04/09/2026
Attachées par la patte et maltraitées pour qu’elles crient et attirent les autres alouettes volant à leur secours.
Elles se retrouvent à leur tour piégées dans des filets. Ramassées. Puis tuées. Voici la chasse « aux pantes » et voilà ce que les chasseurs continuent d’appeler une « chasse traditionnelle ».
En 2025, le gouvernement a de nouveau autorisé la capture de 98 702 alouettes des champs à l’aide de pantes dans quatre départements du Sud-Ouest.
Près de 100 000 oiseaux. Sans même compter ceux abattus au fusil.
Et tout cela alors que les populations d’alouettes des champs s’effondrent. Alors que les oiseaux disparaissent de nos campagnes. Alors que la justice a déjà condamné ces méthodes de capture sadiques et justifiées par… la tradition.
Une tradition n’est pas une excuse pour faire souffrir et tuer !!
Les pantes peuvent capturer indistinctement les oiseaux qui se posent dans leur zone, y compris des espèces protégées. Les alouettes utilisées comme appelants restent aux mains des chasseurs qui les maltraitent.
Nous avions obtenu en urgence la suspension du quota prévu pour la saison 2025-2026, sauvant ainsi près de 100 000 alouettes de ces pièges immondes.
Mais nous voulons aller plus loin.
Ce vendredi 4 septembre à 14h, One Voice sera devant le Conseil d’État pour demander l’annulation définitive de ces nouvelles autorisations.
Depuis des années, nous faisons tomber une à une ces chasses dites « traditionnelles » : glu, tendelles, matoles, filets, pantes…
Et chaque fois qu’elles reviendront, nous serons là pour les combattre. Parce qu’une pratique ancienne n’est pas forcément une pratique acceptable. Parce qu’au XXIᵉ siècle, piéger et tuer des oiseaux pour perpétuer une tradition n’a plus sa place.
Oui le ministère se bat. Mais il se bat pour servir les alouettes aux chasseurs. Qu’ils trouvent un autre loisir ! Et que le ministère cesse d’organiser la maltraitance d'oiseaux en train des disparaître pour faire plaisir au lobby de la chasse !
✊ Aux côtés des alouettes, jusqu’à la fin de ces chasses cruelles.