Kankan XXI

Kankan XXI Un Collectif d'échange, de partage d'expériences... pour le développement de KANKAN

La 7e édition de soutien scolaire de l'ONG KANKAN XXI est en cours. Ici le centre d'excellence reçoit les premiers des c...
19/04/2026

La 7e édition de soutien scolaire de l'ONG KANKAN XXI est en cours. Ici le centre d'excellence reçoit les premiers des classes de CM2 des écoles publiques dans les salles de l'ENI de KANKAN .
Tous ensemble pour soutenir l'excellence dans les écoles publiques.

07/07/2025
C'est fait , c'est  validé Merci aux autorités, parents d'élèves et invités pour le déplacement à cette cérémonie de rem...
20/10/2024

C'est fait , c'est validé
Merci aux autorités, parents d'élèves et invités pour le déplacement à cette cérémonie de remise des attestations de participation aux élèves ayant suivi le soutien scolaire du 10 juillet au 10 septembre 2024.
Merci à toutes et à tous.
Kankan 21 vous dit merci.

Lundi 12 août 2024 Spécial cours de vacances pour le soutien pédagogique des élèves du primaire dans les écoles de Dar e...
12/08/2024

Lundi 12 août 2024
Spécial cours de vacances pour le soutien pédagogique des élèves du primaire dans les écoles de Dar es Salam et GLC de Météo.
Présents 289 dont 144 filles et 145 garçons.
Avec Kankan21, c'est l'inclusion, l'équité, l'égalité.

20/07/2024

SYNTHESE DE L’ANALYSE DES COPIES DES EXAMENS NATIONAUX 2020-2021
I. INTRODUCTION
A la suite des examens nationaux session 2020, le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) achève par le présent rapport, l’audit des copies des trois examens nationaux (CEE, BEPC et BAC).
L’analyse des copies a permis de déterminer la fréquence des lacunes dans chacune des disciplines pour en informer les responsables de la formation initiale et proposer des pistes d’intervention dans le cadre de la formation continue des enseignants, de pouvoir expliquer la réussite et l’échec des élèves aux trois examens en :
❖ Déterminer la qualité des items utilisés lors des examens ;
❖ Vérifier la sincérité du processus de surveillance ;
❖ Certifier le respect par les correcteurs des barèmes de corrections ;
❖ Dresser les lacunes et les performances par discipline évaluée ;
❖ Etablir les liens entre la performance et/ou la non performance des élèves avec les
caractéristiques familiales, des enseignants et du type d’école.

Pour arriver à une analyse fine des facteurs d’échecs et/ou de réussite, certaines copies des examens ont fait l’objet d’analyse de contenu à Conakry.

❖ Au CEE, les copies des élèves dont la note est inférieure ou égale à 3 et égale et/ou supérieurs à 7 sur 10 ont été lues, analysées et interprétées ;

❖ Au BEPC, les copies des élèves dont la note est inférieure ou égale à 5 et égale et/ou supérieure à 15 sur 20 ont été lues, analysées et interprétées. Il a été observé les copies dont les notes sont identiques à l’intérieur des mêmes salles de classes d’examen ;

❖ Au Baccalauréat, les copies des élèves dont les notes sont inférieures ou égales à 5 et les copies dont les notes sont égales et/ou supérieurs à 15 ont été lues, analysées et interprétées. Sur l’ensemble des copies acheminées à Conakry (centre d’analyse), un échantillon de 15% des copies ont été soumises à la lecture et à l’analyse. Pour les catégories de copies de faible taille, la
lecture et l’analyse ont été systématiques.
Pour chaque copie, les spécialistes de la discipline ont recherché, dressé et calculé les fréquences des lacunes et/ou des compétences acquises. Ils ont aussi recherché les liens entre les résultats des élèves et certaines caractéristiques sociodémographiques (type d’écoles, enseignants, familles, disciplines, etc.).
II. CONSTAT GENERAL SUR LES COPIES DES EXAMENS NATIONAUX
Une analyse des différentes copies permet de mettre en exergue quelques constats majeurs au niveau des trois examens nationaux de 2020.

