02/02/2026
"De toute façon il ne se passe rien au large de la Guyane"
Vraiment ?
Saviez-vous que plusieurs campagnes d'inventaire de faune ont eu lieu dans les eaux guyanaises au fil des ans et ont prouvé le contraire ? Nous connaissons en général bien les espèces côtières : sotalies, tortues marines, poissons blancs etc Mais il est vrai que les espèces du large sont moins connues alors que cette biodiversité est très riche, notamment en termes de mammifères marins (une trentaine d'espèces, c'est plus que le sanctuaire AGOA des Antilles !), de grands prédateurs et d'espèces de poissons !
En 2011-2012, l'association Gepog Oiseaux Guyane a réalisé des inventaires marins en bateau, ils ont confirmé la présence des cachalots, des dauphins tachetés, des globicéphales.
En 2017, l'observatoire Pelagis/la Rochelle université-CNRS a réalisé des inventaires en avion bimoteur et ont confirmé la présence (entre autres) d'orques, de raies Manta, de baleines à bosse, de pseudorques, de cachalots nains, de baleines de cuvier...
En 2019, l'ONG Greenpeace France était en campagne en bateau dans nos eaux et ont confirmé la présence de baleines à bosse, rorquals de Bryde, de dorades et de thons jaunes, de grands dauphins...
Vous verrez également de magnifiques photos de l'association Ocean Science Logistic-OSL qui a mené une campagne d'inventaire au large de la Guyane en 2018, 2019, 2023 et 2024.
Ces différentes campagnes ont confirmé des zones très importantes de regroupement et d'alimentation des femelles cachalot et baleines à bosses avec leurs petits.
Tout cela sans même parler du récif corallien de l'Amazone découvert sur les fonds de 100m, accompagné évidemment d'espèces de poissons coralliens. Ce dernier témoigne d'une histoire géologique remarquable et constitue un écosystème rare et précieux !
Nous ne citerons pas toutes les espèces car la liste est trop longue. Mais nos eaux, même au large, montrent les biomasses et des niveaux de biodiversité parmi les plus importants au monde. Une exploitation des ressources minières impacterait forcément ces populations ainsi que l'écosystème dans sa globalité.