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SORGUES AGORA Sorgues Agora : Votre page d’information locale
Commentaires et analyses sur les décisions municipales, de la majorité comme de l’opposition.

Pour tous les Sorguais qui veulent comprendre, débattre et participer à la vie de leur ville.

Sorgues, inauguration du parc municipal Fernand MarinEn septembre 2025, le conseil municipal a voté â l’unanimité la dén...
23/06/2026

Sorgues, inauguration du parc municipal Fernand Marin

En septembre 2025, le conseil municipal a voté â l’unanimité la dénomination du parc municipal de Sorgues : parc municipal Fernand Marin, ancien maire de Sorgues.
Voici l’allocution d’Hélène Bacchiocchi-Trinquet, élue d’opposition d’alors, qui avait été saluée par Alain Milon :

« DENOMINATION PARC MUNICIPAL : FERNAND MARIN
Nous saluons cette décision, qui vient honorer la mémoire d’un homme dont le parcours a profondément marqué notre ville.

Fernand Marin fut un maire visionnaire et engagé. Il a conduit Sorgues avec la conviction qu’une commune n’est pas seulement une entité administrative, mais avant tout une communauté humaine, faite de solidarités, de progrès et de respect mutuel.

Durant ses années de mandat, il a œuvré avec constance pour améliorer le quotidien des Sorguais : développement des équipements publics, attention portée aux familles, ouverture culturelle, aménagements urbains qui ont façonné durablement notre ville. Il a su inscrire son action dans une vision à long terme, avec une exigence de justice sociale et de proximité avec ses concitoyens.

Au-delà de son étiquette politique, c’est son sens du devoir, son attachement à Sorgues et à ses habitants, qui resteront dans nos mémoires. Beaucoup de celles et ceux qui l’ont connu se souviennent d’un maire à l’écoute, proche des gens, et profondément attaché à l’intérêt général.

En donnant le nom de Fernand Marin à notre parc municipal, nous ne faisons pas seulement un geste symbolique : nous transmettons aux générations futures la mémoire d’un homme qui a contribué à écrire une page importante de l’histoire de Sorgues. Ce lieu de vie, de rencontres et de détente, portera désormais son nom, rappelant à chacun l’importance de l’engagement public et du service à la collectivité.

Nous nous associons pleinement à cet hommage. Car au-delà des clivages, il y a des figures qui dépassent les appartenances et qui incarnent une véritable fidélité à leur ville. Fernand Marin fut de ceux-là.

Nous voulons dire notre gratitude et notre respect à l’homme et au maire qu’il fut. »

23/06/2026
Canicule : l’urgence climatique exige des actes, pas des discoursLa France connaît aujourd’hui de nouveaux épisodes de c...
22/06/2026

Canicule : l’urgence climatique exige des actes, pas des discours

La France connaît aujourd’hui de nouveaux épisodes de canicule particulièrement intenses. Pourtant, personne ne peut prétendre être surpris. Dès 2003, le pays faisait face à une vague de chaleur exceptionnelle. Depuis plus de vingt ans, les scientifiques alertent sur les conséquences du réchauffement climatique et sur la nécessité d’adapter les villes à cette nouvelle réalité.

À Sorgues, durant le mandat 2020-2026, les élus d’opposition ont régulièrement attiré l’attention de la municipalité sur l’absence d’un plan global d’adaptation au changement climatique.

Parmi les alertes formulées figuraient notamment :
- la nécessité de végétaliser les cours d’école ;
- l’installation de dispositifs de rafraîchissement dans les établissements scolaires ;
- la mise en œuvre d’un véritable plan de végétalisation de la ville ;
- la lutte contre l’imperméabilisation excessive des sols ;
- l’intégration systématique des enjeux climatiques dans les projets d’aménagement urbain.

Pendant que de nombreuses collectivités prennent des mesures concrètes afin de protéger les habitants des fortes chaleurs, Sorgues continue de prendre du re**rd.

Plus préoccupant encore, plusieurs aménagements récents ont contribué à minéraliser davantage l’espace public. Le parking de l’avenue Saint-Marc en est un exemple emblématique. Son goudronnage intégral a renforcé l’imperméabilisation des sols alors même que ce secteur est situé dans le périmètre du Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) de l’Ouvèze.

Durant le mandat 2020-2026, les élus d’opposition avaient alerté le préfet de Vaucluse sur les interrogations soulevées par cet aménagement au regard des contraintes applicables dans cette zone. Aucune réponse n’a été apportée à ce signalement, alors que les citoyens sont en droit d’attendre que toute situation portée à la connaissance de l’administration fasse l’objet d’un examen et d’une réponse.

Pourtant, d’autres solutions existaient. Des revêtements perméables ou semi-perméables auraient permis la création de places de stationnement tout en préservant l’infiltration naturelle de l’eau dans le sol.

Le choix du goudronnage total présente un double inconvénient. D’une part, il favorise la formation d’îlots de chaleur urbains et accentue les effets du réchauffement climatique. D’autre part, il limite l’infiltration des eaux pluviales et réduit la capacité naturelle du terrain à absorber les eaux en période de fortes pluies ou de crue.

De même, les aménagements réalisés au cimetière ont accentué la présence de surfaces minérales au détriment des espaces perméables et végétalisés. Sur la place Charles-de-Gaulle, les arbres ont été enserrés dans le béton, une pratique qui limite les échanges naturels avec le sol et qui pourrait, à terme, fragiliser leur développement.

Les propositions formulées par l’opposition visaient pourtant à concilier qualité de vie, attractivité du centre-ville et adaptation climatique :

- rendre davantage de place à la nature dans l’espace public ;

- végétaliser les rues du centre-ville notamment la rue des Remparts ;

- redonner progressivement la place Charles-de-Gaulle aux habitants ;

- créer des parkings relais aux entrées de ville afin d’accueillir les véhicules des personnes travaillant dans le secteur et qui occupent aujourd’hui les places de stationnement toute la journée ;

- préserver en revanche le stationnement de proximité indispensable à l’activité des commerces du centre-ville, déjà confrontés à de nombreuses difficultés ;

- engager une politique ambitieuse de réduction des émissions de CO₂ liées aux déplacements.

L’objectif n’a jamais été de supprimer l’accès au centre-ville, mais au contraire de mieux organiser les déplacements afin de libérer de l’espace pour les habitants, les commerces, les arbres et les aménagements favorables à la lutte contre les îlots de chaleur.

Aujourd’hui, les épisodes de chaleur extrême deviennent plus fréquents et plus intenses. L’adaptation des villes au changement climatique n’est plus un sujet d’avenir : c’est une nécessité immédiate.

Face à l’urgence climatique, l’inaction n’est plus une option. Chaque arbre préservé, chaque espace végétalisé, chaque sol rendu perméable contribue à rendre la ville plus résiliente face aux fortes chaleurs mais aussi face au risque d’inondation.

Sorgues a besoin d’une vision d’ensemble, d’un véritable plan d’adaptation climatique et d’investissements tournés vers la protection de la population, l’amélioration du cadre de vie, le soutien au commerce de proximité et la préservation de l’environnement.

Les alertes ont été lancées. Les propositions ont été formulées. Il est désormais temps que la commune se dote d’une stratégie à la hauteur des enjeux climatiques du XXIe siècle.

Et vous Sorguais, qu’est-ce qui vous paraît le plus urgent pour combattre le réchauffement climatique ?

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Nous avions les célèbres albums de Martine : Martine à la plage, Martine à la campagne, Martine fait son marché…À Sorgue...
19/06/2026

Nous avions les célèbres albums de Martine : Martine à la plage, Martine à la campagne, Martine fait son marché…

À Sorgues, nous semblons avoir une nouvelle collection : Thierry a eu le plaisir de remettre les dictionnaires, Thierry a eu le plaisir de participer à l’assemblée générale de l’association, Thierry a eu le plaisir d’inaugurer…

Pendant ce temps, de nombreux Sorguais expriment des préoccupations bien réelles :

- La difficulté à trouver un médecin traitant.
- L’absence de certains spécialistes, notamment des dermatologues ou des gynécologues.
- Un sentiment d’insécurité grandissant avec une présence plus visible de personnes sans domicile fixe, des excès de vitesse dans plusieurs quartiers et des témoignages d’agressions ou de cambriolages.

Ces problématiques sont-elles liées à une situation sociale difficile, avec des taux de pauvreté et de chômage supérieurs à la moyenne nationale ? Méritent-elles une réponse plus forte et plus concrète de la municipalité ?

Faut-il davantage d’actions et moins de communication ?

Faut-il renforcer la présence de la police municipale sur le terrain ?

Faut-il mettre en œuvre des dispositifs comme le rappel à l’ordre, régulièrement demandé par les élus d’opposition ?

Au-delà des clivages politiques, ce sont des questions qui concernent le quotidien de tous les Sorguais.

Et vous, quel est votre constat ? Quelles seraient, selon vous, les priorités pour améliorer la qualité de vie à Sorgues ?

La parole est à vous.

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SORGUES : Une belle réalisation… mais quelle vision d’ensemble pour notre ville ?Nous souhaitons la bienvenue au nouveau...
14/06/2026

SORGUES : Une belle réalisation… mais quelle vision d’ensemble pour notre ville ?

Nous souhaitons la bienvenue au nouveau gérant de l’ »Espresso » et lui adressons nos meilleurs voeux de réussite et prospérité.

La nouvelle terrasse réalisée devant son établissement apporte une touche de convivialité et d’embellissement au centre-ville. La qualité des aménagements mérite d’être saluée et participe à rendre notre cœur de ville plus agréable.

Cependant, cette réalisation soulève une question essentielle : celle du stationnement à Sorgues.

La suppression de places de parking intervient dans un contexte où celles-ci font déjà défaut, notamment pour les patients des professions médicales et paramédicales à proximité. Chaque place supprimée interroge donc l’équilibre entre embellissement urbain, activité économique et accessibilité.

Plus largement, cette décision relance un débat de fond : notre commune dispose-t-elle d’un véritable plan global d’aménagement urbain, de circulation et de stationnement ? Ou assistons-nous, une nouvelle fois, à des réalisations menées au cas par cas, sans vision d’ensemble ?

La place Charles de Gaulle constitue un sujet de réflexion. Aujourd’hui largement dédiée au stationnement des véhicules, pourrait-elle demain redevenir un véritable espace public, plus vivant, plus végétalisé et davantage tourné vers les habitants ?

Mais une telle évolution ne peut se concevoir qu’à une condition : disposer d’une stratégie claire et cohérente du stationnement à l’échelle d’une ville de près de 20 000 habitants.

Et vous, qu’en pensez-vous ?
1. Faut-il privilégier les espaces publics et les terrasses ?
2. Le stationnement est-il devenu insuffisant à Sorgues ?
3. Quelle vision imaginez-vous pour le centre-ville et la place Charles de Gaulle ?

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Vaucluse : combien d’élus, combien d’indemnités et combien de strates administratives ?La démocratie locale repose sur d...
11/06/2026

Vaucluse : combien d’élus, combien d’indemnités et combien de strates administratives ?

La démocratie locale repose sur des élus de proximité qui exercent des responsabilités essentielles au fonctionnement des collectivités. Pourtant, peu de citoyens connaissent le nombre exact d’élus qui les représentent, ni les différentes indemnités qu’ils peuvent percevoir au titre de leurs multiples mandats et fonctions annexes.

Prés de 3 000 élus locaux pour 570 000 habitants

Le département du Vaucluse compte 151 communes. Chacune dispose d’un conseil municipal dont l’effectif varie selon la population.

À elles seules, ces communes représentent environ 2 500 à 3 000 conseillers municipaux, dont 151 maires et plusieurs centaines d’adjoints.

À l’échelle intercommunale, les communes sont regroupées au sein de communautés d’agglomération et de communautés de communes. Ces structures disposent de leurs propres assemblées composées de plusieurs centaines de conseillers communautaires désignés parmi les élus municipaux.

Le conseil départemental du Vaucluse compte quant à lui 34 conseillers départementaux élus dans les 17 cantons du département. Ils élisent en leur sein une présidente et plusieurs vice-présidents.

Au niveau régional, les habitants du Vaucluse sont représentés au sein du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, composé de plus d’une centaine de conseillers régionaux.

Au total, le Vaucluse compte ainsi prés de 3 000 élus locaux pour une population d’environ 570 000 habitants, soit approximativement un élu pour 190 habitants.

Des indemnités pour chaque niveau de responsabilité

Contrairement à une idée largement répandue, les élus locaux ne perçoivent pas un salaire mais des indemnités de fonction destinées à compenser le temps consacré à leurs responsabilités publiques.

Ces indemnités varient selon :

* la taille de la collectivité ;
* la fonction exercée ;
* les délégations détenues ;
* les règles de cumul applicables.

Un maire perçoit une indemnité correspondant à la strate démographique de sa commune. Les adjoints et certains conseillers délégués peuvent également être indemnisés.

Les présidents et vice-présidents d’intercommunalités bénéficient eux aussi d’indemnités spécifiques liées à leurs fonctions.

Les conseillers départementaux et régionaux perçoivent également des indemnités de mandat, auxquelles peuvent s’ajouter des majorations liées à certaines responsabilités exécutives.

Les majorations pour les communes chefs-lieux de canton

La loi prévoit des majorations d’indemnités dans certains cas particuliers.

Les maires et élus de communes exerçant des fonctions administratives supérieures peuvent bénéficier de majorations spécifiques.

Sorgues, en tant que chef-lieu de canton, figure parmi les communes concernées par ces dispositifs. Cette situation reconnaît le rôle administratif particulier joué par la commune au sein de son territoire.

Les organismes satellites : une autre facette du système

Au-delà des collectivités territoriales traditionnelles, de nombreux élus siègent dans une multitude d’organismes publics ou parapublics :

* syndicats d’eau potable ;
* syndicats d’assainissement ;
* syndicats de collecte et de traitement des déchets ;
* syndicats d’énergie ;
* établissements publics fonciers ;
* offices de tourisme ;
* organismes de logement social ;
* agences départementales ;
* agences régionales ;
* syndicats mixtes.

Ces structures disposent souvent de présidents, vice-présidents et bureaux exécutifs.

Dans certains cas, les responsabilités exercées au sein de ces organismes peuvent donner droit à des indemnités supplémentaires, dans les limites prévues par la réglementation.

Pour le citoyen, il devient alors difficile d’appréhender le montant global des indemnités perçues par certains élus exerçant simultanément plusieurs fonctions.

Une organisation parmi les plus complexes d’Europe

Commune, intercommunalité, département, région, syndicats, agences, établissements publics : la France conserve une organisation territoriale particulièrement dense.

Cette superposition de structures entraîne mécaniquement :

* la multiplication des assemblées délibérantes ;
* la création de nombreuses présidences et vice-présidences ;
* des frais de fonctionnement supplémentaires ;
* une complexité administrative souvent dénoncée par les citoyens.

L’objectif n’est pas de remettre en cause l’engagement des élus locaux, dont le rôle demeure indispensable, mais de s’interroger sur l’efficacité globale du système et sur son coût réel.

Où en est la réduction du « millefeuille territorial » ?

Depuis plusieurs décennies, les gouvernements successifs promettent une simplification administrative.

Les réformes territoriales ont conduit à la création de grandes régions et au renforcement des intercommunalités. Pourtant, aucune strate n’a véritablement disparu :

* les communes subsistent ;
* les intercommunalités se sont renforcées ;
* les départements demeurent ;
* les régions continuent d’exister ;
* les syndicats et agences restent nombreux.

Dès lors, plusieurs questions méritent d’être posées :

* Combien d’élus exercent simultanément plusieurs fonctions en Vaucluse ?
* Quel est le coût annuel total des indemnités versées aux élus du département ?
* Combien de présidences, vice-présidences et délégations existent dans les organismes publics vauclusiens ?
* Quelle part du budget public est consacrée au fonctionnement institutionnel ?
* Les économies promises par les réformes territoriales ont-elles réellement été réalisées ?
* Le projet de réduction du nombre de strates administratives est-il toujours d’actualité ou a-t-il été abandonné ?

La transparence sur ces sujets constitue une exigence démocratique fondamentale. Les citoyens financent ces institutions par leurs impôts. Ils sont donc légitimement en droit de connaître précisément leur organisation, leur coût et leur utilité.

À l’heure où les finances publiques sont sous tension et où la confiance envers les institutions s’érode, la question de la simplification administrative mérite plus que jamais d’être reposée.

LYHANNA : 70 000 plaintes en quelques semaines : mission réalisable ou affichage politique ?En première approximation, o...
08/06/2026

LYHANNA : 70 000 plaintes en quelques semaines : mission réalisable ou affichage politique ?

En première approximation, on peut considérer qu’il existe environ 164 parquets locaux en France, puisque chaque tribunal judiciaire dispose d’un parquet dirigé par un procureur de la République. À cela s’ajoutent quelques parquets spécialisés à compétence nationale (PNF, PNAT, etc.).

Concernant l’objectif annoncé d’examiner 70 000 plaintes d’ici le 14 juillet 2026, il faut distinguer deux choses :

1. Relire ou vérifier l’existence d’un dossier.
2. Procéder à un véritable réexamen juridique de chaque plainte.

Si l’on prend l’hypothèse d’environ 36 procureurs généraux (un par cour d’appel, plus quelques fonctions particulières), et qu’il reste environ 5 semaines entre l’annonce et le 14 juillet, cela représente un volume énorme. Un calcul rapide donne :

* 70 000 dossiers ÷ 36 procureurs généraux ≈ 1 944 dossiers par procureur général.
* Sur 35 jours, cela fait environ 55 dossiers par jour, week-ends compris.
* Avec une journée de 8 heures, cela représente moins de 9 minutes par dossier.

Cependant, il est probable que la consigne ne signifie pas que les seuls procureurs généraux liront personnellement 70 000 dossiers. En pratique, ils peuvent mobiliser l’ensemble des parquets de leur ressort, des magistrats, des greffiers et des équipes administratives pour effectuer des vérifications ciblées.

La vraie question est donc : quel est le niveau d’examen attendu ?

* Si l’objectif est de vérifier que chaque plainte a reçu une réponse procédurale (classement, enquête, information judiciaire, etc.), cela peut être réalisable avec une mobilisation exceptionnelle.
* Si l’objectif est de reprendre chaque dossier au fond pour déterminer si la décision était juridiquement correcte, cela paraît beaucoup moins réaliste dans un délai d’un mois, compte tenu de la charge chronique des juridictions françaises déjà signalée par de nombreux responsables judiciaires.

En résumé :

* Nombre de parquets en France : environ 164 parquets auprès des tribunaux judiciaires, plus quelques parquets spécialisés.
* Examiner 70 000 plaintes d’ici le 14 juillet 2026 est réaliste uniquement si l’on parle d’un audit rapide et collectif des dossiers.
* Un réexamen approfondi et individualisé de 70 000 plaintes en cinq semaines paraît très difficile, voire irréaliste, avec les moyens habituels de la justice française.

07/06/2026

Les prochaines élections sénatoriales auront lieu le dimanche 27 septembre 2026. Les grands électeurs (principalement les maires, conseillers municipaux, départementaux et régionaux) seront appelés à élire la moitié des sénateurs. 178 sièges sur 348 seront renouvelés lors de ce scrutin.

À quoi servent les sénateurs ? Et pourquoi le Sénat est-il souvent différent de l’Assemblée nationale ?
Beaucoup de Français suivent les élections présidentielles ou législatives, mais connaissent moins bien le rôle du Sénat. Pourtant, cette institution participe à l’élaboration des lois et joue un rôle important dans notre démocratie.

Le Sénat, c’est quoi ?
Le Parlement français est composé de deux chambres :
- L’Assemblée nationale, dont les députés sont élus directement par les citoyens.
- Le Sénat, dont les sénateurs sont élus par un collège de « grands électeurs », composé principalement de maires, conseillers municipaux, départementaux et régionaux.

Les sénateurs examinent les lois, proposent des amendements et contrôlent l’action du gouvernement. Leur mission est aussi de représenter les territoires et les collectivités locales.

D’autre part, en France, lorsque la présidence de la République devient vacante (décès, démission, destitution, empêchement définitif constaté), c’est le président du Sénat qui assure l’intérim de la fonction présidentielle.

Pourquoi le Sénat est-il souvent plus à droite que l’Assemblée nationale ?
Parce que les sénateurs ne sont pas élus directement par les citoyens.

Ils sont élus par des élus locaux. Or, les petites et moyennes communes sont très nombreuses en France et ont souvent accordé une place importante aux formations de droite et du centre. Cela influence naturellement la composition politique du Sénat.

Ce que beaucoup ignorent : les élections municipales influencent le Sénat
Quand vous votez aux élections municipales, vous ne choisissez pas seulement la gestion de votre commune.

Vous participez aussi, indirectement, à la désignation des futurs sénateurs.

Concrètement :

- Plus un parti remporte de mairies et de sièges dans les conseils municipaux,
- Plus il dispose de grands électeurs,
- Plus il a de chances d’envoyer des sénateurs au Palais du Luxembourg.

Autrement dit, en mars 2026, lorsque vous avez élu votre maire et votre conseil municipal, vous participez aussi indirectement à l’élection des sénateurs qui aura lieu le 27 septembre 2026. Les municipales sont donc aussi un enjeu national. les élections municipales ont un impact national bien plus important qu’on ne le pense.

Retenez ceci :
Il a beau être sympathique, votre maire, il n’en reste pas moins porteur d’une étiquette politique. Et cette étiquette compte aussi lorsqu’il s’agit de désigner les sénateurs.

03/06/2026

DECLARATION D’HÉLÈNE BACCHIOCCHI-TRINQUET, ancienne élue d’opposition de Sorgues

Je prends connaissance de commentaires sur les résultats des élections municipales de mars 2026.

Comme souvent, le débat a rapidement laissé place à des jugements sur les personnes.

Ancienne élue d’opposition durant le mandat 2020-2026, je souhaite apporter un éclairage qui dépasse les clivages et les querelles partisanes.

Personne ne conteste la légitimité du maire élu. Dans notre démocratie, les règles sont claires : celui qui obtient la majorité gouverne. C’est le principe même du suffrage universel.

Pour autant, la démocratie vit grâce au débat, au contrôle de l’action publique et à la confrontation des idées.

Rappeler qu’une part importante des électeurs s’est abstenue ou n’a pas voté pour l’équipe majoritaire ne revient pas à remettre en cause le résultat des urnes. C’est simplement rappeler qu’une diversité d’opinions existe au sein de notre commune et qu’elle mérite d’être représentée et entendue.

Le rôle de l’opposition n’est pas de s’opposer systématiquement. Il consiste à questionner, proposer, contrôler et alerter lorsque certaines décisions paraissent ne pas répondre pleinement à l’intérêt général.

Durant les six années passées au conseil municipal aux côtés de David Bellucci, nous avons exercé ce rôle avec sérieux et conviction.

Nous avons attiré l’attention sur des choix qui nous semblaient discutables en matière de priorités municipales.

Nous avons soulevé des sujets comme les PFAS, l’insécurité et la délinquance, les dangers de l’utilisation du peroxyde d’azote, l’insertion des antennes dans l’environnement, le respect des règles sur l’accessibilité des équipements publics aux personnes à mobilité réduite, nous avons également alerté sur certains aménagements susceptibles d’entraîner des dangers pour la sécurité publique et une artificialisation excessive des sols, dans un contexte où la préservation des espaces naturels constitue un enjeu majeur, etc.

Chacun est libre de partager ou non ces analyses. Mais elles relevaient d’un travail d’opposition constructif, destiné à enrichir le débat public et à défendre ce que nous estimions être l’intérêt des Sorguais.

Je constate avec regret que certains commentaires s’attachent davantage à la personnalité de David Bellucci qu’à son projet pour Sorgues.

On lui reproche parfois son caractère, son apparence, son parcours professionnel ou le fait d’être chef d’entreprise. Pourtant, ce ne sont pas ces éléments qui devraient guider le jugement des citoyens.

Au-delà de ces considérations, il est important de rappeler qu’en politique locale, les liens amicaux, familiaux, professionnels ou associatifs sont nombreux. Chacun peut avoir de l’estime pour un élu, un ami, un voisin ou un proche engagé dans la vie publique.

Mais l’intérêt général exige de savoir prendre du recul. Apprécier une personne ne doit pas empêcher d’examiner objectivement ses décisions. De la même manière, ne pas apprécier un opposant ne devrait pas conduire à écarter systématiquement ses propositions ou ses alertes.

Les questions soulevées par l’opposition méritent d’être analysées sur le fond, indépendamment des affinités ou des désaccords personnels. Une démocratie locale de qualité repose sur cette capacité à distinguer les personnes des idées qu’elles défendent.

Plusieurs propositions de l’opposition ont trouvé un écho dans les engagements de Thierry Lagneau.

Loin d’être un motif de polémique, cela démontre que les idées peuvent dépasser les clivages politiques lorsqu’elles servent l’intérêt de la ville.

C’est aussi la preuve qu’une opposition n’est jamais inutile. Elle contribue à faire émerger des propositions, à nourrir la réflexion collective et parfois à influencer positivement l’action publique.

Une majorité a besoin d’une opposition sérieuse et exigeante, tout comme une opposition a besoin d’une majorité capable d’entendre les critiques constructives. Ce dialogue, parfois vif mais nécessaire, permet d’améliorer les décisions prises au nom des habitants.

Même si les électeurs ont choisi une autre représentation pour le mandat qui s’ouvre, je reste convaincue que le pluralisme, le débat contradictoire et la vigilance citoyenne demeurent indispensables à la bonne santé démocratique de Sorgues.

Une ville ne progresse pas lorsque toutes les voix pensent à l’unisson. Elle avance lorsque des femmes et des hommes aux sensibilités différentes confrontent leurs idées avec respect et dans un seul objectif : servir l’intérêt général.

C’est pourquoi une opposition forte ne doit jamais être perçue comme un obstacle. Elle est au contraire l’une des garanties essentielles d’une démocratie locale vivante, équilibrée et au service de tous les Sorguais.

Pour conclure, je souhaite la bienvenue à David Bellucci, Nathalie Wilson et David-Alexandre Le Gall qui représentent désormais une partie des Sorguais au sein du conseil municipal. Je leur adresse tous mes vœux de réussite dans cette mission parfois difficile mais essentielle à la vie démocratique locale. Je suis certaine qu’ils sauront exercer leur mandat avec sérieux, détermination et dans le seul souci de l’intérêt général.

Pour Sorgues,
Hélène Bacchiocchi-Trinquet

Adresse

Sorgues
84700

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