Mémorial François Verdier Forain Libération Sud

Mémorial François Verdier Forain Libération Sud Histoire et mémoire, préservation du souvenir de celles et ceux qui composèrent la Résistance à Toulouse et dans sa région

17/06/2026
Hier, 16 juin 2026, le Mémorial François Verdier a remis au collège Jean-Pierre Vernant le portrait réalisé par l'artist...
17/06/2026

Hier, 16 juin 2026, le Mémorial François Verdier a remis au collège Jean-Pierre Vernant le portrait réalisé par l'artiste Streetart Matt2 (Matthieu Leroy) du résistant, chef de l'Armée secrète en Haute-Garonne, en 2024. Les élèves étaient venus rendre hommage à Jean-Pierre Vernant en fôrêt de Bouconne pour les 80 ans de l'assassinat de François Verdier.
Le magnifique portrait de Jean-Pierre Vernant alias "Jipé" alias "Colonel Berthier" en 1944 a été accueilli au collège par une très belle cérémonie en musique et en théâtre. La manifestation était particulièrement émouvante et joyeuse.
Le Mémorial François Verdier remercie chaleureusement le principal du collège, M. Lemaire, les enseignants, les collégiens actuels et ceux qui sont désormais lycéens mais revenus hier soir, pour leur engagement impressionnant.
Nous diffuserons prochainement une captation vidéo de ce moment exceptionnel.

16 juin 1944 - 16 juin 2026Marcel Clouet est assassiné aux côtés de Marc Bloch à Saint-Didier-de-Formans.Marcel Clouet (...
16/06/2026

16 juin 1944 - 16 juin 2026

Marcel Clouet est assassiné aux côtés de Marc Bloch à Saint-Didier-de-Formans.

Marcel Clouet (1911-1944)
Militant communiste, ancien des Brigades internationales, il participe avec ses camarades des Jeunesses communistes aux lancers de tracts sur le cortège du Maréchal Pétain le 5 nombre 1940. Arrêté avec Yves Bettini, il est enfermé à la prison Saint-Michel puis condamné à de la prison avec sursis par le tribunal militaire. Il est libéré quelques mois plus t**d. Marcel Clouet rejoint ensuite les FTPF dans le Rhône. Il est arrêté le 15 mai 1944 à Caluire et subi la torture des services de Klaus Barbie, chef de la Gestapo de Lyon. Il est abattu le 16 juin 1944 avec une trentaine d’autres détenus de la prison de Montluc- dont le grand historien et résistant Marc Bloch

11 juin 1944 - 11 juin 20268 jeunes qui voulaient rejoindre le maquis sont arrêtés et torturés par la Gestapo toulousain...
11/06/2026

11 juin 1944 - 11 juin 2026

8 jeunes qui voulaient rejoindre le maquis sont arrêtés et torturés par la Gestapo toulousaine. Ils sont finalement conduits en bordure de la forêt de Bouconne, à Pibrac, pour y être lâchement abattus. Leurs corps sont laissés au bord de la route.
L'un d'eux, Jean Fery, a survécu et témoigné.

10 juin 1944 – 10 juin 2026Samedi dernier, les habitants, les porte-drapeaux et les autorités se sont réunis pour commém...
10/06/2026

10 juin 1944 – 10 juin 2026

Samedi dernier, les habitants, les porte-drapeaux et les autorités se sont réunis pour commémorer le drame du 10 juin 1944 et l’assassinat des 27 habitants de Marsoulas. A cette occasion, Sonya Beyron, représentant le préfet de Région, Préfet de la Haute-Garonne, a prononcé un discours très fort sur la mémoire et les familles des victimes. Nous souhaitons le partager ici.

