Centre Culturel et de Formation Mama Bobi

Centre Culturel et de Formation Mama Bobi Depuis 1990 Mama Bobi œuvre à la transmission des arts et cultures des sociétés issues du Marronnage

Fondé il y a près de 20 ans sous l’impulsion des autorités coutumières et des érudits du bas Maroni,
le Centre Culturel Mama Bobi, agréé centre de formation en 1990, œuvre à la transmission des cultures des sociétés issues du Marronnage et élabore par l’inter culturalité des passerelles dans des domaines très variés : arts et traditions populaires, pharmacopées et thérapies traditionnelles, coutum

es et développement durable, au service de l’intégration plurielle et citoyenne. MAMA BOBI a développé depuis près de 20 ans des compétences interculturelles et linguistiques au service du développement homogène et intégré des populations. La structure entretient des échanges transfrontaliers et œuvre sur le Maroni dans des domaines très variés : arts et traditions populaires, pharmacopées et thérapies traditionnelles, coutumes et développement durable…
MAMA BOBI développe tout au long de l’année des programmes dans le domaine santé/environnement. Ainsi MAMA BOBI a conjugué son programme de maîtrise de l’eau avec la consultation du public sur le projet de SDAGE, et réalise pour le compte de la DIREN une mission d’animation autour des documents du SDAGE et du questionnaire traduit en Saamaka et Sranan-tongo. De Mana à Maripasoula, dans les bourgs et kampu, MAMA BOBI se rend au devant de la population pour informer, sensibiliser aux différents usages et à la valeur de l’eau, aux risques sanitaires et à la gestion durable de la ressource, et enfin recueillir l’avis des personnes rencontrées. http://www.un-temoin-en-guyane.com/mamabobi-connais-pas-qu-est-ce-que-c-est

01/12/2025

"Osu, baraques et batiman"
Redessiner les frontières de l’urbain à Soolan (Saint-Laurent-du-Maroni, Guyane) - Par Clémence Léobal - 2017.
Thèse de doctorat de Sociologie
Présentée et soutenue publiquement le 8 juin 2017.

Cette thèse porte sur la rencontre entre des politiques urbaines françaises et des modes d’habiter l’Amazonie à Soolan (ou Saint-Laurent-du-Maroni) à la frontière avec le Surinam.

Cet espace est pratiqué par des habitants de classes populaires souvent non francophones, confrontés à des normes d’urbanité concrétisées par les démolitions de «bidonvilles» et la construction de logements sociaux.

Il s’agit d’analyser les interactions entre les acteurs en jeu dans cette situation postcoloniale impliquant habitants, élus communaux et professionnels de la ville, dans un contexte d’Outre-mer aux hiérarchies sociales croisant classe, nation, et race.
Alliant une perspective historique et ethnographique, ce travail met en lumière les rapports d’habitants originaires de l’amont du Maroni aux administrations et à leurs agents.
Ces derniers sont racialisés par le terme bakaa, qui renvoie à une blancheur postcoloniale spécifique, par opposition à une affirmation renouvelée de leur identification en tant que «personnes des pays de la forêt» (bushikondesama) –appartenance héritée du passé du marronnage des plantations surinamaises.

Mises en lumière par l’ethnographie réalisée à leurs côtés, les démarches quotidiennes des habitants témoignent de leur progressive socialisation institutionnelle, tandis que certains agents des administrations adaptent les politiques publiques et les procédures administratives aux pratiques d’une population racialisée comme «Bushinenguée».

L’analyse passe du logement, catégorie de l’action publique, aux maisons, espaces vécus inscrits dans des configurations de parenté, des mobilités et des modes d’habiter de part et d’autre du Maroni. Les maisons sont appropriées parles habitants de manière dialectique : tout en se conformant à des normes d’urbanité bakaamatérialisées par les logements sociaux, et sanctionnées par les bailleurs, les habitants transforment la ville par des modes d’habiter incorporés qui reflètent l’usage stratégique de ressources issues de la maîtrise d’un territoire transfrontalier.