1) ENTREE EN 7ème ANNEE

Au niveau de l’examen d’entrée en 7ème, sur un effectif de 239 187 inscrits, il y a eu 219 401 qui ont composé, soit un taux de candidats absents de 8,3% (19 789 élèves), un nombre équivalent de 660 salles de classes d’examens et de 1 320 surveillants.
Pour l’ensemble du pays, le taux de réussite est de 56,8% avec une moyenne nationale de 5,06 sur 10. Pourtant, il y a environ 12% (19 932 candidats) dont les copies sont illisibles.
Une analyse fine des copies permet de constater que les élèves ont d’énormes difficultés en langue française avec taux de réussite de 38,8% en Dictée/Question et 37,6% en rédaction pour une moyenne respective de 4,07 sur 10 et de 4,12 sur 10. Ces insuffisances en langue sont handicapante en Dictée et Question dans toutes les régions sauf à Labé qui enregistre un taux de réussite de 61,80% et Kankan avec 50,68%.
En langue française, les lacunes sont significatives en conjugaison avec des confusions manifestes entre la 3ème personne du singulier et du pluriel à l’imparfait ; sur la grammaire avec la graphie des mots terminés pas le son /é / au féminin (la journée, la tombée) et des fautes d’orthographe surtout sur l’écriture des nombres cardinaux (vingt ; deux) et du pluriel des noms (six ; sept) journées. Sur la rédaction, la principale difficulté réside dans la construction de phrase du type : sujet-verbe- complément (S V C).
Les préfectures ou il y a eu plus de difficulté dans la construction de phrase simple sont Dubréka et Kouroussa respectivement 59% et 55%. Les préfectures à forte concentration de copies sans production1 sont Mali et Beyla respectivement 34% et 25%. Les préfectures à forte concentration de copies illisibles proviennent des centres d’examens de Boké (29%), Koubia (37%) Kindia (38%) et surtout Mandiana avec 62,5% de copies illisibles.
La majorité des élèves candidats ont réussi l’épreuve de calcul à l’exception de la région de Labé. En dépit de ces performances nationales en calcul, il est apparu que les erreurs les plus récurrentes concernent l’écriture des nombres en lettres, mettre un tiret où il ne doit pas en exister, ne pas mettre un tiret là où il en faut, mal orthographier certains noms des nombres. Les faiblesses sont aussi nombreuses sur la comparaison des nombres et l’Aire de figures planes. Le travail de correction des correcteurs n’est pas sans reproche. Il a été constaté des notes surévaluées dans toutes les préfectures et pour toutes les matières. Des incohérences enregistrées entre la copie de l’élève et la fiche de centralisation des notes et entre la fiche de centralisation des notes et la note saisie.
Il faut y ajouter que la surveillance aussi est un maillon essentiel de la fraude. Il a été constaté que tous les candidats des centres d’examens ci-dessous ont eu les mêmes notes en calcul, dictée et questions et en rédaction :
1Une copie sans production est une copie avec des pages vides, à l’exception du sujet recopié.

Enfin, l’analyse a permis de constater que 69 élèves qui ont eu zéro en calcul, 90 élèves qui ont eu zéro en rédaction et 193 élèves qui ont eu zéro en Dictée/question ont eu l’examen d’entrée en 7ème.

2) BEPC

Au BEPC, sur un effectif de 141 342 inscrits, il n’y a eu que 129 334 qui se sont présentés lors des examens, soit un taux d’absentéisme de 8,5% c’est-à-dire 12 008 élèves absents, l’équivalent de 400 salles de classes et donc de 800 surveillants.
A Conakry, un peu plus de 68% des candidats viennent du privée. A Kindia, c’est un peu plus de la moitié des candidats au BEPC qui proviennent des écoles privées.

