SNALC Ecole 83

SNALC Ecole 83 Syndicat élu en CAPD, CSA-SD, CDEN, FSSSCTD et CDAS

𝗩𝗶𝗼𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲 𝘀𝗰𝗼𝗹𝗮𝗶𝗿𝗲 : 𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗲𝗻𝗼𝗻𝗰𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗽𝗮𝗯𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗹’𝗜𝗻𝘀𝘁𝗶𝘁𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻𝗖𝗵𝗿𝗶𝘀𝘁𝗼𝗽𝗵𝗲 𝗚𝗥𝗨𝗦𝗢𝗡, 𝘀𝗲𝗰𝗿𝗲́𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹 𝗱𝘂 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 𝗰𝗵𝗮𝗿𝗴𝗲́ ...
15/06/2026

𝗩𝗶𝗼𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲 𝘀𝗰𝗼𝗹𝗮𝗶𝗿𝗲 : 𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗲𝗻𝗼𝗻𝗰𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗽𝗮𝗯𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗹’𝗜𝗻𝘀𝘁𝗶𝘁𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻

𝗖𝗵𝗿𝗶𝘀𝘁𝗼𝗽𝗵𝗲 𝗚𝗥𝗨𝗦𝗢𝗡, 𝘀𝗲𝗰𝗿𝗲́𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹 𝗱𝘂 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 𝗰𝗵𝗮𝗿𝗴𝗲́ 𝗱𝘂 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲𝗴𝗿𝗲́

La violence en milieu scolaire progresse de manière préoccupante. Longtemps considérée comme un phénomène marginal ou circonscrit à certains établissements, elle s’impose désormais comme une réalité quotidienne. L’enquête SIVIS de la DEPP, publiée en mai 2025, a rappelé que les écoles ne sont pas épargnées et que les incidents graves y sont en augmentation.

Les raisons de la dégradation du climat scolaire sont multiples. Elles renvoient d’abord aux tensions qui traversent aujourd’hui les familles évoluant souvent dans un contexte marqué par la précarité, l’instabilité économique et un climat international anxiogène. À cela s’ajoute l’influence continue d’un environnement médiatique et numérique malsain. Les enfants grandissent au contact permanent d’images et de contenus qui banalisent l’agressivité, valorisent l’affrontement et contestent toute forme d’autorité. Les réseaux sociaux, en particulier, encouragent l’immédiateté des réactions et installent souvent un rapport dégradé à la règle, à la frustration et à la parole de l’adulte.

Cependant, on ne peut pas pour autant dédouaner l’institution scolaire. Si la société a abîmé l’École, l’École s’est aussi affaiblie elle-même au fil des années. Elle a perdu une part de sa lisibilité, de sa rigueur et de sa crédibilité. À force de réformes successives, l’Institution a contribué à brouiller ses propres repères. Nous sommes ainsi passés, en quelques décennies, d’une École fondée sur l’exigence, la transmission et le sens du devoir à une institution bien plus permissive et ouverte où les droits individuels ont progressivement pris le pas sur tout le reste. Les personnels ont pourtant régulièrement alerté sur les conséquences de certaines orientations ministérielles et sur la montée de la violence scolaire sans qu’il y ait de réponse en retour. Trop souvent, ces avertissements ont été ignorés. Ce mépris répété de la parole du terrain a nourri un sentiment d’abandon qui s’apparente, à bien des égards, à une forme de violence institutionnelle.

Pour le SNALC, une institution ne peut remplir sa mission sans cadre clair, sans règles stables et sans une autorité reconnue. Autorité de l’École n’est pas incompatible avec tolérance et “vivre-ensemble.”

Les conséquences de cette situation sont lourdes. Depuis plusieurs années, les témoignages se multiplient : menaces, agressions, atteintes verbales ou physiques. Le sentiment d’insécurité s’intensifie dans les écoles. Le secteur premier degré du SNALC avait d’ailleurs rendu publics, il y a un an, les résultats alarmants de son enquête sur la sécurité dans les écoles. Un an plus t**d, la multiplication des faits de violence dans les établissements parle d’elle-même.

Malgré la gravité de la situation, le sujet peine encore à trouver la place qu’il mérite dans le débat public. La violence scolaire ne suscite qu’une attention intermittente, souvent liée à l’émotion provoquée par un drame ou à la médiatisation ponctuelle d’un cas emblématique. Le traitement médiatique reste trop souvent superficiel, éclipsé par des sujets futiles jugés plus rentables en termes d’audience.

La question des violences scolaires a récemment retrouvé une place dans les médias, ceci en grande partie en raison du Festival de Cannes et du film consacré à Samuel Paty. Si ce film peut contribuer à une prise de conscience, le SNALC espère que l’assassinat de Samuel Paty ne sera pas réduit, dans les esprits, à un épisode de simple fiction. Pour nous, professeurs, ce drame est bien réel. Un de nos collègues a été sauvagement assassiné.

Il est urgent que notre système scolaire sorte du déni, des réponses fragmentaires et des déclarations de circonstance. La violence en milieu scolaire appelle une réponse collective, ferme et cohérente. Cela suppose de restaurer l’autorité légitime de l’École, de soutenir réellement ses personnels, de redonner du sens aux règles communes et de replacer la transmission au cœur du projet scolaire.

𝗖𝗼𝘂𝗿𝘀 𝘃𝗲́𝗴𝗲́𝘁𝗮𝗹𝗶𝘀𝗲́𝗲𝘀 : 𝗾𝘂𝗮𝗻𝗱 𝗹𝗮 𝗳𝗮𝘂𝘀𝘀𝗲 𝗯𝗼𝗻𝗻𝗲 𝗶𝗱𝗲́𝗲 𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱 𝗿𝗮𝗰𝗶𝗻𝗲...Lors de leurs visites d'écoles, Natacha DEOM et Ange ...
13/06/2026

𝗖𝗼𝘂𝗿𝘀 𝘃𝗲́𝗴𝗲́𝘁𝗮𝗹𝗶𝘀𝗲́𝗲𝘀 : 𝗾𝘂𝗮𝗻𝗱 𝗹𝗮 𝗳𝗮𝘂𝘀𝘀𝗲 𝗯𝗼𝗻𝗻𝗲 𝗶𝗱𝗲́𝗲 𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱 𝗿𝗮𝗰𝗶𝗻𝗲...

Lors de leurs visites d'écoles, Natacha DEOM et Ange MARTINEZ, vos délégués SNALC École 83, ont pu constater les limites de la mode des cours de récréation végétalisées.

Sur le papier, c'est magnifique : nature, biodiversité, îlots de fraîcheur, retour du vivant, sensibilisation à l'environnement... Qui pourrait être contre ?

La réalité du terrain est moins bucolique.

𝗜𝗻𝗱𝗶𝗮𝗻𝗮 𝗝𝗼𝗻𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗹𝗲 𝗷𝗮𝗿𝗱𝗶𝗻 𝗺𝗮𝘂𝗱𝗶𝘁

Bords de bacs à copeaux cerclés de métal saillant tel des ouvre-boites (crâniennes), barrières en bois brut qui distribuent les échardes plus vite que les bons points, copeaux de bois de 400 grammes (donc plus bâtons et bûche que copeaux) qui deviennent des projectiles improvisés, sols irréguliers propices aux chutes, sans oublier les petits copeaux qui, eux, finissent dans les chaussures, les poches... et parfois les yeux. Les sandales les accueillent volontiers. Échardes, quand tu nous tiens…

Les collègues nous signalent également des rondins de bois utilisés comme assises ou parcours d'équilibre et qui deviennent de parfaits tremplins à entorses. Les décorations transforment certains déplacements en parcours d'obstacles pour apprentis Indiana Jones. Les bacs à copeaux se changent en latrines pour chats dès la nuit venue (ne creusez jamais sous les copeaux : JAMAIS !!). Les revêtements amortissants se transforment en surfaces glissantes à la première pluie. Les bancs en traverses paysagères ont FORCEMENT des angles vifs propices à toutes sortes de fractures et perforations.

Et que dire des plantations aux branches basses à hauteur de visage, ou encore des feuilles mortes qui, en automne, offrent gratuitement une initiation au patinage artistique ? Sans parler du laurier rose, la plante de la dernière tisane, dont un pétale chargé d’alcaloïdes comme l’oléandrine, qui pourrait foudroyer un enfant et qui trône pour autant encore fièrement dans les cours de récréation.

𝗙𝗮𝘂𝘀𝘀𝗲 𝗯𝗼𝗻𝗻𝗲 𝗶𝗱𝗲́𝗲 𝘀𝗼𝘂𝘀 𝗰𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝘁 (𝘃𝗲́𝗴𝗲́𝘁𝗮𝗹) 𝗱𝗲 𝗻𝗼𝘀𝘁𝗮𝗹𝗴𝗶𝗲

À vouloir transformer certaines cours en sous-bois, on finit parfois par oublier qu'elles accueillent surtout des enfants qui courent, sautent, tombent, se poursuivent et jouent avec l'énergie que nous leur connaissons. Et ça ne remplacera pas la terre battue dans laquelle on pouvait, enfant aménager circuits de voitures, chantiers et parcours de golf pour billes. La terre est bannie : elle salit !

Le SNALC École 83 n'est pas opposé à la végétalisation. Bien au contraire. Mais nous refusons que l'effet de mode, la nostalgie et l'enthousiasme débordant d'architectes paysagistes l'emporte sur les questions de la sécurité et de la praticité.

Car une cour de récréation doit d'abord être pensée pour les élèves et les personnels qui l'utilisent chaque jour, et non pour produire de jolies photos dans un dossier de présentation. Parlez-en aux adultes qui doivent balayer les copeaux qui finissent par être partout…sauf dans le bac à copeaux, et vous verrez ce qu’ils en pensent !

Mais bon, les chats aiment bien…ça fait tout de même cher pour un lieu d’aisance pour félins.

