FETRAG-Fédération des Travailleurs du Gabon

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FETRAG-Fédération des Travailleurs du Gabon Association de tous les travailleurs affilié du Gabon Centrale syndicale.

Pour la Confédération Fetrag, les droits des travailleurs dont la liberté syndicale entre autres, doivent être respectés...
29/08/2026

Pour la Confédération Fetrag, les droits des travailleurs dont la liberté syndicale entre autres, doivent être respectés par les employeurs...

👉 S'appuyant sur le discours du Chef de l'État à l'occasion du 3e anniversaire de la fête de la Libération, le SG de la Fetrag, Jocelyn Louis Ngoma, demande aux travailleurs de.....

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LIBREVILLE (Equateur) – Dans son discours à la Nation, à l’occasion de la 3e édition

27/08/2026

GabonTime Tout le monde veut prendre sa place

Une nouvelle force syndicale dans le secteur pétrolier
26/08/2026

Une nouvelle force syndicale dans le secteur pétrolier

PORT-GENTIL (Equateur) – Le Syndicat autonome des pétroliers (SAP) rejoint la Confédération syndicale FETRAG. Une affiliation

FETRAG – SOBRAGA  un nouveau bureau au service des travailleurs*La Confédération Syndicale FETRAG* se réjouit de l’arriv...
11/08/2026

FETRAG – SOBRAGA un nouveau bureau au service des travailleurs

*La Confédération Syndicale FETRAG* se réjouit de l’arrivée en son sein d’une nouvelle organisation affiliée : *FETRAG–SOBRAGA.*

Cette nouvelle implantation syndicale traduit la volonté des travailleurs de SOBRAGA de se rassembler autour d’un syndicalisme fondé sur la proximité, la solidarité et la défense effective de leurs intérêts.

À l’issue de leur processus de structuration, les travailleurs de SOBRAGA ont mis en place leur Bureau National Exécutif, appelé à porter leurs revendications et à défendre leurs droits dans un esprit de responsabilité et de dialogue social.

*Le Bureau fondateur de FETRAG–SOBRAGA*

*1.* Président
*MINTSA MI NDONG Yorick Heron*

*2.* Secrétaire Général
*NDONG NGUEMA Jean Jourdain*
Conseiller juridique, chargé du contentieux et de la RSE

*3.* Secrétaire National chargé des Finances
*NANG ORAME Jean Black*

*4.* Secrétaire National Administratif
*EKOGHA NYARE Éric Roland*

*5.* Secrétaire National chargé de l’Audit et du Contrôle
*OGANDAGA Pierre Marlonn*

*6.* Secrétaire National chargé de la Mobilisation et des Questions électorales
*IBINGA OTOUNGA Fabrice Roland*

*7.* Secrétaire National chargé de l’Éducation ouvrière, de la Santé et de la Sécurité au Travail
*MOUKETOU’ Chancel*

*8.* Secrétaire National Adjoint chargé de l’Éducation ouvrière, de la Santé et de la Sécurité au Travail
*ALLOGO NGUEMA Éric Cédric*

*9.* Secrétaire National chargé de la Communication et des Relations extérieures
*MAYILA W***y Franc*

*10.* Secrétaire National Adjoint chargé de la Communication et des Relations extérieures
*NTOUNIGUI Brice Aimé*

Ce bureau fondateur aura pour mission de faire vivre le syndicalisme au sein de *SOBRAGA,* de renforcer la cohésion entre les travailleurs et de porter leurs préoccupations auprès de l’employeur et des institutions compétentes.

L’affiliation à *la Confédération Syndicale FETRAG* inscrit désormais *FETRAG–SOBRAGA* dans une dynamique syndicale plus large, fondée sur la mise en commun des expériences, la solidarité entre travailleurs et la défense des libertés syndicales.

À travers cette nouvelle affiliation, la FETRAG poursuit son implantation dans les entreprises et confirme sa volonté de construire un syndicalisme de terrain, proche des travailleurs et capable de défendre leurs intérêts avec détermination.

Bienvenue à FETRAG–SOBRAGA dans la grande famille FETRAG !

*Le Secrétaire Général de la FETRAG*

Au nom des travailleursIl existe des périodes dans la vie d’une nation où le jugement collectif devient plus lourd que l...
03/07/2026

Au nom des travailleurs

Il existe des périodes dans la vie d’une nation où le jugement collectif devient plus lourd que les faits eux-mêmes. Des moments où la parole circule plus vite que la vérité, où l’émotion recouvre la raison, et où des travailleurs ordinaires se retrouvent exposés à une douleur qu’ils n’ont ni cherchée, ni méritée.

Dans la situation liée à la SEEG, des agents ont traversé une épreuve particulièrement dure. Accusés à tort dans des dysfonctionnements dont les causes dépassent largement leur niveau d’intervention, ils ont été livrés à la vindicte populaire, parfois moqués, parfois blessés dans leur dignité la plus intime, et réduits à porter seuls le poids de réalités qui leur échappaient. Pourtant, ils étaient là, au poste, souvent silencieux mais lucides, témoins directs de difficultés qu’ils avaient eux-mêmes signalées sans toujours être entendus.

Il faut mesurer ce que signifie, pour un travailleur, de se sentir injustement désigné aux yeux de tous. Ce n’est pas seulement une atteinte professionnelle. C’est une atteinte à l’honneur, à la confiance en soi, parfois même à la foi en la justice des hommes.

Avec honnêteté, nous devons reconnaître que nous avons parfois manqué de prudence dans nos jugements. Nous avons trop vite relayé des lectures partielles, trop vite accepté des conclusions sans avoir pris le temps d’écouter toutes les vérités. Ce constat n’efface rien, mais il oblige à mieux faire, à mieux comprendre, à mieux protéger à l’avenir.

Je rends hommage à ces agents qui, dans le silence de leur souffrance, ont choisi de rester debout. Alors que tout aurait pu les pousser au repli ou à la colère, ils ont fait un choix plus exigeant : celui de la dignité et du dialogue, en sollicitant une rencontre avec les plus hautes autorités de la République, malgré l’incertitude et la charge émotionnelle du moment.

Je salue également la posture du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a accepté de les écouter directement, dans un cadre de parole libre, sans filtre, permettant ainsi que les voix des travailleurs puissent être entendues au-delà des perceptions et des récits qui lui avaient été transmis.

Aujourd’hui, il est devenu essentiel de rendre à ces agents ce que rien ne devrait pouvoir leur retirer : leur dignité. Car aucune réforme, aucune modernisation, aucun redressement ne peut être durable s’il laisse derrière lui des vies humaines abîmées et des injustices non reconnues.

La FETRAG rappelle que le travailleur ne doit jamais être le visage facile des défaillances d’un système, mais un pilier de sa correction et de sa reconstruction.

C’est pourquoi j’exhorte, avec une profonde émotion, tous les travailleurs vertueux ainsi que les usagers et clients de la SEEG à ne pas rester indifférents. À ne pas détourner le regard. À ne pas laisser l’oubli recouvrir la blessure. Qu’un mot, qu’un geste, qu’une pensée de compassion puisse leur parvenir, comme une main tendue dans une période où l’injustice a trop pesé.

Car même lorsque le préjudice semble irréparable, même lorsque les mots paraissent insuffisants, il reste quelque chose d’irremplaçable : la reconnaissance humaine. Celle qui ne répare pas tout, mais qui empêche de sombrer dans l’oubli et redonne à chacun la force de continuer.

Jocelyn Louis NGOMA
SG de la FETRAG

*Le processus électoral présenté dans ce schéma met en évidence une succession d’incohérences ayant affecté la transpare...
18/05/2026

*Le processus électoral présenté dans ce schéma met en évidence une succession d’incohérences ayant affecté la transparence, la crédibilité et la représentativité du scrutin.*

Au début du processus, la Commission nationale des élections a essentiellement mis en place le cadre juridique. Cependant, les autres étapes fondamentales du processus électoral n’ont pas été correctement organisées, supervisées ou rendues publiques.

