Motamba na Bika

Motamba na Bika Tribune de savoirs, d’analyses et de réflexions sur les rites et traditions du Gabon
(1)

Photo souvenir de Motamba et sa délégationOù était-ce et qui reconnaissez-vous sur l’image ?
12/05/2026

Photo souvenir de Motamba et sa délégation

Où était-ce et qui reconnaissez-vous sur l’image ?

12/05/2026

GRIPPE & TOUX

Soulagez naturellement la grippe, la toux et les inconforts respiratoires de toute la maison grâce à un traitement à base de Mwamba Jaune.
- Lutte contre la grippe et la toux
- Nettoie les poumons (idéal pour fumeurs)
- Nettoie le sang

Utilisation matin & soir
Made in Gabon 🇬🇦

💰 5 000 FCFA – Format 50cl
📞 Commandes : +241 76 39 10 21

Disponible aussi sous forme d’écorces

GRIPPE & TOUXSoulagez naturellement la grippe, la toux et les inconforts respiratoires de toute la maison grâce à un tra...
12/05/2026

GRIPPE & TOUX

Soulagez naturellement la grippe, la toux et les inconforts respiratoires de toute la maison grâce à un traitement à base de Mwamba Jaune.
- Lutte contre la grippe et la toux
- Nettoie les poumons (idéal pour fumeurs)
- Nettoie le sang

Utilisation matin & soir
Made in Gabon 🇬🇦

💰 5 000 FCFA – Format 50cl
📞 Commandes : +241 76 39 10 21

Disponible aussi sous forme d’écorces

Mettez en commentaire une phrase célèbre de MOTAMBA que vous connaissez ! 👇👇Jean MunJean Muniez TsangamPaul Tombi Medang...
09/05/2026

Mettez en commentaire une phrase célèbre de MOTAMBA que vous connaissez ! 👇👇

Jean MunJean Muniez TsangamPaul Tombi Medang Dorckys Emmanuel Ikosset Babenier Rufin MKaniArnaud LArnaud Lawrence N'djimbi Biyhee Makoviste

LES MYÉNÉ, FILS DES GRANDS LACS ET GARANTS DES EAUXIls sont présents à l’estuaire, sur les rives du lac Onangé, aux embo...
08/05/2026

LES MYÉNÉ, FILS DES GRANDS LACS ET GARANTS DES EAUX

Ils sont présents à l’estuaire, sur les rives du lac Onangé, aux embouchures du delta du Sékéni et le long des lagunes du littoral. Mais pour comprendre qui sont vraiment les Myéné, il faut remonter bien plus loin que les rives que l’on leur connaît aujourd’hui jusqu’aux Grands Lacs de l’Afrique de l’Est, et plus précisément jusqu’aux bords du lac Tanganyika, dont le nom, dans leur propre langue, signifie « compter les vagues », de tanga, compter, et nyika, vagues.

Les Myéné ou Ngwé-Myènè sont l’un des peuples les plus anciennement établis du Gabon. Dès le XIIIe siècle, ils étaient déjà installés sur les côtes et les voies d’eau intérieures du pays. Ils descendent d’un groupe fondateur commun aux Membè et aux Myéné, connu dans la tradition orale sous le nom de Kanguè n’a Ngouagnà, parti du Tanganyika lors des grandes migrations bantoues vers l’ouest. Au fil des siècles, ce groupe se scinda : une branche donna naissance aux Membè, peuples de l’intérieur forestier, dont sont issus notamment les Mitsogho ; l’autre branche, les proto-Myéné, glissa progressivement vers les côtes, les estuaires et les lacs, façonnée par l’eau autant que par la forêt.

Le peuple Myéné ne forme pas un bloc homogène. Il se compose de six sous-groupes distincts, répartis dans trois provinces du Gabon : les Mpongwè, maîtres de l’estuaire du Komo et premiers interlocuteurs des Européens dès le XVe siècle ; les Oroungou, seigneurs du Cap Lopez et du littoral sud ; les Galwa, établis à Lambaréné et dans les lacs ; les Ajumba, navigateurs du moyen Ogooué ; les Enenga, riverains du lac Zilé ; et les Nkomi, installés dans le delta et la lagune de Fernan-Vaz. Six identités distinctes, mais une même langue, une même mémoire et une même vocation : l’eau.

Car ce qui unit fondamentalement les Myéné, c’est leur rapport à l’eau. Grands navigateurs, pêcheurs, commerçants, ils ont fait des voies aquatiques du Gabon leurs routes naturelles bien avant que les Européens ne pénètrent l’intérieur du continent. Les Mpongwè notamment furent pendant des siècles les incontournables intermédiaires du commerce entre les peuples de l’intérieur et les navires européens, maîtrisant aussi bien la pirogue que la négociation diplomatique, comme l’a illustré le roi Denis Rapontchombo au XIXe siècle.

