SNUDI FO 78

SNUDI FO 78 Syndicat Force Ouvrière des instituteurs, professeurs des Ecoles et directeurs des Yvelines

06/06/2026
04/06/2026

Les agents publics sacrifiés par le Gouvernement

En pleine période inflationniste, le Gouvernement a décidé que les agents publics n’auraient toujours pas d’augmentation.

Le point d’indice reste gelé, le tassement des grilles indiciaires supprime le droit à la carrière et la reconnaissance des qualifications.

Aujourd’hui 1er juin, les employeurs publics sont contraints de verser une indemnité différentielle à 862 000 agents publics pour qu’ils ne soient pas payés au-dessous du SMIC. La tendance s’accélère : la rémunération de la grande majorité des fonctionnaires est bloquée au SMIC ou s’en rapproche.

Le choix politique est clair : la dépense publique est orientée vers les subventions ou exonérations pour les grandes entreprises et l’économie de guerre.
La circulaire publiée le 20 avril 2026 par David AMIEL, ministre de l’Action et des Comptes publics affirme les priorités budgétaires du Gouvernement :
« L’effort engagé depuis des années en faveur de la Défense doit être poursuivi et amplifié dans les années à venir. La nécessaire conciliation de cette priorité avec la nécessaire maîtrise des comptes publics impose des choix : les budgets ministériels hors mission défense devront globalement être en diminution ».

L’actualisation de la Loi de programmation militaire adoptée le 19 mai accorde 36 milliards d’euros supplémentaires pour atteindre une dépense de 436 milliards d’euros sur la période 2024 – 2030.

La paupérisation et la précarité de plus en plus prégnante des agents publics est donc un choix assumé du Gouvernement. Cette précarisation entrainera comme certains spécialistes aujourd’hui s’accordent à le dire, une vague sans précédent de démissions.

Pour la FGF-FO, ce choix est inacceptable !
Face à l’inflation, le Gouvernement doit répondre de toute urgence à nos revendications :
• augmentation immédiate de la valeur du point d’indice de 10% ;
• compensation de la perte subie par la valeur du point d’indice depuis le 1er janvier 2000, soit 33% ;
• indexation de la valeur du point d’indice sur l’inflation ;
• le pied de grille de la catégorie C à 120% du SMIC ;
• le pied de grille de la catégorie B à 140% du SMIC ;
• le pied de grille de la catégorie A à 160% du SMIC ;
• suppression de la pénalité de 10% lors des congés maladies ordinaires.

Si le Gouvernement refuse la satisfaction de ces revendications, la FGF-FO prendra acte qu’une ligne rouge a été franchie. Au Gouvernement de prendre ses responsabilités !

19/05/2026

Face à la militarisation, organiser l’École contre la guerre ! La FNEC FP-FO a été reçue au ministère

Une délégation de la FNEC FP-FO a été reçue au ministère le 6 mai, par deux conseillers ministériels, suite au courrier adressé au ministre Geffray le 9 janvier pour lui demander de retirer le guide « acculturer les jeunes à la défense », publié en novembre 2025, et de mettre fin aux dispositifs d’embrigadement des élèves comme les « classes défense et sécurité globale », les rallyes citoyens, etc.

La délégation a rappelé à cette occasion, l’attachement de notre fédération à la mission d’instruction qui fonde l’École publique dans notre pays, et a réaffirmé à ce titre notre refus de toute mesure tendant à militariser l’École dont le rôle n’est pas de préparer nos élèves, nos étudiants à la guerre, de même que de toute propagande militaire sous quelle forme que ce soit, dont nous considérons qu’elle n’a pas sa place au sein des écoles, collèges, lycées et lycées professionnels comme au sein de l’Université.

Dans ce cadre, la délégation a alerté les représentants du ministre sur des dérives constatées dans certains départements, comme par exemple lors de « rallyes citoyens » où des élèves ont été placés dans des situations encourageant le recours à la violence, ou comme en Côte d’Or où l’intervention de la gendarmerie dans un collège, devant initialement porter sur le cyber harcèlement a finalement donné lieu à un cours sur les armes, durant lequel a été présenté aux élèves un panorama des différentes sortes d’armes existantes et des utilisations qui pouvaient en être faites selon les circonstances.

