16/03/2026
Soirée spéciale
Mardi 17 mars – À partir de 18h – Salle Latreille haut – Tulle
« Quand les États-Unis étaient une terre d'accueil »
Une programmation conçue par Federico Rossin en sa présence
Pour cette soirée, vu la situation de déportation, persécution et martyre que vivent les immigrés aux États-Unis sous Trump, voici un double programme sur l'immigration aux USA : l'idée est de montrer que les USA sont en train de passer du modèle d'intégration multiculturelle à un modèle racialiste et discriminatoire.
Federico Rossin
18H
Récits d'Ellis Island : 1 [Traces] & 2 [Mémoires]
DE GEORGES PEREC & ROBERT BOBER (1978-1980 – 58’ & 60')
Entre 1882 et 1924, près de 16 millions d’émigrants en provenance d’Europe, chassés par la misère, la famine, l’oppression politique, religieuse ou raciale sont passés par le centre d’accueil d’Ellis Island, îlot de quelques hectares dans le port de New-York. Le réalisateur Robert Bober et l’écrivain Georges Perec ont voulu rendre compte de ce qu’il reste aujourd’hui de ce lieu. Ellis Island représentait pour Perec, « le lieu même de l’exil, le lieu de l’absence de lieu, le non-lieu, le nulle part.» Récits d'Ellis Island est avant tout l'histoire d'une rencontre : celle d'un écrivain, Georges Perec, et d'un réalisateur, Robert Bober. Les deux hommes partagent une même passion pour les lieux : ceux de l'enfance ou des origines.
Ellis Island, petit îlot situé à quelques brasses de la pointe de Manhattan, près de la statue de la Liberté, apparut à Robert Bober et Georges Perec comme le lieu même où venaient s'inscrire les thèmes et les mythes autour desquels s'articulait la recherche de leur identité.
20H30 REPAS PARTAGÉ
21H
And the pursuit of happiness [À la poursuite du bonheur]
DE LOUIS MALLE (1986 – 80’)
Documentaire commandé par une chaîne de télévision américaine pour marquer le centenaire de la statue de la Liberté. Louis Malle sillonne les États-Unis, regarde et s’entretient avec des immigrés de fraîche date. Portraits vivants, chaleureux, surprenants, critiques aussi, sur ce qui constitue la nouvelle vague des immigrants aux États-Unis. Ce sont des possesseurs de passeports flambant neufs. Ils ont attendu parfois très longtemps, mais jamais ils n’ont
perdu l’espoir que l’Amérique serait pour eux, un beau jour, leur nouveau pays.
Vietnamiens rescapés des camps de rééducation, Nicaraguayens en exil, Soviétiques, Pakistanais, Coréens, Mexicains, Égyptiens, Laotiens... tous n’ont pas pour autant abandonné leurs coutumes, perpétrant leurs racines par desbiais souvent touchants.