Dès la phase préparatoire, aucune publication officielle des listes des entreprises, établissements et administrations ministérielles concernées n’a été effectuée. De même, la répartition des sièges par établissement et administration n’a pas été publiée, sans garantie de proportionnalité aux effectifs respectifs des travailleurs concernés.

Par ailleurs, bien qu’un contrôle de conformité des organisations syndicales ait été réalisé avant le scrutin, les résultats de ce contrôle n’ont jamais été rendus publics. Les électeurs sont ainsi restés dans le flou quant aux organisations syndicales réellement éligibles à participer aux élections.

Le processus a également été marqué par une absence quasi totale de communication et de sensibilisation avant, pendant et après le scrutin. Les travailleurs n’ont pas reçu d’informations suffisantes sur :
- les règles du scrutin ;

- les modalités de vote ;

- les organisations candidates ;

- la répartition des sièges ;

- les voies de recours ;

- les modalités de centralisation et de proclamation des résultats.

Cette absence de campagne de sensibilisation a créé un climat général de confusion, de désinformation et de perte de confiance.

Le scrutin lui-même s’est déroulé sans supervision effective de la Commission nationale des élections. Aucun mécanisme visible de contrôle, d’encadrement ou de suivi indépendant n’a été mis en place pour garantir la régularité des opérations électorales.

En outre, aucun observateur électoral national ou indépendant n’a été déployé afin d’assurer la transparence et la crédibilité du processus.

La transmission des résultats et des procès-verbaux s’est également effectuée dans des conditions non sécurisées, exposant les données électorales à des risques d’altération, de perte, de substitution ou de contestation.

L’ensemble de ces insuffisances a entraîné :
- des contestations généralisées ;

- une perte de confiance des électeurs ;

- des doutes sur la sincérité du scrutin ;

- une atteinte au principe d’équité ;

- une remise en cause de la représentativité réelle des résultats proclamés.

Dans l’intérêt supérieur de la Cinquième République, de la stabilité institutionnelle et du respect des principes de transparence, d’équité et de représentativité, la reprise du scrutin apparaît comme une nécessité afin de rétablir la crédibilité du processus électoral et l’équilibre de toutes les institutions.

*Jocelyn Louis NGOMA*
Secrétaire Général de la FETRAG

*ANALYSE DES RÉSULTATS DU 1ER TOUR AU SECTEUR PUBLIC*Objet : *Incohérences structurelles du scrutin des élections profes...
15/05/2026

*ANALYSE DES RÉSULTATS DU 1ER TOUR AU SECTEUR PUBLIC*

Objet : *Incohérences structurelles du scrutin des élections professionnelles dans le secteur public et fondement d’une demande d’annulation et de reprise du processus*

Dans le cadre de son suivi du premier tour des élections professionnelles dans le secteur public, la FETRAG a procédé à une analyse consolidée des procès-verbaux de centralisation intégrant les effectifs d’inscrits par ministère ainsi que la répartition des sièges attribués.

Cette analyse met en évidence des incohérences structurelles majeures affectant la sincérité, la cohérence et l’équité du scrutin, et justifiant l’examen d’une demande d’annulation et de reprise du processus électoral.

*1. Architecture générale du scrutin et périmètre électoral*

Le processus électoral concerne 24 ministères pour un total de 249 sièges à pourvoir.

La structure globale repose sur une logique fortement standardisée, dominée par un modèle de 10 sièges par ministère, indépendamment des effectifs réels, avec quelques ajustements marginaux.

*2. Effectifs d’inscrits et répartition des sièges par ministère*

L’analyse consolidée des procès-verbaux permet de présenter les données suivantes :

- Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération : 520 inscrits – 10 sièges

- Ministère des Affaires sociales : 3 030 inscrits – 10 sièges

- Ministère de l’Agriculture et du Développement rural : 1 202 inscrits – 10 sièges

- Ministère du Commerce : 869 inscrits – 10 sièges

- Ministère de la Communication et des Médias : 1 481 inscrits – 10 sièges

- Ministère des Eaux et Forêts : 758 inscrits – 10 sièges

- Ministère de l’Économie et des Finances : 4 148 inscrits – 10 sièges

- Ministère de l’Éducation nationale : 16 915 inscrits – 15 sièges

- Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : 1 363 inscrits – 10 sièges

- Ministère de la Fonction publique : 2 372 inscrits – 10 sièges

- Ministère de l’Industrie : 230 inscrits – 10 sièges

- Ministère de l’Intérieur : 1 116 inscrits – 10 sièges

- Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture : 1 460 inscrits – 10 sièges

- Ministère du Logement et de l’Urbanisme : 1 260 inscrits – 10 sièges

- Ministère des Mines et des Ressources géologiques : 183 inscrits – 10 sièges

- Ministère de la Mer et de la Pêche : 278 inscrits – 10 sièges

- Ministère du Pétrole et du Gaz : 1 238 inscrits – 10 sièges

- Ministère de la Planification : 581 inscrits – 10 sièges

- Ministère de la Réforme institutionnelle : 222 inscrits – 10 sièges

- Ministère de la Santé : 13 306 inscrits – 14 sièges

- Ministère du Tourisme : 337 inscrits – 10 sièges

- Ministère des Transports : 1 195 inscrits – 10 sièges

- Ministère du Travail (PAN Travail) : 474 inscrits – 10 sièges

- PAN Formation professionnelle : 933 inscrits – 10 sièges

- Ministère des Travaux publics : 1 394 inscrits – 10 sièges

*3. Lecture structurelle des effectifs et de la représentation*

L’analyse met en évidence une forte disparité des effectifs :
- De 183 inscrits (minimum constaté)

- À 16 915 inscrits (maximum – Éducation nationale)
soit un écart supérieur à 1 à 90.

Malgré cette amplitude, la majorité des ministères demeure fixée à 10 sièges, indépendamment du poids réel des électeurs.

*4. Distorsion du principe de proportionnalité*

La confrontation entre effectifs et sièges révèle :
- Une absence de corrélation entre taille des administrations et représentation,

- Une égalisation artificielle du poids électoral des ministères,

- Une sur-représentation relative des petites administrations et une sous-représentation des grandes structures.

Ainsi, un agent d’une administration de 183 inscrits dispose d’un poids électoral significativement supérieur à celui d’un agent d’une administration de plus de 4 000 voire 16 000 inscrits.

*5. Effets combinés sur le pluralisme syndical*

À cette structure s’ajoute le mécanisme du seuil de représentativité fixé à 10 % des suffrages exprimés.

Les effets observés sont les suivants :
- Exclusion d’un nombre important d’organisations syndicales,

- Réduction du pluralisme pouvant atteindre jusqu’à 60 % dans certaines administrations,

Concentration mécanique de la représentation autour d’un nombre limité d’acteurs.

*6. Analyse critique globale*

Le dispositif repose sur trois logiques cumulatives :
- Uniformisation des sièges indépendamment des effectifs réels,

- Absence de corrélation entre poids administratif et représentation,

- Restriction structurelle du pluralisme syndical par le seuil de 10 %.

Cette architecture produit un système de représentation partiellement déconnecté des réalités sociales et administratives.

*7. Conséquences sur la sincérité du scrutin*

Les incohérences relevées affectent directement :
- la sincérité du scrutin,

- la représentativité réelle des administrations,

- la légitimité des résultats du premier tour,

- la perception d’équité du processus électoral.

*8. Position de la FETRAG et fondement du recours*

Au regard de ces éléments objectivés, la FETRAG considère que le dispositif électoral présente des déséquilibres structurels majeurs de nature à altérer la régularité du scrutin.

Elle estime en conséquence que :
- la répartition des sièges est structurellement déséquilibrée,

- les résultats du premier tour sont affectés par des distorsions substantielles,

- la poursuite du processus dans ces conditions compromet l’équité globale du scrutin.

*Conclusion:*
Au regard de l’ensemble des données consolidées, la FETRAG considère que les conditions d’un scrutin équitable, transparent et proportionnel ne sont pas réunies.

Elle en appelle à l’examen sérieux d’une annulation du processus électoral en cours et à sa reprise sur des bases corrigées, garantissant une réelle proportionnalité des sièges, une prise en compte effective des effectifs et la préservation du pluralisme syndical.

*Le Secrétaire Général de la FETRAG*
- Expert en assistance en relations du travail
- Certifié ACTRAV (OIT)

Chers camarades, chers travailleurs,Dans un contexte marqué par l’avènement de la démocratie sociale et les profondes mu...
13/05/2026

Chers camarades, chers travailleurs,

Dans un contexte marqué par l’avènement de la démocratie sociale et les profondes mutations du monde du travail, la FETRAG, confédération syndicale du renouveau et acteur engagé du courant réformiste progressiste, réaffirme son ambition : mettre son expertise au service des travailleurs du Gabon afin de contribuer à un meilleur arrimage aux normes internationales du travail.

Fidèle à cette dynamique de modernisation et de proximité, la FETRAG est heureuse d’annoncer la mise en ligne officielle de son site internet. Cet espace numérique se veut un outil d’information, de formation, de partage d’expériences et d’expression au service de tous les travailleurs.

Nous invitons l’ensemble des travailleurs, militants syndicaux et partenaires sociaux à visiter notre site, à s’y informer et à y participer activement à la vie syndicale moderne et constructive que nous portons ensemble.

La FETRAG, un syndicalisme de renouveau au service du progrès social.

Le Secrétaire Général

FETRAG, la Fédération des Travailleurs du Gabon. Défense des droits des travailleurs, actualités syndicales, affiliations et documents officiels.

*RÉQUISITOIRE CONTRE LA COMMISSION NATIONALE DES ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES*Objet : *Échec systémique, violation de l’ob...
04/05/2026

*RÉQUISITOIRE CONTRE LA COMMISSION NATIONALE DES ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES*

Objet : *Échec systémique, violation de l’obligation légale d’organisation, rupture de la chaîne décisionnelle et atteinte à la sincérité du scrutin*

Il ne s’agit plus d’irrégularités isolées, ni de simples dysfonctionnements administratifs. Ce qui est en cause, c’est un effondrement global du processus électoral, révélateur d’une défaillance structurelle grave.

La Commission nationale des élections professionnelles, investie d’une mission essentielle à la démocratie sociale, n’a pas seulement failli : elle a vidé le processus électoral de sa substance.

*I. Une violation frontale de l’Article 2 de l’arrêté n°008 et de la chaîne de décision publique*

*L’Article 2* de l'arrêté 008 est sans ambiguïté :
la Commission est chargée d’organiser les élections professionnelles dans les secteurs public, parapublic et privé, sous l’autorité du Ministre chargé du Travail.

Cette disposition consacre une architecture institutionnelle précise :
- le Ministre incarne l’autorité politique, dépositaire du pouvoir de décision ;
- les acteurs opérationnels produisent les données techniques du processus ;
- les conseillers du Ministre apportent des avis techniques structurés, constituant des outils d’aide à la décision ;
- la Commission assure la mise en œuvre effective et la cohérence du processus.

Ainsi, la décision politique ne peut être pertinente que si elle repose sur des informations fiables, consolidées et remontées dans les délais.

Or, en se limitant à des interventions partielles, parfois inexistantes, la Commission a rompu cette chaîne :
- absence de structuration des données électorales ;
- défaut de remontée d’informations crédibles ;
- carence dans l’appui technique à la décision ministérielle.

Dès lors, la défaillance constatée dépasse la seule exécution :
c’est l’ensemble du mécanisme d’aide à la décision publique qui a été neutralisé.

Ce manquement constitue, à lui seul, un fondement sérieux d’annulation du scrutin.

*II. Un processus électoral sans architecture ni pilotage*

Aucun processus électoral crédible ne peut exister sans :
- organes opérationnels fonctionnels ;
- encadrement structuré ;
- supervision effective.

*Or :
- aucune commission électorale pleinement opérationnelle ;
- aucune coordination nationale cohérente ;
- aucun contrôle uniforme des opérations.

Le constat est sans équivoque :
un processus livré à lui-même, sans direction, sans garantie.

*III. Une fragmentation révélatrice d’un échec global*

Dans le secteur privé, quelques entreprises ont achevé leur processus électoral.
Mais ces cas demeurent marginaux.

La majorité des entreprises n’a pas conduit les opérations à leur terme.

Ce déséquilibre démontre une réalité incontestable :
le système, dans son ensemble, a échoué.

Les réussites observées ne procèdent pas d’un pilotage institutionnel efficace,
mais d’initiatives isolées.

*IV. Un abandon manifeste du secteur public*

*Dans le secteur public :
- absence totale de maîtrise du processus ;
- absence d’accompagnement technique ;
- impréparation face à un scrutin inédit ;
- recours tardif à des mesures transitoires pour combler un vide prévisible.

Ce constat ne traduit pas une insuffisance ponctuelle.
Il révèle une carence structurelle.

*V. Une incohérence normative portant atteinte à l’égalité*

Pour un même processus électoral :
- une proportionnelle pure est appliquée au privé et au parapublic ;
- un système conditionné par un seuil de 10 % des suffrages est appliqué au public.

*Cette dualité :
- rompt l’égalité entre les acteurs ;
- fragilise la lisibilité des résultats ;
' crée une insécurité juridique manifeste.

Un scrutin ne peut être légitime lorsqu’il repose sur des règles variables selon les secteurs.

*VI. Une opacité incompatible avec l’exercice des droits électoraux*
Les tendances auraient dû être publiées a ce niveau du processus, afin de permettre l’exercice des recours.

*Or :
- aucune publication officielle n’est intervenue a ce jour ;
- une majorité des processus demeure inachevée ;
- des publications irrégulières émanent de certains candidats.

*Cette situation entraîne :
- une impossibilité de préparer les contentieux ;
- une atteinte directe au droit au recours ;
- une perte de contrôle de l’autorité électorale.

L’absence de transparence constitue une rupture grave du processus démocratique.

*VII. Une rupture avec les principes fondamentaux et l’esprit institutionnel*

Les principes cardinaux du droit électoral sont atteints :
- transparence ;
- égalité ;
- sincérité du scrutin ;
- sécurité juridique.

*Mais au-delà de ces principes, une exigence supérieure est en cause :
Dans le souci du respect de la vision du Président de la République,
ces élections, en l’état, ne reflètent pas l’esprit de la Cinquième République.

*Une République fondée sur :
- la rigueur des institutions,
- la crédibilité des processus,
- la confiance dans la représentation,

*ne saurait tolérer un scrutin :
- inachevé,
- désorganisé,
- opaque.

Le décalage entre l’ambition institutionnelle et la réalité opérationnelle est manifeste.

*Conclusion : un échec institutionnel, juridique et fonctionnel

En manquant à son obligation d’organisation et en rompant la chaîne de production de la décision publique, la Commission nationale des élections professionnelles engage pleinement sa responsabilité.

Le processus électoral :
- n’est pas achevé ;
- n’est pas homogène ;
- n’est pas transparent.
- Il est donc irrémédiablement fragilisé, tant sur le plan juridique que sur le plan institutionnel.

*PAR CES MOTIFS*
Il est requis :
- de constater l’échec global du processus électoral ;
- de reconnaître la responsabilité de la Commission ;
- de prononcer l’annulation totale du scrutin ;
- d’exiger la publication immédiate des tendances ;
- de refonder intégralement le dispositif d’organisation.

Un processus électoral peut tolérer des imperfections,
mais jamais la désorganisation ni l’opacité.

Sans chaîne décisionnelle fiable,
il n’y a pas de gouvernance.

Sans gouvernance,
il n’y a ni légitimité, ni République.

*Jocelyn Louis NGOMA*
Secrétaire Général de la FETRAG

Adresse

Libreville

Téléphone

+24166230033

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