Le taux de réussite est de 36% avec une moyenne nationale de 8,8 sur 20. Le taux de réussite dans les écoles privées est de 42,5% contre 29,5% dans les écoles publiques avec des moyennes respectives de 9,3 sur 20 et 8,3 sur 20.
Les copies indiquent que les élèves sont faibles en mathématiques, en physique et en français. En dictée et questions, 12% (10 777) des copies sont illisibles. En mathématiques, plus 5% des copies de mathématiques analysées sont sans contenu et environ 3% sont des copies aux contenus inadaptés.
43,24% des copies en géométrie et 31,69% en algèbre portent des lacunes importantes. En géométrie, des insuffisances sont notées dans la construction des figures géométriques, la démonstration géométrique, l’application correcte des propriétés.
En algèbre, les lacunes ont été constatées dans la résolution des problèmes liés aux équations à deux inconnues à la comparaison des nombres irrationnels, à l’encadrement de nombres, à la factorisation et au développement et la réduction des expressions littérales. En physique, les copies indiquent des lacunes en optique géométrique.
En rédaction, il s’est avéré que 16% (8 083 candidats) des copies sont illisibles.
Les notes sont surévaluées par les correcteurs dans toutes régions et pour toutes les matières. Parfois, ce « bonus » va jusqu’à 5 points pour chaque candidat. De même, des écarts entre les copies et les notes répertoriées sur la fiche de centralisation des notes. Ensuite des écarts entre la note sur la fiche de centralisation des notes et celle saisie dans la base. Dans la région de Kankan, 70% de copies des candidats au BEPC sont identiques.

3) BACCALAUREAT

Au Baccalauréat, sur un effectif de 96 449 inscrits, tous profils confondus, 87 632 ont composé, soit un taux d’absentéisme de 9,14% (8 815 candidats), donc 293 salles de classes d’examens inoccupées et 588 surveillants non utilisés.
Le taux de réussite national est de 49,4% en Sciences Expérimentales, 54,9% en Sciences Mathématiques et 34,2% en Sciences Sociales. La moyenne nationale sur 20 est de 9,5 en Sciences Expérimentales, 10,1 en Sciences Mathématiques, 8,9 en Sciences Sociales, 8,4 en Sciences Expérimentales franco-arabe et 9,9 en Sciences Sociales franco-arabe.
Lors du baccalauréat, deux sujets étaient en dessous de la norme officielle, il s’agit du sujet de biologie qui ne couvrait que 60% du programme officiel et de géologie ne couvrait lui que 40%.
Dans les deux cas, les sujets sont en deçà de la norme officielle qui exige de couvrir 80% du programme. Au regard des copies, il est apparu dans l’option « sciences expérimentales » que les candidats éprouvent de difficultés sur l’étude de fonction logarithme népérien, la détermination de la primitive d’une fonction, la détermination des racines carrées d’un nombre complexe et, dans une moindre mesure, la représentation graphique d’une courbe.
Les candidats en sciences sociales ont éprouvé des difficultés pour la démonstration d’une suite arithmétique, l’étude d’une fonction exponentielle et la représentation graphique.
Ceux des sciences mathématiques ont éprouvé des difficultés sur la résolution des exercices de l’arithmétique, l’étude des fonctions logarithmes népériens et, dans une moindre mesure, la résolution approximative d’une équation comportant ln.
L’analyse des copies montrent enfin que les candidats ont beaucoup de difficultés en électricité (courant alternatif).
De même que pour les autres examens, dans 92% des cas, les notes données par les correcteurs sont supérieures à la somme des points attribués. Des écarts existent entre les notes sur les copies et les notes répertoriées sur la fiche de centralisation et des fiches de centralisation aux notes saisies dans la base de données.
Un dernier et important constat s’impose : la réussite des élèves dépend en grande partie du centre d’examen. Les centres d’examens dans des zones enclavées, dans les sous-préfectures, dans certaines préfectures et dans les écoles privées s’avèrent déterminent dans la proportion d’admis. A Conakry, par exemple, la proportion de réussite a été plus forte dans la zone de Matoto avec une moyenne générale de 51% de taux d’admission et des pics d’admission dans les centres d’examens « Albert de Monaco (74% d’admis) et Dr. Facinet Béavogui (74 d’admis) » et Kaloum avec 1,2% d’admis.
Cette situation n’est pas spécifique à Conakry avec 4 centres d’examens à Kankan avec un taux d’admission de plus de 70%, de 80% à Siguiri, 92% à Lola, 90% à Kouankan,
6Pour arriver à une analyse fine des facteurs d’échecs et/ou de réussite, certaines copies des examens ont fait l’objet d’analyse de contenu à Conakry.

