Asct Haut-Rhin

Itinéraire Contacter l’organisation

Asct Haut-Rhin L'Association a pour objet de transmettre la mémoire des hommes qui ont fait l'histoire du bassin potassique.

A PROPOS DES GREVES DE 41 ET 48Lors de nos investigations nous avons trouvé des éléments qui nous ont laissé dubitatif. ...
11/10/2026

A PROPOS DES GREVES DE 41 ET 48

Lors de nos investigations nous avons trouvé des éléments qui nous ont laissé dubitatif. Nous vous les livrons sans commentaires. A vous de voir… En 1941 la quasi-totalité des juges français ont juré fidélité au maréchal Pétain sous le régime de Vichy. Sur les milliers de magistrats en fonction à cette époque en France, un seul homme a publiquement refusé de prêter ce serment : le juge Paul Didier. Ces mêmes magistrats ont par la suite appliqué les lois d'exception du régime de Vichy (notamment contre les grévistes de 1941. La grande majorité d'entre eux traverse l'Épuration à la Libération et continue à siéger dans les tribunaux de la République et condamner les grévistes de 1948. En compulsant les dossiers nous nous sommes intéressés à la composition du gouvernement de l’époque. Face aux "Gu**les noires", le ministre de l'Intérieur de l'époque, le socialiste Jules Moch, mène une répression d'une violence rare (envoi de l'armée et de blindés, tirs à balles réelles, des milliers d'arrestations et de licenciements. Y figure François Mitterrand en tant que secrétaire d'État à la Présidence du Conseil et porte-parole officiel du cabinet d'Henri Queille. A Firminy (Loire)à la suite d'affrontements au cours desquels les forces de l'ordre tirent sur la foule (faisant des morts parmi les manifestants), François Mitterrand prend publiquement la parole pour affirmer que ce sont les grévistes qui ont tiré les premiers. Cette version officielle sera immédiatement démentie par 24 correspondants de presse présents sur place, qui réfutent les déclarations du porte-parole dans un communiqué commun. François Mitterrand orchestre le contrôle rigoureux des actualités radiophoniques et ordonne la censure des initiatives médiatiques solidaires des mineurs. C'est sous sa direction qu'est par exemple interdit à la diffusion le film militant de Louis Daquin, « La Grande Lutte des mineurs », réalisé pour organiser la solidarité et collecter des fonds pour les familles des grévistes. La photo que nous montrons est authentique. Elle a été prise le 15 octobre 1942 à l'Hôtel du Parc à Vichy. Un secret d'État pendant 52 ans. La photo est finalement sortie de l'ombre en septembre 1994 lors de la publication du livre d'enquête de Pierre Péan, Une jeunesse française, où elle figurait directement en couverture. François Mitterrand a reçu l'ordre de la Francisque gallique au printemps 1943 (plus précisément en avril 1943). Sur la photo « Salut à vous Mineurs de France » figure Gabriel Maritan. Il est révoqué le 19 novembre de sa fonction de délégué mineur. Condamné à huit mois d’emprisonnement ferme et 40 000 F d’amende le 17 décembre 1948 par le tribunal de Saint-Étienne, il proclama devant ses juges : « je sortirai d’ici la tête haute car j’ai conscience d’avoir rempli mon rôle vis-à-vis des ouvriers ». Il fut enfermé à la prison de Bellevue où se trouvaient déjà plusieurs dizaines de militants. C’est là qu’il écrivit la chanson Salut à vous mineurs de France « Va mineur ! Marche en pleine lumière/ Sur la route de ta belle histoire/ Jalonnée de tant de luttes acerbes/ Fais flotter bien haut ton étendard ! »

Norbert Gilmez : Le combat d’une « Gu**le Noire » contre l’injustice d'ÉtatNorbert Gilmez (de son nom complet Norbert Ac...
07/10/2026

Norbert Gilmez : Le combat d’une « Gu**le Noire » contre l’injustice d'État
Norbert Gilmez (de son nom complet Norbert Achille Gilmez) était l’une des figures de proue et l’un des derniers survivants des grandes grèves des mineurs de 1948, un épisode marquant et violent de l’histoire ouvrière française. Des mines du Nord à la Résistance. Né en 1921 dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.Originaire de Bully-les-Mines dans le Pas-de-Calais Norbert Gilmez commence sa carrière comme employé aux Houillères. Homme de convictions, il s'engage activement dans la Résistance sous l'occupation n**ie, payant un lourd tribut pour la liberté de son pays, avant de devenir une figure syndicale de la CGT et du PCF. À la Libération, il répond à l'appel national demandant aux « gu**les noires » de « retrousser leurs manches » pour relever une France exsangue. Cependant, la situation bascule lorsque le gouvernement tente de remettre en cause leurs acquis sociaux, notamment le salaire minimum qui compensait la dureté extrême de leur travail. En 1948, il s'engage pleinement dans la grève pour défendre ces droits. La répression et le « terrorisme d'État » La réponse gouvernementale est impitoyable. Sous la direction du ministre de l'Intérieur Jules Moch, l'armée et les blindés sont envoyés contre les grévistes. La répression fait six morts et entraîne deux mille condamnations à de la prison. Le 5 décembre 1948, la vie de Norbert Gilmez bascule. Il est licencié des Houillères sans indemnités, chassé de son logement de fonction et privé de Sécurité sociale, avant d'être condamné à une peine de prison. Victime d'une véritable liste noire orchestrée par les Charbonnages de France pour l'empêcher de retrouver un emploi dans d'autres entreprises, il devient le survivant d'un « terrorisme d'État ». Le combat d'une vie pour la réhabilitation. Rien n'aura pourtant suffi à faire plier ce lutteur infatigable. Durant des décennies, il mène une bataille judiciaire acharnée pour faire reconnaître l'illégalité de ces sanctions. Début 2011, alors très âgé, il témoigne encore avec force devant le tribunal de Versailles. Son endurance paie une première fois : la cour d'appel condamne les Charbonnages de France à verser 30 000 euros de réparation à 17 mineurs ou à leurs familles pour « licenciements discriminatoires ». Norbert Gilmez rappellera avec force le fondement légal de son combat : le droit de grève était protégé par la Constitution et par le statut du mineur, rendant son licenciement triplement illicite. Face à cette victoire historique, les Charbonnages de France et l'État tentent un dernier recours en se pourvoyant en cassation. La victoire finale et la reconnaissance de la Nation. Le bras de fer juridique se déplace finalement sur le terrain politique. Portée par la ministre de la Justice Christiane Taubira, une loi débloque la situation en 2014-2015. La République française inscrit officiellement la reconnaissance de cette injustice d'État et la réhabilitation des mineurs dans la loi de finances. L'État ordonne le versement d'indemnités financières définitives et la reconstitution des carrières pour les retraites des survivants et de leurs descendants. Christiane Taubira, instaure également une commission historique portant le nom de Norbert GILMEZ qui est chargée d'élaborer des programmes scolaires ou ne serait pas oublié, comme aujourd’hui la grève de 1941 ni celle de 1948. Depuis que Mm Taubira a quitté la Chancellerie, tout est au point mort malgré les nombreuses relances. « J’ai pensé qu’ils attendaient qu’on meure » a simplement commenté Norbert ,95 ans, et 22 ans lors de la grève.
En reconnaissance t**dive de son rôle historique et de sa résilience, Norbert Gilmez est nommé Chevalier de la Légion d'honneur en 2017. Il s'éteint le samedi 8 octobre 2022, à l'âge vénérable de 101 ans, après avoir vécu assez longtemps pour voir l'État français reconnaître sa responsabilité et lui rendre son honneur. Lui qui a toujours été contre l’injustice, viscéralement a tiré cette leçon du combat d’une vie :

« Quand on a souffert toute sa vie d’être déshonoré, on a droit à réparation, non ! » « Ne jamais désespérer de la justice, mais savoir se battre, être persévérant, obstiné. »

Le 4 octobre 1948, les mineurs défendaient le droit de vivre...Dans les années 1930, se dessine une vaste mobilisation c...
05/10/2026

Le 4 octobre 1948, les mineurs défendaient le droit de vivre...
Dans les années 1930, se dessine une vaste mobilisation contre l’extrême droite au pouvoir en Allemagne et en Italie.
En juin 1936, Roger Salengro, ministre de l’intérieur, refuse de faire appel aux forces de l’ordre lors des grèves. Très vite, des 1937, les manifestations et les grèves sont à nouveau réprimées. La grève de 1938 laissant une séquelle particulière dans la cité Ste Barbe : L’affaire « Andrzej HIRACK ». Qui participa activement à la grève de novembre 1938 ce qui permis à la direction des M.D.P.A. de le dénoncer comme un des meneurs et d’exiger son expulsion qui devait avoir lieu la 3 février 1939. Sous l’occupation, une violence inouïe s’exerce contre les mineurs. Elle cessera dès la Libération. Janvier 45. La France est en ruine, les mineurs de charbon son épuisés. A l’heure de la reconstruction, les gu**les noires, font la gu**le. Pendant quatre ans ils ont été nombreux à résister. Encadrés par les communistes, ils ont saboté la production. Dans ce maquis des profondeurs, il y eu des dégâts. Ouvriers arrêtés, déportés, fusillés. Et après le départ des Allemands, gavés de charbon par les entreprises de charbons privées françaises, voilà les petits chefs qui reprennent leur place sur le carreau et qui exigent des efforts. Alors les mineurs renâclent. Après avoir désobéi à l’ennemi, ils refusent de servir le capitalisme. Et ils sont en mauvaise santé. Ils n’ont plus la force. La production s’effondre .Or il faut du charbon pour chauffer le pays, faire repartir les industries, produire de l’acier, redresser la France. La bataille est lancée. Objectif : Cent mille tonnes par jour. Le mineur doit être le premier ouvrier de France. Dans les boyaux, sur les carreaux, la CGT mobilise ses forces. Des drapeaux tricolores sont hissés sur les chevalements. Les hommes travaillent cinquante heures par semaine, travaillent les dimanches et les jours fériés. Au fond ils ne creusent plus ils luttent. Un mineur meut tous les deux jours. Le pays ovationne le courage de ces braves mais détourne les yeux de leurs cercueils. Le 17 mai 1946 les charbonnages sont nationalisés. » La mine aux mineurs chantent les ouvriers. Onze jours plus t**d, le statut du mineur est signé. Salaires, Sécurité sociale, congés payés, colonies de vacances pour les enfants. Les poings se lèvent, la victoire est acclamée. Mais tout bascule. En 1947 les « privilèges des mineurs est dénoncés par la SFIO (socialistes). » C’est la grève, réprimé avec force par Jules Moch, ministre de l’intérieur socialiste. Dans les faits, le statut du mineur, le rôle des syndicats durement conquis, sont remis en cause. C’est la trahison...
Fin septembre 48, la CGT organise un vote à bulletin secret parmi les travailleurs de la mine. La participation est massive : 90% des mineurs optent pour la grève. Le 4 octobre, tous les bassins sont en grève. Dès le 5, les CRS occupent les mines de Moselle et le 7, le mineur JANSEK est sauvagement tué par les CRS...La répression est féroce. Les chars occupent les corons. Les héros d’hier sont martyrisés par la troupe. Licenciés par milliers, emprisonnés, humiliés .plus de 3000 mineurs sont arrêtés ,2783 sont condamnés dont 1342 mineurs à la prison ferme. Une centaine de délégués mineurs révoqués. Ces 3 000 licenciés ne retrouveront plus de travail dans la région. La vengeance et la répression iront jusqu’au bout. Pour les mineurs, être licenciés n’était pas seulement perdre un salaire ; c’était aussi perdre son logement. Beaucoup se remémorent les répressions sous l’occupation. Et s’est vaincu par la faim, après sept semaines de combat, qu’ils retournent au charbon comme on va au chagrin. A la libération, ils ont reconstruit la France, c'est alors le slogan, ils assistent avec rage, à la disparition de leurs avantages gagnés en 1946 et supprimés par un gouvernement socialiste. C'est aussi un gouvernement socialiste qui leur enverra la troupe pour en finir avec leur révolte, fin 1948. La plupart, grands résistants, avaient mené une grève contre les n***s en mai 1941. Qu’importe, ils sont en 1948, arrêtés, jugés en flag, condamnés par des magistrats qui s’étaient montrés moins exemplaires qu’eux pendant l’occupation, et c’est peu dire. Le gouvernement socialiste ne finasse pas : six morts, des milliers d’arrestations, 1342 condamnés à la prison ferme.
Sources : Sorj Chalandon journaliste au Canard Enchainé. Pierre Outteryck historien
La grève prend fin le 28 novembre 1948. Les mineurs n’ont pas obtenu l’abrogation des décrets Lacoste. Mais comme le dit Achille Blondeau, membre du bureau national de la FNSS, « la corporation minière avait perdu une importante bataille, mais elle n’avait pas perdu la guerre et avait conservé suffisamment de force pour poursuivre la lutte ». En 1963, les grandes grèves des mineurs furent victorieuses

