11/09/2026
|| Seniors : travailler plus longtemps, oui… mais dans quelles conditions ? ||
En 2024, 60 % des 55-64 ans sont en emploi en France, contre 65 % en moyenne dans l’Union européenne. Et après 60 ans, la situation se dégrade fortement : seuls 42 % des 60-64 ans et 11 % des 65-69 ans sont en emploi.
À 61 ans, plus d’une personne sur quatre n’est ni en emploi ni à la retraite. Santé dégradée, handicap, chômage, usure professionnelle… Les parcours de fin de carrière sont loin d’être les mêmes pour toutes et tous.
👉 Le rapport rappelle surtout une évidence : on ne peut pas demander aux salariés de travailler plus longtemps sans agir sur le travail lui-même.
Pénibilités physiques et psychosociales, conditions de travail dégradées, manque de formation, difficultés de reconversion : les salariés les moins qualifiés, les ouvriers et les employés sont particulièrement exposés aux sorties précoces de l’emploi.
Pour la CFDT, l’enjeu est donc clair : prévenir l’usure professionnelle tout au long de la carrière, améliorer les conditions de travail, permettre l’accès à la formation, anticiper les reconversions et aménager progressivement les fins de carrière.
Travailler plus longtemps ne doit pas signifier subir plus longtemps.
Le maintien en emploi des seniors est avant tout une question de santé au travail, de prévention et de qualité du travail. C’est dès aujourd’hui qu’il faut agir pour permettre à chacune et chacun de rester en emploi jusqu’à la retraite, dans de bonnes conditions.
La CFDT continuera à porter cette exigence : transformer le travail plutôt que simplement allonger les carrières.