Le SNALC École 83 rappelle qu'avant d'être esthétiques, les aménagements doivent être sécurisés, entretenus et adaptés aux usages réels des écoles. Une belle idée ne devient pas automatiquement une bonne idée dès qu'on ajoute quelques copeaux, une traverse en bois brut et trois arbustes.

Oui à la nature à l'école. Mais si la cour de récréation nécessite casque de chantier, chaussures de randonnée, gants renforcés et trousse de secours, c'est peut-être qu'il est temps de revoir le projet...

𝗜𝗹 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝗰𝗵𝗮𝘂𝗱 ? 𝗙𝗲𝗿𝗺𝗲𝘇 𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗶𝗱𝗲𝗮𝘂𝘅 ! 𝗝𝗲𝗮𝗻-𝗥𝗲́𝗺𝗶 𝗚𝗜𝗥𝗔𝗥𝗗, 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 À l’image du dernier guide ministériel sur l...
11/06/2026

𝗜𝗹 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝗰𝗵𝗮𝘂𝗱 ? 𝗙𝗲𝗿𝗺𝗲𝘇 𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗶𝗱𝗲𝗮𝘂𝘅 !

𝗝𝗲𝗮𝗻-𝗥𝗲́𝗺𝗶 𝗚𝗜𝗥𝗔𝗥𝗗, 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖

À l’image du dernier guide ministériel sur la gestion des vagues de chaleur dans l’Éducation nationale, la politique du moment est de tout promettre tant qu’il n’y a pas à mettre la main à la poche. 35 degrés dans votre salle de classe ? Mais il faut baisser les stores ! Comment ça, vous n’avez pas de stores ? Avez-vous dans ce cas pensé à emmener vos élèves dans une salle plus fraîche ? Vraiment, il n’y en a pas ? Alors, n’oubliez pas de vous hydrater ! En espérant avoir pu vous aider depuis notre bureau climatisé ! N’hésitez pas à nous solliciter : nous sommes là pour vous !

Voici, résumée, la gestion réelle de chaque vague de chaleur. Il n’y a aucune solution. Si vous voulez un ventilateur, il faut vous l’acheter, et il n’est pas garanti qu’on vous laisse le brancher. L’architecte a eu la bonne idée d’orienter les salles au sud-est, et il n’y a pas de gardien pour permettre d’ouvrir les fenêtres la nuit sans créer une brèche de sécurité. Climatiser, on n’y pense même pas. Les centres commerciaux le sont, les cinémas le sont, la plupart des bureaux le sont, mais dans une salle où l’on entasse une vingtaine ou une trentaine de personnes pour y assurer une mission indispensable à notre pays, on ne l’a jamais envisagé. Et c’est le retour de l’éternelle partie de tennis de table entre l’État et les collectivités locales. Le premier est certes responsable de nos conditions de travail, de notre santé et de notre sécurité, mais ce sont les secondes qui ont la charge des locaux. À l’arrivée, personne ne fait rien, sinon produire du guide et du vademecum.

Autre dossier, même manière de gérer : l’école inclusive. Il faut apporter davantage à davantage d’élèves, mais pour moins cher, car le budget des AESH, ça commence à faire beaucoup. La solution du moment ? Un nouveau concept : l’accessibilité pédagogique. Avec un parcours m@gistere, une visio et quelques trucs et astuces, vous voilà parés pour faire face à toutes les difficultés de vos élèves. Handicap physique ou psychologique, trouble des apprentissages, difficultés sociales, lacunes scolaires, élèves allophones, élèves « éruptifs » : un coup d’accessibilité pédagogique, et tous vos problèmes sont réglés. Et tant que vous y êtes, n’oubliez pas de vous auto-former aux compétences psycho-sociales. Le tout pour 0 € d’augmentation de salaire. Elle est pas belle, la vie ?

Pour le SNALC, il est inadmissible et contraire à l’intérêt de notre République de traiter l’École par-dessus la jambe. Notre employeur ne peut continuer à nous demander plus en nous donnant moins. La représentation nationale ne peut continuer à valider des budgets qui ne nous permettent pas de travailler, d’enseigner, d’accompagner dans de bonnes conditions. Alors même que tous les signaux d’alertes sont là : disparition de la médecine du travail, enquête bien-être du ministère lui-même, crise des recrutements, contractualisation qui s’accélère année après année. Pour une organisation représentative comme le SNALC, l’École et ses personnels doivent être protégés. Notre syndicat le fait chaque jour. Nous attendons de notre employeur qu’il se mette au niveau.

𝗛𝗼𝘂𝘀𝘁𝗼𝗻, 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗮𝘃𝗼𝗻𝘀 𝗹𝗼𝗰𝗮𝗹𝗶𝘀𝗲́ 𝗹𝗲 𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁 𝗞𝗲𝘃𝗶𝗻-𝗘𝗱𝗼𝘂𝗮𝗿𝗱 !Sandra DOUCET, Natacha DEOM et Ange MARTINEZ, vos délégués SNALC É...
05/06/2026

𝗛𝗼𝘂𝘀𝘁𝗼𝗻, 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗮𝘃𝗼𝗻𝘀 𝗹𝗼𝗰𝗮𝗹𝗶𝘀𝗲́ 𝗹𝗲 𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁 𝗞𝗲𝘃𝗶𝗻-𝗘𝗱𝗼𝘂𝗮𝗿𝗱 !

