19/06/2026
Dans l’affaire du cirque Ricardo Zavatta, où quatre lionnes et une tigresse avaient été retrouvées enfermées dans une remorque vide dont elles ne sortaient jamais, privées de tout, le tribunal a rendu sa décision.
Deux des mis en cause sont condamnés à 180 jours-amende à 20 €, soit 3 600 € chacun, ainsi qu’à une interdiction d’exercer toute activité professionnelle impliquant la détention ou l’utilisation d’animaux sauvages pendant 5 ans.
Les peines de prison avec sursis requises par le parquet n’ont pas été prononcées. La justice aurait pu, aurait dû, aller plus loin.
Mais aujourd’hui, nous retenons aussi une victoire essentielle : Isis, Mascotte, Terga, Elsa et Princesse ne seront pas rendues au cirque.
Car pour elles, la condamnation était bien réelle. Sans nos actions, elles auraient pu passer leur vie enfermées, exploitées, privées de tout ce qui fait la vie d’un animal sauvage.
Une perpétuité silencieuse.
Une vie confisquée derrière les barreaux, dans les remorques et les cages du cirque.
L’adoption de la loi de novembre 2021 devait mettre fin au calvaire des animaux sauvages dans les cirques. Mais sur le terrain, la réalité est tout autre. La reproduction, pourtant interdite depuis le 1er décembre 2023, continue. Les lois sont bafouées, les autorités ferment les yeux, et les animaux continuent de payer le prix de cette inaction.
Nous pensons aussi à Samba, à Jumbo, et à tous ceux qui doivent être placés en sanctuaire avant qu’il ne soit trop t**d. Avant qu’ils ne meurent captifs, comme Dumba. Avant qu’ils ne soient envoyés dans des zoos à l’étranger, comme Baby.
La confiscation définitive de la tigresse Isis, décédée depuis, et des quatre lionnes Mascotte, Terga, Elsa et Princesse a été prononcée. Les animaux saisis ne seront donc pas rendus au cirque.
C’est là que se trouve la victoire : Mascotte, Terga, Elsa et Princesse restent en sécurité.
Les condamnés ont jusqu’au 1er juillet pour faire appel. Avec l’association Free Life, nous resterons mobilisés, parce que chaque animal arraché à l’exploitation compte. Et parce que nous n’abandonnerons jamais ceux qui attendent encore d’être sauvés.