16/03/2026
J’ai découvert mon vitiligo par hasard, à travers une petite tache apparue au niveau de mon pouce droit. Pendant un moment, rien d’autre ne s’est manifesté, puis progressivement de nouvelles taches sont apparues sur mon visage.
Ce changement a été accueilli assez normalement par mon entourage, qui me rassurait en me disant que ce n’était pas bien grave, avant même que l’on mette un nom sur ce que j’avais.
Bien que cela fasse plusieurs années que je vis avec le vitiligo, je dois avouer que je ne l’assume toujours pas complètement. Il m’est encore difficile de sortir, même pour aller chez l’épicier du quartier, sans camoufler les taches. Je les recouvre avec du fond de teint, surtout parce qu’elles ont tendance à se développer sur mon visage.
Cependant, le fait d’appartenir à l’ONG ViTIUM et d’être entourée d’autres personnes atteintes de vitiligo me donne beaucoup de force. Cela m’aide énormément dans mon processus d’acceptation de moi-même.
À une jeune femme qui vient d’apprendre qu’elle est atteinte de vitiligo, je dirais de se rapprocher de spécialistes, notamment des dermatologues, mais aussi d’un psychologue. L’accompagnement médical et psychologique est essentiel.
Sans oublier l’acceptation de soi qui, certes, n’est pas facile, mais qui vaut la peine pour pouvoir vivre une vie épanouie.
Aux côtés de ViTIUM, nous continuerons toujours à nous battre pour la sensibilisation et la vulgarisation autour du vitiligo. C’est une maladie visible qui entraîne d’énormes souffrances psychologiques et qui mérite donc d’être prise en compte, au même titre que d’autres maladies graves.
Aux autorités, nous lançons un appel : accompagnez-nous dans cette lutte. Nous ne demandons qu’une chose, avoir la chance de pouvoir reprendre une vie normale. Cela ne sera possible que si la prise en charge des personnes atteintes de vitiligo est réellement améliorée.