Sandra DOUCET, Natacha DEOM et Ange MARTINEZ, vos délégués SNALC École 83, sont allés à la rencontre des collègues des écoles de Cuers.

Parmi les sujets évoqués, un phénomène qui prend de l'ampleur : les AirTags et autres traceurs GPS glissés dans les cartables des élèves lors des sorties scolaires de fin d’année.

Et la question est loin d'être anodine. Beaucoup de collègues s'interrogent, et même s’offusquent, quand ils trouvent le dispositif hightech en sortant la salade de riz du petit Kévin-Edouard pour manger avec la classe à l’ombre des pins. Ils sont alors choqués de ce genre d’agissements de la part des familles : lorsqu'un groupe part en sortie, pourquoi avoir besoin de localiser son enfant ? Par manque de confiance envers l’enseignant ?

Et certains de se tourner vers l’article L 511-5 du code de l’Education qui dit, entre autres choses, que « l'utilisation d'un téléphone mobile ou de tout autre équipement terminal de communications électroniques par un élève est interdite dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges et pendant toute activité liée à l'enseignement qui se déroule à l'extérieur de leur enceinte, à l'exception des circonstances, notamment les usages pédagogiques, et des lieux dans lesquels le règlement intérieur l'autorise expressément. »

Pourtant, la justice a récemment rappelé qu'un traceur GPS n'est pas assimilé à un terminal de communication électronique. Saisi par un père de famille après l'interdiction d'un tel dispositif dans une école du Var, le tribunal administratif de Toulon lui a donné raison, estimant même que cette interdiction portait une atteinte grave et illégale à l'intérêt supérieur de l'enfant. Mazette, rien de moins. Il s’avère, dès lors et d’après l’avocat de la famille concernée, que le code de l’éducation n'interdit en rien les dispositifs électroniques passifs, donc les AirTags, et que de fait, la loi encadre les appareils de communication, pas les balises de localisation.

Bref, les AirTags semblent avoir obtenu leur bulletin d’admission à l'école et les sacs de certains de vos élèves continueront à émettre.

Reste que les collègues se demandent où s'arrête la sécurisation des enfants et où commence la géolocalisation de tout le monde. Aujourd'hui un AirTag dans un cartable et demain dans le bus, on entendra les sacs des élèves énoncer en chœur que « Vous n’êtes pas sur le meilleur itinéraire et votre sortie scolaire va être bloquée dans les embouteillages du centre-ville. Voulez-vous choisir le trajet le plus court ? »

Le SNALC École 83 vous engage donc, au regard de cette affaire ubuesque, de ne pas interdire ce qui n’est pas interdit, la loi n’ayant pas penché vers le respect des personnels. On en reste interdit.

Bon… en cas d’appareil défectueux qui se mettrait à biper fort fort puis à fumer, gardez à proximité le numéro des pompiers et de la brigade de déminage. On ne sait jamais.

𝗦𝗮𝗻𝘁𝗲́ 𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗹𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗲𝗻𝘀𝗲𝗶𝗴𝗻𝗮𝗻𝘁𝘀 : 𝗹𝗲 𝘀𝗶𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗮𝘀𝘀𝗼𝘂𝗿𝗱𝗶𝘀𝘀𝗮𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗹’𝗶𝗻𝘀𝘁𝗶𝘁𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻𝗟𝘂𝗰 𝗣𝗮𝘃𝗮𝗻, 𝘀𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 𝗰𝗼𝗻𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝗶𝗹...
04/06/2026

𝗦𝗮𝗻𝘁𝗲́ 𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗹𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗲𝗻𝘀𝗲𝗶𝗴𝗻𝗮𝗻𝘁𝘀 : 𝗹𝗲 𝘀𝗶𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗮𝘀𝘀𝗼𝘂𝗿𝗱𝗶𝘀𝘀𝗮𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗹’𝗶𝗻𝘀𝘁𝗶𝘁𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻

𝗟𝘂𝗰 𝗣𝗮𝘃𝗮𝗻, 𝘀𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 𝗰𝗼𝗻𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝗶𝗹 𝗲𝘁 𝗰𝗹𝗶𝗺𝗮𝘁 𝘀𝗰𝗼𝗹𝗮𝗶𝗿𝗲

Si l’OMS définit la santé comme un équilibre entre bien-être physique, mental et social, à l’Éducation nationale, cette conception semble s’arrêter à la porte de l’infirmerie : la santé des personnels reste abordée sous l’unique prisme du corps, comme si l’esprit n’était qu’un accessoire remplaçable.

Pendant ce temps, l’épuisement, la détresse et l’isolement rongent la profession. Huit années après la publication de la circulaire n°2017-050 qui reconnaissait dans son annexe 5 la nécessité d’accompagner les difficultés médico-sociales et prônait un suivi adapté, force est de constater que le SNALC n’a observé que très peu de changements.

