02/04/2026
Alain Claude Bilie-By-Nze : le maître du paradoxe politique en action.
Voici Alain Claude Bilie-By-Nze en pleine démonstration de son art politique : en compagnie de l’ancien Conseiller Spécial, Chef de Département de la Communication de la Présidence de la République et désormais Directeur Général d’une administration sous tutelle de la présidence.
Une rencontre qui, dans le monde réel, ne soulève aucun tollé, zéro punition pour le Directeur Général, zéro alerte présidentielle. Juste un échange normal, entre deux personnalités assumant des divergences politiques. Le Président Brice Clotaire Oligui Nguema n’a pas jugé nécessaire d’en faire un scandale. C’est de la démocratie en marche, simple et sans drame.
Pourtant, sitôt que la protagoniste change, sitôt que c’est Annie Léa qui prend part à une réunion politique médiatisée au Palais, la machine s’emballe. Insultes, attaques, mise à l’écart : tout un scénario orchestré par celui qui s’est autoproclamé chantre de l’éthique. Voici donc l’image du donneur de leçons.
Sauf que dans le cas échéant et pour être fidèle à sa propre vision de la politique, la bien-séance exigerait qu’il refuse toute rencontre avec un collaborateur du Chef de l’État, puisque c’est exactement ce qui, selon lui, dérange. Or, lui-même échange à plusieurs reprises avec le Président. Une logique… curieusement élastique.
On aimerait poser la question à ses activistes et proches : est-ce ainsi qu’on prétend diriger un pays ? En détruisant la réputation de ses collaborateurs pour un caprice personnel ? Alain Claude Bilie-By-Nze aime prendre exemple sur la vie politique française, mais visiblement à géométrie variable.
Dans une démocratie mature comme la France, un leader ou un collaborateur influent proche de l’opposition peut rencontrer le Président en exercice sans que personne n’y voie scandale : consultation institutionnelle, gestion de crise, écoute politique… Pas besoin de cabale, comme celle qu'il minutieusement orchestrée contre Annie Léa Meye aujourd'hui et hier, Marlène Essola Efountame.
Et que dire de Telesphore Obame Ngomo ? Personne n’a tenté de le déstabiliser ou de le salir pour avoir agi dans la même logique. La comparaison est cruelle : celui que Bilie-By-Nze présente comme un dictateur réfractaire à la démocratie agit de façon plus démocratique que lui.
Alors, Alain Claude Bilie-By-Nze se moque-t-il des Gabonais ? N’est-il pas finalement là pour donner l’illusion d’une opposition active ? Peut-être que certains intermédiaires, comme Telesphore Obame Ngomo, ne sont que des relais de messages… ou d’enveloppes… pour entretenir le faux opposant Bilie-By-Nze, à la manière de ce que certaines personnalités faisaient sous feu Omar Bongo Ondimba et Ali Bongo Ondimba.
En réalité, Alain Claude Bilie-By-Nze pourrait bien être un o
pposant fabriqué et soigneusement entretenu par Brice Clotaire Oligui Nguema lui-même. Et c’est peut-être là le vrai problème avec Annie Léa, Marlène Essola et d’autres : Bilie-By-Nze souhaite être le seul à bénéficier du pouvoir qu’il prétend combattre à l’international. Ses conférences de presse ne sont qu’un spectacle, pendant qu’il échange en coulisses, directement ou par personne interposée, avec le Chef de l’État.
Une situation qui devrait interpeller ses suiveurs aveugles : le jeu politique qu’il mène avec le pouvoir est exclusif et seuls ceux qu’il choisit peuvent en bénéficier. Le peuple doit ouvrir les yeux sur les mensonges de ce personnage, dont la duplicité a été décrite bien avant nous par le père Paul Mba Abessolo et feu André Mba Obame. Une leçon de politique, à la fois ironique et inquiétante, servie par le maître du paradoxe.