05/11/2024
VII- ÉYANG ÉLANG-ELLA LUCIE ET SA FRAÇASSANTE ADMISSION À L’INTERNAT
La visite de ma mère à Bitam pour moi s’étant déroulée au milieu du second trimestre scolaire, je ne jugeai pas la nécessité de refaire un petit tour au village pour lui annoncer que je venais de passer sans obstacles majeurs en 3e. Je devais le lui dire à mon retour de Libreville après avoir repris mon travail des vacances à Tratafric comme conclu.
Ce deuxième voyage pour Beyok, la ville, je devais le réaliser avec mon frère Nkwé Mendome Fulbert “ Bandeco “ et mon camarade Ayo Biyogo-Obame Albert Toussaint “ Reyx Man-abotong “ (Nnom-miale) dans deux jours. Curieusement, dans la soirée qui précédait le jour de notre départ, un commerçant ambulant de Sapak (poisson congelé) proposa de les y emmener à moindre coût à condition qu’ils acceptent de se débrouiller à le faire avec la grosse caisse à glaçons dans la Benz de derrière. Ne pouvant plus mettre la main sur moi dans le grand Bitam en pleine période de début des vacances scolaires, mes deux acolytes prirent alors la route nuitamment sans moi tout en laissant les consignes de les suivre le plus rapidement possible car il n’y avait pas de temps à perdre pour nous faire encore beaucoup d’argent dans Mpongo-bideuga (LBV).
Le lendemain, je reçus cette information comme une sorte de trahison de la part de mes confidents. Cela me poussa même à juger nécessaire d’aller d’abord au village avant de repartir pour la Capitale.
Depuis bien avant la fermeture des classes, je m’étais arrangé de confier la garde de mes petites affaires personnelles à mon bailleur. En même temps je luis remis une somme de 7.500 f pour le payement d’avance des trois mois de vacances. Mon bon papa d’occasion pour les mêmes trois mois, n’accepta que 5.000 f et me rendit les 2.500 f restants comme ses encouragements de mes bons résultats scolaires et surtout en reconnaissance de très bonnes relations parentales que nous avions pu nouer durant toute cette année scolaire. Désormais, je n’avais que mon sac de voyage accroché à l’épaule. Partout où je me trouvais, je l’avais car prêt à sauter sur la première occasion qui pouvait me conduire vers mon vénéré village afin de retrouver ce qui me restait comme famille.
Ainsi, il faisait déjà 10 h de la journée, alors que je continuais à festoyer avec mes quelques camarades gagnants du côté du marché de Bitam, on vit dans les nuages un gros avion de la compagnie “ les Ailes de la Rénovation “ (Air-Gabon) prendre la direction de l’aéroport local pour atterrissage à un jour inhabituel. On nous expliqua que le transport gratuit des élèves en vacances venait de démarrer et ce que nous voyions là n’était que le premier vol spécial d’une serie qui devait s’étaler sur deux semaines.
Sans perdre du temps, je me dirigeai vers la Maison d’escale qui donnait accès à la Piste de navigation. A la place d’un Fokker F-28 c’est un Boeing 735 de plus de cent places, baptisé “ Port-Gentil “ qui se stationnait majestueusement à l’endroit prévu à cet effet pour débarquer ses nombreux passagers.
Dans ses bureaux, on trouva Monsieur Moustapha, le chef de l’agence locale du Perroquet-vert, fou de rage en train de se lamenter “ NON MAIS POURQUOI ON ME FAIT ÇA COMME ÇA ? ON M’ENVOIE SUBITEMENT UN BOEING D’UNE CENTAINE DE PLACES SANS AU PREALABLE M’AVERTIR. TOUS LES ÉLÈVES SONT DÉJÀ PARTIS EN VACANCES ET MOI JE N’AI PAS PU CONFECTIONNER UN PLAN D’EMBARQUEMENT POUR EUX. ALORS OÙ VAIS-JE ENCORE TROUVÉ DES COLLÉGIENS POUR REMPLIR CE GROS AVION, HEIN ? “
Ne sachant plus quoi faire pour se trouver quelques passagers scolarisés ou même ordinaires il chargea l’un de ses agents de hurler un peu partout pour inviter les gens à venir prendre l’avion pour aller à Libreville gratuitement. Les moyens de communication étant très limités à cette époque, le message inédit ne put pas franchir les limites de la concession de l’Escale de Bitam.
Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, pour tout l’or du monde je ne pouvais jamais louper une si rêvée opportunité. A la seule présentation de ma carte d’identité scolaire je fus donc la première personne à m’inscrire sur la liste des voyageurs de Bitam à destination de la Ville des esclaves libérés. La pause de l’avion qui ne devait jamais dépassé trente minutes fut rallongée à une heure pour continuer le recrutement des hypothèques voyageurs. Malheureusement le résultat tant espéré ne fut jamais atteint. Après moi il n’y eut encore que trois autres élèves qui se firent enregistrés. C’est donc à quatre passagers sans bagages sur cent prévus que nous fîmes ce voyage cet après-midi là.