Lorsqu’un enseignant vacille, la réponse est bien connue : signalement RH, inspection, entretien pédagogique. La souffrance devient alors symptôme d’incompétence. Car dans notre administration, le malaise se soigne à coups de conseils didactiques. Quant à l’accompagnement médico-social prévu par les textes, il reste souvent lettre morte, faute de moyens, parfois même de volonté ou de formation des cadres. Ironie supplémentaire : les comportements que l’on devrait reconnaître comme signaux de souffrance psychique (désengagement, repli, difficultés relationnelles) sont devenus des critères d’évaluation du PPCR. La double peine en quelque sorte.

Pour le SNALC, les causes, elles, sont connues : surcharge cognitive, formations défaillantes et imposées, injonctions paradoxales et verticalité des relations. Derrière les grands discours sur la « bienveillance » se cache une exigence managériale où la prévention des risques psychosociaux relève du vœu pieux. Pourtant, le Code général de la fonction publique le stipule dans son article L136-1 : l’employeur a l’obligation d’assurer la sécurité et la santé de ses agents.

Le SNALC le rappelle avec force : la santé mentale n’est pas un supplément d’âme, mais une condition d’exercice du métier. Il est grand temps que le ministère nous écoute et traite enfin ses personnels avec la même attention, la même humanité qu’il exige d’eux envers leurs élèves.

𝗥𝗲𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗲́𝗰𝗼𝗹𝗲𝘀 :𝗰𝗲 𝗻'𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗼𝗽𝘁𝗶𝗼𝗻, 𝗰'𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗮 𝗿𝗲̀𝗴𝗹𝗲 !Lors du dernier groupe de travail de la F...
03/06/2026

𝗥𝗲𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗲́𝗰𝗼𝗹𝗲𝘀 :
𝗰𝗲 𝗻'𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗼𝗽𝘁𝗶𝗼𝗻, 𝗰'𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗮 𝗿𝗲̀𝗴𝗹𝗲 !

Lors du dernier groupe de travail de la FSSSCTD du Var, Ange MARTINEZ, votre élu SNALC École 83, a rappelé une évidence qui semble parfois avoir besoin d'un petit mémo : lorsqu'un parent tient des propos injurieux envers un professeur des écoles, ce n'est pas à l'enseignant de faire un effort de communication supplémentaire.

Les professeurs des écoles représentent l'institution. Les injures ne sont pas un mode de dialogue et les textes existent pour être rappelés aux parents les plus virulents.

Le SNALC École 83 s'étonne que certains IEN préfèrent parfois distribuer des conseils de communication plutôt que des rappels à la loi. Un rappel des textes coûte pourtant moins cher qu'une procédure juridique quand tout a fini de déborder... et il est souvent bien plus efficace car en amont, tout se règle mieux !

Le SNALC École 83 demande une chose simple : du respect pour les enseignants et des IEN pleinement garants de ce respect.

L'agression n'appelle pas davantage de communication à l’égard de parents qui en ont bien peu. Elle appelle une réponse institutionnelle claire et sans ambiguïté.

Les enseignants sont là pour rappeler les règles aux élèves. Aux IEN de rappeler les règles aux parents quand c'est nécessaire. Certains le font très bien et les professeurs des écoles exercent généralement sereinement dans ces circonscriptions. Souhaitons que cette fermeté à l'égard des parents agressifs soit étendue à chaque circonscription et à chaque situation qui le mérite.

⚠️𝗟𝗲𝘀 𝗿𝗲́𝘀𝘂𝗹𝘁𝗮𝘁𝘀 𝗱𝘂 𝗺𝗼𝘂𝘃𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ⚠️𝗶𝗻𝘁𝗿𝗮-𝗱𝗲́𝗽𝗮𝗿𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗹 𝟮𝟬𝟮𝟲Les résultats du mouvement intra-départemental seront publiés l...
02/06/2026

⚠️𝗟𝗲𝘀 𝗿𝗲́𝘀𝘂𝗹𝘁𝗮𝘁𝘀 𝗱𝘂 𝗺𝗼𝘂𝘃𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ⚠️
𝗶𝗻𝘁𝗿𝗮-𝗱𝗲́𝗽𝗮𝗿𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗹 𝟮𝟬𝟮𝟲

Les résultats du mouvement intra-départemental seront publiés le 3 juin 2026 à partir de 14h00.

Petit rappel utile : « à partir de 14h00 » ne signifie pas forcément « à 14h00 pile ».

Inutile donc de rafraîchir votre écran toutes les trois secondes dès 13h58... même si nous savons que certains ont déjà commencé à s’entraîner.

Alors oui, soyez fébriles, c'est normal. Mais pas trop tout de même : le serveur ne publiera pas les résultats plus vite parce qu'on le regarde avec insistance en tremblotant et en suant !

Le SNALC École 83 souhaite bonne chance à tous les collègues dans l'attente de leurs résultats et croise les doigts d'ici-là.