# Au CEE, les copies des élèves dont la note est inférieure ou égale à 3 et égale et/ou supérieurs à 7 sur 10 ont été lues, analysées et interprétées ;
❖ Au BEPC, les copies des élèves dont la note est inférieure ou égale à 5 et égale et/ou supérieure à 15 sur 20 ont été lues, analysées et interprétées. Il a été observé les copies dont les notes sont identiques à l’intérieur des mêmes salles de classes d’examen ;
❖ Au Baccalauréat, les copies des élèves dont les notes sont inférieures ou égales à 5 et les copies dont les notes sont égales et/ou supérieurs à 15 ont été lues, analysées et interprétées. Sur l’ensemble des copies acheminées à Conakry (centre d’analyse), un échantillon de 15% des copies ont été soumises à la lecture et à l’analyse. Pour les catégories de copies de faible taille, la
lecture et l’analyse ont été systématiques.
Pour chaque copie, les spécialistes de la discipline ont recherché, dressé et calculé les fréquences des lacunes et/ou des compétences acquises. Ils ont aussi recherché les liens entre les résultats des élèves et certaines caractéristiques sociodémographiques (type d’écoles, enseignants, familles, disciplines, etc.).

II. CONSTAT GENERAL SUR LES COPIES DES EXAMENS NATIONAUX
Une analyse des différentes copies permet de mettre en exergue quelques constats majeurs au niveau des trois examens nationaux de 2020.
1) ENTREE EN 7ème ANNEE
Au niveau de l’examen d’entrée en 7ème, sur un effectif de 239 187 inscrits, il y a eu 219 401 qui ont composé, soit un taux de candidats absents de 8,3% (19 789 élèves), un nombre équivalent de 660 salles de classes d’examens et de 1 320 surveillants.
Pour l’ensemble du pays, le taux de réussite est de 56,8% avec une moyenne nationale de 5,06 sur 10. Pourtant, il y a environ 12% (19 932 candidats) dont les copies sont illisibles.
Une analyse fine des copies permet de constater que les élèves ont d’énormes difficultés en langue française avec taux de réussite de 38,8% en Dictée/Question et 37,6% en rédaction pour une moyenne respective de 4,07 sur 10 et de 4,12 sur 10. Ces insuffisances en langue sont handicapantes en Dictée et Question dans toutes les régions sauf à Labé qui enregistre un taux de réussite de 61,80% et Kankan avec 50,68%.
En langue française, les lacunes sont significatives en conjugaison avec des confusions manifestes entre la 3ème personne du singulier et du pluriel à l’imparfait ; sur la grammaire avec la graphie des mots terminés pas le son /é / au féminin (la journée, la tombée) et des fautes d’orthographe surtout sur l’écriture des nombres cardinaux (vingt ; deux) et du pluriel des noms (six ; sept) journées. Sur la rédaction, la principale difficulté réside dans la construction de phrase du type : sujet-verbe- complément (S V C).
Les préfectures ou il y a eu plus de difficulté dans la construction de phrase simple sont Dubréka et Kouroussa respectivement 59% et 55%. Les préfectures à forte concentration de copies sans production1 sont Mali et Beyla respectivement 34% et 25%. Les préfectures à forte concentration de copies illisibles proviennent des centres d’examens de Boké (29%), Koubia (37%) Kindia (38%) et surtout Mandiana avec 62,5% de copies illisibles.
La majorité des élèves candidats ont réussi l’épreuve de calcul à l’exception de la région de Labé. En dépit de ces performances nationales en calcul, il est apparu que les erreurs les plus récurrentes concernent l’écriture des nombres en lettres, mettre un tiret où il ne doit pas en exister, ne pas mettre un tiret là où il en faut, mal orthographier certains noms des nombres. Les faiblesses sont aussi nombreuses sur la comparaison des nombres et l’Aire de figures planes. Le travail de correction des correcteurs n’est pas sans reproche. Il a été constaté des notes surévaluées dans toutes les préfectures et pour toutes les matières. Des incohérences enregistrées entre la copie de l’élève et la fiche de centralisation des notes et entre la fiche de centralisation des notes et la note saisie.
Il faut y ajouter que la surveillance aussi est un maillon essentiel de la fraude. Il a été constaté que tous les candidats des centres d’examens ci-dessous ont eu les mêmes notes en calcul, dictée et questions et en rédaction :
1Une copie sans production est une copie avec des pages vides, à

