16/02/2026
📢 Communiqué du SNFOLC 68 suite à un article de France 3 sur le mouvement des enseignants du collège Joliot-Curie de Wittenheim :
Précisions du SNFOLC 68 :
Notre section syndicale a été contactée vendredi après-midi par un journaliste de France 3 qui souhaitait nous interroger suite à un mouvement des enseignants du collège Joliot-Curie à Wittenheim la veille, qui ont choisi de ne pas prendre en charge leurs classes à 10h (seul un collègue a pris une classe à 11h semble-t-il). Nous connaissons bien la situation dans l’établissement, nous y avions organisé une HMIS en janvier et échangé à ce propos avec la principale une semaine plus tôt, et nous avons eu connaissance de l’action des collègues l’après-midi même.
Ce journaliste avait accepté qu’on puisse relire nos citations, mais malgré cet engagement nous ne les avons reçues par SMS qu’après la mise en ligne de l’article. Si nous avons pu obtenir à la marge quelques corrections quant à nos propos, nous considérons qu’il subsiste dans cet article des raccourcis et des interprétations erronées.
La ligne de notre syndicat, telle que l’on lui a exposée, consiste d’abord à être sensible au mal-être exprimé par les équipes quant à leur quotidien et de continuer à leur apporter notre soutien. Toutefois, sans rentrer dans les détails, nous estimons que le mode d’action utilisé ici pourrait mettre les collègues en difficulté et nous espérons que la force de leur collectif permettra de les en protéger, nous agirons en ce sens. C’est ainsi que nous avons abordé « la forme », pas en raison de la sécurité des élèves ; cette question a été évoquée mais en lien avec les parents qui sont venus récupérer leur enfant sans pouvoir obtenir la moindre information sur la situation.
D’autre part nous estimons que le conseil de discipline et les membres qui le composent sont souverains dans le traitement des dossiers qui leur sont confiés. Dans le cas présent les procédures ont selon toute vraisemblance été respectées, et baser ce mouvement sur la remise en cause de leur décision revient à mettre les membres élus sur la sellette, notamment les représentants des enseignants. Il est probable que cela contribue à créer des conflits et des tensions en interne et ne soit pas de nature à résoudre les problèmes de climat scolaire, et nous ne pouvons évidemment pas l’encourager.
Ce sont nos inquiétudes et nos nuances que le journaliste a maladroitement tenté de retranscrire, et nous poursuivrons activement les efforts que notre section syndicale a déjà engagés dans l’accompagnement des collègues de cet établissement face aux difficultés réelles qu’ils rencontrent. Ces difficultés nous les connaissons très bien tout comme les collègues que nous accompagnons et soutenons au quotidien – elles se retrouvent malheureusement dans de trop nombreux établissements.