07/09/2026
Le discours de la présidente de Cœur Alpha, Madame Binta Diallo, en tant que marraine, à la cérémonie de reconnaissance organisée par ONG LA TABALA
Mesdames et Messieurs les représentants du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique ;
Mesdames et Messieurs les représentants des institutions nationales et internationales ;
Monsieur le Président de l’ONG « La Tabala » ;
Chers pionniers et icônes de la santé en République de Guinée ;
Chers professionnels de santé ;
Distingués invités, Mesdames et Messieurs ;
En vos Rangs, Titres et Grades, Tout Protocole observé,
Merci. Merci pour cette confiance. Quand le Docteur Abdoulaye Kaba m’a proposé d’être la marraine de cette journée, j’ai d’abord pensé aux visages : ceux des femmes et des hommes que nous allons honorer aujourd’hui, et à tout ce qu’ils ont donné, souvent sans qu’on pense à les remercier.
Je veux d’abord saluer l’idée elle-même. Trop souvent, on célèbre ceux qui dirigent, ceux qu’on voit. On oublie ceux qui soignent, qui veillent la nuit, qui tiennent une main dans un couloir d’hôpital à trois heures du matin. Ce que l’ONG « La Tabala » a initié aujourd’hui devrait exister chaque année, dans notre pays. Une nation qui n’honore pas ceux qui la soignent finit toujours par les perdre.
Derrière chaque vie sauvée, il y a une chaîne de mains : le médecin, l’infirmier, la sage-femme, le pharmacien, le laborantin, l’aide-soignant, le brancardier, l’ambulancier — et aussi, trop souvent oubliés, la femme de ménage, l’agent d’entretien, le vigile. Dans un hôpital, personne n’est petit quand il s’agit de sauver une vie.
À vous, pionniers et icônes de la santé guinéenne : MERCI. Pas seulement pour les diplômes ou les titres, mais pour les nuits sacrifiées, les familles mises entre parenthèses, les vies que vous avez portées comme si elles étaient les vôtres.
Si je suis émue en disant cela, c’est que je sais ce que représente une salle d’attente d’hôpital quand c’est son enfant qui est de l’autre côté de la porte. Je l’ai vécu. Et c’est de cette peur-là qu’est née, un jour, une structure — nous l’avons appelée Cœur Alpha — pour aider d’autres familles à traverser la même épreuve avec un peu moins de solitude. Je ne le dis pas pour moi. Je le dis parce que beaucoup d’entre vous, ici, portent une histoire semblable — et c’est peut-être cela, la vraie leçon de cette cérémonie : d’une douleur, on peut faire un chemin pour les autres.
Permettez-moi aussi de remercier, en notre nom à tous, ceux qui rendent une journée comme celle-ci possible : Son Excellence Monsieur le Président de la République le Général Mamadi Doumbouya, pour l’attention qu’il porte à notre système de santé ; et vous, Madame la Ministre, ainsi que vos équipes, pour un travail de tous les jours qui touche directement au bien-être de chaque Guinéenne et de chaque Guinéen.
Mesdames et Messieurs,
On ne mesure pas une vie à ses titres, mais aux vies qu’elle a touchées. À nos pionniers, la reconnaissance. À nous, la responsabilité de continuer. Et à ceux qui nous regardent aujourd’hui, étudiants et jeunes soignants : ce métier fait mal, parfois, mais il laisse une trace que rien n’efface.
Je vous remercie.