Aujourd’hui peuple cosmopolite, marqué par des siècles de métissages et d’ouverture sur le monde, les Myéné s’attachent aussi à préserver une identité traditionnelle forte, à travers leurs chefferies, leurs rites ancestraux et une culture gastronomique et musicale distincte. Ils sont l’une des grandes mémoires vivantes du Gabon un peuple né loin de l’océan, qui a trouvé dans l’eau sa véritable demeure.

DÉCOUVREZ LES NEUFS PREMIERS ÉBANDO DU GABON 🇬🇦 C'est entre le Xe et le XIe siècle que les Mitsogho s'installèrent de ma...
08/05/2026

DÉCOUVREZ LES NEUFS PREMIERS ÉBANDO DU GABON 🇬🇦

C'est entre le Xe et le XIe siècle que les Mitsogho s'installèrent de manière durable au centre du Gabon, dans une région de forêt dense, de plateaux et de montagnes correspondant au massif du Chaillu et aux provinces actuelles de la Ngounié et de l'Ogooué-Lolo.

Le territoire ainsi conquis fut organisé en neuf secteurs appelés ÉBANDO, chacun structurant la vie sociale, politique et rituelle des clans qui y résidaient :
- Ghessuma
- Dibwa
- Mopindi
- Waka
- Matindè
- Etavo
- Motongo
- Mokoko A Mbaka
- Mapanga

Cette organisation en Ebando révèle la sophistication de la gouvernance mitsogho : un espace politique décentralisé, structuré par la parenté clanique, où chaque secteur disposait d'une identité et d'une autonomie propres, tout en appartenant à un ensemble culturel cohérent. Le peuplement du Gabon par les Mitsogho se poursuivit jusqu'au XVIe siècle, notamment par le nord, via la vallée de l'Ivindo, leur conférant une assise territoriale considérable dans ce qui allait devenir le Gabon central.

LE MWAMBA JAUNE, L’ARBRE AUX MILLES VERTUESDans les forêts denses qui couvrent plus de 85 % du territoire gabonais pouss...
08/05/2026

LE MWAMBA JAUNE, L’ARBRE AUX MILLES VERTUES

Dans les forêts denses qui couvrent plus de 85 % du territoire gabonais pousse un arbre discret, au bois jaune et à l'écorce amère, que les tradipraticiens du pays connaissent et utilisent depuis des siècles. Le mwamba jaune, Annickia chlorantha de son nom scientifique, est l'une des plantes médicinales les plus précieuses de la pharmacopée gabonaise, et l'un des outils thérapeutiques les plus unanimement reconnus par les Nganga, ces guérisseurs traditionnels présents dans chaque village du Gabon.

Ce qui frappe d'emblée avec cet arbre, c'est le consensus qu'il suscite. Une enquête menée par l'Institut de Pharmacopée et de Médecine Traditionnelle du Gabon l'IPHAMETRA dans trois régions du pays, auprès de dix-neuf Nganga de huit ethnies différentes, a révélé que le mwamba jaune figure parmi les plantes les plus fréquemment citées, loin devant la quasi-totalité des autres espèces recensées. Des forêts du Cap à Makokou en passant par Lambaréné, les traditionnels s'accordent sur les mêmes usages : traitement du paludisme et des fièvres, des affections du foie et de la jaunisse, des infections urinaires, des dermatoses et des plaies infectées. Lors de la pandémie de Covid-19, une étude de l'IPHAMETRA a même classé l'Annickia chlorantha en tête de toutes les plantes médicinales citées par les Gabonais pour prévenir ou atténuer les symptômes de l'infection.

Ce que les Nganga savaient empiriquement, la science l'a progressivement confirmé. L'écorce du mwamba jaune contient des alcaloïdes berbérine, palmatine, columbamine, jatrorrhizine dont l'activité antipaludique a été mesurée in vitro à des niveaux comparables à ceux de la quinine. Des études récentes publiées en 2025 ont démontré une suppression de la parasitémie allant jusqu'à 97 % sur des modèles animaux, assortie d'une protection des fonctions hépatiques et rénales. Par ailleurs, ces mêmes molécules ont montré une efficacité contre les bactéries multirésistantes, ouvrant des perspectives thérapeutiques considérables à une époque où la résistance aux antibiotiques constitue l'une des grandes menaces sanitaires mondiales.

L’article complet est disponible ici en format PDF : https://drive.google.com/file/d/1zTeLpbaraIfXnq1-v-I7atBSAu43NmTv/view?usp=drive_link

Photo prise lors de la présentation officielle du MOTAMBA - TSANGA Jean au village Komi, route fougamou, PK17 en 1994 ap...
07/05/2026

Photo prise lors de la présentation officielle du MOTAMBA - TSANGA Jean au village Komi, route fougamou, PK17 en 1994 après son intronisation.