« Il est des lieux où l'Histoire semble encore habiter chaque pierre, chaque chemin, chaque silence. Marsoulas est de ceux-là. Lorsque nous nous rassemblons ici, nous ne venons pas seulement commémorer un événement tragique survenu il y a quatre-vingt-deux ans. Nous venons retrouver la mémoire de femmes, d'hommes et d'enfants auxquels la violence nazie a arraché l'avenir.
Le 10 juin 1944, ce village paisible du Comminges a connu l'impensable.
En quelques heures, la barbarie de la division Das Reich a transformé des maisons en lieux de deuil, des familles unies en familles meurtries, un village vivant en village martyr.
Vingt-sept innocents furent assassinés.
Parmi eux, il y avait des enfants qui jouaient encore la veille dans les rues du village. Il y avait des mères, des pères, des grands-parents. Il y avait des vies simples, des vies ordinaires. Et c'est précisément pour cela que leur souvenir nous touche encore aujourd'hui : parce qu'ils nous ressemblent.
Ils n'étaient ni des héros de légende ni des personnages de livres d'histoire. Ils étaient des habitants de Marsoulas. Ils avaient des visages, des habitudes, des projets. Ils aimaient leur famille, leur village, leur terre. Ce sont ces vies-là qui furent brutalement interrompues.
Je voudrais aujourd'hui m'adresser tout particulièrement à vous, descendants des victimes.
Votre présence parmi nous est précieuse.
Elle nous rappelle que le temps n'efface pas tout. Qu'une tragédie comme celle de Marsoulas ne s'arrête pas aux générations qui l'ont vécue. Elle traverse les familles, elle marque les mémoires, elle façonne les récits et les silences, que l'on transmet aux enfants et aux petits enfants.
Vous portez des noms, des souvenirs, parfois quelques photographies, quelques lettres, quelques histoires racontées au coin d'une table familiale.
À travers vous, les victimes de Marsoulas continuent d'avoir une voix.
Et à travers vous, la République se souvient.
Car se souvenir est un devoir. Non pas pour entretenir la douleur, mais pour empêcher l'oubli.
Non pas pour demeurer prisonniers du passé, mais pour éclairer l'avenir.
L'historien et résistant Marc Bloch, dans son livre L'Étrange Défaite, écrivait ces mots : « Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l'histoire de France : ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims, et ceux qui lisent sans émotion le récit de la Fête de la Fédération. »
Je crois que l'on pourrait dire aujourd'hui que l'on ne comprend pas davantage l'histoire de France, si l'on demeure insensible devant un lieu comme Marsoulas.
Car ici, ce n'est pas seulement l'histoire d'un village que nous honorons.
C'est l'histoire d'un peuple qui a connu l'occupation, la terreur et la guerre, mais qui a choisi de relever la tête.
C'est l'histoire d'une République qui a puisé dans ses blessures la force de reconstruire la liberté.
C'est l'histoire de femmes et d'hommes qui ont refusé que la haine ait le dernier mot.
Voilà pourquoi notre rassemblement est important.
Dans un monde où les témoins disparaissent peu à peu, où les certitudes démocratiques sont parfois fragilisées, nous avons la responsabilité de transmettre.
Transmettre les faits.
Transmettre les noms.
Transmettre les valeurs.
La liberté contre l'oppression.
L'égalité contre les discriminations.
La fraternité contre la haine et le repli.
Ces principes ne sont pas des mots gravés sur les frontons de nos mairies. Ils sont des exigences vivantes. Ils sont l'héritage de celles et ceux qui ont souffert avant nous.
En ce jour de recueillement, pensons aux vingt-sept victimes de Marsoulas.
Pensons à leurs familles plongées dans l'effroi de ce 10 juin 1944.
Pensons aussi à tous ceux qui, depuis lors, ont refusé que leur souvenir disparaisse.
Et faisons une promesse.
La promesse que leurs noms continueront d'être prononcés. La promesse que leur histoire continuera d'être racontée. La promesse que les valeurs pour lesquelles tant de Français ont souffert continueront d'être défendues.
Que vive la mémoire des victimes de Marsoulas.
Qu'elle demeure une lumière pour notre conscience et pour notre avenir.
Vive la République.
Et vive la France. »
Sonya BEYRON, Référente régionale Mémoire Occitanie, Office national des Combattants et des Victimes de Guerre

Circuit mémoriel dans les pas des résistants du maquis de Saint-Lys, samedi 13 juin 2026 à 15h à Bonrepos-sur-Aussonnell...
09/06/2026

Circuit mémoriel dans les pas des résistants du maquis de Saint-Lys, samedi 13 juin 2026 à 15h à Bonrepos-sur-Aussonnelle.

La cérémonie aura lieu le matin à 11h devant le monument commémorant l'attaque du maquis, la mort de neuf résistants et de douze civils assassinés par une compagnie de la 2ème division SS Das Reich le 12 juin 1944.

Marsoulas, cérémonie en mémoire des 27 victimes de la division SS Das Reich. Parmi les personnes assassinées ce 10 juin ...
07/06/2026

Marsoulas, cérémonie en mémoire des 27 victimes de la division SS Das Reich. Parmi les personnes assassinées ce 10 juin 1944 se trouvaient 11 enfants de 3 mois à 17 ans.

Edgar Morin (1921-2026)Disparition du dernier résistant toulousain, humaniste profond et engagé qui disparaît aujourd'hu...
30/05/2026

Edgar Morin (1921-2026)

Disparition du dernier résistant toulousain, humaniste profond et engagé qui disparaît aujourd'hui à 104 ans.

Pris dans l'Exode, Edgar Nahoum, étudiant en droit et en histoire, trouve refuge à Toulouse en 1940. Il rejoint les premiers noyaux antifascistes. Devenu "Edmond" puis "Manin" (pseudonyme choisi dans le roman de Malraux, L'espoir), il revient à Toulouse clandestinement en 1943 comme responsable régional du mouvement de Michel Cailliau (Mouvement de Résistance des Prisonniers de Guerre et Déportés - MRPGD) Il s'engage aux côtés de Clara Malraux, Gerhard Kratzat
dit Jean l'Allemand et Claude Ullmann. Il devient "Morin" par erreur lorsqu'il est présenté à Jean-Pierre Vernant lors d'une réunion clandestine.
En mars 1944, Edgar Morin échappe de peu à l'arrestation dans un hôtel parisien tandis que son ami Gerhard Kratzat est arrêté, torturé et fusillé à Lyon.
Edgar Morin était le seul survivant à témoigner de l'activité clandestine et solidaire dans la maison de la famille Robène dans le petit village de Pechbonnieu près de Toulouse.

Adresse

Toulouse
31000

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Mémorial François Verdier Forain Libération Sud publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager