04/06/2026
une lueur d'espoir...Mise en place par Bruno Retailleau alors encore ministre de l’intérieur, elle a drastiquement durci les conditions de régularisation des travailleurs et travailleuses sans papiers. Sur les neuf premiers mois de l’année 2025, les régularisations par le travail ont baissé de 54 % d’après Le Monde.
Mais voilà, Bruno Retailleau n’est plus locataire place Beauvau. Et aujourd’hui, les effets de sa circulaire commencent à se faire sentir. Selon nos informations, confirmées à Mediapart par le ministère de l’intérieur et le ministère du travail, une réunion s’est tenue mardi 26 mai sur le sujet.
Autour de la table se trouvaient les cinq syndicats représentatifs (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC), les trois organisations patronales (Medef, CPME, U2P), le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, et le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou.
Illustration 1
Manifestation pour la régularisation de tous les sans-papiers, le 19 juillet 2024 à Paris. © Photo Nejma Brahim / Mediapart
Mais personne, en revanche, pour défendre la mesure de celui qui est désormais le candidat désigné par Les Républicains (LR) pour l’élection présidentielle 2027.
« Le dispositif actuellement en place n’est pas opérationnel et présente beaucoup de défauts. On s’est tous retrouvés sur ce constat », confie une voix patronale qui était présente à cette réunion. « La vision du patronat est utilitariste. Mais même si ce n’est pas pour les mêmes raisons, on se retrouve pleinement pour dresser le constat d’échec de cette mesure », raconte une autre participante, côté syndical.
Une position peu étonnante : en freinant significativement les régularisations par le travail, la circulaire Retailleau a évidemment accentué la précarité des travailleurs et travailleuses sans papiers. Mais elle a aussi mis dans l’embarras tout un tas d’employeurs et d’employeuses qui ont besoin de cette main-d’œuvre.
A lire dans Médiapart :
https://www.mediapart.fr/journal/france/040626/regularisation-des-travailleurs-sans-papiers-la-circulaire-de-bruno-retailleau-mise-en-echec