𝗔𝗽𝗿𝗲̀𝘀 𝗹𝗮 𝗰𝗹𝗮𝘀𝘀𝗲, 𝗾𝘂𝗶 𝗲𝘀𝘁 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗼𝗻𝘀𝗮𝗯𝗹𝗲 ?𝗖𝗵𝗿𝗶𝘀𝘁𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗧𝗥𝗔𝗣𝗣𝗟𝗘𝗥, 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 𝗦𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲𝗴𝗿𝗲́L’organisation de la sortie des ...
02/06/2026

𝗔𝗽𝗿𝗲̀𝘀 𝗹𝗮 𝗰𝗹𝗮𝘀𝘀𝗲, 𝗾𝘂𝗶 𝗲𝘀𝘁 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗼𝗻𝘀𝗮𝗯𝗹𝗲 ?

𝗖𝗵𝗿𝗶𝘀𝘁𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗧𝗥𝗔𝗣𝗣𝗟𝗘𝗥, 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 𝗦𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲𝗴𝗿𝗲́

L’organisation de la sortie des élèves après la classe doit faire l’objet d’une vigilance particulière. Au-delà des dispositions réglementaires, de nombreux paramètres sont à prendre en compte : plan Vigipirate, transport scolaire, etc. Le SNALC revient sur ces principes.

𝗣𝗿𝗲́𝗰𝗮𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗮̀ 𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲

En maternelle, les enseignants doivent s’assurer de la prise en charge des élèves soit par les services périscolaires, soit par les parents, soit par des personnes désignées par écrit. Il peut s’agir de personnes mineures, aucune restriction n’est prévue dans les textes. Dans le cas où une personne désignée ne paraîtrait pas fiable, un courrier doit être adressé aux familles. La jurisprudence est claire : « l’obligation de surveillance (…) prend fin d’une part lorsque la sortie de tous les élèves s’est normalement effectuée, d’autre part lorsque la personne venue chercher l’enfant est présente et qu’a donc été en quelque sorte transférée la charge de surveiller l’enfant » (1).

En élémentaire, à la fin des cours et une fois le portail passé, les enseignants ne sont plus responsables des élèves. Le règlement départemental type le stipule clairement : « Au-delà de l’enceinte des locaux scolaires, les parents assument la responsabilité de leur enfant selon les modalités qu’ils choisissent. » La possibilité demeure pour des élèves de rentrer seuls chez eux, mais il est préférable d’obtenir l’accord explicite écrit des parents à ce sujet.

Même si la responsabilité de l’enseignant s’arrête après la classe une fois le portail franchi, laisser seul un enfant sur le trottoir et s’en aller engage la responsabilité du PE. Une vigilance est conseillée afin de repérer toute difficulté ou tout événement inhabituel aux abords de l’école. Dans TOUS les cas, le SNALC rappelle qu’il est interdit de raccompagner un élève à son domicile, que ce soit à pied ou dans sa voiture personnelle.

Quoi qu’il en soit, les modalités de sortie des élèves doivent figurer dans le règlement intérieur de l’école, tenir compte des évolutions induites par le plan Vigipirate et respecter strictement les horaires prévus. Ces modalités sont décidées en conseil des maîtres et consignées dans le tableau des services. Le directeur de l’école organise la surveillance des élèves, il doit veiller au respect des principes établis et prendre en compte toutes les contraintes pour organiser les sorties de classe.

En cas de manquements répétés des parents, une rencontre devra permettre à l’équipe d’échanger avec eux pour leur rappeler leurs obligations. Si le problème persiste, une information préoccupante devra être rédigée.

𝗖𝗮𝘀 𝗱𝘂 𝘁𝗿𝗮𝗻𝘀𝗳𝗲𝗿𝘁 𝗮𝘂𝘅 𝘀𝗲𝗿𝘃𝗶𝗰𝗲𝘀 𝗱’𝗮𝗰𝗰𝘂𝗲𝗶𝗹 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝘀𝗰𝗼𝗹𝗮𝗶𝗿𝗲

Contrairement à ce qui se pratique parfois, il n’est pas possible de confier aux services périscolaires des élèves qui n’y seraient pas inscrits. Le transfert des élèves inscrits doit faire l’objet d’un travail de concertation prévoyant tous les cas de figure. Les listes des inscrits doivent être communiquées à l’école et actualisées pour éviter tout problème.

𝗖𝗮𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝘁𝗿𝗮𝗻𝘀𝗽𝗼𝗿𝘁𝘀 𝘀𝗰𝗼𝗹𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀

Là encore, les pratiques exposent parfois les enseignants à des difficultés. Pour l’élémentaire, les enseignants ne sont pas tenus d’accompagner les élèves jusqu’à l’aire de stationnement du car. L’autorité organisatrice des transports doit prévoir l’encadrement des élèves depuis le portail jusqu’au bus.

𝗔̀ 𝗿𝗲𝘁𝗲𝗻𝗶𝗿 :

Le transfert de responsabilité vers le périscolaire doit faire l’objet d’un protocole très complet.

En élémentaire, la responsabilité légale de l’enseignant s’arrête à la grille après les cours.