Dans leurs réponses, les représentants du ministre se sont voulus rassurants. Ainsi ont-ils expliqué « que seul 0,03% des élèves est concerné par les classes défense et sécurité globale ». Ce qui est faux et largement sous-estimé. Ce sont plus de 30 000 élèves qui sont inscrits dans ces classes, sans compter les autres dispositifs (rallyes citoyens, cadets de la défense ou de la gendarmerie, ou les classes d’engagement républicain dont le programme « pédagogique » est défini par le Préfet de police de Paris).

Le ministère explique qu’ « on ne peut pas rentrer dans ce sujet par les dérives », mais que bien entendu il « doit étudier les dispositifs existants pour rationnaliser tout ce qui n’est pas pertinent » et mener « une réflexion globale sur la manière dont ça doit fonctionner pour éviter les dérives ».

Ils ont alors insisté sur « la nécessité de cadrer la nature des interventions pour qu’elles correspondent bien aux enjeux de l’éducation à la défense », précisant qu’elles « doivent avoir lieu en présence de l’enseignant ». Ils ont dit leur accord sur le fait « qu’on ne souhaite pas que les élèves portent des armes » ou encore que « l’école n’est pas un organisme de pré-recrutement », de sorte qu’il convient que « les partenaires (…) sachent dans quel cadre leur intervention s’inscrit » et que « ce n’est pas parce qu’on a affaire à un partenaire ministériel (le ministère des armées) qu’on ne doit pas avoir les mêmes exigences qu’avec les partenaires éducatifs ».

Mais sur le fond, le ministère ne satisfait aucune de nos revendications :

Que ce soit sur l’arrêt de l’intervention de militaires au sein de l’école, la fin des stages ou PFMP au sein d’unités militaires, la fin des avantages octroyés pour les « volontaires » du service national (notamment dans l’examen du dossier sur Parcoursup), l’abrogation de ce SNV et l’arrêt de sa promotion au sein des établissements scolaires…

En effet, depuis l’ouverture de la campagne pour le service national, qui coïncide avec Parcoursup, les personnels font l’objet de sollicitations pour faire connaître aux élèves le service national volontaire et les inciter à s’engager.

Les conseillers du ministre ont minimisé l’impact des dispositifs d’embrigadement des élèves en expliquant que « sur le service national volontaire, la cible des armées c’est d’avoir 3 000 jeunes sur l’ensemble de la cohorte inscrite sur Parcoursup, (ce qui est) minime », puis ont conclu qu’ « il y a tout de même un objectif de faire comprendre aux élèves à quoi servent les corps en uniforme ».

C’est donc clair : la pression exercée sur l’École pour la soumettre à la marche à la guerre et préparer nos élèves à une « guerre majeure de haute intensité » (R***e nationale stratégique 2025), va se poursuivre et s’amplifier.

Face à cette situation, les personnels, les jeunes
organisent la résistance et opposent leurs revendications

Dans une motion adoptée en heure d’information syndicale, les personnels du collège Jean Lolive de Pantin (Seine-St-Denis, académie de Créteil), dans l’unité avec les syndicats SNES, SNFOLC, CGT, SUD et CNT déclarent : « Nous n’acculturerons pas nos élèves « aux enjeux de la défense (en vue) d’un réarmement moral de la population, notamment de la jeunesse » (actualisation de la loi de programmation militaire). (…) Nous voulons enseigner. Nous voulons des heures pour nos disciplines. Nous voulons que le nombre d’élèves par classe soit limité. Nous voulons une revalorisation de nos salaires, un vrai statut pour les AESH et AED. Comme enseignants, CPE, AED, AESH, assistante sociale, infirmière, médecin scolaire, on ne marche plus. Qui veut la paix, prépare la paix. Nous voulons arrêter cette politique d’armement qui détruit nos services publics ».
Puis ils concluent en invitant leurs collègues des autres établissements à se réunir avec les syndicats à la Bourse du Travail de Pantin le mardi 19 mai « afin d’organiser l’école contre la guerre ».

Dans divers départements, comme la Côte d’Or, l’Essonne, des initiatives du même ordre ont eu lieu ou s’organisent.

À Pont-Audemer et à Caen, dans l’académie de Normandie, le 7 mai, des centaines d’élèves se sont rassemblés devant leurs établissements contre les suppressions d’options et des heures de cours les privant des moyens d’étudier, et contre la militarisation de l’École.

Ils ont raison ! La FNEC FP-FO se tient aux côtés de tous ceux, personnels, parents, lycéens, qui refusent la marche à la guerre, la militarisation de la société, de l’école et l’embrigadement de la jeunesse. Elle soutient et appelle à multiplier toutes les initiatives dans ce sens, afin de réunir les conditions du rapport de force qui contraindra le ministère à répondre aux revendications :
▪ Retrait du guide « acculturer les jeunes à la défense » ;
▪ Abandon des classes défenses et de tout dispositif reposant sur un partenariat entre l’école et l’armée ;
▪ Abrogation du SNV et l’arrêt de sa promotion au sein des établissements scolaires ;
▪ Retrait de la proposition de loi Blanchet pour le renforcement de l’enseignement à la défense ;
▪ Retrait du projet de loi d’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030 ;
▪ De l’argent pour l’Ecole, pour l’Hôpital, pour les services publics, pour les salaires, pas pour la guerre !

19/05/2026

Courrier de la FNEC FP-FO au ministre : ” Abandon des Pôles d’Appui à la Scolarité et réabondement des postes “

Montreuil, le 13 mai 2026

à l’attention de Monsieur Edouard Geffray,
Ministre de l’Education nationale,
110 rue de Grenelle
75357 PARIS SP 07

Objet : abandon des PAS et réabondement des postes

Monsieur le Ministre,

Lundi 11 mai, l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi « visant à renforcer le parcours inclusif des enfants à besoins éducatifs particuliers » qui acte la suppression des Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS) et l’arrêt de leur généralisation. La FNEC FP-FO s’est toujours opposée aux PAS.

En effet, la mise en place des Pôles d’Appui à la Scolarité réduit l’accompagnement des élèves par les AESH en contournant les notifications des MDPH. D’autre part, le duo enseignant spécialisé / éducateur spécialisé conduit à « coacher » les enseignants au lieu de prendre réellement en charge les élèves. Le recours à ces personnels pour les PAS a également pour effet de vider les classes spécialisées et les ESMS des personnels nécessaires à leur fonctionnement, participant ainsi à leur démantèlement.

Le vote de la représentation nationale tient compte d’une réalité : les PAS sont massivement rejetés. La FNEC FP-FP exige l’abandon définitif de ce dispositif.

Alors que 480 PAS ont été créés à la rentrée 2025 et que le ministère crée plus de 1 000 PAS à la rentrée 2026, la FNEC FP-FO exige que les postes utilisés pour la mise en place de ces pôles soient restitués immédiatement afin d’annuler les fermetures de classes et ouvrir les postes spécialisés et de remplaçants nécessaires. Elle refuse que les personnels ayant obtenu un poste dans le cadre des PAS soient aujourd’hui victimes de cette situation.

Nous rappelons que près de 30 000 élèves qui devraient être scolarisés dans les établissements sociaux et médico-sociaux ne s’y trouvent pas, faute de place. Il faut créer tous les postes spécialisés nécessaires dans les écoles et les établissements sociaux et médico-sociaux.

La FNEC FP-FO réaffirme ses revendications :
• Annulation de toutes les suppressions de postes et création de tous les postes nécessaires
• Maintien et développement des établissements sociaux et médico-sociaux
• Un statut et un vrai salaire pour les AESH avec 24h pour un temps plein
• Abandon des PIAL et des PAS

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.

Clément Poullet, secrétaire général de la FNEC FP-FO

05/05/2026

Intervention de la FNEC FP-FO au rassemblement du 4 mai devant l’Assemblée nationale contre la guerre et les budgets de guerre

Merci aux camarades la CGT d’avoir décidé ce rassemblement. Je vais dire un mot au nom de la FNEC FP-FO.

Alors que les personnels, les parents et les jeunes se mobilisent depuis des semaines contre les suppressions d’heures et les fermetures de classes, le ministre de l’Education de l’Education nationale annonce une expérimentation dans 18 départements pour accélérer les fermetures d’écoles d’ici 2030.

Pour le gouvernement Macron-Lecornu, la priorité ne va pas à l’École publique, pas plus qu’elle ne va à l’Hôpital et aux services publics indispensables à la population.

Le Budget de la défense a doublé en 10 ans. Mais cela ne suffit pas pour Macron et pour le complexe militaro-industriel. C’est pourquoi le projet d’actualisation de la loi de programmation militaire qui arrive à l’assemblée nationale prévoit une rallonge de 36 milliards d’euros pour les dépenses d’armement.

(…) Qu’on ne nous fasse pas croire que les budgets de guerre sont compatibles avec nos revendications ! Le ministère des comptes publics vient d’ailleurs d’écrire que l’augmentation des dépenses de la défense nécessite de faire économies partout ailleurs. Pour 2026, ce sont de nouvelles coupes de 4 milliards d’euros dans le budget de l’Etat et 2 Mds dans le budget de la Sécu.

L’histoire nous l’enseigne : l’économie de guerre débouche toujours sur la guerre.

C’est d’ailleurs ce vers quoi Macron nous entraîne, puisque ce projet de loi s’accompagne de mesures visant à développer la militarisation de la société :

transformation de la journée défense et citoyenneté en « journée de mobilisation », en lien avec le nouveau service militaire de Macron ;
création d’un nouveau régime d’exception avec « l’état d’alerte de sécurité nationale ».

Ne soyons pas naïfs : c’est un basculement ! La critique des choix militaires, budgétaires ou géopolitiques sera présentée comme irresponsable, voire passible, en temps de conflit, de « haute trahison ». On connait déjà la criminalisation de ceux qui critiquent la politique de l’Etat génocidaire d’Israël, et le sinistre projet de la députée Yadan.

Comment ne pas s’inquiéter quand les médias, nombre de partis de gouvernement et la présidence de la République communient dans la célébration du grand réarmement et de l’activité militaire ?

La propagande belliciste bat son plein jusque dans les écoles notamment avec la multiplication de partenariats avec l’armée : les classes de défense, le projet d’un enseignement à la défense, l’intervention de sergents recruteurs dans les lycées au moment des vœux sur la plateforme Parcoursup… pour présenter les divers avantages pour les « volontaires » du service militaire : un quart d’année universitaire en cadeau, et un examen plus favorable du dossier sur Parcoursup pour les engagés du Service national…

Vous ne pouvez pas poursuivre vos études à l’université ? Engagez-vous !

Vous voulez bénéficier d’avantages pour poursuivre vos études ? Rengagez-vous !

Savez-vous qu’en classe de primaire on distribue aux élèves une brochure « Ma première cérémonie militaire », financée par le fabricant de missiles MBDA, dont les produits ont récemment foudroyé écoles, mosquées et camps de réfugiés gazaouis, causant la mort de plus de cinq cents personnes, dont une centaine d’enfants ?

Parce que l’augmentation des budgets militaires n’apporteront que mort et destruction, nous n’avons pas d’autre choix que de mener campagne et d’organiser la mobilisation, l’action concrète pour empêcher cette folie guerrière dans laquelle Macron veut nous entraîner.

Certains nous ont montré la voie :

Je voudrais saluer les dockers de Gênes, mais aussi de plusieurs villes d’Europe, qui ont organisé grèves et mobilisations contre l’envoi des armes à Israël.

Je voudrais saluer la jeunesse d’Allemagne qui par dizaines de milliers manifestent contre la conscription.

Je voudrais la jeunesse en France qui dit à Macron qui n’a cessé de détruire ses conditions de vie et d’études : « non au service militaire ! Macron, nous ne voulons pas de ta guerre ! Nous n’irons pas ! »

C’est cette même jeunesse qui dans les universités du monde entier, de Sciences Po à Columbia, se mobilisent pour dénoncer le génocide en Palestine et ses complices, et exiger la fin des partenariats avec Israël. Cette jeunesse est notre espoir. Mais nous devons être à leurs côtés !

Nous devons comme syndicats prendre toutes les initiatives nécessaires, y compris la grève, pour qu’ils n’aillent pas à la guerre, pour empêcher la guerre. C’est l’objectif que se donnent les dizaines et dizaines de syndicats en Europe qui soutiennent la conférence internationale contre la guerre qui aura lieu le 20 juin à Londres. Tous ensemble, par la mobilisation, nous pouvons faire reculer les gouvernements fauteurs de guerre et complices du génocide à Gaza !

Retrait de la loi de programmation militaire !

Retrait des budgets de guerre !

De l’argent pour l’école et l’hôpital, pas pour les rafales !

05/05/2026

Aucun élève ne doit mourir en stage ! La FNEC FP-FO alerte les parents de la mise en danger de leur enfant !

Le 17 avril, un élève en classe de remédiation dans un lycée professionnel privé de Bagnols-sur-Cèze (30), alors âgé de 15 ans, est mort écrasé par un chariot élévateur. En dehors de toute règle (directive EU sur les machines dangereuses, sans habilitation, travail des enfants de moins de 16 ans, hors PFMP), il n’avait rien à faire sur ce manitou ; il en a perdu le contrôle alors qu’il ne devait « qu’observer » (stage d’observation) au sein d’une entreprise de matériaux de construction.

Le ministre persiste et signe

Face à cet évènement révoltant, le ministre E. Geffray, estime qu’il n’y a pas lieu de « remettre en cause le principe même des stages en entreprise », car ils seraient « un élément déterminant en matière d’égalité des chances, pour faire découvrir des métiers à des jeunes ». Il a donc décidé, le 23 avril, de lancer conjointement avec le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou une mission flash de l’IGAS (Inspection des affaires sociales) et de l’IGESR (Inspection générale de l’Éducation, du Sport et de la Recherche) pour « renforcer les conditions de sécurité des stages d’immersion en milieu professionnel ». Puis il persiste et signe en annonçant « réfléchir à proposer des stages (de seconde) dans lesquels les élèves pourraient découvrir deux ou trois entreprises ».

Pour éviter de voir des élèves mourir en stage, il suffirait donc, pour le ministre, de rappeler que, dans le cadre des stages d’observation « on ne fait pas de gestes professionnels, on ne conduit pas de machine-outil », et de s’assurer « que toutes les règles soient respectées pour protéger nos élèves sans les priver de cette opportunité », puis de proposer, conjointement avec le ministère du Travail « des documents de sensibilisation à la sécurité au travail à destination des élèves de 3e, de 2de générale et technologique et en voie professionnelle ». Une ineptie et une méconnaissance de ce que sont les référentiels en LP (sécurité au travail enseigner dans les matières professionnelles, discipline PSE à tous les élèves de Lp, habilitations spécifiques, visite médicale obligatoire…)

En 2022, 43 jeunes de moins de 25 ans sont morts d’un accident du travail

Ni le ministre Geffray, ni le ministre Farandou ne peuvent ignorer que la France figure parmi les pays européens où le taux d’accidents mortels au travail est le plus élevé (3,6 accidents mortels pour 100 000 travailleurs en 2023, contre 1,63 pour l’Union Européenne), pas plus qu’ils ne peuvent ignorer que, selon le ministère du Travail lui-même « Les jeunes, mineurs comme majeurs, qui font leurs premiers pas en entreprise sont davantage exposés aux risques professionnels en raison de leur manque d’expérience professionnelle et de leur méconnaissance de l’environnement dans lequel ils évoluent. Ils sont ainsi régulièrement victimes d’accident du travail, et parfois d’accident du travail grave ou mortel. Ainsi, en 2022, 43 jeunes de moins de 25 ans sont décédés à la suite d’un accident du travail. ». (travail-emploi.gouv.fr).

Le gouvernement est responsable !

En maintenant et renforçant des dispositifs qui, du collège au supérieur, précipitent les jeunes en entreprise au service du patronat — comme les stages d’observation obligatoires en 3e et 2de (décrets de 2005 et 2023), l’allongement des PFMP par la réforme Grandjean de la voie professionnelle (2024) ou encore l’essor de l’apprentissage dans le supérieur —, le gouvernement instrumentalise l’École au nom du « plein emploi » et de la « découverte du monde économique et professionnel ». Ce faisant, il assume la lourde responsabilité d’exposer des centaines de milliers d’élèves à des risques accrus, y compris mortels.

Hors PFMP, la place des élèves est dans les classes, pas dans les entreprises !

La place des lycéens et collégiens est dans les classes, pour recevoir l’instruction à laquelle ils ont droit.

Le décret du 29 novembre 2023 instaurant les stages obligatoires pour les élèves de seconde générale et technologique doit être abrogé, de même que doit être abandonnée l’obligation pour les élèves de 3e d’effectuer des « séquences d’observation en milieu professionnel ».

Dans deux mois, des centaines de milliers de jeunes vont partir en entreprise pour effectuer leur stage de secondes GT (en juin 2026) : la FNEC FP-FO alerte les parents de la mise en danger de leur enfant.

Plus de morts à la tâche !

Plus de morts au travail !

Rassemblement pour dire non aux budgets de guerre !
04/05/2026

Rassemblement pour dire non aux budgets de guerre !

04/05/2026

Le ministre tente d’associer syndicats et élus locaux à la destruction de l’École publique : Non à l’expérimentation Geffray !

Le ministre de l’Éducation nationale annonce mettre en place « une expérimentation inédite de construction de la carte scolaire dans 18 départements *.»

Cette information est publiée alors que personnels, parents d’élèves et élus locaux continuent de s’opposer aux fermetures de classes et aux pertes d’heures – conséquence des 4 000 suppressions de postes du budget Macron-Lecornu – par des manifestations, blocages d’école, grèves, pétitions… Ces suppressions de postes permettent notamment au gouvernement d’augmenter le budget militaire, une rallonge de 36 milliards étant encore prévue par la loi de programmation militaire qui sera examinée la semaine du 4 mai à l’Assemblée nationale.

Cette annonce fait suite au premier atelier « prospectif » concernant la « baisse démographique et l’anticipation des évolutions de l’offre scolaire » auquel la FNEC FP-FO a refusé de participer et dont elle a proposé le boycott aux autres organisations syndicales.

Pour FO, baisse démographique ou pas, l’urgence est de baisser significativement les effectifs par classe et de créer les milliers de postes qui font défaut aujourd’hui !

Le communiqué de presse du ministère précise : « L’expérimentation repose sur un changement de méthode. À partir d’une projection démographique pluriannuelle, les acteurs de ces territoires travailleront ensemble leur carte scolaire au regard de différents critères, notamment les effectifs attendus et les contraintes de transport propres à chacun. C’est à partir de ce travail que sera ensuite déduit un schéma d’emploi cohérent, qui sera présenté en loi de finances. »

Face à la résistance qui s’exprime de manière plus acharnée chaque année face aux fermetures de classes, le ministère voudrait associer les élus locaux et les syndicats aux futures suppressions de postes. Il voudrait les associer à la mise en place des budgets de guerre et d’austérité qui sacrifient l’École publique à la dépense militaire.

Cette méthode s’inscrit dans la logique du protocole d’accord signé en avril 2025 entre le ministère de l’Éducation nationale et l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité et de la mise en place des observatoires des dynamiques rurales et territoriales », désormais étendus à l’ensemble du territoire national (BO de janvier 2026).

La FNEC FP-FO n’a pas décidé d’acter le budget d’austérité 2026. Elle ne participera pas non plus à la planification des suppressions de postes dans un cadre territorialisé.

Elle appelle les personnels à poursuivre les mobilisations avec les parents et les élus :

Annulation de toutes les suppressions de postes et création de tous les postes statutaires nécessaires !
Création de tous les postes spécialisés et de remplaçants à hauteur des besoins !
Création des places nécessaires dans les établissements sociaux et médico-sociaux !

* Sont concernés l’Aisne, les Hautes-Alpes, le Cantal, la Charente, les Côtes-d’Armor, le Doubs, la Drôme, le Finistère, la Gironde, l’Indre, la Loire-Atlantique, la Manche, la Meurthe-et-Moselle, le Pas-de-Calais, la Saône-et-Loire, les Yvelines, le Tarn-et-Garonne et la Martinique.

04/05/2026

Non à la guerre ! Non aux budgets de guerre ! Non à la nouvelle loi de programmation militaire ! Rassemblements le 4 mai !

Le projet d’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) sera examiné la semaine du 4 mai à l’Assemblée nationale puis en juin au Sénat.

Celui-ci prévoit une rallonge de 36 milliards d’euros pour les armées, d’ici à 2030.

Dans le même temps, le gouvernement réunit un comité d’alerte des finances publiques pour décider de retirer immédiatement 6 milliards d’euros supplémentaires dans le budget de l’Etat et de la Sécu !

Voilà la réponse du président Macron aux personnels et parents d’élèves qui se mobilisent contre les 4 000 suppressions dans l’Education nationale ! La réponse d’un gouvernement qui refuse d’augmenter les salaires et de bloquer les prix des carburants.

La marche à la guerre s’oppose frontalement à l’expression des revendications.

Ce projet de loi militaire, c’est aussi :

La mise en place d’un nouveau régime d’exception, « l’état d’alerte de sécurité nationale », avec dérogations au Statut de fonctionnaire et au Code du travail ;

et le passage d’une « journée défense et citoyenneté » à une « journée de mobilisation » articulée à la mise en place du nouveau service national volontaire.

A cela s’ajoutent tous les dispositifs de militarisation de l’Ecole et de l’Université, visant à embrigader et enrôler les jeunes, dans un contexte où le président Macron et son chef d’état-major voudraient que notre pays se tienne prêt « à accepter de perdre ses enfants. »

Nous n’en voulons pas ! Nous ferons tout pour que les travailleurs et nos enfants n’aillent pas à la guerre.

RETRAIT DES BUDGETS DE GUERRE NON A L’ENROLEMENT DE LA JEUNESSE !

CESSEZ-LE-FEU AU LIBAN, EN IRAN, EN UKRAINE… !

ARRÊT DU GENOCIDE EN PALESTINE !

La FNEC FP-FO appelle à se joindre à tous les rassemblements qui seront organisés, en lien avec les unions départementales le 4 mai partout en France !

Elle sera présente devant l’Assemblée nationale le lundi 4 mai à 14h00.

16/04/2026

Les personnels, parents, élus n’acceptent pas le cadre imposé et obtiennent gain de cause !

Depuis plusieurs semaines, les mobilisations, manifestations et blocages des écoles contre les annonces de fermetures de classes ont eu raison des DASEN.

Les délégations contre les suppressions de classes restent déterminées face au mépris des DASEN et des Préfets

Dans le Tarn, même après l’annulation de 3 fermetures au CSA, des parents et des élus des écoles mobilisées avaient sollicité une audience auprès de la DASEN et du Préfet au moment du CDEN qui allait être boycotté. Malgré la mobilisation et l’intervention des organisations syndicales avec la FCPE auprès de la DASEN, la délégation de 19 écoles s’est retrouvée devant la porte close de la Préfecture. Qu’à cela ne tienne, les parents ont pris le micro, se sont tournés vers les fenêtres du CDEN et ont annoncé : « Nous prenons note de votre manque de considération ! On est là, on ne partira pas ! On ne lâchera rien ! Nous, le message que l’on entend, c’est qu’on va devoir continuer plus fort la semaine prochaine ! ». Blocages d’école, occupation de classes, demandes d’audience auprès de la DASEN, tractages… se poursuivent dès ce début de semaine pour exiger l’annulation des fermetures de classes.

Des DASEN reviennent sur leur décision, y compris après les CDEN

C’est ainsi que, en Seine-Maritime, les parents avec les personnels et la mairie, soutenus par FO, se sont organisés des semaines entières pour exprimer leur refus et pousser la DASEN à revenir sur les fermetures de classes. Ecoles mortes, occupations des classes, demandes d’audience, manifestations sous les fenêtres de la DSDEN et de la Préfecture, tractages auprès de la population… ils sont restés déterminés, y compris après l’annonce de la DASEN en CDEN qu’elle ne reviendrait sur aucune des situations : les parents, en colère, ont fait entendre qu’ils ne lâcheraient rien, et que s’il le fallait, leurs enfants ne feraient pas la rentrée. Le lendemain, les écoles de Lillebonne et de Berville-sur-Seine recevaient un coup de fil de la DSDEN annonçant l’annulation des suppressions des classes !

De la même manière, dans les Bouches-du-Rhône, les parents ont poursuivi les initiatives malgré les décisions actées du DASEN. C’est ainsi qu’une semaine après le CDEN, le DASEN est contraint d’annoncer l’ouverture d’une classe et l’annulation d’une fermeture.

Ces personnels, ces parents et ces élus ne se laissent pas imposer le calendrier de la carte scolaire, ne se laissent pas imposer le cadre institutionnel, et ils ont raison !

Ils ont gagné pour ce qu’ils représentent : la force de l’organisation collective pour dire « on ne cèdera rien » !

La FNEC FP-FO invite les personnels à se réunir avec les parents et les élus pour discuter des suites de la mobilisation et des moyens pour gagner sur les revendications.

Adresse

4 Place De Touraine
Versailles
78000

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque SNUDI FO 78 publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L’organisation

Envoyer un message à SNUDI FO 78:

Partager

Type