Les interactions asymétriques entre habitants et professionnels ont donc des effets sur les modes d’habiter et sur les politiques urbaines. Elles concrétisent leurs différences, constamment réitérées, dans les formes urbaines d’une ville ségréguée. Elles redéfinissent donc en permanence les frontières des personnes, des maisons, et des lieux.
https://www.union-habitat.org/sites/default/files/articles/documents/2018-09/1._these_leobal.pdf?fbclid=IwY2xjawOaZTlleHRuA2FlbQIxMABicmlkETBiakx1Ynp6ejVpQnpyd251c3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHtR-XBmPpCYgDIa_OKgMNYyl0zQsJS8SHqTYTACxVhelQjntGExRlmTepkdi_aem_HLW8k8OTV7XSTluQFfaXBQ

01/12/2025

Après la guerre :
Mémoire et territoire en pays Pamaka (Guyane française/Suriname)
Mémoire de Félix Robard (2025)
Université Toulouse-Jean Jaurès
Diplôme M2 Anthropologie sociale et culturelle (ASC)
En Accès libre. A lire :
https://dante.univ-tlse2.fr/files/original/464cf187c9886c63421e811dbd13c7b07cee0a2e.pdf

Le mémoire de Félix Robard, soutenu en février 2025, explore la mémoire et le territoire des Pamaka, une société de descendants de Marrons située de part et d'autre du fleuve Maroni, entre la Guyane française et le Suriname.
Le mémoire retrace la guerre civile surinamienne (1986-1992) et ses conséquences sur les Pamaka. Leur village-capitale, Langatabiki, fut occupé par les forces rebelles et subi les assauts de l'armée régulière surinamienne.
Les Pamaka ont été contraints de quitter leurs espaces de vie, se réfugiant sur les berges françaises du fleuve Maroni. Beaucoup ont migré durablement vers les agglomérations côtières, hors des terres traditionnelles.
La mémoire du conflit est marquée par une grande ambiguïté, entre dépossession territoriale et empowerment guerrier d'une minorité opprimée. Cette mémoire est influencée par les dynamiques coloniales et postcoloniales de la région.
Les récits des Pamaka montrent une interdépendance entre le passé et le présent. Les vécus individuels modèlent les affiliations politiques tout comme les affiliations orientent les manières de raconter la guerre et d'en travailler la mémoire.
Le fleuve Maroni, qui matérialise la frontière entre la Guyane française et le Suriname, joue un rôle central dans les récits et la mémoire collective des Pamaka.
Ce mémoire met en lumière la complexité de la mémoire collective et des dynamiques territoriales chez les Pamaka, dans un contexte postcolonial et transfrontalier.
https://dante.univ-tlse2.fr/s/fr/item/40545

Paandi pasensi ...L’association MAMA BOBI Basée à Apatou, fondée depuis près de 30 ans sous l’impulsion des autorités co...
18/11/2025

Paandi pasensi ...

L’association MAMA BOBI Basée à Apatou, fondée depuis près de 30 ans sous l’impulsion des autorités coutumières et des érudits du bas Maroni.

Depuis 1990, MAMA BOBI développe constamment des programmes dans la vallée du Maroni, en Guyane, et particulièrement des projets innovants sur son Kampu de La Forestière.
Notamment, dans le domaine santé/environnement, transmission du savoir et des valeurs, réinsertion sociale, responsabilisation citoyenne sont autant d’objectifs auxquels Mama Bobi travaille avec un succès non négligeable.

Le Centre Culturel Mama Bobi, agréé centre de formation en 1990, œuvre à la transmission des cultures des sociétés issues du Marronnage et élabore par l’interculturalité des passerelles dans des domaines très variés : arts et traditions populaires, pharmacopées et thérapies traditionnelles, coutumes et développement durable, au service de l’intégration plurielle et citoyenne.

Lorsqu’on accoste avec sa pirogue, sur les berges du fleuve Maroni, à la Forestière. Qu’on marche sur la plage, qu’on aperçoit les lieux pour la première fois, qu’on découvre les vestiges des constructions en brique coloniale, envahi par une végétation luxuriante, et qu’on ne connaît pas l’histoire du Bagne des Annamites de La Forestière, on pourrait le voir comme un lieu idyllique, plutôt que le site d’un ancien camp de la mort.
Ce site chargé d’histoire, fut d’abord occupé par La Compagnie Forestière et Commerciale du Maroni, qui donna son nom au site « La Forestière » ainsi qu’au village Djuka de « Sosoïété ».
En 1878, l’Administration pénitentiaire fonde un petit camp de Fusillés Marins venu d’Afrique, essentiellement de jeunes sénégalais.
Ensuite, jusqu’à la 1ère Guerre Mondiale, le site est un lieu d’activité aurifère et forestière, mais surtout un poste de contre bande, de trafic, et de raquette des pirogues de fret des orpailleurs légaux ou illégaux de l'époque.
Puis en 1931, une partie du site est cédée à l’administration pénitentiaire pour y construire un Établissement Pénitentiaire Spécialisé (EPS) pour les rebelles déportés venus d’Indochine. Le site de La Forestière était investi et devait constituer la capitale du dit « Territoire de l’Inini ».
C’est ainsi que des jeunes Indochinois rebelles « Communistes » furent déportés à deux pas de nos villages et Kampu du fleuve Maroni.
A deux pas des héritiers du marronnage. Ce qui suscita certaines réactions, et relations avec les Communautés Marronnes locales.

Dans les années 1990, c'est à l’initiative du Capitaine Joseph Anapaye, Chef Coutumier d'Apatou (Moutende), et Président de l’Association Mama Bobi qu’ont été effectué des recherches par les jeunes membres de la Société Archéologique et Anthropologique du Maroni. Sur le terrain, dans les archives de l’Administration Pénitentiaire, ainsi que des archives orales auprès de nos anciens qui avait connu cette époque.
Puis des travaux de réhabilitation et de sécurisation pour l’accès du site ont été engagé, par des jeunes membres de Mama Bobi de la Commune. Afin que puisse s’organiser des visites encadrées par l’Office du Tourisme d’Apatou, ou d’autres prestataires touristiques locaux.

En effet, Joseph ANAPAYE était né le 01 Juin 1922 à Moutende (bourg Apatou), connaissait la triste histoire de ce site liée à l’Histoire d’Apatou et de la Guyane. Il commença par travailler pour l’administration du bagne de La Forestière, en amont de la commune d’Apatou. Puis fut ensuite muté vers le bagne de Saint Jean du Maroni, où il travailla avec le médecin du Camp.
Le Capitaine Anapaye fut l’un des fondateurs en 1990, et le Président de l’association MAMA BOBI, durant les années 1990 et 2000. Suite à sa disparition en 2008, son successeur à la Présidence, fut Antoine Aouegui dit Lamoraille. Il a toujours poursuivi les travaux de réhabilitation du site, et la transmission de son histoire auprès de la jeunesse d’Apatou, au curieux et chercheurs.
Ce 22 mars 2024, LAMORAILLE nous a aussi quitté, mais son action et son engagement nous rappelles notre devoir de mémoire et de transmission de la connaissance de notre histoire.
Ces deux illustres membres fondateurs du CCF Mama Bobi inspirent encore et toujours l'action de nos membres.
Tous deux, caressaient l’espoir d’une reconnaissance officielle de ce site et de son histoire, et pourquoi pas, de son inscription aux monuments historiques.
Aujourd’hui l’espoir est permis, d’autant que le 8 juillet 2022, la (CRPA) a statué favorablement pour l’inscription aux monuments historiques du Bagne des Annamites de Montsinéry-Tonnégrande.
En attendant, en 2011, le Vietnam, a organisé la pose d’une plaque commémorative au cœur des vestiges du Bagne des Annamites d’Apatou.
Elle a été érigée par les visiteurs Vietnamiens, les jeunes de Mama Bobi, et offerte par le Việt Nam Quốc Dân Đảng.
Il est inscrit ce qui suit : “Vive le Vietnam - Les gens du Vietnam sont éternellement reconnaissants pour les héros anonymes luttant pour l’Indépendance de la Patrie, exilés à perpétuité et ayant perdu âme et corps en cette terre, après le soulèvement général de la Révolte à Yên-Báy, le 10 Février 1930, sous la direction du Parti Nationaliste du Viet Nam”
https://www.facebook.com/C.C.F.Mama.Bobi.officiel/posts/pfbid0cNCPcEWBNGg158Gnn7FUFbwygySa9HdJLCGhURcuePZyk5n9fgcgatxx4cHEi9AVl

Dans les années 1990, Mama Bobi initie avec ses jeunes membres divers projets sur le site du Kampu de la Forestière :

La Phytothèque du Maroni :
La Phytothèque du Maroni est une structure qui assure depuis 1990 un suivi attentif des prises en charges transculturelles.
Elle se distingue par son approche spécifique :
Une phytothérapie et analyse transculturelle et/ou systémique.
Un suivi sur le très long terme.
Cette institution joue un rôle important dans le domaine de la santé et des pratiques transculturelles en Guyane.
https://www.un-temoin-en-guyane.com/decontenances-psycho-sociales-et-marronnabilite-generationnelle

