21/09/2026
Binky s’est envolée cette nuit, pendant son sommeil 😭
Tout doucement.
Hier soir, je savais qu’elle était en train de partir, que nous étions arrivées au bout.
Ce matin, elle n’est plus là.
Et j’ai mal.
Tellement mal.
Il y a des jours où j’aimerais que tous les cons qui ne stérilisent pas leurs animaux soient à ma place.
Juste quelques heures.
Qu’ils le vivent, cet enfer.
L’enfer de regarder un tout petit être s’éteindre doucement devant soi.
De le prendre dans ses mains, de chercher ce qu’on pourrait encore faire, tout en sachant qu’on est arrivé au bout de ce qu’il est possible de faire.
Binky n’avait rien demandé de tout ça.
Elle n’avait pas demandé à naître avec un corps qui accumulait les difficultés et les malformations : syndrome des côtes plates, cécité, RGO, anomalie urinaire, entre autres.
Elle n’avait pas demandé à devoir se battre dès ses premières semaines de vie.
Son histoire, comme celle de Bebop, issu de la même portée, euthanasié le jour même de son arrivée en raison de graves malformations, laisse forcément penser qu’il y avait quelque chose de profondément anormal dans cette portée, avec notamment la possibilité d’une forte consanguinité.
Et derrière ces petits qui naissent ainsi, il y a aussi cette réalité que nous répétons encore et encore : des chats non stérilisés, des reproductions incontrôlées, des portées qui s’enchaînent, parfois entre animaux apparentés.
Et au bout de la chaîne, ce sont eux qui payent.
Pas ceux qui ont laissé faire.
Eux.
Des bébés comme Binky.
Comme Bebop.
Alors oui, aujourd’hui, je suis triste.
Tellement triste.
Mais je suis aussi en colère.
Et j’aimerais vraiment que tous ceux qui trouvent encore que « ce n’est pas grave de laisser faire une portée » soient là.
À ma place.
À regarder une toute petite puce s’éteindre doucement.
À vivre cette impuissance.
À se lever le lendemain matin et découvrir qu’elle est partie pendant la nuit.
À comprendre, enfin, pourquoi nous nous battons autant pour la stérilisation.
Au revoir ma toute petite Binky🩵🐾
Tu t’es battue autant que ton minuscule corps te l’a permis.
Cette nuit, tu t’es simplement endormie