14/04/2026
FO Métaux refuse la remise en cause du 1er Mai !
Pour FO Métaux, le 1er Mai ne peut en aucun cas devenir une date comme les autres. Seul jour férié obligatoirement chômé, il incarne l’histoire des luttes sociales et la dignité des salariés.
La proposition de loi qui vise à permettre à davantage de salariés de travailler le 1er Mai est présentée comme une simple mesure de “simplification” juridique pour certains secteurs, notamment l'alimentation, la vente de fleurs ou certaines activités culturelles. En réalité, ce n’est rien d’autre qu’une remise en cause d’un principe fondamental qui se dessine : celui d’un jour à part, soustrait à la logique marchande.
Même encadré par le volontariat écrit, même accompagné d’une rémunération doublée, le travail ce jour-là ouvrirait une brèche durable qui pourrait concerner à terme un grand nombre de salariés. L’expérience l’a maintes fois démontré : lorsqu’une dérogation entre dans la loi, elle tend ensuite à s’étendre secteur après secteur.
Le principe du volontariat n’est en aucun cas une garantie : chacun sait que, dans de nombreuses entreprises, la frontière entre volontariat formel et pression réelle peut être extrêmement fragile, surtout pour les salariés les plus précaires.
Le 1er Mai doit rester chômé. Parce qu’il ne s’agit pas d’un privilège archaïque, mais du symbole d’un équilibre social. Un pays qui met en discussion le seul jour férié obligatoirement chômé prend le risque d’affaiblir un peu plus la valeur du travail au lieu de la protéger.
Nous appelons les pouvoirs publics à renoncer définitivement à cette remise en cause et à entendre la voix des organisations syndicales. Le progrès social ne détruit pas les repères, il les consolide.