En 1998, un projet Ecotouristique d'envergure touristique avait été initié depuis le Kampu de La Forestière.
Un Ecosite et un itinéraire de randonnée pédestre, imaginés par les "Yunku wan" accueilli au Kampu, inspiré par nos illustres ancêtres, l'histoire locale du marronnage et du bagne des Annamites, et validé par les Autorités Coutumières et les Collectivités Territoriales.
Le projet était intitulé « Dans les pas du Capitaine Apatou »… et... «TIENS » pour les jeunes des communes du Bas-Maroni, comme Travaux et Insertion dans les Espaces Naturels Sensibles.
Un Projet étudié, porté, et expérimenté par les yunkuwan de Mama Bobi de 1998 à 2008. Des sentiers de randonnées à usages multiples, des Ecosites, des possibilités d'hébergement, une mine d'enseignements sur l'histoire, les traditions, les arts et la pharmacopée des Bushinenges..
Le but était de développer une filière économique basée sur l’exploitation touristique et éducative de sites et itinéraires de sport et loisirs de pleine nature. Ils avaient réussi.
Ils ont élaboré et entretenu un itinéraire de Grande Randonnée pédestre, balisé et sécurisé, entre Saint jean du Maroni, Apatou, et les Chutes Voltaires.
Tout en impliquant la population locale dans le respect de ses traditions et ses coutumes, et favoriser une économie locale et la création d’emplois locaux.
Cet itinéraire constituait le premier GR en Guyane, avec un parcours de plus de 110 kilomètre sur les berges du fleuve et en forêt.
Il aurait pu être labellisé par la Fédération Française de Randonnée Pédestre.
https://www.facebook.com/C.C.F.Mama.Bobi.officiel/posts/pfbid0QDgc1HzG8rDQAQzdxycDNB7FSSLpxXiwFfch4baU6jQmzEW4ecBZoEhb1HZnTfUgl
Cet itinéraire de randonnée pédestre, balisé et sécurisé, a été exploité par de nombreux RAID :
Dont le GRAM, le Guyane Raid Amazonie, https://www.facebook.com/watch/?v=1140575371060873
et le Raid Amazones.
https://www.raidamazones.com/raid2001/index.php
Alain Gestin, l'organisateur du Guyane Raid Amazonie, fut le seul à participer financièrement au maintien et à l'entretien de cet itinéraire de Grande Randonnée Pédestre de Guyane de 1998 à 2008.
https://www.franceguyane.fr/divers/3-questions-a-alain-gestin-organisateur-du-raid-amazonie-174633.php

En 2003, Mama Bobi a effectué à ces frais, une Etude pour la mise en place d'itinéraires de randonnées pédestres sur les communes de Saint-Laurent du Maroni et d'Apatou. -58 p.15 cartes.
https://infodoc.agroparistech.fr/index.php?lvl=notice_display&id=155790
Par cette Etude, Il s'agissait pour Mama Bobi de présenter à l'ONF, au Comité du Tourisme, aux Collectivités Territoriales (Mairie et CCOG), et autres partenaires institutionnels, un Avant Projet Détaillé afin de pérenniser le financement pour l'entretien de ces itinéraires randonnées pédestres et infrastructures connexes, ceci dans le cadre du PDIPR, et avec le soutien de la FFRP.
https://www.ffrandonnee.fr/search?q=Guyane
Plan Départemental des Itinéraires de Promenade et de Randonnée (PDIPR) de la Collectivité Territoriale de Guyane.
https://www.guyane-sig.fr/explorer/fr/jeux-de-donnees/itineraires-de-randonnees-du-pdipr-de-la-collectivite-territoriale-de-guyane/api
Les jeunes de Mama Bobi imaginaient développer un Ecotourisme à l'initiative des populations locales et à leurs bénéfices.
D'autant qu'un parc national et un parc régional se partagent une bonne partie de ce morceau d'Amazonie...
https://www.france.fr/fr/article/loutre-mer-nouvel-eden-de-la-randonnee-et-du-trekking/ -guyane-3
C'était sans compter avec ce que l'on appellera les "Dynamiques Bloquantes" et récurrentes ...

En 2007 le PROJET Light Inc est lancé :
"BUSHINENGE : GUYANE, Les Oubliés du Fleuve"
Le projet s’était donné trois objectifs :
– Un reportage pour dénoncer les injustices et faire connaître la richesse culturelle de cette population.
– Une enquête sociologique permettant une meilleure compréhension de la situation.
– Des interventions en milieu scolaire réalisés en Guyane par l’association Mama Bobi et en Métropole par Light Inc.