C’est vers 16 h que je foulai encore le sol le bercail natal de papa-Lion de Gabon-d’abord. Comme mon oncle Ndong Engo Paul-Hervey se trouvait en stage professionnel à l’INA en France, c’est chez ma tante Ngnangone Endamane Lamberte residant à Lalala-à-gauche (Lalala-Dakar) juste entre le domaine du Général André Zong et celui du Recteurde l’UOB, le Pr Jean-Pierre Nzogue Nguéma que j’allai déposer mes bagages. Un douillet petit studio me fut emménagé pour toutes mes vacances de cette année. Je passais une une bonne nuit de remise en forme et le lendemain je me présentai à mon lieu de travail pour remplir les formalités de reprise de travail. Tout se passa sans faute note. Comme on était un vendredi, ma reprise effective du service fut remis au lundi prochain.
Ayant encore toute cette journée de liberté à profiter, je pensais nécessaire d’aller faire un tour d’’abord au marché Mont-bouet pour m’acquérir de la friperie haut de gamme afin de me mettre en mode citadin de grandes agglomérations puis pour me rendre à Akebe-plaine m’enquérir de la situation de mes acolytes partis de Bitam par la route sans moi.
Arrivé sur place, les malheureux gosses n’étaient pas encore arrivés à destination. J’avais dû traîné tout l’après-midi dans les Akébés pour les attendre. Je profitai aussi de ma présence au marché d’Akebe pour pour rencontrer mes amis et frères qui faisaient partie de mon équipe de Garçons d’Akebe pour tenir informés de mon retour parmi eux. C’était le cas entre autre de : Endamane Mbira Felix, Nkogo Salla Léon “ Nkok saléon “ Ossima Ondo Albert, Bengone-b’Ondo Justin “ Badami “, Ngome Zeng Essaie, Étienne Nze Zoko, Ngnangone Ébi Ernest “Mimar “, Nkoro Mendome Clément “ Ader “, etc.
C’est finalement vers 17 h qu’ils finirent par arriver à destination. Ils étaient tout crasseux, piteusement tremblotant de froid et lamentablement externués. Curieusement c’est moi qu’ils pensaient avoir abandonné seul à Bitam qui les accueillis, tout endimanché, pétant l’excellente forme et plus que satisfait de moi-même.
Misérablement, mon complice de tous les temps Ayo nnom-mote Bikoume-kass “ Bik-bik “, murmura dans un effort au-dessus de la moyenne, les mâchoires bien ankylosées “ Nnome-miale, toi ici, comment tu as fait ? Avec plaisir et tout triomphant je me mis à leur raconter ma romance avec les vols spéciaux et leur Boeing presque vide qui m’a ramené en 30 minites sur place comme un prince pendant qu’ils se battaient sur la route avec toutes les intempéries pendant 48 heures pour les débarquer au même endroit.
Le temps de saluer tous ses parents de Derrière-le-marché-d’Akebe puis aller prendre un bon bain d’eau bouillante et se changer de tenues vestimentaires, les deux voyageurs de Bitam étaient déjà à aller toucher une nouvelle atmosphère de leur vénéré quartier chaud de Beyok. Pendant plus de quatre heures de temps nous nous pavanâmes d’un coin à un autre de nos mapanes habituels. D’Akebe-poteau à Akebe-Bellevue, en passant par Akebe-Apostrophe, Akebe-Frontière et Akebe-2 puis Akébé-ville pour revenir à Akebe-plaine, nous réussîmes à faire le tour de notre adulé quartier général les Akébés.
C’est vers 22 heures que je pris congé de mes acolytes tout décidant de nous retrouver le lendemain soir pour danser toute la nuit jusqu’au matin à l’effervescent Élône du célèbre Bidoung à la volcanique place de “ Off-na-com “.
Alors qu’il avait été prévu que nous célébrions notre prise de vacances à Bitam par une soirée spéciale “ Medzang-m’équato “ (les baladons des équato-guinéens) à la place habituelle du “ Grand-carrefour “, c’est plutôt le Matsacando ou Mebana du Grand-nord des fils de Biboulou que nous fûmes laisser bercés durant tout ce premier Samedi-anglais à Mpongo-bideuga.
Le dimanche suivant fut consacré totalement à la brève période de récupération afin que nous reprenions tous, tambour battant nos activités professionnelles des vacances en début de la première semaine du mois de juillet 1980 pour espérer réaliser trois bons mois de gains financiers.
A Tratafric, aucune autre formalité ne m’étant imposer dans la réalisation régulière de mes taches journalières j’assumai rigoureusement mes obligations professionnelles sans faute note avec mes heures normales augmentées des heures supplémentaires à placer entièrement dans mon compte d’épargne postale et avec les gains des journées de samedi pour mes divers petits besoins de la vie en ville.
Avec la fin des vacances scolaires, comme la première fois je me fis un sacré magot théorisé à me partager avec ma famille restée à mon encensé Dzal-Endoume. C’est même depuis Libreville où je me trouvais que j’appris même que mon cadet Mebiame Ndong-Endamane Raymond qui se trouvait au CM2 venait de réussir à son CEP et son concours d’entrée en 6e pour le Collège privé catholique Jésus-Marie de Bitam. Cela signifiait que pour la nouvelle année scolaire en vue, j’allais me retrouver avec lui à mes côtés dans un nouveau posture d’élève et parent d’élève à la fois.
