correcteurs dans toutes régions et pour toutes les matières. Parfois, ce « bonus » va jusqu’à 5 points pour chaque candidat. De même, des écarts entre les copies et les notes répertoriées sur la fiche de centralisation des notes. Ensuite des écarts entre la note sur la fiche de centralisation des notes et celle saisie dans la base. Dans la région de Kankan, 70% de copies des candidats au BEPC sont identiques.
3) BACCALAUREAT
Au Baccalauréat, sur un effectif de 96 449 inscrits, tous profils confondus, 87 632 ont composé, soit un taux d’absentéisme de 9,14% (8 815 candidats), donc 293 salles de classes d’examens inoccupées et 588 surveillants non utilisés.
Le taux de réussite national est de 49,4% en Sciences Expérimentales, 54,9% en Sciences Mathématiques et 34,2% en Sciences Sociales. La moyenne nationale sur 20 est de 9,5 en Sciences Expérimentales, 10,1 en Sciences Mathématiques, 8,9 en Sciences Sociales, 8,4 en Sciences Expérimentales franco-arabe et 9,9 en Sciences Sociales franco-arabe.
Lors du baccalauréat, deux sujets étaient en dessous de la norme officielle, il s’agit du sujet de biologie qui ne couvrait que 60% du programme officiel et de géologie ne couvrait lui que 40%.
Dans les deux cas, les sujets sont en deçà de la norme officielle qui exige de couvrir 80% du programme. Au regard des copies, il est apparu dans l’option « sciences expérimentales » que les candidats éprouvent de difficultés sur l’étude de fonction logarithme népérien, la détermination de la primitive d’une fonction, la détermination des racines carrées d’un nombre complexe et, dans une moindre mesure, la représentation graphique d’une courbe.
Les candidats en sciences sociales ont éprouvé des difficultés pour la démonstration d’une suite arithmétique, l’étude d’une fonction exponentielle et la représentation graphique.
Ceux des sciences mathématiques ont éprouvé des difficultés sur la résolution des exercices de l’arithmétique, l’étude des fonctions logarithmes népériens et, dans une moindre mesure, la résolution approximative d’une équation comportant ln.
L’analyse des copies montrent enfin que les candidats ont beaucoup de difficultés en électricité (courant alternatif).
De même que pour les autres examens, dans 92% des cas, les notes données par les correcteurs sont supérieures à la somme des points attribués. Des écarts existent entre les notes sur les copies et les notes répertoriées sur la fiche de centralisation et des fiches de centralisation aux notes saisies dans la base de données.
Un dernier et important constat s’impose : la réussite des élèves dépend en grande partie du centre d’examen. Les centres d’examens dans des zones enclavées, dans les sous-préfectures, dans certaines préfectures et dans les écoles privées s’avèrent déterminent dans la proportion d’admis. A Conakry, par exemple, la proportion de réussite a été plus forte dans la zone de Matoto avec une moyenne générale de 51% de taux d’admission et des pics d’admission dans les centres d’examens « Albert de Monaco (74% d’admis) et Dr. Facinet Béavogui (74 d’admis) » et Kaloum avec 1,2% d’admis.
Cette situation n’est pas spécifique à Conakry avec 4 centres d’examens à Kankan avec un taux d’admission de plus de 70%, de 80% à Siguiri, 92% à Lola, 90% à Kouankan,
Source : Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation ( MEN-A , 2020- 2021 )