En maternelle, les responsables légaux désignent les personnes autorisées à reprendre les élèves.

Les modalités de sortie doivent figurer dans le règlement intérieur de l’école et respecter les dispositions des circulaires n° 97-178 du 18/09/1997 et n° 2014-089 du 09-07-2014.

Dans le cadre de la sortie des élèves après les cours, le SNALC recommande aux PE de se conformer aux dispositions prévues dans le règlement intérieur de l’école et par les parents par écrit (sauf situations particulières).



(1) Fioretta c/agent judiciaire et autres, n° 13865

𝗙𝗮𝗶𝘁𝘀 𝗲́𝘁𝗮𝗯𝗹𝗶𝘀𝘀𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 : 𝗱𝗲𝘀 𝗲́𝘃𝗼𝗹𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀𝗫𝗮𝘃𝗶𝗲𝗿 𝗣𝗘́𝗥𝗜𝗡𝗘𝗧-𝗠𝗔𝗥𝗤𝗨𝗘𝗧, 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 𝗦𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲𝗴𝗿𝗲́ Un décret paru le 22 décembr...
01/06/2026

𝗙𝗮𝗶𝘁𝘀 𝗲́𝘁𝗮𝗯𝗹𝗶𝘀𝘀𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 : 𝗱𝗲𝘀 𝗲́𝘃𝗼𝗹𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀

𝗫𝗮𝘃𝗶𝗲𝗿 𝗣𝗘́𝗥𝗜𝗡𝗘𝗧-𝗠𝗔𝗥𝗤𝗨𝗘𝗧, 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 𝗦𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲𝗴𝗿𝗲́

Un décret paru le 22 décembre 2025 modifie le Code de l’éducation quant à sa partie « faits établissement ». Le SNALC vous en explique les changements pour les directrices et directeurs d’école.

Le décret n° 2025-1260 ajoute plusieurs articles au Code de l’éducation dans les parties relatives aux missions du directeur et au fonctionnement de l’école. Ainsi, il prévoit que « le directeur informe sans délai la hiérarchie de tout fait de violence touchant les élèves ou les personnels et de tout fait portant atteinte aux valeurs de la République. Cette information se fait par le biais d’un système mis en œuvre par le ministre de l’Éducation nationale ». Le directeur se doit donc de signaler « sans délai ». Il s’agit d’une obligation qui rentre dans les missions spécifiques de ces personnels. À défaut, leur responsabilité pourrait être recherchée. Le SNALC conseille toutefois aux PE concernés par ces faits de rédiger en parallèle une fiche SST.

Ce renforcement de « faits établissement » a pour but d’améliorer la connaissance et la prise en charge des faits graves de violence, de coordonner l’action des différents niveaux d’autorité de l’État et d’assurer le suivi des mesures prises pour lutter et prévenir les faits de violence. Le système prévoit de recueillir les signalements des faits et de les transmettre, selon le niveau de gravité, au niveau départemental, académique ou ministériel.

Les nouvelles dispositions réglementaires précisent les données recueillies : l’identité de l’auteur présumé des faits, leur nature, leur gravité, les mesures prises pour y répondre ainsi que les informations relatives à la victime présumée. Elles désignent les personnes habilitées à y avoir accès, la durée de conservation et les droits d’accès et de rectification.

Le SNALC a toujours dénoncé le « pas de vagues » qui, quoi qu’en dise la hiérarchie, est toujours de mise au sein de l’Institution. Espérons que ce système automatisé, qui respecte les normes européennes et dont les droits d’accès se feront auprès du service de défense et de sécurité du ministère, permette d’obtenir plus de transparence.

𝗖𝗼𝗻𝗴𝗿𝗲̀𝘀 𝗱𝘂 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 𝗱𝘂 𝗩𝗮𝗿 : 𝗱𝗲́𝗳𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗹’𝗲́𝗰𝗼𝗹𝗲, 𝗱𝗲́𝗳𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗹𝗹𝗲̀𝗴𝘂𝗲𝘀En ce beau mois de mai 2026 s’est tenu le congrès...
30/05/2026

𝗖𝗼𝗻𝗴𝗿𝗲̀𝘀 𝗱𝘂 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 𝗱𝘂 𝗩𝗮𝗿 :
𝗱𝗲́𝗳𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗹’𝗲́𝗰𝗼𝗹𝗲, 𝗱𝗲́𝗳𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗹𝗹𝗲̀𝗴𝘂𝗲𝘀

En ce beau mois de mai 2026 s’est tenu le congrès du SNALC du Var. Et contrairement à certaines réunions institutionnelles où l’on ressort avec l’impression d’avoir assisté à un concours de lecture de circulaires en alexandrins, cette journée fut vivante, utile, engagée… et même parfois drôle. Car il est possible de parler de choses sérieuses (voire graves) avec le sourire.

Autour de nombreux collègues venus chercher des réponses concrètes (et accessoirement vérifier qu’ils n’étaient pas seuls à devenir légèrement nerveux à la lecture de certaines réformes), les échanges ont été riches et sans langue de bois.

Notre président national, Jean-Rémi Girard, a dressé un panorama des grands dossiers du moment : rythmes scolaires, nouveaux programmes, inclusion imposée sans moyens…

𝗥𝘆𝘁𝗵𝗺𝗲𝘀 𝘀𝗰𝗼𝗹𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 : 𝗱𝗲𝘀 𝗺𝗶𝗹𝗹𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗱’𝗲𝘂𝗿𝗼𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗱𝗲́𝗰𝗼𝘂𝘃𝗿𝗶𝗿… 𝗾𝘂’𝗼𝗻 𝗻𝗲 𝗰𝗵𝗮𝗻𝗴𝗲 𝗿𝗶𝗲𝗻 !

Moment particulièrement savoureux : le dossier des rythmes scolaires.
Après une convention citoyenne à plusieurs millions d’euros, des débats, des rapports, des consultations et probablement quelques litres de café payés par le contribuable, conclusion officielle : finalement… rien ne bougera pour le moment.

Une performance administrative remarquable : réussir à dépenser autant d’argent pour arriver exactement au point de départ. Même le GPS réglé sur « retour au point de départ » hésite à faire aussi fort.

Les vacances d’été semblent donc sauvées. Les fabricants de cahiers de vacances sont soulagés. Pour le moment.

𝗣𝗿𝗼𝗴𝗿𝗮𝗺𝗺𝗲𝘀 𝘀𝗰𝗼𝗹𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 : 𝗲𝗻𝘀𝗲𝗶𝗴𝗻𝗲𝘇 𝗹𝗶𝗯𝗿𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁… 𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗲𝘅𝗮𝗰𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 𝗼𝗻 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲 𝗱𝗶𝘁

Les nouveaux programmes confirment malheureusement une tendance bien connue : toujours plus de prescriptions, de tableaux, de progressions imposées et de cases à cocher.

La liberté pédagogique ressemble désormais à ces buffets à volonté où l’on vous explique précisément quoi prendre, dans quel ordre et en quelle quantité.

Grâce à l’action du SNALC, certaines absurdités ont toutefois pu être évitées. Il reste encore du travail, et vous pouvez compter sur le SNALC pour dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.

𝗜𝗻𝗰𝗹𝘂𝘀𝗶𝗼𝗻 : 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗹𝗹𝗲̀𝗴𝘂𝗲𝘀 𝗮𝘂 𝗯𝗼𝗿𝗱 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗿𝘂𝗽𝘁𝘂𝗿𝗲

Le congrès a également permis d’aborder les réalités du terrain : inclusion sans moyens, classes surchargées, multiplication des responsabilités et judiciarisation croissante du métier.

Aujourd’hui, on demande souvent aux enseignants : d’être professeurs ; psychologues ; éducateurs spécialisés ; assistants sociaux ; médiateurs ; experts en gestion de crise ; et parfois même négociateurs.

Le tout avec des moyens qui se veulent aussi inclusifs que réduits.

𝗘́𝗹𝗲𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝟮𝟬𝟮𝟲 : 𝘃𝗼𝘁𝗲𝗿 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖, 𝗰' 𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗿𝗶𝗺𝗼𝗿𝗱𝗶𝗮𝗹

Votre élue CSASD et CAPD Véronique MOUHOT a rappelé à quel point les prochaines élections professionnelles seront déterminantes.

Voter SNALC, c’est choisir un syndicat qui : défend réellement les collègues ; refuse les réformes absurdes ; dénonce l’inclusion sans moyens ; accompagne les personnels en difficulté ; connaît le terrain ; ose encore dire non quand tout le monde applaudit des décisions intenables.

Chaque voix comptera pour renforcer la représentativité du SNALC et défendre concrètement les intérêts des personnels de l’Education nationale.

𝗣𝗿𝗼𝘁𝗲𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗳𝗼𝗻𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹'𝗮𝗰𝗮𝗱𝗲́𝗺𝗶𝗲 𝗱𝗲 𝗡𝗶𝗰𝗲

Un point essentiel a également été abordé par notre élu SNALC en CAPD et FSSSCTD Ange MARTINEZ: la protection fonctionnelle dans l’académie de Nice.

Face à l’augmentation des conflits avec certaines familles, des accusations abusives ou des situations de pression professionnelle, il est indispensable que les collègues connaissent leurs droits.

Le SNALC a rappelé les démarches concrètes permettant de demander la protection fonctionnelle : signalement rapide des faits ; rédaction d’un rapport précis ; accompagnement syndical ; demande officielle auprès de l’administration, etc.

La finalité est claire : protéger les agents, assurer leur défense juridique et rappeler qu’un professeur n’est pas un punching-ball.

Parce qu’enseigner est déjà un métier suffisamment compliqué sans avoir à craindre au quotidien que le pire ne survienne.

Merci à tous les collègues présents lors de ce congrès du Var, pour leur engagement, leur lucidité et leur bonne humeur.

Plus que jamais, le SNALC reste mobilisé pour défendre des personnels qui aimeraient déjà pouvoir exercer leur métier correctement.

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