23/06/2026
HENRI DENIS, PASSEUR DE LUMIERE
La biennale consacrée au vitrail a été l’occasion d’aller à la rencontre de cet artiste local du vitrail qui a ouvert les portes de son atelier et celle de son art. La ville lui a confié la restauration des vitraux la chapelle Saint Roch, ainsi que la création de quatre blasons, exposés devant la médiathèque.
En une phrase, comment décririez-vous ce que vous faites ?
Mon travail en qualité de vitrailliste artisan d’art, est de permettre à mes clients, d’exprimer leur âme dans la décoration de leur intérieur. Le vitrail offre bien plus que de la décoration. Il apporte aux intérieurs, la splendeur, la magnificence, la Paix.
Comment tout a commencé ?
Pendant les confinements, comme beaucoup d'autres, j’ai cherché un nouveau sens à ma vie, après 35 années passées au service de la République française, comme pompier, puis comme agent diplomatique et consulaire. En 2021 et 2022, j’ai été formé à Chartres, par le maitre verrier Jean-Marie Braguy.
Quelle est la part de la passion et celle du travail ?
J'ai choisi l'artisanat d'art par passion. Mais la première qualité d'un artiste est le travail. Travail acharné pour produire. Travail audacieux afin de pousser plus loin les contraintes de la technique du verre. Travail bienveillant afin de transmettre le métier auprès des apprentis. Travail transgressif afin de bousculer les académismes de l'art du vitrail.
Quel est votre lieu préféré pour créer ou réfléchir ?
Les arts verriers sont restrictifs : la création se fait dans l'atelier, entre l'établi, la table lumineuse et le four.
Quelle moment a changé votre trajectoire ?
La lecture du livre « Le passeur de lumière » de Bernard Tirtiaux.
Qu’essayez-vous de transmettre à travers votre art ?
Le vitrail est un carrefour. Carrefour des arts, le vitrail marie les académismes les plus traditionnels, avec les recherches plasticiennes les plus audacieuses. Carrefour des idéologies, il permet d'harmoniser en un même tableau le religieux et le transgressif. Mais surtout, carrefour entre la lumière et l'obscurité
Quel objet, son ou couleur symbolise votre travail ?
L’objet, mon four de verrier qui monte jusqu'à 850 degrés. Le son, le tintement du verre froid que l'on découpe. Et la couleur, ma préférée, le bleu de Chartres.
Quel est votre rapport au temps ?
Ne pas me laisser trop vampiriser par le calendrier des Maîtres d'ouvrages.
Si votre pratique était un mot, lequel choisiriez-vous aujourd’hui ?
Recherche de la splendeur.