Association de Sauvegarde du Chevalement ThéodoreInformations :                                                         ...
02/10/2026

Association de Sauvegarde du Chevalement Théodore
Informations : Lors des journées du patrimoine les 19&20 septembre l’ASCT a organisé la montée du terril Eugène. Le lieu du départ était au centre du futur lieu muséal. Beaucoup de participants nous ont interrogé sur le devenir de ce lieu. Profitant de la présence du nouveau maire nous l’avons sollicité pour connaitre ses intentions. Sa réponse a été claire « faites-moi un projet et nous l’examinerons ensemble » Le 1 octobre le conseil d’administration l’ASCT a élaboré son projet. Elle demande au maire une entrevue pour lui soumettre son point de vue en présence des services techniques de la ville, éventuellement du service culturel, du cabinet d’étude qui a proposé la mouture de l’ancienne municipalité. Projet qui a été fait sans concertation avec l’ASCT. A partir de la réalisation pourrait avancer rapidement. Le financement étant assuré par le vote à l’unanimité de son budget en 2026. Nous pourrons ainsi donner l’état de l’avancement du dossier lors de notre assemblée générale du 22 novembre. Lors de la même réunion du CA de l’association nous avons acté notre participation à la création de la « Société d’Histoire de Wittenheim » qui aura toute sa place dans le futur lieu muséal

Avec l'aimable autorisation de"La Mine Théodore & sa Cité Ste Barbe d'hier à aujourd'hui.A mon oncle.d'Pulverfàbrik vu R...
29/08/2026

Avec l'aimable autorisation de"La Mine Théodore & sa Cité Ste Barbe d'hier à aujourd'hui.
A mon oncle.d'Pulverfàbrik vu Richwiller

Nous nous sommes intéressés à la poudrière de Richwiller pour deux raisons : pour sa relation avec les MDPA, l’autre pour des raisons familiales. Ma grand-mère paternel ma souvent parlé de son frère victime d’un accident mortel en 1925. Elle avait 9 ans. Historique. Pendant la période du Reichsland Elsaß-Lothringen, le site du Meyerhof à Richwiller ne produit pas encore d'explosifs, mais ses bases géologiques et stratégiques se mettent en place : Suite à la découverte du gisement de potasse, les autorités allemandes lancent l'exploitation minière. Pour briser la roche au fond des puits, les ingénieurs allemands aménagent une zone de stockage fortifiée (poudrière) au Meyerhof afin d'y entreposer la dynamite minière. Sous l'Empire allemand, Richwiller s'est développée pour devenir la première gare marchandises d’Alsace. Installer la poudrière au Meyerhof permettait de décharger les matières premières chimiques arrivant par train et de distribuer les explosifs rapidement par voie ferrée dans tout le bassin potassique La création officielle d'Alsetex (1920) Dès le retour de l'Alsace à la France, l'industrie doit être réorganisée. Les infrastructures de stockage allemandes récupérées au Meyerhof sont immédiatement exploitées. En 1920, la Société alsacienne d'explosifs (Alsetex) est officiellement créée. Elle rachète et transforme ces anciens dépôts militaires et miniers allemands pour en faire une véritable usine de fabrication et d'assemblage de produits pyrotechniques, liant définitivement le nom de "La Poudrière" à l'histoire deRichwiller. Dès le retour de l'Alsace à la France, l'industrie doit être réorganisée. Les infrastructures de stockage allemandes récupérées au Meyerhof sont immédiatement exploitées. En 1920, la Société alsacienne d'explosifs (Alsetex) est officiellement créée. Elle rachète et transforme ces anciens dépôts militaires et miniers allemands pour en faire une véritable usine de fabrication et d'assemblage de produits pyrotechniques, liant définitivement le nom de "La Poudrière" à l'histoire de Richwiller. L'extraction de la potasse dans le bassin potassique haut-rhinois demandait d'immenses quantités d'explosifs pour briser la roche au fond des galeries. Alsetex s'est installée au lieu-dit Meyerhof à Richwiller précisément pour approvisionner directement et rapidement les différents puits des MDPA. Durant ses 15 années de présence, l'usine fait travailler de très nombreuses familles de la commune et des environs. de Richwiller qui se partagent entre le travail au fond des puits des MDPA et les ateliers de surface de la Poudrière . La menace géopolitique et le départ (1935) Au début des années 1930, la montée des tensions internationales et les premiers signes de la politique de réarmement de l'Allemagne n**ie changent la donne
L’État français pousse à l'éloignement des industries stratégiques. Alsetex déménage l'intégralité de sa production à Précigné dans la Sarthe jugée beaucoup plus sûre.

Sources : Journal l’Alsace. Wikipédia.

Article de l’expresse de Mulhouse de mois 1925

Le photovoltaïque sur le terril Théodore et le carreau du puit Schoenensteinbach…Réflexions :                           ...
23/08/2026

Le photovoltaïque sur le terril Théodore et le carreau du puit Schoenensteinbach…
Réflexions : Nous ne voulons pas entrer dans une polémique pour ou contre le photovoltaïque, mais pourquoi dénaturer un site naturel… Terril Théodore : Erigé de 1913 à 1959 sur 4,4 hectares et 22 mètres de hauteur. Il contenait 1 550 000 tonnes, dont 930 000 tonnes de sel. Pour éviter que le sel ne pollue durablement la nappe phréatique. Il a été traité par dissolution accélérée entre 1998 et 2002. Il reste un monticule de 8 à 10 mètres de haut. Ce monticule a été végétalisé et ensemencé par une herbe ancienne rustique venue spécialement de Roumanie. On y a même vu des moutons brouter. La première version du dossier a fait l’objet d’un avis défavorable du CNPN, le 29 avril 2021. « Le dossier concerne plusieurs espèces protégées : trois espèces d’amphibiens, dont le Crapaud vert ; une espèce de flore, la Renoncule minime ; une espèce de mammifère ; quatorze espèces d’avifaune, dont la Linotte mélodieuse, la Pie-grièche écorcheur, le Bruant jaune et l’Hypolaïs polyglotte ; cinq espèces de reptiles ».(…) « Cela, engendrera, des incidences élevées sur les cortèges d’espèces végétales et animales présentes. » Le carreau Schoenensteinbach : Le carreau était classé en zone industrielle D’ailleurs une entreprise a voulu s’y installer sur quatre niveau. Les habitants du hameau s’y sont opposés et le projet a été retiré par la municipalité de l’époque. Lors de la révision du POS en 2007 (plan d’occupation des sols), l’adjoint responsable du projet a proposé de classé le terril Théodore et le carreau Schoenensteinbach en zone naturelle inconstructible et de crée un verger sur la friche industrielle du carreau. La motivation étant de garder cet espace qui va du terril au carreau comme couloir écologique. De générer une trame verte de plusieurs dizaines d’hectares reliant le terril au Nonnenbruch. Cet espace abritant une faune et une flore protégée. « L’étude d’impact conclut à la nécessité d’obtenir une dérogation au titre de la protection des espèces en raison de la présence d’habitats remarquables, de 24 couples d’oiseaux appartenant à 15 espèces protégées sont nicheurs sur le site.»(…) « Des mesures de compensation sont envisagées, mais le dossier ne permet pas de garantir que ces mesures seront bien mises en place et qu’elles seront suffisantes. » Pour une poignée de dollars… Les responsables municipaux qui avaient approuvé le POS en 2007 ont allégrement renié leurs engagements pour une poignée de dollars en rendant la zone constructible pour du photovoltaïque. La société chargée de sa réalisation n’a rien d’écologique ce qui l’intéresse c’est le retour sur investissement. A partir du rejet du projet les lobbys ont pris l’affaire en main pour faire pression sur la CNPN .On y retrouve bien évidemment la DREAL toujours aussi productiviste et même l’ex maire qui lors des conseils municipaux de Wittenheim (notamment début 2024), a demandé aux élus d’intégré le terril Théodore dans les zones d'accélération des énergies renouvelables (ZAEnR), ce qui montre une volonté politique locale de débloquer administrativement le site. CNPN (Conseil National de la Protection de la Nature.)

01/08/2026

Les prisonniers de guerre aux Mines de Potasse.

Introduction : Les directions des mines de Potasse d’Alsace, aussi bien allemandes que française, ont au cour de leur histoire, utilisé des prisonniers de guerre. Prisonniers de guerre roumains : Lors de la 1er guerre mondiale Nous savons que des prisonniers de guerre roumains ont été utilisé à la mine ALEX. Des prisonniers de guerre roumains et russes à la mine Théodore. Pour les prisonniers de guerre roumains de la première guerre mondiale il n’a pas été possible de trouver des chiffres
Prisonniers de guerre employés aux M.D.P.A.
Sous le régime n**i :
1941 : 25 prisonniers de guerre. 1942 : 285 prisonniers de guerre plus 207 prisonniers civils et travailleurs étrangers. 1943 : 194 prisonniers de guerre plus 1279 prisonniers civils et travailleurs étranger.
Ceux qu’Yves Frey a appelé « les nouveaux esclaves » :
-- les prisonniers de guerre polonais et russes.
-- les ouvriers civils (Ostarbeiter) polonais et ukrainiens ;
-- les prisonniers de droit commun du pénitencier d’Ensisheim, situé à proximité des puits miniers. Les prisonniers de guerre italiens aux mines de potasse. À partir d'octobre 1943, à la suite du retournement d'alliance de l'Italie, la direction des mines de potasse avaient progressivement remplacé les prisonniers de guerre soviétiques par les soldats italiens internés par les autorités allemandes. Après la libération:
1945 : 901 prisonniers de guerre allemands. 1946 : 1 212 prisonniers de guerre allemands.
1947 : 514 prisonniers de guerre allemands.1948 :175 prisonniers de guerre allemands.
Sources « André d’ANDON et J.A.Douffiagues les Mines de Potasse d’Alsace 1918-1948 »Edition INFE1948. André Fanton d’Andon est nommé directeur général des MDPA à partir de 1944. À ce titre, il dirige et active l’épuration du personnel des mines de potasse. Les dirigeants français de l’entreprise ne sont pas touchés par les mesures d’épuration. Léon Tinelli évoque le paradoxe de l’histoire des prisonniers de guerre allemands et le fait qu’ils ont été utilisés par une direction dont le directeur général avait assuré les fonctions de directeur des mines au ministère de la production Industrielle dans le gouvernement de Pétain.
« Le cas d’André Fanton d’Andon est plus complexe. Directeur général Adjoint des MDPA jusqu’à l’Armistice, il est nommé, le 1er octobre 1940,
Directeur des Mines au ministère de la Production industrielle, poste qu’il occupera jusqu’au 1er décembre 1944.
Sa nomination ne déclenche aucune réaction du monde politique ni du monde ouvrier, l’heure étant à la reconstruction. André d’Andon pourrait avoir été protégé par Lambert Blum-Picard. Leurs relations sont étroites depuis l’École des mines de Paris où ils font partie de la même promotion. » (Jean-Marie KUPPEL dans la Revue d’Alsace)

Adresse

60, Rue Joseph Vogt
Wittenheim
68270

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Asct Haut-Rhin publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L’organisation

Envoyer un message à Asct Haut-Rhin:

Raccourcis

Partager