22/05/2026
Ce lundi 18 mai fut un temps fort de l’association Mères Pour la Paix.
Nous recevions les lycées et collèges qui participèrent cette année 2025/2026 au programme « Trophée Femme de Paix » pour la restitution de leur travail depuis octobre sur le rôle important des femmes pour la Paix ry pour ne citer qu’eux : Le lycée professionnel Alfred Mongy de Marcq en Baroeul, le lycée St François d’Assise de Roubaix venu en force ,et les collège Robert Frison de Cassel, René Bonpain de Grande Synthe, Jean Zay de Feignies et Paul Eluard de Roncq.
Et cet évènement annuel avait lieu cette fois à La Rose des Vents, scène nationale, qui vient d’être entièrement rénovée ! Merci donc à ce théâtre emblématique de la région d’avoir accueilli tout ce petit monde ! Le Maire de Villeneuve d’Ascq, Sylvain Estager venu nous saluer et nous l’en remercions, n’a pas manqué de souligner la chance de ces quelque deux cent cinquante adolescent.e.s de pouvoir se produire dans ces lieux prestigieux !
Rappelons d’abord l’essentiel de ce programme de culture de paix : MPP intervient en début d’année scolaire auprès des collégiens et des lycéens pour les sensibiliser sur le combat pour la Paix dans le monde, sur les Droits des Femmes, la lutte contre les discriminations, la non-violence etc… Les élèves choisissent ensuite une femme remarquable par son parcours pour la paix ou pour la défense des droits des femmes et doivent fournir un travail artistique sur le support de leur choix (musique, théâtre, danse, graphique…) en adoptant d’ailleurs plusieurs supports afin de nous présenter lors de la restitution de leurs travaux une mise en scène, un portrait qui mettra en valeur le personnage choisi et son action.
Et les meilleurs travaux furent récompensés par le ‘Trophée Femme de Paix »
Et ce fut riche, et cette année encore, nous fûmes bluffé.e.s !
8 femmes admirables pour leur action, pour leur combat, pour leurs valeurs de tolérance, de paix, d’égalité et de solidarité ont défilé sur scène sous différentes facettes de leur lutte, mariages forcés pour Makémé Konat de Guinée et Hortense Lougue du Burkina Faso) le viol utilisé comme arme de guerre pour Jeanne Nacatché Banyere de RDC, l’éducation avec Kadidja Neyman d’Afrique du Sud, et puis les combats pour la paix et les droits des femmes comme Muna Luqman du Yemen, Leila Pashael d’Iran et Rosna Khalid d’Afghanistan.
Exceptionnellement cette année, nous avions choisi un jury composé d’élèves, et ce sont les élèves de 1ère du Lycée Queneau de Villeneuve d’Ascq qui s’y sont collés avec un certain enthousiasme. Il étaient d’ailleurs coachés par, jugez un peu ! !e journaliste Jean-Michel Lobry (Wéo, groupe audiovisuel La Voix…) Merci à ce grand professionnel d’être venu en quelque sorte présider cette restitution. Sa première recommandation à la salle fut de s’écouter les uns les autres …et cela fut relativement suivi excepté au moment où le choix de la première place fut prononcé !
Par leurs recherches, leur imagination et leur créativité et surtout la mise en scène de leurs idées, nos élèves ont pu convaincre ce jury et peut-être orienté son choix.
Et le grand gagnant ??
Sans surprise, vu l’enthousiasme général déclenché par la prestation de la classe de seconde du Lycée Saint François d’Assise de Roubaix, ce fut le combat mais là au premier degré de la boxeuse française Sarah Ourahmoune qui sut prouver la force et le courage des femmes là où les hommes sont en principe les meilleurs. En principe ! Suivit le portrait de la militante féministe Muna Luqman, assuré par les très jeunes élèves du collège Jean Zay de Feignies.
Perso, j’ai beaucoup aimé la représentation du combat, en faveur des droits celui-là , de Leila Pashael militante kurde du mouvement « Femme, Vie, Liberté » en Iran, thème d’actualité s’il en est, prestation établie sur plusieurs plans, (mention à la scène aux mains rouges) et dont le final était particulièrement réussi : manifestations en danse revendicative en beau duo avec la vidéo sur la danse d'une fillette kurde.
Mais j’ai aimé aussi la prestation du collège Robert Frison de Cassel sur Hortense Lougé dont je trouvai bien vu le parallèle avec la grand-mère en marge de la scène. Mais ce collège que nous suivons depuis des années frise toujours l’excellence.
Bref, le choix fut cornélien et notre jury se laissa influencer par la fougue de notre boxeuse, bien vu pour le collège primé.
Notre amie afghane Jamila termina ce spectacle vivant et engagé par son histoire personnelle, émouvante dans sa simplicité.
Merci et bravo à tou.te.s les élèves et à leurs professeur.e.s pour la qualité du travail effectué depuis des mois… Tous nos encouragement à continuer avec le même enthousiasme, la même énergie et la même créativité dans ces périodes si difficiles que nous traversons… Vivement la version 2027 !