14/04/2026
[COMMUNIQUE DE L'UNLI]
Hausse du prix du gaz : la pression monte pour les locataires !
Les nouvelles augmentations de l’énergie et notamment du prix du gaz qui font peser une pression supplémentaire sur les locataires, l’Union Nationale des Locataires Indépendants (UNLI) exprime sa vive inquiétude face à une situation qui risque d’aggraver les difficultés de millions de ménages déjà fragilisés par l’inflation persistante et la hausse des charges locatives.
Alors même que les marchés de gros connaissent des fluctuations incontrôlables, les factures des ménages continuent d’augmenter sous l’effet combiné de plusieurs facteurs structurels : hausse des coûts d’acheminement, renforcement de la fiscalité et augmentation des abonnements. En mars dernier, le prix repère du gaz a ainsi encore progressé de près de 5,3 %, confirmant une tendance haussière qui pèse directement sur les budgets des ménages. La Commission de régulation de l’énergie vient par ailleurs d’annoncer que 73 % des abonnés résidentiels au gaz verront leur facture mensuelle augmenter en moyenne de 15,4 % à compter du mois de mai, soit une augmentation de plus de 21,5 % en 4 mois alourdissant encore la facture énergétique de nombreux foyers.
Cette situation crée un effet particulièrement injuste pour les locataires. Contrairement à d’autres catégories de consommateurs, ils ne disposent pas de marges de manœuvre : dépendance à des logements parfois mal isolés, impossibilité de choisir leur mode de chauffage et charges locatives intégrant directement ces hausses énergétiques. La facture énergétique devient ainsi une charge subie, et non maîtrisée. Cette situation est d’autant plus inquiétante que le prix de l’électricité est corrélé au prix du gaz.
Face à ces hausses programmées ou prévisibles, l’UNLI alerte sur un risque réel d’aggravation des impayés de charges et de fragilisation des ménages les plus modestes.
Comme le souligne Michel VENEAU, président national de l’UNLI : « Se chauffer ou s’éclairer dignement n’est pas un privilège. L’énergie n’est ni un bien de confort ni un luxe, mais une condition élémentaire de la vie quotidienne, un produit de première nécessité. En taxant l’indispensable comme du superflu, on franchit une ligne rouge. »
Face à cette situation, l’UNLI appelle les pouvoirs publics à prendre des mesures immédiates et ciblées, notamment par la mise en place d’un véritable bouclier énergétique pour les locataires modestes, qu’ils vivent dans le parc privé ou social, accompagné d’un encadrement des charges récupérables, d’une vigilance accrue sur leurs régularisations et de dispositifs de soutien réellement accessibles.