Le projet a compris 10 semaines en immersion dans la population fluviale pour comprendre les problèmes au niveau des habitants afin de permettre un dialogue, un échange d’expériences dans la langue locale, le Nenge Tongo et selon le mode de vie local.
Puis, une concertation avec les acteurs locaux, en particulier l’association Mama Bobi, en relation avec la population du fleuve aussi bien que des autorités afin de développer une réflexion sur le déblocage d’une situation complexe.
Décembre 2010 : L’association Mama Bobi transmet le rapport de l’association Light Inc. aux députées de la Guyane Chantal Berthelot et Christiane Taubira. Le rapport servira d’appui à un projet à l’échelle régionale de consciencisation des populations à l’environnement en partenariat avec l’Education Nationale. Il comprend des interventions en milieu scolaire en Nenge Tongo assurés par l’association Mama Bobi.

Décembre 2007 – Janvier 2008 : Premier travail de terrain sur le Maroni. Reportage Photographique.
Févrirer 2008-Novembre 2009 : Interventions et expositions en Métropole. Début d’une réflexion sur une action concrète sur le Maroni.
Juin Juillet 2010 : Travail de terrain sur le Maroni. Enquête sociologique pour comprendre les mécanismes du blocage socio-administratif de la situation sanitaire sur le Maroni.
Octobre-Novembre 2010 : Conclusion du rapport, transmission du rapport à l’association Mama Bobi.

Extrait du rapport : Dynamiques Bloquantes du Maroni :
« Le troisième problème touche l’eau :
Celle de la pluie, consommée, est filtrée de manière sommaire – une toile pour retenir les végétaux - et stockée dans des citernes de 1000 litres sans précautions sanitaires. L’eau est quasiment à l’air libre, dans un climat chaud, humide et dans des villages à proximité immédiate de la forêt. Celle du fleuve présente un taux de mercure trois fois supérieur à la limite de tolérance européenne à cause de la pratique de l’orpaillage. Rappelons que dans les kampous, ne bénéficiant pas d’eau courante, le fleuve est un élément de la vie quotidienne dans lequel chacun se lave, fait la vaisselle, la lessive – à l’aide de poudres relevées d’additifs – et dans lequel les familles puisent leur subsistance, majoritairement grâce à de gros poissons carnivores en fin de chaîne alimentaire - Akoupa, Piraï, Poisson Chat... - qui emmagasinent tout le mercure des petits animaux marins. »
https://bushinengue.williambarylo.com/?page_id=14

En 2010, pour marquer le 20ème anniversaire de sa structure, l’association Mama Bobi s’est lancée dans un nouveau projet alliant la transmission des acquis culturels à l’accompagnement des initiatives locales. Sous le nom d’Opération Grenailles, l’idée est de planter plusieurs milliers de wassaï hybrides dans les environs d’Apatou, pour récolter d’ici 2015 les fruits et les vendre en Europe, à un prix plus élevé que dans la zone des Guyanes et particulièrement à Amsterdam où la communauté Surinamaise est importante.
Ce programme, soutenu par le CUCS de St Laurent, concerne environ 80 familles d’Apatou, soit 400 personnes.
Pour l’association, l’objectif reste la participation concrète des communautés linguistiques et culturelles de l’ouest guyanais dans la stimulation de l’auto-assistance, et le soutien social.
Les agriculteurs ont appris les techniques au Suriname, de la production à la transformation et pour une commercialisation répondant à un cahier des charges certifié Agriculture Biologique.
https://boukan.press/wassai-paandi-pasensi-planter-la-patience/

En 2019, Mama Bobi participe à un rapport pour dresser le bilan de la consultation citoyenne sur la gestion de l’eau et des inondations lancée par la DEAL Guyane et le Comité de Bassin entre le 2 novembre 2018 et le 2 mai 2019, pour la partie concernant le plan de gestion des risques d’inondation (PGRI).
Il s'appuie sur les questionnaires retournés, en version papier ou par Internet, durant cette période.
Ce rapport alimentera le projet de PGRI du district hydrographique de Guyane, dont la validation est attendue pour la fin de l'année 2019.
Consultation du public sur l'eau et les inondations 2018-2019
BILAN sur le PGRI.
Le plan de gestion des risques d’inondation (PGRI) est réalisé en application de la directive « Inondation » (Directive européenne 2007/60/CE du 23 octobre 2007 relatif à l’évaluation et à la gestion des risques d’inondation). Il fixe les grandes orientations de la politique de gestion des risques inondations sur l’ensemble du territoire de la Guyane pour les 6 prochaines années.
https://www.guyane.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/bilan_consultation_2019-pgri-final2.pdf

Mama Bobi paandi pasensi...Associations culturelles et de loisirs, associations de défense de l'environnement, associati...
03/11/2025

Mama Bobi paandi pasensi...