Enfin, l’analyse a permis de constater que 69 élèves qui ont eu zéro en calcul, 90 élèves qui ont eu zéro en rédaction et 193 élèves qui ont eu zéro en Dictée/question ont eu l’examen d’entrée en 7ème.
2) BEPC
Au BEPC, sur un effectif de 141 342 inscrits, il n’y a eu que 129 334 qui se sont présentés lors des examens, soit un taux d’absentéisme de 8,5% c’est-à-dire 12 008 élèves absents, l’équivalent de 400 salles de classes et donc de 800 surveillants.
A Conakry, un peu plus de 68% des candidats viennent du privée. A Kindia, c’est un peu plus de la moitié des candidats au BEPC qui proviennent des écoles privées.

Le taux de réussite est de 36% avec une moyenne nationale de 8,8 sur 20. Le taux de réussite dans les écoles privées est de 42,5% contre 29,5% dans les écoles publiques avec des moyennes respectives de 9,3 sur 20 et 8,3 sur 20.
Les copies indiquent que les élèves sont faibles en mathématiques, en physique et en français. En dictée et questions, 12% (10 777) des copies sont illisibles. En mathématiques, plus 5% des copies de mathématiques analysées sont sans contenu et environ 3% sont des copies aux contenus inadaptés.
43,24% des copies en géométrie et 31,69% en algèbre portent des lacunes importantes. En géométrie, des insuffisances sont notées dans la construction des figures géométriques, la démonstration géométrique, l’application correcte des propriétés.
En algèbre, les lacunes ont été constatées dans la résolution des problèmes liés aux équations à deux inconnues à la comparaison des nombres irrationnels, à l’encadrement de nombres, à la factorisation et au développement et la réduction des expressions littérales. En physique, les copies indiquent des lacunes en optique géométrique.
En rédaction, il s’est avéré que 16% (8 083 candidats) des copies sont illisibles.
Les notes sont surévaluées par les correcteurs dans toutes régions et pour toutes les matières. Parfois, ce « bonus » va jusqu’à 5 points pour chaque candidat. De même, des écarts entre les copies et les notes répertoriées sur la fiche de centralisation des notes. Ensuite des écarts entre la note sur la fiche de centralisation des notes et celle saisie dans la base. Dans la région de Kankan, 70% de copies des candidats au BEPC sont identiques.
3) BACCALAUREAT
Au Baccalauréat, sur un effectif de 96 449 inscrits, tous profils confondus, 87 632 ont composé, soit un taux d’absentéisme de 9,14% (8 815 candidats), donc 293 salles de classes d’examens inoccupées et 588 surveillants non utilisés.
Le taux de réussite national est de 49,4% en Sciences Expérimentales, 54,9% en Sciences Mathématiques et 34,2% en Sciences Sociales. La moyenne nationale sur 20 est de 9,5 en Sciences Expérimentales, 10,1 en Sciences Mathématiques, 8,9 en Sciences Sociales, 8,4 en Sciences Expérimentales franco-arabe et 9,9 en Sciences Sociales franco-arabe.
Lors du baccalauréat, deux sujets étaient en dessous de la norme officielle, il s’agit du sujet de biologie qui ne couvrait que 60% du programme officiel et de géologie ne couvrait lui que 40%.