Mon passage en 3e qui sonnait en principe ma dernière année à vivre à Bitam vu qu’il n’y avait existence de second cycle d’enseignement général et son arrivée en 6e, mon cadet et moi ne devions passer théoriquement qu’une seule année scolaire 1980-1981 ensemble.
Après l’acquisition comme toujours les fournitures scolaires pour mes frères et moi-même puis d’autres biens d’usage courant, à la première semaine de la campagne des vols spéciaux du Perroquet-vert national, je repris l’un des premiers avions Fokker F-28 “ Makokou “ en direction de Bitam, ma destination.
Arrivé sur place beaucoup de surprises désagréables m’attendaient :
- Mon cher petit studio d’habitation avait vu l’un de ses gros murs s’écrouler pendant les vacances. Elle était donc devenue une case totalement à refaire. Il me fallait d’urgence en trouver une autre. C’est du côté de Bitam-akuigne que je finis par me trouver une large chambre qui devait me recevoir avec mon cadet Raymond Mebiame.
- A Minsele-essandone, ma bien-aimée maman Ayingone Mbé venait de décéder ce qui sonna la fin totale de mes activités de chasse et pêche génératrices d’importants pouvoirs d’achat et de sérieux approvisionnements en alimentation.
- Mon professeur de Science physique Mr Messiane Gaston “ Django, venait d’être affecté à Mouila dans la province de la Ngounié. Cela entraîna de facto la perte de mes quelques parents a Bitam et surtout mes complices Ayo Biyogo et Nkwé Mendome.
C’est le cœur serré mais toujours positif dans la pensée que je rentrai au bercail pour un brief séjour d’une seule semaine. En allant remettre mes colis à ma nah Kevaga que j’appris que ma cousine Éyang Élang Lucie, qui était aussi au CM2 depuis son école privée catholique de Begiaga venait de manquer à concours d’entrée au collège mais avait cependant obtenu son CEP. Il fallait donc trouver un autre moyen d’aller en 6e afin de lui faire reprendre inutilement le CM2 local mais sur place à Minvoul il n’y avait plus d’etablissements d’enseignements secondaires capables de l’accueillir. Les deux collèges (public et privé catholique) venaient d’être suspendus.
Dans ses usages le collège privé Jésus-Marie d’Ala-Mimbang de Bitam avait instauré une séance de rattrapage pour les élèves du CM2 qui avaient manqué leur entrée en 6e à tavers toutes les écoles catholiques de Minvoul. On décida de faire passer ces tests à ma cousine.
A mon retour au village, les résultats des épreuves auxquelles venait de passer ma cadette Éyang Lucie n’étant encore publiés nah Kevaga, l’aînée de ma génitrice ne pouvait pas encore me dite quoi que ce soit la concernant.
Les cours devant commencer un lundi, le samedi de la veille que je quittais mon village pour Bitam avec mon cadet Raymond à mes côtés.
Arrivé sur place je m’occupai d’abord de toutes les formalités d’inscription, du paiement de son uniforme scolaire et de la remise de son cartable scolaire remplis de toutes les fournitures exigées. Le lendemain, j’en fis autant pour moi et nous debutâmes les cours chacun au rythme de son programme de classe.
Alors que j’étais à troisième journée de reprise des cours, en passant par le marché, quelques condisciples originaires de Minvoul comme moi m’informèrent qu’il avait une jeune fille en Provence de l’Israël du Grand-nord qui tiens à me voir pour affaire très importante me concernant. Aussitot, je décidai de me changer d’itinéraire pour me diriger vers l’endroit indiqué. Sur place, c’est bien cousine Éyang Élang toute déboussolée que je trouvai avec à ses pieds une gros sac de provisions et une petite valise d’effets vestimentaires. Aussitôt qu’elle m’aperçut arriver de loin elle cria de joie tout en courant à toute vitesse dans ma direction. Elle m’embrassa de toutes ses forces comme si depuis qu’on s’est perdu de vue totalisait au moins une dizaine d’années. Sans perdre temps pour lui demander pourquoi elle se trouvait avec à Bitam, c’est elle-même qui se mit à me raconter ce que je savais déjà et c’est à mes côtés que nah Kevaga Ndong, l’ainée de ma maman Ngône Ndong lui avait imposer de venir habiter. Ne pouvant rien dire pour faire une quelconque objection à une si ferme recommandation, j’eus toute même la petite force de murmurer “ je viens de passer une semaine entière au village et on s’est bien vu là-bas sans que quelqu’un me fasse état de cette obligation. Vous avez préféré me faire cette déconcertante surprise pourquoi ?
Contre mauvaise fortune bon cœur, je décidai de l’emmener à la maison avec sa valise mais en cachant le lourd sac de provision en brousse pour venir le récupérer avec l’aide des autres garçons. Cela m’obligea donc à prendre en location une deuxième chambre en location pour elle seule.
Cette opération terminée, avec quelques amis, je repartis à l’endroit où on venait de cacher le gros sac de nourriture, curieusement, le lourd bagage avait totalement disparu, il nous restait que simple trace de la place où on l’avait caché. On a jamais su si les gens nous observaient au moment où on le mettait là où un passant l’avait aperçu et avait décidé de s’en approprier malicieusement.
Je n’avais jamais su ce que l’imposant bagage contenait comme sacrée charge pour ma sœurette seulement la pauvre l’a pleuré à chaudes larmes matin, midi et soir pendant toute semaine.
Sachant que le collège privé catholique Jésus-Marie de Bitam comme l’avait été celui de Minvoul suspendu était conçu pour n’abriter que de jeunes filles disposait en son sein d’un internat-filles, en principe, je n’avais pas trop de soucis à me faire pour ma parente là. C’est son college d’accueil qui devait s’occuper de tout allant dans ce sens.
Le lendemain de son arrivée à Bitam, j’emmenai ma cadette accomplir ses formalités d’inscription auprès de la Sœur Pauline Madguen en sa qualité de Directrice du Collège et si possible de son entrée à l’internat.
Tout se passa bien pour son inscription avec la remise de son billet d’entrée en 6e (c) mais, curieusement le traitement de son admission à l’internat fut renvoyé à une date ultérieure.
C’est ainsi que pendant presque deux mois, je ne faisais que faire la navette des trois sommets triangulaires de la ville qu’étaient Bitam-akuigne, CES de Bitam et le Collège catholique Jésus-Marie sans obtenir de suite significative à ma préoccupation.
Lassé d’une telle situation incommodante tant pour ma cadette que de moi-même, je décidai d’user des méthodes fortes pour me faire bien entendre. Aux gros maux, de gros soins “ dit-on. Ainsi, un vendredi soir sonnant la fin de la semaine scolaire, vu que je n’y avais cours que jusqu’à 11 heures, je courus vite soulever le petit sac de biens de ma cadette et j’allai l’attendre directement à la sortie de sa classe dans son établissement. Tout furieux, je lui imposai de m’accompagner au bureau de la Directrice pour une dernière mise au point de l’affaire la concernant.
Bien déterminé à aller jusqu’au bout de ma démarche, je cognai à la porte de la patronne de collège avec ma cousine à mes trousses. La Femme de Dieu me donna la permission d’entrer à son poste de commandement. Ainsi, après avoir activé quelques formules chrétiennes de courtoisie, la représentante terrestre des anges me demanda de lui dire les raisons qui m’emmènent à venir la voir vu que ça ne faisait que deux jours seulement qu’on était ensemble. Sans me laisser intimider, je lui dis “ Ma Sœur, je suis venu ici pour vous exiger de faire retourner ma cadette ici présente chez-nous au village aujourd’hui même et rayer son nom des effectifs de votre collège. je vous prie de garder pour l’Église tout le pognon que je vous ai remis comme action de bienfaisance mais de grâce, délivre-moi un document attestant que ma sœur ne fait plus partie des effectifs de votre collège faute de n’avoir pas pu être admise à l’interrnat. En outre n’ayant plus assez de moyens financiers pour assurer les frais de transport pour son retour au bercail, je vous supplie d’aller la déposer au bercail avéc votre Peugeot 504 bâchée “. Sidérée par une telle proposition, l’angelique Dame blanche aux vêtements aussi en blanc me répondit à voix basse, “ mais c’est possible maintenant, jeune homme “. Instantanément, je regis “ Madame la Directrice, je vais me permettre de vous rappeler que je suis moi-même un pauvre et orphelin élève loin de sa localité natale. Je me retrouve en outre le tuteur de deux autres élèves (mon cadet et ma cousine). Comment pensez-vous que je pourrais assurer l’entretien (hébergement , nutrition et autres charges scolaires) de tous ces gens-là dans ma situation ? Alors, si vous pensez ne pas admettre votre élève dans votre internat, renvoyez-la chez-elle alors et ce serait mieux. Je jure toute la Sainte Trinité y compris la Sainte Vierge, moi je ne repars pas d’ici avec elle à mes trousses. Voilà tout ce qu’elle a comme bagages, je vous les remets aussi, AMEN “!
Sans ajouter un seul autre mot de plus, la pieuse femelle remplit toute la documentation pour l’admission de ma parente à l’internat des filles et donna l’ordre pour qu’on la conduise à son lit. Par la suite, en guise d’au-revoir, le diplomate personnage me dit tout doucement “ tout ce que tu viens de me dire là c’est depuis le premier jour de ton arrivée ici que tu devais le faire et on en serait pas arrivé là. Pour te permettront de bien préparer tes examens de fin d’année, on a réussi à t’ôter des charges de ta cousine. Pour ton cadet Raymond Mebiame, élève chez-nous aussi, on va trouver des mécanismes pour t’aider à t’occuper de lui.
Ma bénita wah : édzu é Sah, ne Mône, ne Nsisim-Santé
AMANE !
- Keng mvogo !
- ABORA BE ZAME.VII- ÉYANG ÉLANG-ELLA LUCIE ET SA FRAÇASSANTE ADMISSION À L’INTERNAT
La visite de ma mère à Bitam pour moi s’étant déroulée au milieu du second trimestre scolaire, je ne jugeai pas la nécessité de refaire un petit tour au village pour lui annoncer que je venais de passer sans obstacles majeurs en 3e. Je devais le lui dire à mon retour de Libreville après avoir repris mon travail des vacances à Tratafric comme conclu.
Ce deuxième voyage pour Beyok, la ville, je devais le réaliser avec mon frère Nkwé Mendome Fulbert “ Bandeco “ et mon camarade Ayo Biyogo-Obame Albert Toussaint “ Reyx Man-abotong “ (Nnom-miale) dans deux jours. Curieusement, dans la soirée qui précédait le jour de notre départ, un commerçant ambulant de Sapak (poisson congelé) proposa de les y emmener à moindre coût à condition qu’ils acceptent de se débrouiller à le faire avec la grosse caisse à glaçons dans la Benz de derrière. Ne pouvant plus mettre la main sur moi dans le grand Bitam en pleine période de début des vacances scolaires, mes deux acolytes prirent alors la route nuitamment sans moi tout en laissant les consignes de les suivre le plus rapidement possible car il n’y avait pas de temps à perdre pour nous faire encore beaucoup d’argent dans Mpongo-bideuga (LBV).
Le lendemain, je reçus cette information comme une sorte de trahison de la part de mes confidents. Cela me poussa même à juger nécessaire d’aller d’abord au village avant de repartir pour la Capitale.
Depuis bien avant la fermeture des classes, je m’étais arrangé de confier la garde de mes petites affaires personnelles à mon bailleur. En même temps je luis remis une somme de 7.500 f pour le payement d’avance des trois mois de vacances. Mon bon papa d’occasion pour les mêmes trois mois, n’accepta que 5.000 f et me rendit les 2.500 f restants comme ses encouragements de mes bons résultats scolaires et surtout en reconnaissance de très bonnes relations parentales que nous avions pu nouer durant toute cette année scolaire. Désormais, je n’avais que mon sac de voyage accroché à l’épaule. Partout où je me trouvais, je l’avais car prêt à sauter sur la première occasion qui pouvait me conduire vers mon vénéré village afin de retrouver ce qui me restait comme famille.
Ainsi, il faisait déjà 10 h de la journée, alors que je continuais à festoyer avec mes quelques camarades gagnants du côté du marché de Bitam, on vit dans les nuages un gros avion de la compagnie “ les Ailes de la Rénovation “ (Air-Gabon) prendre la direction de l’aéroport local pour atterrissage à un jour inhabituel. On nous expliqua que le transport gratuit des élèves en vacances venait de démarrer et ce que nous voyions là n’était que le premier vol spécial d’une serie qui devait s’étaler sur deux semaines.
Sans perdre du temps, je me dirigeai vers la Maison d’escale qui donnait accès à la Piste de navigation. A la place d’un Fokker F-28 c’est un Boeing 735 de plus de cent places, baptisé “ Port-Gentil “ qui se stationnait majestueusement à l’endroit prévu à cet effet pour débarquer ses nombreux passagers.
Dans ses bureaux, on trouva Monsieur Moustapha, le chef de l’agence locale du Perroquet-vert, fou de rage en train de se lamenter “ NON MAIS POURQUOI ON ME FAIT ÇA COMME ÇA ? ON M’ENVOIE SUBITEMENT UN BOEING D’UNE CENTAINE DE PLACES SANS AU PREALABLE M’AVERTIR. TOUS LES ÉLÈVES SONT DÉJÀ PARTIS EN VACANCES ET MOI JE N’AI PAS PU CONFECTIONNER UN PLAN D’EMBARQUEMENT POUR EUX. ALORS OÙ VAIS-JE ENCORE TROUVÉ DES COLLÉGIENS POUR REMPLIR CE GROS AVION, HEIN ? “
Ne sachant plus quoi faire pour se trouver quelques passagers scolarisés ou même ordinaires il chargea l’un de ses agents de hurler un peu partout pour inviter les gens à venir prendre l’avion pour aller à Libreville gratuitement. Les moyens de communication étant très limités à cette époque, le message inédit ne put pas franchir les limites de la concession de l’Escale de Bitam.
Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, pour tout l’or du monde je ne pouvais jamais louper une si rêvée opportunité. A la seule présentation de ma carte d’identité scolaire je fus donc la première personne à m’inscrire sur la liste des voyageurs de Bitam à destination de la Ville des esclaves libérés. La pause de l’avion qui ne devait jamais dépassé trente minutes fut rallongée à une heure pour continuer le recrutement des hypothèques voyageurs. Malheureusement le résultat tant espéré ne fut jamais atteint. Après moi il n’y eut encore que trois autres élèves qui se firent enregistrés. C’est donc à quatre passagers sans bagages sur cent prévus que nous fîmes ce voyage cet après-midi là.
