23/07/2026
Jeudi Noir
« Moussa, pardon… n'écarte pas mes jambes. »
« Lasso, quand Moussa aura fini, on va rentrer à la maison ? »
Ces mots, prononcés par une jeune fille de Madiana, résonnent comme un cri qui déchire le cœur.
Combien de filles ont prononcé ces mêmes paroles dans le silence ? Combien de « Moussa » continuent de détruire des vies en toute impunité ?
Aujourd'hui, dans notre société, le viol est devenu un phénomène alarmant. Pire encore, certains trouvent des excuses aux violeurs, en accusant les victimes de leur tenue vestimentaire ou de leur comportement.
Alors, dites-nous : lorsque vos propres sœurs, vos filles ou vos proches portent ces mêmes vêtements à la maison, les considérez-vous comme des provocatrices ?
Et les fillettes de 5 ans, de 6 ans ou de 8 ans qui sont violées… qu'ont-elles donc provoqué ?
Le viol n'a jamais été la faute de la victime. Le seul responsable est le violeur.
Ces filles souffrent. Elles pleurent. Elles vivent avec des blessures physiques et psychologiques qui les marqueront parfois toute leur vie.
Nous, AFSC, disons NON au viol.
Nous appelons à une prise de conscience collective, à une véritable protection des filles et des femmes, et à une justice ferme pour toutes les victimes.
Plus jamais ça. Justice pour toutes les victimes.