Dans les deux cas, les sujets sont en deçà de la norme officielle qui exige de couvrir 80% du programme. Au regard des copies, il est apparu dans l’option « sciences expérimentales » que les candidats éprouvent de difficultés sur l’étude de fonction logarithme népérien, la détermination de la primitive d’une fonction, la détermination des racines carrées d’un nombre complexe et, dans une moindre mesure, la représentation graphique d’une courbe.
Les candidats en sciences sociales ont éprouvé des difficultés pour la démonstration d’une suite arithmétique, l’étude d’une fonction exponentielle et la représentation graphique.
Ceux des sciences mathématiques ont éprouvé des difficultés sur la résolution des exercices de l’arithmétique, l’étude des fonctions logarithmes népériens et, dans une moindre mesure, la résolution approximative d’une équation comportant ln.
L’analyse des copies montrent enfin que les candidats ont beaucoup de difficultés en électricité (courant alternatif).
De même que pour les autres examens, dans 92% des cas, les notes données par les correcteurs sont supérieures à la somme des points attribués. Des écarts existent entre les notes sur les copies et les notes répertoriées sur la fiche de centralisation et des fiches de centralisation aux notes saisies dans la base de données.
Un dernier et important constat s’impose : la réussite des élèves dépend en grande partie du centre d’examen. Les centres d’examens dans des zones enclavées, dans les sous-préfectures, dans certaines préfectures et dans les écoles privées s’avèrent déterminent dans la proportion d’admis. A Conakry, par exemple, la proportion de réussite a été plus forte dans la zone de Matoto avec une moyenne générale de 51% de taux d’admission et des pics d’admission dans les centres d’examens « Albert de Monaco (74% d’admis) et Dr. Facinet Béavogui (74 d’admis) » et Kaloum avec 1,2% d’admis.
Cette situation n’est pas spécifique à Conakry avec 4 centres d’examens à Kankan avec un taux d’admission de plus de 70%, de 80% à Siguiri, 92% à Lola, 90% à Kouankan,


Source : Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation ( MEN-A , 2020- 2021 )

20/07/2024

COURS DE PSYCHOPÉDAGOGIE

*THEME* : *LA* *CONSCIENCE* *PROFESSIONNELLE* *CHEZ* *L’ENSEIGNANT*

*PLAN*
INTRODUCTION
1- DEFINITION DE LA CONSCIENCE PROFESSIONNELLE
2- LES FACTEURS DETERMINANTS DE LA CONSCIENCE PROFESSIONNELLE
3- LES CARACTERISTIQUES D’UN MANQUE DE CONSCIENCE PROFESSIONNELLE
4- LES CONSEQUENCES D’UN MANQUE DE CONSCIENCE PROFESSIONNELLE
5- LES AXES DE SOLULTION POUR DES ENSEIGNANTS CONSCIENCEUX
CONCLUSION

« Former les hommes, ce n’est pas remplir un vase, c’est allumer un feu », Aristophane
« Éduquer, ce n’est pas remplir des vases mais c’est allumer des feux », Michel de Montaigne.
« L’enfant est un feu à allumer, pas un vase à remplir », François Rabelais

"POUR ÉDUQUER, IL FAUT ÊTRE ÉDUQUÉS."- Maria Montessori

N'oublions pas chers enseignants que nous sommes le miroir de nos élèves .

*INTRODUCTION*

N’EST PAS ENSEIGNANT QUI LE VEUT , MAIS QUI LE PEUT. ENSEIGNER EST UN SACERDOCE , UNE VOCATION ET NON UNE NÉCESSITÉ.

UN ENSEIGNANT N’EST PAS UN DONNEUR DE LEÇONS MAIS UN SEMEUR DES VALEURS ÉTHIQUES ET PROFESSIONNELLES VIA SON SAVOIR , SON SAVOIR- FAIRE , SON SAVOIR - VIVRE ET SON SAVOIR - ÊTRE. DONC IL EST ET IL SAIT.

Dans le secteur de l’éducation, le travail bien fait aura pour conséquence la mise à disposition de ressources humaines de qualité qui seront les acteurs de développement du pays. A travers un système éducatif, la noble tâche de former des ressources humaines conscientes de leur devenir et de leur rôle dans la société est confiée à l’enseignant à quelque niveau qu’il soit, ce qui lui impose des qualités, parmi lesquelles la conscience professionnelle.
La conscience professionnelle et la responsabilité sociale de l’enseignant sont des facteurs très déterminants dans la formation des citoyens et des cadres chargés de gérer la chose publique.
Vitrine et l’unité de mesure de la société , l’enseignant doit être compétent, qualifié
sérieux, attentif, respectueux
rigoureux, structuré, discipliné, impliqué, investi
de confiance, crédible, fiable circonspect (attentif et prudent dans ses actes) , persévérant, constant, courageux, automotivé, curieux (intellectuellement)
solidaire, pourvu d’un esprit d’initiative, d’équipe
orienté vers le résultat, la qualité et la performance
autonome, responsable , heureux, souriant, passionné par son travail.

Un enseignant exempt de conscience professionnelle engage sa responsabilité vis-à-vis de l’élève, la société et l’humanité entière. Cette responsabilité est morale ou pénale.
L’enseignant est en grande partie responsable de l’éducation de l’enfant par l’influence qu’il exerce sur lui. Il a une obligation de moyens envers l’élève et, lui rend compte. Cette obligation est surtout morale Il devient un candidat moral pendant les examens scolaires et se retrouve dans les résultats de ses élèves. Il est fier de dire partout , haut et fort qu’il a formé tel ou tel haut cadre de l’État. Une simple satisfaction morale .

**1- DEFINITION DE LA CONSCIENCE PROFESSIONNELLE**

La conscience professionnelle est l'attention particulière que l'on porte à son métier et à la façon de faire son travail. Il s'agit donc de la motivation et de l'implication dont une personne fait preuve dans l'exercice de ses fonctions
Elle peut se définir aussi comme un sentiment interne, un état d’esprit qui pousse l’individu à réussir dans sa mission avec ou sans contrôle, à s’acquitter honnêtement de son travail suivant les règles déontologiques, morales et éthiques. Elle exige ainsi le respect de l’engagement, la probité requise, le soin, le sérieux et l’application volontaire que l’on met dans l’exécution de son travail.

*2- LES FACTEURS DETERMINANTS DE LA CONSCIENCE PROFESSIONNELLE CHEZ L’ENSEIGNANT* .

L’enseignant dont la noble mission est de former et d’éduquer des ressources humaines de qualité capables de participer au développement de son pays doit impérativement avoir une conscience professionnelle. Parmi les facteurs déterminant de cette conscience professionnelle, on peut noter :
- la reconnaissance d’autrui (ses supérieurs, ses pairs, les élèves et les parents),
- l’organisation du travail dans sa classe et dans l’école,
- son propre rapport au métier qu’il considère comme un sacerdoce, une vocation et non un gagne-pain
- ses connaissances techniques ou son niveau de formation
- son esprit d’initiative et de créativité
- sa satisfaction personnelle et la persévérance
- l’estime de soi,
- la motivation et l'engagement
- des valeurs intrinsèques à la bonne foi, à la morale professionnelle et au respect de la législation scolaire.

**3- LES CARACTERISTIQUES D’UN MANQUE DE CONSCIENCE PROFESSIONNELLE**

Le manque de conscience professionnelle se manifeste par un certain nombre de comportements constatés dans le milieu éducatif :
- l’irrégularité et les autorisations d’absences abusives causes de non-respect de l’emploi du temps prescrit
- la perte de temps avant le démarrage des enseignements apprentissages, le prolongement de la durée de la récréation, l’utilisation du temps de travail pour corriger les cahiers ou préparer des leçons…
- la non préparation de leçons, objet de tergiversations et de tâtonnements ;
- l’insouciance face aux élèves en difficultés d’apprentissage , à la baisse de performances ou la non atteinte de l’objectif d’une leçon;
- le non achèvement correct de ses programmes d’enseignement ;
- le refus d’améliorer ses performances ou de s’adapter aux innovations pédagogiques;
- le refus d’aller enseigner alors qu’il percoit régulièrement son salaire mensuel alors que c’est le travail qui est payé et non le travailleur même si tout travail mérite un salaire ;
- la double vacation en privilégiant les écoles privées au détriment des pauvres élèves des écoles publiques où il n’envoie que des leçons à recopier ou se faire substituer par un stagiaire ou assistant inexpérimenté ;
- la complicité du supérieur hiérarchique et le non respect de son cahier de charges en matière de suivi et de supervision (pas de visites de classe, manque de contrôle des planifications, des cahiers de devoirs, des préparations des leçons);
- Une utilisation irrationnelle et abusive des fonds destiné à l’école par le supérieur hiérarchique;
- l’absence de sanctions ou de mesures coercitives au prix de relations de travail apaisées.

