15/10/2026
Depuis le début des mobilisations lycéennes, de nombreux journalistes et citoyens ont été empêchés de filmer les interventions policières ou menacés.
En plus du journaliste de Var-Matin le 2 octobre – agressé par une agent qui lui inflige « quelques coups de matraque » –, le journaliste de Stup. Media Valentin Levetti a été percuté à la jambe par un policier à moto à Montpellier (34), alors qu’il couvrait la manifestation lycéenne devant le lycée Clemenceau.
Près du lycée Hélène Boucher, dans le 20ème arrondissement de Paris, le 1er octobre à 5h50, c’est le reporter indépendant Hippolyte Mias qui raconte avoir été contrôlé pendant 20 à 25 minutes. Sa caméra a été vérifiée.
À Rennes, un homme s’est fait violemment interpeller au sol puis menotter parce qu’il était en train de filmer, comme le montre une vidéo publiée le 6 octobre par la députée insoumise Marie Mesmeur.
Filmer des policiers dans l’espace public et diffuser l’enregistrement est un droit, les forces de l’ordre ne bénéficiant d’aucun privilège en matière de droit à l’image. Ce principe a été confirmé en 2021 par le Conseil constitutionnel.