C’est vers 16 h que je foulai encore le sol le bercail natal de papa-Lion de Gabon-d’abord. Comme mon oncle Ndong Engo Paul-Hervey se trouvait en stage professionnel à l’INA en France, c’est chez ma tante Ngnangone Endamane Lamberte residant à Lalala-à-gauche (Lalala-Dakar) juste entre le domaine du Général André Zong et celui du Recteurde l’UOB, le Pr Jean-Pierre Nzogue Nguéma que j’allai déposer mes bagages. Un douillet petit studio me fut emménagé pour toutes mes vacances de cette année. Je passais une une bonne nuit de remise en forme et le lendemain je me présentai à mon lieu de travail pour remplir les formalités de reprise de travail. Tout se passa sans faute note. Comme on était un vendredi, ma reprise effective du service fut remis au lundi prochain.
Ayant encore toute cette journée de liberté à profiter, je pensais nécessaire d’aller faire un tour d’’abord au marché Mont-bouet pour m’acquérir de la friperie haut de gamme afin de me mettre en mode citadin de grandes agglomérations puis pour me rendre à Akebe-plaine m’enquérir de la situation de mes acolytes partis de Bitam par la route sans moi.
Arrivé sur place, les malheureux gosses n’étaient pas encore arrivés à destination. J’avais dû traîné tout l’après-midi dans les Akébés pour les attendre. Je profitai aussi de ma présence au marché d’Akebe pour pour rencontrer mes amis et frères qui faisaient partie de mon équipe de Garçons d’Akebe pour tenir informés de mon retour parmi eux. C’était le cas entre autre de : Endamane Mbira Felix, Nkogo Salla Léon “ Nkok saléon “ Ossima Ondo Albert, Bengone-b’Ondo Justin “ Badami “, Ngome Zeng Essaie, Étienne Nze Zoko, Ngnangone Ébi Ernest “Mimar “, Nkoro Mendome Clément “ Ader “, etc.
C’est finalement vers 17 h qu’ils finirent par arriver à destination. Ils étaient tout crasseux, piteusement tremblotant de froid et lamentablement externués. Curieusement c’est moi qu’ils pensaient avoir abandonné seul à Bitam qui les accueillis, tout endimanché, pétant l’excellente forme et plus que satisfait de moi-même.
Misérablement, mon complice de tous les temps Ayo nnom-mote Bikoume-kass “ Bik-bik “, murmura dans un effort au-dessus de la moyenne, les mâchoires bien ankylosées “ Nnome-miale, toi ici, comment tu as fait ? Avec plaisir et tout triomphant je me mis à leur raconter ma romance avec les vols spéciaux et leur Boeing presque vide qui m’a ramené en 30 minites sur place comme un prince pendant qu’ils se battaient sur la route avec toutes les intempéries pendant 48 heures pour les débarquer au même endroit.
Le temps de saluer tous ses parents de Derrière-le-marché-d’Akebe puis aller prendre un bon bain d’eau bouillante et se changer de tenues vestimentaires, les deux voyageurs de Bitam étaient déjà à aller toucher une nouvelle atmosphère de leur vénéré quartier chaud de Beyok. Pendant plus de quatre heures de temps nous nous pavanâmes d’un coin à un autre de nos mapanes habituels. D’Akebe-poteau à Akebe-Bellevue, en passant par Akebe-Apostrophe, Akebe-Frontière et Akebe-2 puis Akébé-ville pour revenir à Akebe-plaine, nous réussîmes à faire le tour de notre adulé quartier général les Akébés.
C’est vers 22 heures que je pris congé de mes acolytes tout décidant de nous retrouver le lendemain soir pour danser toute la nuit jusqu’au matin à l’effervescent Élône du célèbre Bidoung à la volcanique place de “ Off-na-com “.
Alors qu’il avait été prévu que nous célébrions notre prise de vacances à Bitam par une soirée spéciale “ Medzang-m’équato “ (les baladons des équato-guinéens) à la place habituelle du “ Grand-carrefour “, c’est plutôt le Matsacando ou Mebana du Grand-nord des fils de Biboulou que nous fûmes laisser bercés durant tout ce premier Samedi-anglais à Mpongo-bideuga.
Le dimanche suivant fut consacré totalement à la brève période de récupération afin que nous reprenions tous, tambour battant nos activités professionnelles des vacances en début de la première semaine du mois de juillet 1980 pour espérer réaliser trois bons mois de gains financiers.
A Tratafric, aucune autre formalité ne m’étant imposer dans la réalisation régulière de mes taches journalières j’assumai rigoureusement mes obligations professionnelles sans faute note avec mes heures normales augmentées des heures supplémentaires à placer entièrement dans mon compte d’épargne postale et avec les gains des journées de samedi pour mes divers petits besoins de la vie en ville.
Avec la fin des vacances scolaires, comme la première fois je me fis un sacré magot théorisé à me partager avec ma famille restée à mon encensé Dzal-Endoume. C’est même depuis Libreville où je me trouvais que j’appris même que mon cadet Mebiame Ndong-Endamane Raymond qui se trouvait au CM2 venait de réussir à son CEP et son concours d’entrée en 6e pour le Collège privé catholique Jésus-Marie de Bitam. Cela signifiait que pour la nouvelle année scolaire en vue, j’allais me retrouver avec lui à mes côtés dans un nouveau posture d’élève et parent d’élève à la fois.
Mon passage en 3e qui sonnait en principe ma dernière année à vivre à Bitam vu qu’il n’y avait existence de second cycle d’enseignement général et son arrivée en 6e, mon cadet et moi ne devions passer théoriquement qu’une seule année scolaire 1980-1981 ensemble.
Après l’acquisition comme toujours les fournitures scolaires pour mes frères et moi-même puis d’autres biens d’usage courant, à la première semaine de la campagne des vols spéciaux du Perroquet-vert national, je repris l’un des premiers avions Fokker F-28 “ Makokou “ en direction de Bitam, ma destination.
Arrivé sur place beaucoup de surprises désagréables m’attendaient :
- Mon cher petit studio d’habitation avait vu l’un de ses gros murs s’écrouler pendant les vacances. Elle était donc devenue une case totalement à refaire. Il me fallait d’urgence en trouver une autre. C’est du côté de Bitam-akuigne que je finis par me trouver une large chambre qui devait me recevoir avec mon cadet Raymond Mebiame.
- A Minsele-essandone, ma bien-aimée maman Ayingone Mbé venait de décéder ce qui sonna la fin totale de mes activités de chasse et pêche génératrices d’importants pouvoirs d’achat et de sérieux approvisionnements en alimentation.
- Mon professeur de Science physique Mr Messiane Gaston “ Django, venait d’être affecté à Mouila dans la province de la Ngounié. Cela entraîna de facto la perte de mes quelques parents a Bitam et surtout mes complices Ayo Biyogo et Nkwé Mendome.
C’est le cœur serré mais toujours positif dans la pensée que je rentrai au bercail pour un brief séjour d’une seule semaine. En allant remettre mes colis à ma nah Kevaga que j’appris que ma cousine Éyang Élang Lucie, qui était aussi au CM2 depuis son école privée catholique de Begiaga venait de manquer à concours d’entrée au collège mais avait cependant obtenu son CEP. Il fallait donc trouver un autre moyen d’aller en 6e afin de lui faire reprendre inutilement le CM2 local mais sur place à Minvoul il n’y avait plus d’etablissements d’enseignements secondaires capables de l’accueillir. Les deux collèges (public et privé catholique) venaient d’être suspendus.
Dans ses usages le collège privé Jésus-Marie d’Ala-Mimbang de Bitam avait instauré une séance de rattrapage pour les élèves du CM2 qui avaient manqué leur entrée en 6e à tavers toutes les écoles catholiques de Minvoul. On décida de faire passer ces tests à ma cousine.
A mon retour au village, les résultats des épreuves auxquelles venait de passer ma cadette Éyang Lucie n’étant encore publiés nah Kevaga, l’aînée de ma génitrice ne pouvait pas encore me dite quoi que ce soit la concernant.
Les cours devant commencer un lundi, le samedi de la veille que je quittais mon village pour Bitam avec mon cadet Raymond à mes côtés.
Arrivé sur place je m’occupai d’abord de toutes les formalités d’inscription, du paiement de son uniforme scolaire et de la remise de son cartable scolaire remplis de toutes les fournitures exigées. Le lendemain, j’en fis autant pour moi et nous debutâmes les cours chacun au rythme de son programme de classe.
Alors que j’étais à troisième journée de reprise des cours, en passant par le marché, quelques condisciples originaires de Minvoul comme moi m’informèrent qu’il avait une jeune fille en Provence de l’Israël du Grand-nord qui tiens à me voir pour affaire très importante me concernant. Aussitot, je décidai de me changer d’itinéraire pour me diriger vers l’endroit indiqué. Sur place, c’est bien cousine Éyang Élang toute déboussolée que je trouvai avec à ses pieds une gros sac de provisions et une petite valise d’effets vestimentaires. Aussitôt qu’elle m’aperçut arriver de loin elle cria de joie tout en courant à toute vitesse dans ma direction. Elle m’embrassa de toutes ses forces comme si depuis qu’on s’est perdu de vue totalisait au moins une dizaine d’années. Sans perdre temps pour lui demander pourquoi elle se trouvait avec à Bitam, c’est elle-même qui se mit à me raconter ce que je savais déjà et c’est à mes côtés que nah Kevaga Ndong, l’ainée de ma maman Ngône Ndong lui avait imposer de venir habiter. Ne pouvant rien dire pour faire une quelconque objection à une si ferme recommandation, j’eus toute même la petite force de murmurer “ je viens de passer une semaine entière au village et on s’est bien vu là-bas sans que quelqu’un me fasse état de cette obligation. Vous avez préféré me faire cette déconcertante surprise pourquoi ?
Contre mauvaise fortune bon cœur, je décidai de l’emmener à la maison avec sa valise mais en cachant le lourd sac de provision en brousse pour venir le récupérer avec l’aide des autres garçons. Cela m’obligea donc à prendre en location une deuxième chambre en location pour elle seule.
Cette opération terminée, avec quelques amis, je repartis à l’endroit où on venait de cacher le gros sac de nourriture, curieusement, le lourd bagage avait totalement disparu, il nous restait que simple trace de la place où on l’avait caché. On a jamais su si les gens nous observaient au moment où on le mettait là où un passant l’avait aperçu et avait décidé de s’en approprier malicieusement.
Je n’avais jamais su ce que l’imposant bagage contenait comme sacrée charge pour ma sœurette seulement la pauvre l’a pleuré à chaudes larmes matin, midi et soir pendant toute semaine.
Sachant que le collège privé catholique Jésus-Marie de Bitam comme l’avait été celui de Minvoul suspendu était conçu pour n’abriter que de jeunes filles disposait en son sein d’un internat-filles, en principe, je n’avais pas trop de soucis à me faire pour ma parente là. C’est son college d’accueil qui devait s’occuper de tout allant dans ce sens.
Le lendemain de son arrivée à Bitam, j’emmenai ma cadette accomplir ses formalités d’inscription auprès de la Sœur Pauline Madguen en sa qualité de Directrice du Collège et si possible de son entrée à l’internat.
Tout se passa bien pour son inscription avec la remise de son billet d’entrée en 6e (c) mais, curieusement le traitement de son admission à l’internat fut renvoyé à une date ultérieure.
C’est ainsi que pendant presque deux mois, je ne faisais que faire la navette des trois sommets triangulaires de la ville qu’étaient Bitam-akuigne, CES de Bitam et le Collège catholique Jésus-Marie sans obtenir de suite significative à ma préoccupation.
Lassé d’une telle situation incommodante tant pour ma cadette que de moi-même, je décidai d’user des méthodes fortes pour me faire bien entendre. Aux gros maux, de gros soins “ dit-on. Ainsi, un vendredi soir sonnant la fin de la semaine scolaire, vu que je n’y avais cours que jusqu’à 11 heures, je courus vite soulever le petit sac de biens de ma cadette et j’allai l’attendre directement à la sortie de sa classe dans son établissement. Tout furieux, je lui imposai de m’accompagner au bureau de la Directrice pour une dernière mise au point de l’affaire la concernant.
Bien déterminé à aller jusqu’au bout de ma démarche, je cognai à la porte de la patronne de collège avec ma cousine à mes trousses. La Femme de Dieu me donna la permission d’entrer à son poste de commandement. Ainsi, après avoir activé quelques formules chrétiennes de courtoisie, la représentante terrestre des anges me demanda de lui dire les raisons qui m’emmènent à venir la voir vu que ça ne faisait que deux jours seulement qu’on était ensemble. Sans me laisser intimider, je lui dis “ Ma Sœur, je suis venu ici pour vous exiger de faire retourner ma cadette ici présente chez-nous au village aujourd’hui même et rayer son nom des effectifs de votre collège. je vous prie de garder pour l’Église tout le pognon que je vous ai remis comme action de bienfaisance mais de grâce, délivre-moi un document attestant que ma sœur ne fait plus partie des effectifs de votre collège faute de n’avoir pas pu être admise à l’interrnat. En outre n’ayant plus assez de moyens financiers pour assurer les frais de transport pour son retour au bercail, je vous supplie d’aller la déposer au bercail avéc votre Peugeot 504 bâchée “. Sidérée par une telle proposition, l’angelique Dame blanche aux vêtements aussi en blanc me répondit à voix basse, “ mais c’est possible maintenant, jeune homme “. Instantanément, je regis “ Madame la Directrice, je vais me permettre de vous rappeler que je suis moi-même un pauvre et orphelin élève loin de sa localité natale. Je me retrouve en outre le tuteur de deux autres élèves (mon cadet et ma cousine). Comment pensez-vous que je pourrais assurer l’entretien (hébergement , nutrition et autres charges scolaires) de tous ces gens-là dans ma situation ? Alors, si vous pensez ne pas admettre votre élève dans votre internat, renvoyez-la chez-elle alors et ce serait mieux. Je jure toute la Sainte Trinité y compris la Sainte Vierge, moi je ne repars pas d’ici avec elle à mes trousses. Voilà tout ce qu’elle a comme bagages, je vous les remets aussi, AMEN “!
Sans ajouter un seul autre mot de plus, la pieuse femelle remplit toute la documentation pour l’admission de ma parente à l’internat des filles et donna l’ordre pour qu’on la conduise à son lit. Par la suite, en guise d’au-revoir, le diplomate personnage me dit tout doucement “ tout ce que tu viens de me dire là c’est depuis le premier jour de ton arrivée ici que tu devais le faire et on en serait pas arrivé là. Pour te permettront de bien préparer tes examens de fin d’année, on a réussi à t’ôter des charges de ta cousine. Pour ton cadet Raymond Mebiame, élève chez-nous aussi, on va trouver des mécanismes pour t’aider à t’occuper de lui.
Ma bénita wah : édzu é Sah, ne Mône, ne Nsisim-Santé
AMANE !
- Keng mvogo !
- ABORA BE ZAME.