26/03/2026
Et il y aurait tant à ajouter : fascisation de la société, retour de l’ultra minceur…
On cherche à nous faire disparaître, nous ne nous tairons pas.
“Mais ce n’est pas de leur faute” , Quand la lutte contre la grossophobie est récupérée pour mieux pathologiser nos corps. Spoiler : on est vénère
Le problème
Depuis quelques temps, les militant·es assistent à un glissement dans les arguments et attaques grossophobes que nous subissons.
Pendant longtemps, les personnes grosses ont été ciblées par des discours frontaux et violents : paresseuses, sans volonté, responsables de leur corps, supposément incapables de se contrôler (c’est toujours le cas). Aujourd’hui, ces propos sont de moins en moins acceptables publiquement. Et c’est une bonne chose. Mais ce que nous voyons émerger est tout aussi problématique, sous des formes plus insidieuses.
On affirme désormais vouloir lutter contre ces stéréotypes. On parle de respect, de dignité, de non-stigmatisation. Pourtant, dans le même mouvement, les personnes grosses sont de plus en plus présentées avant tout comme des personnes malades.
Si le discours change, le fond du propos est le même : infantiliser les personnes grosses qui seraient forcément en souffrance à cause de le corps et que c’est pour ça qu’il ne faut pas les “stigmatiser”. Ce discours, on le retrouve chez des médecins, diététicien·nes, nutritionnistes et même des personnes concernées. Ce qu’on nous dit : nous luttons contre la grossophobie ET contre l’obésité. Nous en arrivons à un point où les militant·es et associations sont considérées comme “dangereuses” car nous ferions la promotion d’une “maladie” et que nos discours seraient “violents pour les malades”.