Préservation de l'Histoire du Bureau des Opérations Aériennes

Préservation de l'Histoire du Bureau des Opérations Aériennes Association spécialisée dans l'étude et la recherche historique des Opérations Aériennes clandestines

13/05/2026
Un immense privilège d’avoir accueilli avec Mathieu Baudoin nos amis britanniques du musée de Tempsford et de l’associat...
10/05/2026

Un immense privilège d’avoir accueilli avec Mathieu Baudoin nos amis britanniques du musée de Tempsford et de l’association des descendants, des vétérans et des familles de Temspford (TVARA).

Nous avons pu les conduire à travers la Champagne sur différents lieux en lien avec la fameuse base aérienne secrète de Tempsford.

Une belle façon de renforcer les liens franco-britanniques mais également le lien entre l’histoire de Tempsford et les Résistants sur le terrain.

Mat Hieu,

À écouter ou réécouter, le podcast sur les opérations aériennes clandestines: retour sur l’émission de France Culture et...
07/05/2026

À écouter ou réécouter, le podcast sur les opérations aériennes clandestines: retour sur l’émission de France Culture et les témoignages recueillis par François-René Cristiani-Fassin lors du dernier gros événement de l’Amicale Action entre l’Ain et le Jura en 1998.

Maquis Pincourt, CRISTAL 7 - du Maquis de l'Ain au 6e BCA

AUDIO 1940-1944 : comment résister, épisode 8 : Les combattants de la pleine lune racontent les parachutages clandestins en France occupée. Une série inédite proposée par France Culture. Écoutez Les combattants de la pleine lune racontent les parachutages clandestins en France occupée, et d....

Commémoration de la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation à Villers-sur-Fère, à l’en...
26/04/2026

Commémoration de la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation à Villers-sur-Fère, à l’endroit où, le 10 mai 1944, 10 agents du B.O.A. Furent arrêtés et déportés au retour d’un parachutage.
Crédit photo Gérald Pata.

Toujours sur les traces du commandant Edgard Potier, fondateur du réseau d’évasion POSSUM. Après la visite du terrain de...
31/03/2026

Toujours sur les traces du commandant Edgard Potier, fondateur du réseau d’évasion POSSUM. Après la visite du terrain des opérations aériennes clandestines Brasenose, Recueil devant la plaque commémorative au 36 rue Jeanne d’Arc à Reims, où le commandant Potier fut arrêté le 29 décembre 1943.
Une grosse pensée pour notre ami Fred Greyer.
🇧🇪🇬🇧🇫🇷

Heureux de constater que la Ville de Reims met toujours un point d’honneur à continuer de fleurir cette plaque.

Pour en savoir plus sur Edgard Potier:

https://maitron.fr/potier-dominique-edgard-dominique-antoine-pseudonymes-dans-la-resistance-martin-jules-nollet/

Hotel de Ville, Reims
Ian-Robert Small

29/03/2026
Visite avec notre ami Ian-Robert Small sur la landing zone de l’opération Brasenose et Brasenose III à Dhuizel (Aisne), ...
28/03/2026

Visite avec notre ami Ian-Robert Small sur la landing zone de l’opération Brasenose et Brasenose III à Dhuizel (Aisne), Mission du SIS (MI9), au profit de la ligne d’évasion Possum fondée par Edgard Potier pour le rapatriement des aviateurs alliés.
Terrain homologué en mai, première opération dans la nuit du 13/14 septembre 1943, Edgard Potier et Raymond Gallet du réseau Possum accueillent le lysander de Hugh Verity qui exfiltra vers la Grande-Bretagne Pierre Geelen alias Grand Pierre (Agent SOE section F), le Flt/Sgt Fred Gardiner (RAF) et le Flt/Sgt Herbert Pond (RNZAF).
Une seconde opération, d’infiltration cette fois, aura lieu dans la nuit du 20 au 21 décembre 1943.C’est un halifax piloter par Per Hysing Dahl qui parachuta à Dhuizel (Aisne), Dominique Edgard Potier, le Baron Jean de Blommaert de Soye alias Rutland et l’opérateur radio Albert
Lemaitre alias Louis London.
Deux opérations menées par 161 squadron de la RAF.

source: tableau des infiltrations /exfiltrations Pierre Tillet,
Bob Body
association de préservation de l’histoire du BOA

Très beau témoignage extrait de La Haute-Marne dans guerre 1939-1945 qui démontre l’adaptation des équipes au sol au der...
27/12/2025

Très beau témoignage extrait de La Haute-Marne dans guerre 1939-1945 qui démontre l’adaptation des équipes au sol au dernier moment et qui explique la différence que nous trouvons parfois entre les coordonnées géographiques sur les rapports de missions des aviateurs et la localisation exacte des terrains.

Témoignage de Marcel THIVET sur le parachutage de Leffonds:

"C’est vers le milieu du mois de mai 1944, sans pouvoir préciser la date exacte, que j’ai reçu la visite de mon très bon camarade Hubert Aubry, accompagné d’un jeune homme qu’il m’a présenté sous le nom de « André le Suisse ». Hubert m’a fait part de sa volonté de reprendre la lutte contre les Allemands et il m’a demandé si je voulais l’aider à constituer un maquis à Leffonds. J’ai accepté aussitôt et il m’a parlé d’un parachutage possible dans la région. Tous trois, nous avons commencé la recherche d’un terrain. D’un commun accord, notre choix s’est arrêté sur une assez grande parcelle située entre le hameau de Mormant et le bois du même nom, territoire de Leffonds. Bien entendu la visite de Hubert et de son ami s’est déroulée dans la plus grande discrétion à l’insu des habitants du village. Hubert m’a dit le lendemain qu’il repartait pour la Suisse pour obtenir un parachutage par l’intermédiaire du Consulat Britannique.
Hubert et André le Suisse sont revenus au village le 25 mai 1944. Je les ai hébergés dans une maison appartenant à mes parents et où j’avais ma chambre. Hubert m’a alors confirmé qu’il avait obtenu un parachutage pour le 29 mai, vers 23 heures. Il m’a expliqué les opérations à effectuer pour réceptionner les containers. Comme à l’époque les lampes électriques de poche et surtout les piles étaient presque introuvables, il avait apporté avec lui quatre petites lampes rondes. Il m’avait demandé de trouver quelques camarades en qui on pouvait avoir toute confiance. J’ai donc contacté trois jeunes gens du village : Robert Devilliers, Georges Mathieu et René Hacquin, instituteur au village. J’étais chargé d’écouter la radio de Londres et particulièrement les messages personnels. Celui qui nous concernait était : « Hubert ira à la pêche ce soir. » Le 29 mai, j’ai donc entendu le fameux message. Aussitôt j’en ai avisé Hubert qui m’a dit : « C’est pour ce soir. »
Vers 20 h 30, à travers champs, nous nous sommes rendus au lieu prévu, individuellement. Nous étions six. Un orage a éclaté vers 23 heures. Nous avons fait les signaux convenus : 3 lampes allumées et formation de la lettre K en morse par Hubert lorsque nous avons entendu un avion, mais en raison probablement des nuages assez bas, il n’a pu nous repérer. Notre attente s’est poursuivie jusqu’à 2 heures du matin, mais en vain. Le lendemain, aucun message de Londres. Pas davantage le 31. Toutefois nous nous rendions sur le terrain. Le 1er juin, le message : « Hubert ira à la pêche ce soir » court à nouveau sur les ondes.
Le départ est prévu pour 21 h 30, mais les camarades des jours précédents, découragés et n’y croyant plus, refusent de venir. Nous ne sommes plus que trois. Hubert, André le Suisse et moi. La fatigue des nuits précédentes se fait sentir, tous les déplacements s’effectuant à pied. Hubert décide d'abandonner le terrain homologué, trop loin, et de se rendre au lieu-dit « Derrière le Bois Moyen », territoire de Leffonds, à environ 1 km du village et 3 km du terrain de Mormant. Sur place les dispositions sont prises. Comme nous ne sommes plus que trois, une première lampe, allumée, est placée au sol calée par des pierres ; une deuxième est tenue par André le Suisse, la troisième par moi et la quatrième par Hubert, suivant le dispositif prévu, soit trois lampes en lignes espacées de 80 à 100 m, et la quatrième à environ 15 m de la troisième, en équerre. La lettre code retenue, le K (trait-point-trait) doit être transmise par Hubert, lampe n° 4. Toutes les lampes sont blanches. Hubert m’avait expliqué que la première chose à faire aussitôt les « colis » arrivés au sol était de décrocher les parachutes et de les rouler.
Vers 23 heures nous entendons un avion qui approche mais à haute altitude, et à notre grande déception, il s’éloigne.
Vers 23 h 30, nouvelle alerte et il semble, que cette fois, ce soit la bonne, Le bruit des moteurs s’amplifie et un gros appareil passe au-dessus de nous. Hubert transmet le code. L’avion vire à gauche et se présente à nouveau à assez basse altitude.
Tout à coup nous voyons les corolles de parachutes ; huit soutenant chacun un « colis » qui descendent lentement vers le sol. L’avion vire à nouveau et au cours d’un autre passage largue encore huit parachutes. Nous ne bougeons toujours pas lorsque l’appareil passe une dernière fois sans rien lâcher et s’éloigne.
Aussitôt, dans l’obscurité, nous nous précipitons pour décrocher les parachutes. Au troisième, au lieu d’un « colis », c’est un homme qui se dresse devant moi et m’appuyant un pistolet sur la poitrine, me dit : « Vite le mot de passe. » Plus mort que vif, je lui réponds que je ne l’ai pas. Il ajoute : « Et Hubert ?» Je lui réponds : « Oui, Hubert est là. » « Bon ça va », dit-il en rengainant son arme.
Hubert nous rejoint, accompagné d’un second parachutiste. Courte discussion, une gorgée de whisky offerte par nos visiteurs pour nous remettre de nos émotions, et au travail. À noter que Hubert ignorait que ce parachutage d’armes était accompagné. Les parachutes sont roulés et cachés dans la forêt proche. Les lourds containers munis de poignées sont portés à quatre et dissimulés dans les taillis Le jour commence à poindre lorsque le dernier « colis » est transporté. Il en manque un qui n’a pu être découvert malgré les recherches effectuées les jours suivants. Je rentre à la maison et les quatre hommes passent la journée dans la forêt. Je leur apporte les repas de midi et du soir. Dès la tombée de la nuit, à l’aide d’un cheval attelé d’un tombereau, les premiers containers sont transportés dans un bâtiment à proximité de la ferme de « Beauvoisin », territoire de Bugnières, où ils sont cachés. Pour effectuer le transport de la totalité des containers, il faut trois nuits consécutives. Robert Devilliers et Georges Mathieu participent activement à ces transports. Au petit matin, Hubert, André le Suisse et les deux parachutistes reviennent dans ma chambre où ils se reposent"

Adresse

Villers-sur-Fère
02130

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