18/04/2026
La désespérance et les souffrances des peuples autochtones du Haut-Maroni, pour la 3ème fois en attente de la Justice :
- Déjà en 2001 la FOAG via Alexis Tiouka (avec le soutien de Solidarité Guyane) et représentée par Maître Lingibé présentait une plainte contre X avec constitution de partie civile devant Monsieur le Doyen des juges d’instruction du Tribunal de grande instance de Cayenne (15 janvier 2001) pour infraction aux articles 221-5, 221-6, 222-15, 223-1 et 223-6 du Code pénal (délits d’empoisonnement, d’homicide involontaire, de mise en danger délibéré de la personne et d’omission de porter secours).
Cette plainte n’a pas eu de suite, car jugée non recevable, malgré la nature des faits dénoncée dans cette plainte témoignant de la particulière gravité des atteintes portées à la population Amérindienne.
- En décembre 2013, l’ONAG et Solidarité Guyane, représentées par Maître Bourdon (Sherpa) ont formé un recours auprès de Monsieur le Préfet de Cayenne, préalable à une action en responsabilité contre l’Etat français du fait de la carence fautive de l’Administration et ont enjoint à Monsieur le Préfet de prendre les mesures nécessaires afin de faire respecter les lois et règlements s’agissant, d’une part, de l’activité de sociétés d’orpaillage sur le territoire guyanais et, d’autre part, de la prévention et de la protection des atteintes à la santé des personnes et à l’environnement. Conformément à l’article R. 421-1 du CJA, les requérantes ont formé un recours de plein contentieux, en date du 24 avril 2014, à l’encontre de la décision implicite de l’Administration devant le Tribunal administratif de CAYENNE.
Ayant été déboutées par le Tribunal de Cayenne les requérantes font appel auprès du Tribunal administratif de Bordeaux, lequel confirmera le refus en 2015.
- En 2023 un nouveau recours auprès du Tribunal administratif de Cayenne est initié par Wild Legal avec des victimes du Haut-Maroni et un collectif associatif et représenté par Maître Seube. Après une longue instruction contradictoire avec la Préfecture, il sera traité à l'audience du 23 avril 2026 :