Atelier Archipels

Atelier Archipels La résidence d'artistes "Une table ronde" réapparaît sous la forme de "l'Atelier Archipels". Quelle place pour nos cœurs enfumés ?

Archipels ou l’infini de l’altérité



Dans le quotidien des volcans au sommeil étincelant, l’avenir est là, entre les laves et l’orgueil. Sur le feu des trottoirs, nos pas s’enflamment, nos pensées brûlent. Et les oiseaux migrateurs ne s’arrêtent plus dans l’abribus. Ils ont fixé leurs horaires, leurs étapes, échangent leurs impressions sur les épaules du vent. Qu’est devenu aujourd’hui, sans plu

mes et sans ramages ? Archipels est une île pour de nouvelles narrations, de nouveaux mythes. Le triangle historique semble inébranlable. Des arguments variés, des preuves infimes, des chiffres troubles construisent l’histoire. Allument des incendies avant la moisson. Entre Porto-Novo, Port-au-Prince ou Tonnerre et plus loin encore, je rencontre Jorge, Arébénor, Simplice, Hellen, Dove, Antùn, Nestor, David, Euzèbe, Egzotéric, Emile, Ezéchiel, tous dans le réel vivant. Nos songes sont habités de différences à aimer, de vents à écouter. Une intention commune de conjuguer nos paroles aux mêmes temps.

- douze, rue de l’Hôtel de Ville – Tonnerre – octobre 2021

Un reportage et une interview longue et circonstanciée de l'artiste Ahmed Hmeedat à propos de son exposition à Archipels...
06/06/2026

Un reportage et une interview longue et circonstanciée de l'artiste Ahmed Hmeedat à propos de son exposition à Archipels, en cours jusqu'au 18 juillet.

Sur AlarabiTV2.

https://youtu.be/EvEYv0cfKKI

مقابلتي مع تلفزوين العربي الجديد حول معرض مدينة تونير في فرنسا.
شاهد من دقيقة. 1 -13

"كافكا في فلسطين" معرض لأحمد حميدات بفرنسا وسيرة صلاح جاهين في "الع...

Un petit tour dans l'exposition d'Ahmed Hmeedat.
29/05/2026

Un petit tour dans l'exposition d'Ahmed Hmeedat.

11/05/2026

L'exposition de Marie Perraudin est encore accessible cette semaine, jusqu'au samedi 16 mai précisément. Il y a le loup, les termites, la lumière, le monde mis à distance du regard et des jugements péremptoires.
A vous rencontrer sur les traces du loup.

11/05/2026

À propos de l’exposition « Kafka in Palestine »

Quand j’ai rencontré Ahmed Hmeedat il y a près d’un an, assez rapidement dans la conversation il a cité une œuvre de Franz Kafka dont j’ignorais l’existence.
Il s’agissait de « Chacals et Arabes », publié en 1920. Cette nouvelle sous forme de fable a inspiré chez lui de nombreuses recherches et créations autour de sa situation de Palestinien descendant de réfugiés. Il est né dans le camp d’Aida créé, en 1948, dans les bouleversements de la Nakba.
Comment fait Ahmed pour tenir à distance la réalité violente et expérimenter au quotidien dans son art et ses engagements professionnels ?
Est-ce dans l’humour désabusé de Kafka, la solidarité des artistes palestiniens qu’il contribue à soutenir ?
La création d’Ahmed est imprégnée de ce triangle dramatique entre les bourreaux, les victimes et les parents (triangle de Karpman). Et comme tous les artistes en lutte, opprimés de Palestine ou d’ailleurs, le sujet de ses travaux de gravures et de cyanotypes disent la dignité, la tension de la résistance, le souci essentiel de l’éducation.
La mélancolie se mélange au raffinement dans le travail créatif d’Ahmed Hmeedat, qui n’oublie pas les liens avec d’autres créateurs partout dans le monde, qui subissent les violences d’un État colonial. Parmi eux, évidemment, les créateurs amérindiens avec lesquels la culture palestinienne
tisse de nombreux liens, dans une symétrie de destin.
Les xylogravures d’ Ahmed disent aussi cela pour qui aurait oublié cette page d’histoire sombre.
Le désir du bleu, sa recherche, est, inconsciemment le ciel et la mer dont ce peuple - marin - est privé depuis soixante-dix-huit ans. Privé de mer, de liberté, de passé et d’avenir.
L’art palestinien est riche de cette résistance au destin qu’on leur impose.
Ahmed Hmeedat vient nous le montrer, nous le prouver par le jeu des couleurs, des symboles, des citations que ces œuvres expriment avec simplicité et élégance.

Pour Archipels

Ladislas

Ahmed Hmeedat est titulaire d'un baccalauréat en droit international de l'Al-Qods Bard College à
Jérusalem-Est (le seul collège d'arts libéraux du Moyen-Orient), d'une maîtrise en droit de la Syracuse University College of Law (État de New York).
Il possède une expérience professionnelle dans le domaine du droit de l'immigration (immigration d'affaires et humanitaire) et des organisations à but non lucratif aux États-Unis.
Il a contribué à la création du premier musée palestinien à Washington, D.C., le Musée du peuple palestinien, en 2019. L'exposition inaugurale, "Ré-imaginer un avenir en Palestine", présentait certaines des œuvres d'Ahmed. Ahmed est un artiste autodidacte qui expérimente divers médias, notamment les aquarelles, l'acrylique, l'huile, l'encre, le fusain et le numérique. Son travail récent, "À la recherche du bleu", a été présenté par Symposeum Magazine aux États-Unis.
Il est le fondateur de la structure collective Palestinian Artists Consortium, une plateforme numérique pour présenter les artistes palestiniens et diffuser leurs créations.

11/05/2026
La nouvelle et remarquable exposition de Marie Perraudin est ouverte depuis le 4 avril. Venez découvrir ce travail de cr...
13/04/2026

La nouvelle et remarquable exposition de Marie Perraudin est ouverte depuis le 4 avril. Venez découvrir ce travail de création étonnant.

23/03/2026

A propos de

REEL INSTANT

Une exposition de Marie Perraudin.

L’art comme un miroir, un état des lieux du réel.
L’art dit ce qui est, comme un reflet de soi dans une flaque d’eau irisée. L’harmonie d’une peinture de Monet, c’est une prairie colorée de coquelicots traversée de promeneuses
parfumées.
Un siècle plus t**d, le vivant disparaît sous le goudron de la civilisation techno, le vivant étouffe dans la chaleur et les fumées, et le vivant non-humain disparaît des tableaux comme il disparaît de notre espace de vie.
La création artistique contemporaine raconte l’effacement des arbres, des oiseaux au profit des architectures brutales, des machines avides.
L’anthropisation tragique s’accroche aux murs des musées, les déjeuners sur l’herbe font place aux sacs éventrés sur les talus .
Une lente disharmonie s’installe dans nos espaces de vie.
Parce que nous sommes des êtres visuels mais que nous regardons sans voir, parce que nos regards fuyants effleurent les choses et les êtres, et que nos yeux distraits sont posés sur un
champ d’inattention.
Partager son regard est une intention d’émotions, de questions. Que voyons-nous sinon la différence?
Nous, les voyants, vivons dans une réalité dispersée, fragmentée par la multitude, qui n’est que trace et instant.
De la pensée magique aux univers culturels non-humains, il y a une route.
Marie la suit, ses pas sont des images.

Dans l’univers de Marie, les loups traversent les rêves, les termites dévorent le réel et les effondrements renversent le monde. Des perspectives multiples, des angles infinis construisent un apeirogone. L’image après se dilue et s’étire dans l’air, détachée de son support. Elle devient
matière courbe, transparente, se solidifie et la lumière contenue se détache en faisceaux. Une image fondue, déchaînée, qui circule en atomes dans un cristal, du glucose, des molécules
composées de carbone, d’hydrogène et d’oxygène, pour retourner le Monde.
Les photographies de Marie sont portées par une recherche pluridisciplinaire qui nous entraîne en poésie dans un monde pensé, argumenté, investigué.
Ces épreuves ne doivent rien au hasard et nous rappelle à la subjectivité temporelle normative que nous subissons, celle qui nous fait voir l’instant réel comme repaire fiable et tangible. Marie déploie cette subjectivité et la tanne au soleil, elle s’étend pour devenir autre, surréelle et poétique.
Son regard nous contraint à prendre du temps (à perdre du temps) - à l’arrêter - pour voir autrement un quotidien habité de vivants et percevoir le réel.
Rien n’est sophistiqué, il faut porter attention, il faut voir et lire la narration dans le grain de la photographie et dans la passion lumineuse qui la traverse.

Ladislas - pour Archipels

"Regarde attentivement car ce que tu vas voir n'est plus ce que tu viens de voir."

L. de Vinci

04/01/2026

La petite équipe d'Archipels renouvelle ses voeux pour cette année encore, espérant que nos propositions nourriront votre curiosité, votre enthousiasme. Merci à toutes et tous pour votre soutien, pour vos encouragements à poursuivre notre recherche auprès des artistes qui nous racontent l'aujourd'hui et le demain, avec poésie et résistance.

Vous pouvez actuellement, à la demande, visiter l'exposition en cours, pêle-mêle d'oeuvres déjà présentées et d'autres, nouvelles créations, dont plusieurs d'Etienne Pélissier (ci-dessus en front de page).
A vous retrouver fin mars.

L'exposition "Divers/D'Hiver" n'est pas hibernante, peut-être énervante, et légèrement fluctuante. Etienne vous accueill...
14/12/2025

L'exposition "Divers/D'Hiver" n'est pas hibernante, peut-être énervante, et légèrement fluctuante. Etienne vous accueillera en suivant son humeur -changeante- pour vous partager les roses en vernalisation qu'il épanouit sur les murs froids. Bienvenue à vous. Archipels, son équipe vive et chatoyante, vous souhaite une fin d'année joyeuse. 2025 nous réserve des surprises de taille interplanétaire!

N° d'appel provisoire : 07 87 00 23 67.

Adresse

12, Rue De L'Hotel De Ville
Tonnerre
89740

Téléphone

+33769823909

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