15/08/2026
𝐋𝐚 𝐆𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞 𝐛𝐞́𝐧𝐞́𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐫𝐚 𝐝𝐞 𝟏𝟑𝟔,𝟏 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐝𝐨𝐥𝐥𝐚𝐫𝐬 𝐝𝐮 𝐅𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐢𝐚𝐥 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐞́𝐫𝐢𝐨𝐝𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟕-𝟐𝟎𝟐𝟗 𝐚𝐟𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐥𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐕𝐈𝐇, 𝐥𝐚 𝐭𝐮𝐛𝐞𝐫𝐜𝐮𝐥𝐨𝐬𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐩𝐚𝐥𝐮𝐝𝐢𝐬𝐦𝐞. 𝐀̀ 𝐂𝐨𝐧𝐚𝐤𝐫𝐲, 𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐫𝐠𝐚𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐞́𝐭𝐞́ 𝐜𝐢𝐯𝐢𝐥𝐞 𝐬𝐞 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐫𝐞́𝐮𝐧𝐢𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐢𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐚𝐥𝐥𝐨𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐚𝐠𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞 𝐝𝐞 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐩𝐫𝐞́𝐩𝐚𝐫𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐢𝐯𝐢 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐨𝐫𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐫𝐞𝐭𝐞𝐧𝐮𝐞𝐬.
Pour la période 2027-2029, la Guinée bénéficiera d’une allocation de base de 130,1 millions de dollars du Fonds mondial dans le cadre du huitième cycle (GC8). Cette enveloppe sera consacrée à la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, ainsi qu’au renforcement des systèmes de santé. À cela s’ajoutent 6 millions de dollars de fonds catalytiques destinés à améliorer les services de santé en faveur des femmes et des enfants.
Une enveloppe importante, mais dont les résultats dépendront en grande partie de la capacité de la société civile à participer aux décisions et à suivre leur mise en œuvre.C’est dans ce cadre que les organisations de la société civile guinéenne membres de l’Instance nationale de coordination des subventions du Fonds mondial de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme en Guinée (ICN-Guinée) ont organisé, ce mardi 11 août 2026, une réunion de rétro-information.
Présidée par le Coordonnateur national de l’ICN-Guinée, cette session avait pour objectif d’outiller les structures de la société civile, notamment CJMAD-Guinée, en sa qualité de représentant d’un groupe constitutif, afin de restituer à leurs bases les résultats de la demande de financement et les prochaines étapes du processus .
Dans son intervention, le Dr Soriba Camara a rappelé l’importance du rôle de chaque acteur dans une instance multisectorielle. « Il faudrait que tous les secteurs présents au sein de l’ICN puissent au moins donner leur point de vue, non seulement par rapport à la mission de l’ICN, mais également sur un autre principe important : la redevabilité. L’ICN est composée de représentants de différents secteurs, dont chaque mandant a la responsabilité de rendre compte à sa base. C’est ce qui fait que l’ICN encourage ses mandants à faire des rétro-informations, qui permettent de faire le point sur les différentes activités menées par l’ICN auprès de leur base, mais également de recueillir leurs retours par rapport aux positions qu’ils doivent défendre au sein de l’Instance nationale de coordination des subventions du Fonds mondial. »
Depuis sa création, l’instance a contribué à mobiliser près de 600 millions de dollars pour la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme. Ces financements ont notamment permis d’améliorer l’accès aux antirétroviraux, de renforcer la prise en charge de la tuberculose et de soutenir les interventions de lutte contre le paludisme.
Les besoins restent toutefois importants. Le pays compte environ 131 337 personnes vivant avec le VIH et enregistre près de 4 700 nouvelles infections par an. En 2025, 18 556 cas de tuberculose ont été notifiés, avec près de 7 445 cas non encore détectés. Le paludisme reste également la première cause de morbidité, avec 53 % de la morbidité nationale.
Face à ces défis, le GC8 prévoit de renforcer le dépistage et la prise en charge de la tuberculose, notamment chez les enfants. Pour le paludisme, 33 districts bénéficieront de moustiquaires de nouvelle génération et de traitements diversifiés. Pour la tuberculose, il est prévu de renforcer le dépistage et la prise en charge, notamment chez les enfants. Concernant le paludisme, des moustiquaires de nouvelle génération seront déployées et les traitements seront diversifiés dans 33 districts sanitaires. Enfin, des RECO polyvalents seront formés pour intervenir sur les trois maladies au niveau communautaire.
Enfin,la société civile et les communautés ont participé aux consultations préparatoires, qui ont réuni 270 participants dans cinq régions et permis d’identifier 30 priorités, dont 20 ont été retenues dans la demande de financement du GC8.
La prochaine étape sera de suivre la mise en œuvre de ces priorités et de voir ce qu’il adviendra des dix autres. L’enjeu est désormais de faire de cette participation une véritable influence sur les décisions et l’utilisation des financements.