Associations culturelles et de loisirs, associations de défense de l'environnement, associations éducatives, associations humanitaires et d'entraide sociales, organisme de consommateurs et d'usagers, épiceries solidaires, centre éducatif, centre de formation...

Mama Bobi est une association basée à Apatou, en Guyane, spécialisée dans la transmission des cultures issues du marronnage et la promotion de l'interculturalité.
Elle œuvre dans divers domaines tels que les arts et traditions populaires, les thérapies traditionnelles, la gestion coutumière de l'environnement, des ressources naturelles de la forêt et des fleuves, et le développement durable des territoires et communautés de la vallée du Maroni.

Missions et activités :
Transmission des connaissances : Mama Bobi s'attache à la transmission des langues, des cultures, des arts, des savoirs et sciences issus du marronnage.

Interculturalité : L'association crée des passerelles entre différentes cultures à travers des projets variés.

Développement durable et Économie solidaire : Elle promeut des pratiques respectueuses de l'environnement et des traditions issues du marronnages.

Formation et éducation : Mama Bobi est agréée centre de formation depuis l'an 2000, et propose des programmes éducatifs.

Mama Bobi entretient des échanges transfrontaliers et œuvre principalement dans la vallée du Maroni, en coopération avec les Autorités Coutumières des populations locales, les acteurs socio-économiques régionaux, les collectivités territoriales, et les services étatiques.

L'un de ses objectifs depuis 1990...
Mettre en place, gérer et assurer le fonctionnement d'un centre de recherches et de réflexions pour la transmission des cultures des Noirs marrons et la sensibilisation à l'environnement naturel, social et culturel dans le respect des traditions fluviales ; dispenser des actions de formations professionnelles continues.

Informations pratiques :
Adresse du siège social de l'association :
KAMPU DE MAMA BOBI, LA FORESTIERE, 97317 APATOU, Guyane Française.
Adresse du centre de gestion de l’association :
1 RUE SIMON PROLONGÉE, 97320 SAINT-LAURENT-DU-MARONI, Guyane Française.
https://annuaire-entreprises.data.gouv.fr/entreprise/association-mama-bobi-401738448

"Bigi fu sama na’a s***n ma i membre nanga yu du"https://www.un-temoin-en-guyane.com/blog/ferfi-tembe-le-tembe-peint"......
22/10/2025

"Bigi fu sama na’a s***n ma i membre nanga yu du"
https://www.un-temoin-en-guyane.com/blog/ferfi-tembe-le-tembe-peint

"...Descendant de marrons du Surinam, Antoine Lamoraille dit Aouégui (1944-2024) est une des figures majeures du XXe siècle guyanais. Son parcours se confond avec celui des sociétés bushinenge.
Charpentier, « journaliste révolutionnaire » pendant les années 1970 à Cayenne, tembeman (spécialiste dans l’artisanat d’art), tradipraticien, boulanger et autodidacte, son œuvre est plurielle. Face à l’injustice et à la discrimination, il rejetait l’inaction et la bienséance...
Antoine Lamoraille était un passeur de savoirs et de savoir-faire. Cette soif de transmettre l’a conduit à fonder l’association Mama Bobi, en 1990 qui œuvre à la conservation et à la transmission des cultures des sociétés issues du marronnage. Elle élabore des passerelles dans des domaines très variés : arts et traditions populaires, pharmacopées et thérapies, coutumes et développement durable. Elle a développé depuis près de 30 ans des compétences interculturelles et linguistiques au service du développement des populations de la vallée du Maroni-Lawa.
Cette structure est encore aujourd’hui un laboratoire d’expériences et d’apprentissage des savoirs et des savoir-faire des cultures marronnes. Elle a été, par exemple, à l’origine d’un certain nombre d’initiatives..." Jean Moomou, Professeur des Universités en histoire, MINEA, Université de Guyane.
https://histoirecoloniale.net/antoine-aouegui-dit-lamoraille-1944-2024/

WASSAï ! Paandi pasensi, planter la patience
https://boukan.press/wassai-paandi-pasensi-planter-la-patience/

Antoine Aouegui dit Lamoraille ou« L’Homme à la parole performative : Quand dire, c’est faire » Jean Moomou est professeur des Universités en histoire, MINEA, Université de Guyane. Descendant de marrons du Surinam, Antoine Lamoraille dit Aouégui (1944-2024) est une des figures majeures du ...

La médiation (inter)culturelle :En Guyane, la médiation (inter)culturelle et linguistique concerne aussi bien les person...
04/05/2025

La médiation (inter)culturelle :
En Guyane, la médiation (inter)culturelle et linguistique concerne aussi bien les personnes migrantes (environ 33 % de la population) que les groupes ethniques régionaux (52%), moins de 15% des résidents en Guyane étant de langue maternelle française.43 Les médiateurs jouent en rôle de passeurs entre deux langues, deux cultures ethniques mais également une « culture » technique administrative ou sanitaire et celle de la population.
Médiation culturelle en santé :
Médiation interculturelle et linguistique dans l’ouest guyanais - Centre de formation Mama Bobi.
Le médiateur de santé : COMPETENCES INTERCULTURELLES ET LINGUISTIQUES
Rôle « d’intermédiaire » entre deux communautés linguistiques entre deux cultures.
Il ne doit pas seulement savoir traduire linguistiquement les messages produits dans une langue source vers une langue cible mais il doit également être capable de restituer le contexte culturel spécifique dans lequel le message a été produit ou dans lequel s’élabore un certain comportement.
Une communication interculturelle efficace implique une maîtrise des niveaux d’une langue.
Pour autant le médiateur n’est pas un traducteur ou un interprète professionnel. Mais il dispose à la fois d’une bonne connaissance linguistique et culturelle des langues et cultures en jeu. Ainsi cette compétence interculturelle est la capacité de comprendre, d’analyser les différences d’une autre culture, de s’y adapter, d’y évoluer, d’atteindre ses objectifs dans cette différence.

La mise en place de médiateurs interculturels et linguistiques nous a permis immédiatement de nous
engager professionnellement dans l’illustration de la notion de capital humain. Notion sociale chère à
notre structure de formation, dont l’une des vocations essentielles est de favoriser en nos quartiers
et kampu du bas-Maroni un développement homogène et intégré. Ceci dans le cadre d’une Cohésion
sociale poussée jusqu’à l’Egalité des chances…

Les médiateurs, mis en autoformation à Mama Bobi, ont pu ainsi découvrir leurs talents et les
développer dans une dynamique de terrain implacable. Ils ont intégré une autoformation exigeante à
même de leur permettre de forger en équipe, les outils interculturels avec lesquels ils travaillent
aujourd’hui.
Leurs expériences de terrain uniques, au plus près de problèmes sociaux fortement culturels en
amont, les ont impliquées très vite dans une indispensable médiation linguistique. Confortant les
bases de la communication interculturelle, ici mises en avant. Des techniques indispensables en nos
sociétés pluriethniques et pluri idiomatiques dans l’élaboration et l’entretien de liens sociaux
durables. Techniques incontournables dans l’édification d’une Cohésion sociale à base multiculturelle.
Et dans la perspective de comportements solidaires et citoyens.

Le travail accompli ces dernières années grâce aux médiateurs en notre structure, a sans doute
rendu plus concrètes, les solutions imaginées par les travailleurs sociaux. En répondant aux constats
des divers schémas directeurs proposés jusqu’ici dans le bas-Maroni (CUCS, …).
La pratique professionnelle des médiateurs de Mama Bobi s’apparente à l’apprentissage et à la mise
en œuvre de nombreuses techniques de médiation interculturelle et linguistique à même d’être
transmises désormais. Transmission en action à des relais d’éducation populaire formés à cet effet
sur le terrain. Ceci dans de nombreux domaines expérimentés tels que le soutien scolaire,
l’animation de programmes de prévention, d’éducation à la santé d’éducation à l’environnement, etc.,
et en fin de compte, l’exercice de la citoyenneté.

Le choix d’actions, de soutiens et de formations tout au long de la vie en des quartiers émergeants et
kampu informels du bas-Maroni à travers des approches transversales (la langue et la culture d’origine des habitants) à en outre conforté les médiateurs dans leur professionnalisation.
Notamment là, où une approche fine et confidentielle, touchant la santé, la cellule familiale ou les
inévitables mutations psycho-sociales par exemple, paraissait essentielle.