L’ensemble des cérémonies relatives à son intronisation s’étant tenues à BADONDÈ, les populations partaient de Massengélani, Aschouka, Mikongo, Ramba et d’ailleurs du Gabon pour y prendre part.

Sur la photo, quels sont les personnes que vous distinguez ?

LES ORIGINES MITSOGO DU ROI DÉNIS RAPOTCHOMBO Tous les livres d'histoire le présentent de la même façon : Antchuwè Kowè ...
07/05/2026

LES ORIGINES MITSOGO DU ROI DÉNIS RAPOTCHOMBO

Tous les livres d'histoire le présentent de la même façon : Antchuwè Kowè Rapontchombo, dit le roi Denis, souverain mpongwè du clan Asiga, né vers 1780 sur la rive gauche de l'estuaire du Gabon. C'est sous cette identité qu'il négocia avec la France, signa en 1839 le traité qui posa les fondations de Libreville, et reçut la Légion d'honneur des mains de Louis-Philippe Ier, devenant ainsi le premier originaire d'Afrique subsaharienne à être décoré de cette distinction. C'est sous ce nom et ce titre qu'il traversa près d'un siècle d'histoire gabonaise, qu'il étendit son influence commerciale jusqu'au Cap Lopez et au Fernan-Vaz, qu'il accumula cinq cents captifs, cinquante épouses et une réputation que ni les Britanniques ni les Américains ne pouvaient ignorer.

Pourtant, la tradition orale, cette mémoire que les archives coloniales n'ont jamais véritablement interrogée, raconte une autre histoire. Selon elle, Rapontchombo n'était pas mpongwè d'origine. Il était tsogo. Un homme du pays mitsogho, issu de ce peuple bantou des massifs et des forêts du Gabon central, dont les ancêtres étaient partis des rives du lac Tanganyika pour s'enraciner dans les vallées de la Ngounié bien avant que l'estuaire ne devienne le centre du monde commercial gabonais. C'est en suivant une femme mpongwè qu'il aurait rejoint l'estuaire et intégré le clan Asiga selon la logique des sociétés matrilinéaires, où l'étranger qui épouse peut hériter du lignage de son épouse, de son statut, et parfois de son trône.

Cette version ne remet pas en cause la grandeur de l'homme. Elle l'amplifie. Elle dit qu'un fils du pays mitsogho, parti de la forêt profonde, a su s'imposer au sommet du clan le plus influent de l'estuaire, négocier d'égal à égal avec les puissances coloniales européennes et laisser son nom gravé dans la géographie même du Gabon, une pointe, une rivière, une île. Elle rappelle aussi que le Gabon a toujours été un pays de passages, de métissages silencieux et d'identités construites, bien plus complexe que les catégories ethniques héritées de la colonisation ne le laissent croire.

Rapontchombo signifie « on ne vous prête pas, on vous donne ». Une devise qui lui ressemble. Un homme qui s'est donné entier à un peuple qui n'était peut-être pas le sien à la naissance et qui en est devenu l'une des figures les plus durables de l'histoire.

L'article complet est disponible ici en format PDF : https://drive.google.com/file/d/1QB4aHFA8aIGXEGtYYroxs1KqadUKYXQP/view?usp=drive_link

Les Mitsogho, peuple bantou établi au cœur du Gabon, sont les descendants d'ancêtres partis des rives du lac Tanganyika,...
07/05/2026

Les Mitsogho, peuple bantou établi au cœur du Gabon, sont les descendants d'ancêtres partis des rives du lac Tanganyika, cherchant à voir où le soleil se cache, il y a plus de mille ans. Leur tradition orale désigne ce lieu d'origine sous le nom de Tsanganika terme qui signifie littéralement « je n'y retournerais plus », témoignant de l'ampleur et de l'irrévocabilité d'un départ fondateur.

De migration en scission, leurs ancêtres traversèrent le bassin du Congo, donnèrent naissance aux Akandè, puis aux Membè, avant de s'enraciner entre le Xème et le XIème siècle dans les massifs et forêts du Gabon, qu'ils organisèrent en neuf territoires souverains appelés Ebando. Ils y développèrent une civilisation d'une remarquable profondeur, dont le Bwiti constitue l'expression la plus aboutie et la plus connue, portée jusqu'à nos jours à travers douze sociétés initiatiques masculines et féminines.

L'histoire des Mitsogho est celle d'un peuple qui a traversé les millénaires sans jamais rompre le fil de sa mémoire.

L'article complet est disponible ici en format pdf : https://drive.google.com/file/d/1QU7arxf4WT4g_JVyVMSZN-y4vJ1sZbLI/view?usp=sharing

Abonnez-vous et partagez cette info à votre entourage

Adresse

Libreville

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Motamba na Bika publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager