14/10/2026
Vaucluse : combien d’élus, combien d’indemnités et combien de strates administratives ?
La Présidente du Conseil départemental de Vaucluse s’apprête à céder son fauteuil de présidente tout en conservant son mandat de conseillère départementale, afin de siéger au Sénat. Ce changement de fonctions est l’occasion de s’interroger sur notre organisation institutionnelle, le cumul des responsabilités et le coût de fonctionnement de nos institutions.
Le Vaucluse compte 151 communes et environ 570 000 habitants. Plus de 3 000 élus locaux participent à la vie publique, des conseils municipaux aux intercommunalités, en passant par le Département et la Région.
À cette organisation s’ajoutent de nombreux syndicats, agences et établissements publics chargés notamment de l’eau, de l’assainissement, des déchets, de l’énergie ou du logement.
Autant de structures, d’assemblées, de présidences et de vice-présidences dont le fonctionnement a un coût pour les contribuables.
Les élus ne perçoivent pas un salaire, mais des indemnités de fonction, variables selon la collectivité et les responsabilités exercées. Certaines fonctions exécutives peuvent ouvrir droit à des majorations. À Sorgues, le statut de chef-lieu de canton mérite également que l’on s’interroge sur les dispositions indemnitaires applicables.
Dès lors, une question légitime se pose : combien coûte réellement cette organisation institutionnelle aux contribuables vauclusiens ?
Combien d’élus cumulent plusieurs responsabilités ? Quel est le montant total des indemnités versées ? Combien de présidences, de vice-présidences et de délégations existent dans les organismes publics du département ?
Depuis des décennies, les gouvernements successifs annoncent vouloir simplifier le fameux « millefeuille territorial ». Pourtant, communes, intercommunalités, départements et régions coexistent toujours, tandis que de nombreux syndicats et organismes satellites subsistent.
Il ne s’agit pas de remettre en cause l’engagement des élus de proximité, mais d’exiger davantage de transparence sur le coût des institutions, leur efficacité et les économies réellement réalisées.
Les citoyens, qui financent ces structures par leurs impôts, sont en droit de connaître précisément leur coût et leur utilité.
Et aujourd’hui, au moment du vote du budget, voilà qu’on nous ressert le coût des retraites, notamment celles des fonctionnaires.