27/05/2026
"Ceux qui vivent dehors sont les premières victimes de la pollution. Je pense aux personnes sous les ponts qui se prennent des pots d'échappement, et c'est même pas eux qui conduisent les voitures."
Cette phrase, elle vient d'une personne qui vit la pauvreté.
L’occasion de réfléchir à l’une des idées fausses sur les pauvres et la pauvreté:
"Les pauvres ne s'intéressent pas à l'écologie."
"C'est pas qu'on s'intéresse pas. C'est qu'on a pas le temps avec les problèmes de survie. On saute dans le car parce qu'on a pas le choix, on doit rentrer."
Les personnes en situation de pauvreté ne sont pas désintéressées. Elles subissent les conséquences environnementales en première ligne. Elles n'ont juste pas toujours le luxe de choisir.
Pour travailler l'expression de l'avis des plus pauvres sur l'écologie, on a un chouette groupe de réflexion et d'action à ATD Lyon, que coordonne Justine Marchal.
Laissons lui la parole :
Notre méthode : partir d'une actualité écologique, et réfléchir collectivement à notre pouvoir d'agir (ou non) sur le sujet. Ça permet de décrypter ensemble, de comprendre, et surtout de s'exprimer.
Récemment on était d'ailleurs à l'honneur lors de la rencontre nationale du réseau Wresinski écologie et pauvreté. On a partagé notre fonctionnement, nos réflexions. Le mot qui a conclu la soirée ? "La joie !"
Pas de justice environnementale sans justice sociale. 🌍