Le travail des médiateurs a surtout permis de former de nombreux relais de quartiers à la maîtrise
de ces outils d’Education Populaire. Ce qui, dans le contexte pluriculturel de l’ouest Guyanais,
constitue une réelle innovation dans la transmission / reconstruction des valeurs communes. De la
responsabilité individuelle à l’initiative collective. Ceci à travers des liens intergénérationnels d’une
richesse insoupçonnée. A redécouvrir et à reconsidérer. Comme un inépuisable capital social. Capital
humain égal capital social.

Le travail des médiateurs au sein de notre structure aura été de forger avec les populations
concernées, de vraies passerelles interculturelles et linguistiques. Dans la juste appréciation de ces
deux notions. Sociale et Humaine. La richesse partagée de notre société du bas-Maroni en formation.
Ici, avec tous les partenaires engagés dans la même direction. Vers une citoyenneté participative et
une intégration pluraliste. Notre ambition…
https://www.guyane-promotion-sante.org/wp-content/uploads/2023/10/1698346953/import-base-doc/DOCS/DOC00208.pdf

https://www.guyane-promotion-sante.org/acteurs/mama-bobi/

L’association œuvre à la transmission des cultures des sociétés issues du marronnage, et élabore par l’interculturalité des passerelles dans des domaines très variés : arts et traditions populaires, pharmacopées et thérapies traditionnelles, coutumes et développement durable, au servi...

Mama Bobi est une association fondée en 1990 sous l'impulsion des Autorités Coutumières et d'érudits du bas-Maroni. Elle...
02/02/2025

Mama Bobi est une association fondée en 1990 sous l'impulsion des Autorités Coutumières et d'érudits du bas-Maroni.
Elle se consacre principalement à la transmission des connaissances, des langues et de l'héritage culturel issu du Marronnage.
L'association œuvre dans plusieurs domaines par le biais de la médiation interculturelle et linguistique, en créant des outils pédagogiques variés.
https://graineguyane.org/annuaire/mama-bobi/

Activités Principales :
- Santé et Environnement : Sensibilisation sur la gestion de l'eau et les risques sanitaires.
- Arts et Traditions Populaires : Promotion des cultures locales.
- Thérapies Traditionnelles : Transmission des savoirs en pharmacopée et thérapies traditionnelles.
- Développement Durable : Initiatives pour une gestion durable des ressources.
- Éducation Populaire : Programmes éducatifs dans les écoles, notamment à travers le programme Watty à l’École.
https://www.un-temoin-en-guyane.com/mamabobi-une-structure-associative-pour-la-formation-et-l-emancipation

Informations Pratiques :
Adresse : 20 boulevard Général de Gaulle, Saint-Laurent-du-Maroni
Téléphone : 05 94 34 39 17 / 05 94 34 49 59
E-mail : [email protected]

Imprimer MAMABOBI : UNE STRUCTURE ASSOCIATIVE POUR LA FORMATION ET L'ÉMANCIPATION 10/09/2016   Les acteurs de Mamabobi présentent leur association...  Un film de  William Barylo, docteur en sociologie      Bika wan suma sabi a no sabi, Mamabobi e feti fu kibri èn prati kulturu... Parce que ...

Adresse

1 Rue Simon Prolongée - BP 27
Saint-Laurent Du Maroni
97320

Heures d'ouverture

Lundi 08:00 - 12:00
Mardi 08:00 - 12:00
Mercredi 08:00 - 12:00
Jeudi 08:00 - 12:00
Vendredi 08:00 - 12:00

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Our Story

Fondé il y a plus de 20 ans sous l’impulsion des autorités coutumières et des érudits du bas Maroni, l’association Mama Bobi, agréé centre de formation, œuvre à la transmission des cultures des sociétés issues du Marronnage et élabore par l’interculturalité des passerelles dans des domaines très variés : arts et traditions populaires, pharmacopées et thérapies traditionnelles, coutumes et développement durable, au service de l’intégration plurielle et citoyenne. MAMA BOBI a développé depuis plus de 20 ans des compétences interculturelles et linguistiques au service du développement homogène et intégré des populations. La structure entretient des échanges transfrontaliers et œuvre sur le Fleuve Maroni.

Ils parlent de l’association :

Le portail Takari. http://www.portail-takari.org/Dynamique/ArticleFond/Detail.asp?SousTheme=13&IdArticle=67

Le blog, Un Témoin en Guyane : « Mama Bobi qu’est ce que c’est ? » https://www.un-temoin-en-guyane.com/mamabobi-connais-pas-qu-est-ce-que-c-est