**4- LES CONSEQUENCES D’UN MANQUE DE CONSCIENCE PROFESSIONNELLE SUR LA QUALITE DE L’EDUCATION.**
Le manque de conscience professionnelle étant le principal frein pour le développement d’un système éducatif qui se veut performant a des conséquences multiples et désastreuses telles que :
- l’échec scolaire avec de faibles taux de réussite à tous les niveaux,
- la démotivation de l’élève et des parents avec comme effet la déperdition scolaire qui pourrait conduire à la délinquance juvénile,
- le manque de référence, de modèle aux élèves qui peuvent adopter des contre-valeurs comme la paresse, le manque d’estime de soi et de personnalité, la méconnaissance du fruit de l’effort. Ils deviennent partisans du moindre effort , prédisposés à la fraude et plus soucieux sodé réussir à un examen que d’acquérir des compétences nécessaires pour réussir dans la vie professionnelle.

**5- LES AXES DE SOLUTIONS POUR UNE PRISE DE CONSCIENCE PROFESSIONNELLE.**
L’enseignant doit avoir un comportement plein d’éthique et d’équité qu’il observe avec fermeté et rigueur ainsi qu’une exigence pour certaines valeurs pour incarner un modèle de vie sociale même en dehors de l’école. C’est pourquoi il doit être modelé au point d’avoir une triple responsabilité :
- une responsabilité face à l’élève (c’est une référence pour l’élève et il agit sur son intelligence et son caractère…)
- une responsabilité face à la famille (devoir de sérieux face à la confiance des parents)
- une responsabilité face à la société et l’humanité (devoir de l’Etat d’assurer l’éducation à tous par le biais d’enseignants consciencieux)
Face à ce triptyque, on peut considérer des domaines clés sur lesquels on doit agir : la formation, l’encadrement, le management
• *La* *formation*
Une formation initiale de qualité avec un profil de sortie conciliant les compétences liées aux besoins éducatifs (compétences techniques et pédagogiques), les valeurs socioculturelles ( prise de conscience de son rôle de modèle), le sens du patriotisme (devoir moral de contribuer au développement de sa société) et l’ouverture vers l’extérieur (estime de soi et amour de viser haut, participation au progrès de l’humanité toute entière).
Dans ce sens, le renforcement de capacités des directeurs, premier encadreur de l’enseignant, au management pédagogique et administratif de l’école est essentiel: enseigner n’est pas gérer. Un bon enseignant n’est pas toujours un bon manager.

• *L’encadrement*
L’encadrement de proximité régulier des enseignants et des directeurs doit être accompagné d’un dispositif de développement professionnel. Il s’agit moins d’un contrôle que d’un appui à contourner les difficultés auxquels l’enseignant ou le directeur est confronté dans l’exercice de ses tâches, à répondre aux besoins de renforcement continue de leurs capacités et à mieux connaitre leurs opportunités de carrière.
• *Le management des ressources*
En matière de gestion des ressources humaines, la conscience professionnelle est un critère majeur d’évaluation des performances. C’est pourquoi il est nécessaire :
- de prendre des mesures incitatives pour motiver ceux qui font le travail convenablement et créer l’émulation,
- étudier les causes des dérives professionnelles afin de déceler les raisons et accompagner ceux qui sont touchés pour les convaincre à être plus consciencieux,
- prendre des mesures coercitives à l’endroit des récidivistes ou des cas persistants pour ne pas sacrifier des générations.

*CONCLUSION*
L’enseignant est le maitre d’œuvre de la formation intellectuelle, morale et civique des citoyens. A ce titre, il doit dans l’exercice de sa mission tenir compte, des droits mais surtout des devoirs vis-à-vis de l’élève, de la famille et de l’humanité toute entière. Sa responsabilité dans la société est tellement lourde qu’il doit être doté d’une bonne conscience et morale professionnelle qu’il incarne dans sa manière de vivre dans la société. La conscience professionnelle n’étant pas innée, son éducation, sa culture et sa volonté l’aideront à bien accomplir sa tâche et garantir sa réussite professionnelle.

Adresse

Kankan

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Kankan XXI publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager