12/10/2026
Il y a un an, LIANES tirait déjà la sonnette d’alarme. Aujourd’hui, nous sommes toujours là. Mais à quel prix ?
Nous repartageons notre communiqué du 11 octobre 2025, dans lequel nous alertions sur les conséquences des restrictions budgétaires concernant les contrats aidés.
Un an après, où en sommes-nous ?
D’octobre 2025 à mai 2026, nous avons dû fonctionner en sous-effectif salarié, faute de contrats d’insertion. Des mois difficiles, pendant lesquels il a fallu continuer à prendre soin des animaux, à poursuivre nos actions et à répondre aux besoins des personnes accompagnées.
Depuis mai 2026, nous avons pu embaucher de nouvelles personnes en contrats aidés : l’équipe du chenil compte aujourd’hui six personnes. C’est une avancée importante, dont nous nous réjouissons.
Mais notre encadrante technique est arrivée au terme de son contrat et n’a pas pu poursuivre son travail à nos côtés.
Aujourd’hui, LIANES compte trois postes salariés de moins qu’en octobre 2025 : deux adjointes administratives et une encadrante technique.
Les postes ne sont plus là. Les tâches, elles, n’ont pas disparu !
La coordination des activités, la gestion administrative, l'accompagnement des bénéficiaires et des salariés et la recherche de financements reposent au quotidien désormais sur les épaules de Muriel, Ruth et Anne.
Et nous le disons aujourd’hui sans détour : nous sommes à bout...
Avec les restrictions budgétaires et l’incertitude des financements publics, nous vivons au jour le jour.
Nous devons faire fonctionner l’association tout en cherchant, sans cesse, les moyens de continuer.
L’engagement des salariés et des bénévoles est immense. Mais la poursuite de nos actions ne peut pas reposer indéfiniment sur l’épuisement des équipes.
🐾 Et si LIANES devait vraiment s’arrêter ?
Ce ne serait pas seulement une association qui fermerait ses portes.
Ce seraient des personnes fragilisées avec moins de solutions pour faire garder leur animal pendant une hospitalisation ou une recherche de logement, et davantage de risques de séparation ou d’abandon.
Ce seraient des emplois et des parcours d’insertion en moins, mais aussi la disparition d’un lieu où l’on peut reprendre confiance, retrouver une activité et se sentir utile, grâce aux stages et au bénévolat encadré.
Ce seraient des actions de médiation animale, des rencontres et des soutiens en moins pour des personnes isolées ou en difficulté.
Derrière LIANES, il y a des personnes, des animaux et des liens que nous nous battons chaque jour pour préserver.
C’est pourquoi nous rejoignons la mobilisation associative nationale de cette semaine : « Et si nous arrêtions vraiment ? »
Nous appelons les pouvoirs publics, nos partenaires, les entreprises et toutes les personnes attachées à nos actions à se mobiliser à nos côtés.
Nous avons besoin de moyens humains et de financements durables, pas seulement pour tenir quelques mois de plus, mais pour pouvoir construire la suite.
📣 Partagez cette publication, faites connaître nos actions et relayez notre alerte auprès de vos élus et de vos réseaux.
Nous voulons continuer à être là. Donnez-nous les moyens de le rester.