Commune de Versigny

Commune de Versigny LIEU DE RENCONTRES ET D'INFORMATIONS Versigny est un petit village de 465 habitants, les Versigniens ou Versignyacois. Le site est classé NATURA 2000.

En vieux français, Versigny signifiait "le lieu du versant". La commune se situe au coeur de l'Aisne, au centre du triangle Saint-Quentin, Laon, Chauny, proche de la sortie d'autoroute A26 de Courbes. La commune fait partie de la communauté de commune des villes d'Oyse. Versigny a la chance d'avoir sur son territoire une réserve naturelle d'état "LES LANDES DE VERSIGNY". De part son charme, sa sit

uation géographique et sa flore, Versigny est un village d'avenir. Le nombre d'habitants a augmenté de 5%, +22 habitants au recensement 2009.

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Histoire de Versigny
Versigny serait l'une des communes les plus anciennes de l'Aisne. Charlemagne y résidait. Il avait une villa où il reçut, en 779, les hommages d'Hildebrand, duc de Spolette. Le village s'étend sur la vieille chaussée gauloise, reliant Laon à Péronne. Versigny dépendait autrefois de l'intendance de Soissons et du diocèse de Laon. Elle appartient aujourd'hui au canton de La Fère. Elle comptait quatre dépendances, en fait des fermes : Saint Martin, Saint Jean, Macquigny et la Chaussée Robert Bove. Son premier seigneur connu (1163) est Hugues de Vercini. Aprés lui, on trouve Jean le Chien de Vendeuil en 1199, puissuccessivement Pierre de Versigny, Gobert de Glacy, Vautier de Versigny, Verric de Moy, Guillaume de Versigny et, en 1270, Pierre de Versigny, écuyer.

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HISTORIQUE DE L'EGLISE

L’église de Versigny se compose d’une nef flanquée de bas-côtés, d’un transept dont la croisée est surmontée d’un clocher et d’un chœur à chevet polygonal. Il résulte de trois grandes phases de construction et de restauration ( si l’on fait abstraction du clocher reconstruit après la première guerre mondiale). La première a eu lieu au XII° siècle, la deuxième remonte à la fin du XV° siècle ou au début du XVI° siècle et la troisième date du siècle dernier. Comme de nombreux édifices romans de l’Aisne appartenant à la même famille, telles que celles de Remies, Saint-Aubin ou Merlieux, l’église de Versigny a subi au XIX° siècle d’importants travaux de remise en état qui ont sensiblement modifié son enveloppe extérieure, notamment dans sa partie occidentale. On doit à cette époque la construction de la sacristie, la reconstruction des collatéraux, les percements de la façade occidentale et vraisemblablement des reprises de maçonnerie sur l’ensemble de l’édifice. En revanche, le vaisseau central, le transept et le chœur ont conservé pour l’essentiel toute leur authenticité. La nef et le transept forment un ensemble homogène témoignant d’une construction rapide. Les corniches et bandeaux qui surmontent ces parties sont décorés de chevrons sur la face nord de la nef. De billettes sur le bras sud du transept et des feuillages stylisés sur le bras nord. Il s’agit là d’un répertoire décoratif apparu à la fin de la seconde moitié du XI° siècle et encore largement utilisé jusqu’au milieu du siècle suivant. Le vaisseau central de type basilical plafonné compte quatre travées et deux niveaux. Les grandes arcades de la nef, comme celles du transept, sont plein cintre et à simple rouleau non mouluré. Elles s’appuient sur des piliers rectangulaires dépourvus d’impostes. Les fenêtres hautes, elles aussi en plein cintre, sont situées dans l’axe des arcades. Ces dispositions sont également classiques dans la région pendant la même période. Cette datation est confirmée par la restitution du plan primitif de l’église. La présence d’arcades sur les murs orientaux du transept laisse supposer que des chapelles orientées, peut-être en hémicycle, s’ouvraient sur chacun des bras. Ces chapelles devaient encadrer une abside de même plan, aujourd’hui remplacée par un chevet flamboyant. L’église de Versigny présenterait ainsi un plan type, commun à la plupart des églises romanes du Laonnois et pourrait être datée de la première moitié du XII° siècle. Reconstruit à la fin du XV° siècle, le chœur présente toutes les caractéristiques de l’architecture de cette époque. Composé d’une travée droite et d’un chevet polygonal, il est éclairé par cinq vastes baies dont quatre sont décorées d’un réseau flamboyant, la baie d’axe restant encore d’inspiration rayonnante. Il est couvert d’une voûte sur croisée d’ogives à liernes dont les supports hémisphériques sont dépourvus de chapiteaux. L’église de Versigny n’abrite plus de mobilier notable à l’exception de ses fonts baptismaux, datables du moyen-âge mais quelques peu endommagés.

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Historique et Archéologie
Le territoire de VERSIGNY a été occupé dès l’époque celtique. On a retrouvé récemment les substructions d’une ferme gauloise non loin du village actuel. Mais la première implantation humaine d’importance ne semble pas remonter au-delà du premier siècle après J.C. Elle est liée à la création, après la conquête des Gaules par Jules César, d’une voie allant de REIMS à PÉRONNE. Appelée localement « vieux chemin de LAON au Chaufour, la route de LAON-LA FERE passait sur le territoire de CREPY (en Laonnois) et gagnait ROGECOURT comme en témoigne la confirmation en 1158 des biens de la commanderie de Puisieux par l’évêque Barthélémy qui la qualifie lui-même de voie romaine . Son tracé se distingue assez mal sur le terrain mais les fouilles archéologiques réalisées dans les années 1970 ont montré qu’elle mesurait environ dix mètres de large. En bordure de la voie, au lieu-dit « Les Longues Tailles » ces mêmes fouilles ont mis à jour un « fanum » du IIIème siècle dont la « cella » rectangulaire était entourée d’une galerie couverte et d’un quartier d’habitation qui a livré un important mobilier. Le site a été occupé dès le premier siècle. Cette première phase d’occupation se poursuivit jusqu’au début du III° siècle. Le site fut ensuite abandonné pendant un demi-siècle et réoccupé à l’époque de l’empereur Gallien. A l’époque franque, VERSIGNY était encore un centre de peuplement relativement conséquent. Il devait l’être aussi sous les carolingiens car selon l’historien Melleville, Charlemagne reçut dans la villa de VERSIGNY les hommages et les présents d’Hildebrand, duc de Spolette en 779. En 879 le roi Charles le Chauve y serait tombé gravement malade. La première mention dans les textes remonte au VII° siècle et le nom de « villa Versiniacum » est cité dans un diplôme de Hugues CAPET ce qui montre l’importance du site. Dès le XI° siècle, l’abbaye Saint Vincent de LAON possédait la moitié du village qui devin t ensuite propriété des évêques de LAON. Au début du XII° siècle la villa de VERSIGNY faisait partie du domaine épiscopal. Afin de faciliter l’implantation des Prémontrés dans le diocèse de LAON, l’évêque Barthélemy se lança au début du XII° siècle dans une politique de donation en faveur des frères de Saint-Norbert. Sur son domaine de VERSIGNY ses libéralités furent nombreuses. Le 2 novembre 1117, il fit don à l’abbaye Saint-Martin de Laon d’un four, de maisons et de terres « apud Vercigniacum, villam nostrum ». Il y ajouta deux charruées en 1128 et une terre inculte, un bois et un pré, l’année suivante. Ces dispositions, confirmées en 1153 par l’évêque Gauthier de Saint-Maurice, sont probablement à l’origine de la ferme Saint-Martin, qui revint à l’évêché lorsque le titre abbatial lui fut uni en 1730. C’est à VERSIGNY qu’était située une des trois charruées que Barthélemy donna à Saint-Norbert en 1121. L’abbaye de Prémontré doit encore à cet évêque une autre charruée de terre qu’elle acquit contre un cens annuel de deux sous payable à la Saint-Rémi. Cette générosité de Barthélemy de Jur et de Gauthier de Saint-Maurice en faveur des Prémontrés aboutit à un appauvrissement du domaine épiscopal dénoncé par leur successeur, Gauthier de Mortagne. Au cours des trois premières années de son épiscopat ce dernier s’attacha à accroître son temporel par des acquisitions, des défrichements et par une réduction des libéralités de ses prédécesseurs. A VERSIGNY il se contenta d’aumôner aux chanoines réguliers de Saint-Martin une charruée de terre inculte et stérile. Poursuivant l’œuvre de Gauthier, Anselme de Mauny manifesta une réelle habileté à saisir les occasions favorables. C’est ainsi que, profitant de la banqueroute du vidame Gobert (ou Gérard ?) de Clacy, il put lui racheter en 1218 ses biens d’Anizy, Septvaux, Pouilly et Versigny pour 2000 Lp. L’évêque vit reconnaître par le Parlement en 1278, ses droits de justice et de garenne sur tout le territoire de VERSIGNY hors le bois qui appartenait au seigneur de Coucy. Au XVIII° siècle la seigneurie de Versigny se composait de :

- La justice haute, moyenne et basse avec tous les droits appartenant aux hauts justiciers, même sur la ferme de Macquigny que possédait l’abbaye de Saint-Nicolas-aux-Bois.

- Une ferme (Saint-Jean ?) composée de 187 setiers 52 verges de terre, pré bois et aulnaie.

- Treize bois d’une surface totale de 427 arpents 25 verges, suivant le plan levé en juin 1734. Les habitants de Versigny avaient dans ces bois le droit d’usage, ainsi que de couper toute espèce de bois, hormis le chêne.

- Le droit de chasse et de garenne. Les droits de l’évêque sur cette garenne furent établis par la charte de 1277-8, qui reconnut que le Sire de Coucy avait eu tort d’y faire pendre Jean Tartarin, homme de corps dudit évêque. Dès le moyen âge les habitants de Versigny avaient la faculté de chasser sur les terres et dans les bois « à toutes bestes quelzconques à chiens, à filez, à hernois et à tous autres engins quelconques ».

- Un surcens de 87 setiers de blé à prendre chaque année sur les trois moulins de La Fère

- Une rente de 12 jalois d’avoine à prendre sur le moulin de Rogécourt

Le domaine foncier de la seigneurie comprenait donc 187 setiers 52 verges, mesure du lieu, et 427 arpents 25 verges, mesure royale, soit en tout 282 hectares 63 ares sur les 1289 hectares que compte le territoire de VERSIGNY. Aux XII° et XIII° siècles, VERSIGNY avait également des seigneurs laïques relevant du comté d’Anizy.

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