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25/08/2023
SOLIDARITÉ pour 2023 :« VOEUX pour une plus grande solidarité entre toutes les branches de l’Ordre de Saint Jean de Jéru...
02/01/2023

SOLIDARITÉ pour 2023 :

« VOEUX pour une plus grande solidarité entre toutes les branches de l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem, afin de mener le plus d’actions envers les malades et les démunis à travers le monde, en respect de notre charte originelle qui est oeucuménique, au service des Chrétiens Protestants, Orthodoxes ou Catholiques.
Mais vous, connaissez-vous bien l’Ordre Souverain de Saint Jean de Jérusalem ? »

Les Dates Clés de l’Ordre :
1050
Frère Gérard
Depuis peu après 1050, l'Ordre souverain de Saint-Jean de Jérusalem s'est concentré sur l'aide aux malades et aux pauvres et sur le développement de méthodes pour améliorer les taux de survie et les soins aux patients.

Un couvent a été construit à Jérusalem qui est devenu le monastère bénédictin de Saint-Jean-Baptiste, c'est sur le site adjacent que le premier hospice a été construit...

1099
Après l'occupation réussie de Jérusalem par la Première Croisade,
un groupe de Chevaliers a découvert l'hospice dirigé par le Frère Gérard en 1099.
Cet hospice utilisait des techniques très avancées pour cette époque.
Il a gardé des installations faciles à entretrenir et nettoyer.
Chaque résident dormait dans un lit individuel et les plats de nourriture n'étaient pas partagés,
ce qui a conduit à un taux de survie supérieur.
Le groupe de chevaliers se joignit aux œuvres de bienfaisance de l'hospice,
renforçant ainsi ce qui allait devenir l'Ordre souverain de Saint-Jean.

1113
Le 15 février 1113, le pape Pascal II, par sa bulle papale, reconnut cette Ordre Chevalier - Hospitalier comme une organisation autonome.
L'Ordre souverain a évolué en un ordre militaire chrétien, chevaleresque, œcuménique et souverain, qui a continué à aider les malades et les pauvres tout en défendant les chrétiens dans les Terres Saintes.
En Europe occidentale, l'Ordre souverain incarnait l'essence des Croisades, unissant les armes et la religion pour servir là où cela était nécessaire au nom de la Foi pour l'Humanité.

1187
Après la perte de Jérusalem en 1187,
l'Ordre souverain s'installa à Acre, en Palestine, puis à Chypre, puis fut chassé de Rhodes en 1524 après 200 ans.

1522
Les chevaliers sont chassés de Rhodes par les Turcs en 1522.

1530
En mars 1530, l'empereur de Saint-Charles, Charles V, signa l'acte de donation de Malte, donnant l'île principale et plusieurs plus petites à l'ordre souverain.
En contrepartie, l'Ordre a payé annuellement un seul faucon, donné le jour de la Toussaint.
(Ce loyer annuel a été immortalisé dans le film Bogart "Le Faucon Maltais").

1565
Le Grand Siège de Malte
La possession de Malte, avec son emplacement stratégique, a aidé l'Ordre Souverain à garder les mers ouvertes
entre Malte, la France, l'Espagne, l'Italie et la Palestine.

Le Grand Siège de Malte a été mené par les Ottomans en 1565
pour prendre possession de l'archipel et en chasser l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
Malgré leur supériorité numérique, les Ottomans ne viennent pas à bout de la résistance des Chevaliers et doivent lever leur siège après avoir essuyé de lourdes pertes.
Cette victoire de l'Ordre assure sa présence à Malte et renforce durablement son prestige dans l'Europe chrétienne.

Cet épisode s'inscrit dans la lutte pour la domination de la Méditerranée
entre les puissances chrétiennes,
notamment l'Espagne, appuyées par les chevaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem,
et l'Empire Ottoman.

Les chevaliers sont installés dans l'ïle de Malte depuis 1530.

Face aux activités de corsaires des chevaliers qui harcèlent les navires ottomans en Méditerranée
et dans l'optique de s'assurer une base navale stratégique, Soliman le Magnifique décide d'envoyer son armée contre l'archipel.

Fin mai 1565, une importante force turque, sous les ordres du général Mustafa Pacha et de l'amiral Piyale Pacha, débarque à Malte et met le siège devant les positions chrétiennes. µ
Les chevaliers de l'Ordre, appuyés de mercenaires italiens et espagnols, et par la milice maltaise,
sont commandés par le Français, grand maître de l'Ordre, Jean Parisot de La Valette.
Inférieurs en nombre, les défenseurs se réfugient dans les villes fortifiées de Birgu et de Senglea,
dans l'attente d'un secours promis par le roi Philippe II d'Espagne.

Les assaillants commencent leur siège par l'attaque du fort Saint-Elme,
qui commande l'accès à une rade permettant de mettre à l'abri les galères de la flotte ottomane.
Les chevaliers parviennent néanmoins à tenir cette position durant un mois,
faisant perdre un temps considérable et de nombreux hommes à l'armée turque.
Au début du mois de juillet, le siège de Birgu et Senglea commence.

Durant deux mois, malgré leur supériorité numérique et l'importance de leur artillerie,
les Ottomans voient leurs attaques systématiquement repoussées, causant de nombreuses pertes parmi les assaillants.
Début septembre, une armée de secours, menée par le vice-roi de Sicile, don García de Tolède,
débarque à Malte et parvient à défaire l'armée turque, démoralisée par son échec et affaiblie par la maladie et le manque de nourriture.
La victoire des chevaliers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem
a un retentissement considérable dans toute l'Europe chrétienne :
elle leur confère un immense prestige et renforce leur rôle de défenseur de la religion chrétienne face à l'expansionnisme musulman.

Les fonds collectés à la suite de cette victoire permettent de relever les défenses de Malte,
et d'assurer la présence durable de l'Ordre sur l'île.
Une nouvelle ville est également édifiée, en vue de défendre la péninsule de Xiberras contre un retour éventuel des armées turques.

D'abord appelée Citta' Umilissima, elle prend ensuite le nom de La Valette,
en hommage au grand maître Français de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, Jean Parisot de La Valette, vainqueur des Ottomans.

La défaite ottomane, au-delà des pertes humaines, n'a pas eu de conséquences militaires importantes.
Il s'agit cependant d'un des rares échecs de l'armée de Soliman,
privant les Turcs d'une position stratégique qui leur aurait permis de lancer de nombreux raids en Méditerranée occidentale.

1798
Grand Maître Français Jean de La Valette

En 1565, 600 chevaliers et 6 000 hommes d'armes, dirigés par le Grand Maître Français Jean de la Valette, faisaient face à 40 000 Turcs Ottomans, et malgré de grandes pertes, ils chassèrent l'ennemi.

Ceci, et la défaite des Turcs dans la bataille navale de Lepanto, qui a également impliqué l'Ordre Souverain, empêcherait les Ottomans d'étendre plus loin leur empire dans la Méditerranée occidentale et de ralentir leur mouvement par l'Europe occidentale.

L'Ordre Souverain s'est séparé en petits groupes après avoir été contraint par Napoléon de quitter Malte en 1798, en se déplaçant en Europe et dans les Amériques,
l'Ordre Souverain moderne descend des Grands Prieurs Tsar Paul I (Unités d'Organisation) après la chute de Malte.

Le 20ème siècle

La Révolution russe de 1917 a entraîné un autre déplacement forcé du quartier général de l'Ordre souverain.

Les reliques de l'Ordre furent passées en contrebande aux cousins de la famille royale russe, la famille royale de Yougoslavie.

L'Ordre souverain d'aujourd'hui est fondé sur la Constitution de 1964 du roi Pierre II de Yougoslavie.

Juste avant la Révolution russe, l'Ordre souverain a surmonté les différences de nationalité
et a pris la décision de continuer aux États-Unis.
Le Grand-Duc Alexandre Mikhailovitch a officialisé la première Constitution du Grand Prieuré des Amériques le17 mai 1912.

Le principe fondamental énoncé dans la Constitution est celui de la charité universelle,
sans distinction de race, de religion ou de classe.
L'aspect militant de l'Ordre Souverain a disparu après l'exil forcé de la Russie
et est maintenant représenté par une Commande spécialisée.

En 1998, la Constitution du Roi Pierre II a été amendée pour supprimer toutes les restrictions sur les femmes membres (Dames).

Elles ont depuis rempli beaucoup des rôles supérieurs dans l'Organisation.

L'Ordre Souverain a réunifié les Grands Prieurés en Europe et dans les Amériques
et s'efforce de se réunir avec les autres au fil du temps.
Elle a également repris ses racines dès le XIe siècle en aidant les malades et les pauvres.

Histoire :

Le pèlerinage en Terre Sainte remonte au 4ème siècle après que l’épouse de l’Empereur Constantin avait cru y découvrir la Vraie Croix et le lieu de la crucifixion.

Les Chrétiens sont préoccupés par leur salut personnel et l’attente du retour du Christ : un pèlerinage en Terre Sainte vaut rémission des péchés.

En allant mourir en Terre Sainte, ils seront présents au jour du Jugement Dernier quand la Jérusalem Céleste descendra sur terre à l’emplacement de la Jérusalem terrestre.

Les implantations des Chrétiens à Jérusalem :

- An 600 : premier Hospice créée à Jérusalem à l’initiative du Pape Grégoire le Grand (590 – 604)

- An 614 : Conquête de la Palestine par les Perses ; persécution des Chrétiens et destruction des églises et de l’Hospice

- An 700 : La Palestine passe sous le contrôle de l’Egypte ; les Califes autorisent dans un premier temps les pèlerinages ; la création d’une Église gérée par des frères bénédictins (Sainte Marie Latine) et d’un hospice, d’abord près du Mont des Oliviers ensuite au voisinage du Saint Sépulcre

- An 870 : Pépin le Bref et Charlemagne entretiennent de bons rapports avec le Calife d’Egypte ; reconnaissance d’un site chrétien et d’un protectorat des empereurs sur les possessions chrétiennes en Terre Sainte avec l'édification d’un hôpital, d’une église et d’une bibliothèque (sous l’égide des bénédictins)

- An 950 / 1021: Les Fatimides occupent l’Egypte ; un de leurs sultans Hakim (996 – 1021) donna l’ordre en 1009 d’abattre l’église du Saint-Sépulcre, de faire disparaître tout emblème chrétien et de détruire les reliques

- 1022 / 1030: Autorisation de construire une église et un hospice accordée par le nouveau calife d’Egypte •

- 1076: prise de Jérusalem par les Seldjoukides (une dynastie turque venant du Turkestan): ils commencèrent de persécuter les chrétiens et les pèlerinages cessèrent

Développement des hôpitaux et de la médecine moderne avec le christianisme ; sont créés les premiers hôpitaux ouverts à tous dans un esprit de charité et de fraternité

Le premier connu est à Césarée (4ème siècle) et le second à Rome

Les chrétiens ont construit plusieurs hôpitaux au Moyen Orient, notamment en Syrie, c’est d’eux que les Arabes reçurent les traditions médicales et développèrent leurs hôpitaux :
- 710 à Damas (premier grand hôpital)
- 790 à Bagdad - 981 à la Mecque
- 1048 à Antioche
Ces hôpitaux avaient de nombreux médecins et la plupart du temps une université: ce sont les modèles de l’Hôpital de Saint-Jean

A partir de l’année 1021 une nouvelle période de tolérance débute et les marchands de la ville d’Amalfi reçoivent l’autorisation d’établir :
- Une église (Sainte Marie Latine achevée en 1023 - 1024)
- Un monastère (Monastère des Latins – Bénédictins)

Vers 1080 à l’initiative de deux familles d’Amalfi, c'est la construction en face du Saint Sépulcre de deux Hospices destinés à recevoir les pèlerins sains ou malades, de l’un ou de l’autre sexe
Celui des femmes était dédié à Sainte Marie Madeleine et celui des hommes fut placé sous la protection du bienheureux Jean Eleymon appelé aussi Saint Jean l’Aumônier ou le miséricordieux ; c’est le premier Hôpital Saint-Jean

L’administration de ce centre fut confiée à des séculiers ou – d’après certains – à des bénédictins

Cette nouvelle fondation a permis ainsi à son responsable Gérard de prendre une autonomie vis-à-vis des bénédictins et de fonder une congrégation :

- En « s’étant adjoint quelques hommes honnêtes et religieux, il prît l’habit régulier, mis sur ses vêtements une croix blanche qu’il porta en dehors et devant sa poitrine, fit solennellement profession et s’engagea à vivre selon une règle des institutions honorables. » (Jacques de Vitry au 12ème siècle)

- L’Hospice fut élevé à l’emplacement de l’ancien hospice fondé autrefois sur ordre de Charlemagne

En 1047, témoignage d’un voyageur: outre les mosquées, nombreux bâtiments destinés à accueillir les pauvres et les souffrants et notamment « un excellent bimaristan », autrement dit un Hôpital richement doté, « un grand nombre de malades sont soignés avec des breuvages magiques et des lotions »

A partir de 1076, les pèlerinages sont interdits: le Pape Urbain II convoque le concile de Clermont et prêche la Croisade (1096) pour délivrer le tombeau du Christ

La Conquête de Jérusalem par les Croisés Jérusalem est conquise le 15 juillet 1099 et les Croisés y trouvent :
- Une église latine
- Un monastère de Bénédictins
- Un Hospice pour les malades et les pèlerins tenu par des femmes
- Un Hospice pour les malades et les pèlerins tenu par des hommes
- Un savoir-faire médical de haut niveau
- Un responsable de la communauté, frère Gérard, dont on ne sait exaxtement s’il était laïc ou moine

Le développement et le succès de l’Ordre s’explique avant tout par les Croisades et par la création des Etats Latins d’Orient :
- Présence massive des Francs
- Afflux de pèlerins
- Afflux de dons
- Nouveaux membres (souvent des Chevaliers)
- Soutien de la Papauté
- Soutien du pouvoir temporel

Selon la légende, le fondateur de l’Ordre, frère Gérard, a aidé les Croisés pendant le siège de Jérusalem

De nombreux pèlerins et Croisés se sont fait soigner avec un dévouement exemplaire par les Hospitaliers

Godefroy de Bouillon, en signe de reconnaissance, lègue en 1099 deux fiefs à l’Ordre
Le soutien des Etats latins s’est par la suite affirmé avec la mission militaire confiée aux Hospitaliers

L’œuvre de la Communauté est vite connue en Occident après le retour des premiers Croisés ; la Communauté reçoit des dons venant de toute origine (rois, seigneurs, particuliers …) et de nombreux privilèges (exemptions d’impôts)
L’Ordre constitue alors un vaste domaine

La reconnaissance papale de 1113 a pour effet de multiplier les dons

Grâce à ses possessions, l’Ordre a la possibilité d’étendre le long des routes son réseau d’Hospices
L’Ordre créa des Hospices dans toute la Terre Sainte où il n’existait quasiment aucune organisation sanitaire

En 1160 le pèlerin allemand Jean de Wurtzburg dénombrait près de 2000 malades et vers 1180 un certain Théocrite notait: « Au sud du Saint-Sépulcre s’élève l’église et l’hôpital de Saint-Jean Baptiste et nul ne peut assez dire combien les bâtiments sont beaux, combien ils sont fournis en salles et en lits pour les pauvres malades, avec quelle richesse ceuxci sont soignés …. En vérité, nous avons parcouru ce palais et nous n’avons pu compter combien de malades s’y trouvaient mais il y a plus de 1000 lits »

L’Ordre devient militaire par nécessité :
- Les rois de Jérusalem ont besoin d’une armée permanente, dont le but est de transformer une partie des Croisés en armée des rois
- Soigner les pèlerins est primordial mais il fallait avant tout qu’ils puissent arriver sains et saufs à Jérusalem après avoir débarqué en Palestine, car les routes n’étaient pas sûres

Dès 1118 se crée l’Ordre des Pauvres Soldats du Christ (Ordre des Templiers: un Ordre exclusivement militaire)

A partir de 1120, le successeur de Gérard, Raymond du Puy, étend le rôle de l’Ordre qui devient militaire

1137: Foulque 1er, roi de Jérusalem, confie à l’Ordre la défense de la forteresse de Bath Gibelin

1142: Raymond de Tripoli cède aux Hospitaliers tous les territoires perdus au nord de Jérusalem à charge pour eux de les reconquérir : l’Ordre reçoit ainsi le fameux Krak des Chevaliers

Les Hospitaliers se battront contre tous : ottomans, kurdes, arabes d’Egypte et du Liban, mongols …

La conception du " Moine-Soldat " à l’antithèse du Moine cloîtré, méditatif, connu un succès immédiat et les nouvelles recrues affluèrent des pays chrétiens d’Europe
La communauté se développe et se structure

1113 : Le pape Pascal II approuve les statuts des Hospitaliers ; la communauté devient l’Ordre Chevaleresque des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem

« Pascal, évêque, serviteur des serviteurs de Dieu, à son vénérable fils Gérard, fondateur et directeur de l’Hôtellerie de Jérusalem, et aux légitimes successeurs de celui-ci, tant qu’il y en aura. Votre pieuse demande doit être satisfaite pratiquement par une mesure favorable, attendu que votre zèle a demandé que l’Hôtellerie fondée par vous dans la ville de Jérusalem, près de l’église de Saint Jean-Baptiste, fût assurée de la garantie du Siège apostolique et secourue par le patronage de l’apôtre Saint Pierre.

Ainsi donc, Nous, que comblent de joie les services rendus par votre pieuse Hôtellerie, nous accueillons votre demande avec une bienveillance toute paternelle et prescrivons que cette Hôtellerie, véritable Maison de Dieu, demeura à la fois sous la tutelle du Siège apostolique et sous la protection de Saint Pierre, en application du présent décret …»

Histoire de l'organisation des pouvoirs dans l'Ordre :

un Supérieur, élu à vie et souverain, appelé Grand Maître depuis 1267 (en application d’un bref papal) un Chapitre qui réunit les dignitaires à l’initiative du Grand Maître en cas de crise grave ; il prend les décisions et a seul pouvoir de modifier les statuts un Conseil ordinaire qui assiste le Grand Maître ; il est composé des baillis prieurs et représentants de chaque langue ; à l’intérieur du conseil, il a été mis en place une spécialisation des tâches:
- Grand Maréchal
- Grand Hospitalier
- Grand Drapier
- Grand Bailli (pour les fortifications)
- Grand Chancelier
- Receveur du Commun Trésor
Histoire de l'organisation territoriale de l'Ordre :
- L’Hospice
- La Commanderie
- Le Bailliage
- Le Prieuré
- Le Grand Prieuré

Pour exemples, il y avait à l'époque :
- En France, 27 Prieurés et 6 Grands Prieurés
- En Allemagne, 12 Prieurés et 1 Grand Prieuré
L'appellation " Les Langues " concernait le regroupement par nation (Appelées alors « langues », constituées en 1301)
Pour Exemple, la " Langue Allemande " comprenait les grands prieurés :
- D’Allemagne (créé en 1187)
- De Hongrie (1217)
- De Bohême (1182)
- De Pologne
- Du Danemark
- De Suède
- De Dacie - Scandinavie (1268) organisation qui a survécu à travers les siècles...

Le Chevalier s'engageait alors à cette époque en prononçant les trois vœux monastiques :
- Pauvreté
- Chasteté
- Obéissance
Pour :
Servir nos « Seigneurs, les malades » (vœux hospitalier)
Combattre par les armes les " Ennemis de la Foi " (vœux militaire)

Autres engagements (extraits) : ne jamais tirer l’épée contre une nation chrétienne et ne jamais abaisser la bannière, demander quartier ou reculer ni se rendre, comme de ne pas faire de dettes

" Pro Fide Pro Utilitate Hominum - Pour la Foi Au Service de l'Homme "

La puissance militaire de l'Ordre de 1291 à 1571 :

- 1291 : Suite à la défaite d’Acre, départ de la Palestine, installation à Chypre où l’Ordre possédait des commanderies et décision de combattre les musulmans sur mer afin de stopper leur progression ; abandon provisoire d’idée de reconquête de la Terre Sainte ; développement des activités charitables pour utiliser les ressources des commanderies

- 1306 : Le Pape autorise l’Ordre à armer des navires

- 1307 / 1310 : Conquête de Rhodes (35 chevaliers, 2 galères, 4 vaisseaux) avec la mise en place d’un programme important de constructions (Fortifications, Hospices, etc.)
L’Ordre devient ainsi un état souverain

- 1312 : Dissolution de l’Ordre des Templiers et le Pape Clément V attribue alors aux Hospitaliers les biens du Temple

- 1312 : Le Pape transfère à l’Ordre de Saint-Jean tous les biens des Templiers, notamment les grandes possessions dans le Brandebourg

- 1320 : Début d’un conflit à propos du Grand Maître Villaret ; les Chevaliers votent sa déchéance et élisent un autre Grand Maître Maurice de Pagnac
Le Pape règle le conflit en restaurant les droits de Villaret : les Chevaliers du Brandebourg refusent, quittent Rhodes et se retirent à Sonnenburg, ancienne Commanderie des Templiers devenue propriété de l’Ordre (Prusse)

- 1332 : Ces Chevaliers créent le Grand Bailliage de Brandebourg et élisent un Herrenmeister laïc à qui ils prêtent serment et qui nomme les Commandeurs

- 1360 : Le Bailliage se place sous la protection du Margrave de Brandebourg

- 1366 : Le Chapitre d’Avignon voit la décision de céder certaines Commanderies pour financer les constructions de Rhodes et racheter les biens des Templiers notamment en France où le Roi avait refusé le transfert à titre gratuit

Le Chapitre vend alors des biens en Poméranie et envisage de céder des Commanderies dans le Brandebourg

- 1375 : Révolte de tous les Chevaliers du Brandebourg qui refusèrent d’obéir aux instructions du Grand Maître, négociations

- 1382 : Le Grand Maître est obligé de reconnaître la semi indépendance de fait et signe le Traité de Heimbach qui reconnaît la situation exceptionnelle du Brandebourg et le Grand Bailliage de Brandebourg qui est reconnu en tant qu’entité ; ce Bailliage pouvait choisir son chef librement (appelé Herrenmeister), il était libéré de tout paiement car l’Ordre renonçait à vendre les droits des biens appartenant au Bailliage et en contrepartie la nomination du Herrenmeister devait être approuvée par l’Ordre et notamment le Grand Prieur d’Allemagne ; les Chevaliers et le Herrenmeister gardaient un devoir d’obéissance dans tous les autres domaines, le Grand Prieur d’Allemagne avait un droit de visite sur les installations de l’Ordre, la contribution financière se limitait à un versement forfaitaire annuel de 324 Gulden

- 1415 : La Réforme est décidée par le Herrenmeister qui rend hommage au Prince électeur de Brandebourg

- 1523 : Soliman s’empare de l’île de Rhodes

- 1523 : Développement de la flotte et nombreuses batailles contre les Ottomans et les Egyptiens ainsi que contre les Barbaresques d’Afrique du Nord

- 1530 : Le Roi Charles Quint cède l’île de Malte à l’Ordre ; commence alors la politique de grands travaux (sur le modèle de «Rhodes»)

- 1538 : Le Prince électeur de Brandebourg adopte la Réforme ; le Bailliage suit et le Grand Prieur d’Allemagne proteste mais n’a pas l’autorité suffisante pour arrêter cette évolution

- 1555 : Paix d’Augsbourg avec l’indépendance du Grand Bailliage qui est enfin reconnue

- 1560 : Elisabeth I. confisque les biens qui n’avaient pas encore été saisis
L’Ordre n’est toutefois pas interdit en Angleterre mais le Grand Prieuré n’a au cours des siècles suivants aucune existence réelle ; les Chevaliers anglais, parfois anglicans, se rattachent la plupart du temps aux différents Prieurés de France

- 1565 : Siège de Malte par les Turcs et victoire de l’Ordre qui a un très grand retentissement dans tout l’Occident, les rois étant en effet inquiets de voir les Turcs s’approcher aussi près de leur territoire

- 1571 : Bataille navale de Lépante à laquelle l’Ordre prend une part importante ; la victoire marque l’arrêt de la progression turque et l’Ordre est à l’apogée de sa puissance financière et militaire et de son prestige

Evolution de l’Ordre par son développement du savoir-faire médical avec le premier hôpital de Rhodes a bénéficié d’une très grande réputation; le savoir médical des Hospitaliers s’était beaucoup enrichi au contact de la médecine arabe durant les deux siècles passés en Terre Sainte ; à Rhodes, ils mettent en pratique leurs nouvelles connaissances:
- Les lits étaient individuels et fermés de rideaux pour permettre un bon repos
- Les draps étaient changés trois fois par semaine
- L'utilisation de vaisselle en argent qui présentait des avantages pour l’asepsie
- D'importantes mesures préventives pour éviter les contagions (chambres isolées, bain à l’entrée, procédure de quarantaine créée par l’Ordre)
- Culture de plantes médicinales et création de médicaments
Comme à Rhodes, ce savoir fut développé à Malte, notamment :
- Création d’une école de chirurgie et d’une école de pharmacie (10 ans d’études)
- Pratique de la dissection (interdite alors par l’église), dont une grande réputation pour l’opération de la cataracte

Devenu une grande puissance maritime, l’Ordre s’est donné pour tâche de protéger les navires marchands de l’Europe et de délivrer les chrétiens captifs (souvent par rachat)

La période de gloire navale et militaire était révolue (affaiblissements de la Turquie) ; cela a entraîné un déclin progressif de la puissance navale de l’Ordre

- 1648 : Le Traité de Westphalie clarifie la situation du Grand Bailliage qui est à nouveau précisée en acquérant sa liberté totale moyennant une redevance de 2500 florins d’or, il reporte son allégeance sur le Margrave de Brandebourg et prend la dénomination d’Ordre évangélique de Saint-Jean ou Johanniterorden, choisit ses Grands Maîtres parmi les Princes de la Maison des Hohenzollern

- 1792 : Le 10 septembre, les membres de l’Assemblée nationale Française votent la confiscation des biens de l’Ordre ; c’est une catastrophe financière en raison de l’importance des domaines Français (l’Ordre perd 70 % de ses revenus)

Le Grand Maître Ferdinand de Hompesch se tourne alors vers la Russie et demande au Tsar Paul 1er, qui accepte,de devenir protecteur de l’Ordre

- 1798 : La France réagit avec Napoléon qui s’empare de l’île le 10 juin 1798, offrant aux Chevaliers de quitter sains et saufs leur pays.
Plus de 95% des Chevaliers vont quitter l’île de Malte pour rejoindre Saint Petersbourg et se mettre sous la protection du Tsar Paul 1er.

Histoire de la dissidence et de la scission d’une « branche » Catholique :

L’Ordre de Saint Jean de Jérusalem est de par sa nature et sa constitution historique, depuis ses origines, Chrétien et oeucuménique, respectant ainsi autant le culte orthodoxe, que protestant ou catholique.

Et c’est justement à ce moment précis en 1800, que le Pape (catholique) voyant l’Ordre partir en Russie, sous les bons hospices du Tsar (orthodoxe) que Rome va tenter de limiter ce départ des Chevaliers vers la Russie, pour conserver son influence politique, au travers de l’Ordre et accueillir un très petit nombre de Chevaliers qui quittent l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem et de fait l’île de Malte, pour rejoindre Rome.

Cette infime partie des Chevaliers qui quittent l’île de Malte pour se replier à Rome vont alors créer, sous la volonté du Pape, une « branche dissidente » de l’Ordre, puisqu’ils vont transformer la vocation initiale oeucuménique de l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem (Catholique / Protestant / Orthodoxes) en une « branche exclusivement Catholique », selon le bon vouloir du Saint Siège.

Cette « branche » exclusivement Catholique va se voir appelée « Ordre de Malte », alors que l’Ordre historique et légitime qui lui est oeucuménique (Catholique / Orthodoxe / Protestant) continue de s’appeler par son nom historique : Ordre de Saint Jean de Jérusalem (parfois intitulé aussi autrefois Ordre de Saint Jean de Jérusalem, de Chypre, de Rhodes et de Malte).

La « branche » dissidente et exclusivement Catholique va rester très longtemps en sommeil : peu d’argent, ayant à sa charge de nombreux Chevaliers ruinés par la révolution et les différentes confiscations, il essaie d’avoir des rentrées d’argent en créant décorations et dignités.

Puis ce sera la restauration des Grands Prieurés ; le Pape donne à la un couvent et une église à Ferrare et installe les Chevalliers dissidents à Rome, avec la création d’associations nationales qui remplacent la structure des Prieurés et Grands Prieurés, avec la nomination d’un Grand Maître après près de 70 ans de vacance., sous le nom de « Ordre de Malte ».

La très grande majorité de l’Ordre historique, Chevaliers de l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem, vont eux s’installer à Saint Petersbourg, avec les Saintes Reliques, et, sous la protection du Tsar Paul 1er., qui va devenir le Grand Maitre de l’Ordre, continuent à se développer à travers l’Europe et le monde.

- 1807 : Paix de Tilsit avec Napoléon qui impose à la Prusse une indemnité importante de 240 millions de francs

- 1810 : Le Roi de Prusse décide de confisquer les biens des églises y compris ceux du Bailliage afin de financer cette indemnité et alors le Bailliage de Brandebourg est supprimé pour être remplacé par un Ordre de Mérite

En Angleterre, dès le début, des Commanderies sont créées, avec la " Langue d’Angleterre " au début du 12ème siècle avec trois prieurés (Angleterre, Ecosse et Irlande)
Au début de la Réforme le Roi Henri VIII entreprend de confisquer les biens de l’Ordre et fait exécuter quatre Chevaliers qui ont refusé de le reconnaître comme chef de l’Eglise

- 1814 / 1827 : 1834 à partir de 1860 1879
Parallèlement renouveau des missions hospitalières

- 1840 : Premier hôpital

- 1850 : Une crise financière est à son apogée, du fait d’une très mauvaise gestion: les réserves diminuent. Ce déclin va s’accélérer pour des raisons politiques et le niveau médical des hôpitaux va baisser

- 1852 : L'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem connait, sous la volonté de Frédéric Guillaume IV, la recréation d'une nouvelle « branche » de l’Ordre dénommée « Evangelischer Johanniterorden »

- 1860 : Interventions dans les conflits armés, où dans cette période on note un renouveau des effectifs, devenus à majorité laïcs

En Réunissant tous les anciens Membres de l’Ordre encore vivants, il renoue avec la tradition et l’Ordre reçoit alors une double mission :
- Défense de la foi et Assistance aux malades et aux plus démunis
Le frère du roi est élu Herrenmeister et l’Ordre déploie une grande activité diplomatique, caritative et médicale, notamment avec la participation à la création du CICR, d'hôpitaux (Berlin, Sonnenburg), d'assistance pendant les conflits, création des infirmières de l’Ordre, trains hôpitaux pendant la guerre 14-18

Les efforts entrepris à partir de 1820 pour la reconstitution du prieuré d’Angleterre de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem se heurtent à l’hostilité du Pape pour des raisons de religions (la plupart des Chevaliers étant anglicans)

Le Grand Prieur d’Angleterre renonce à toute association étrangère et décide d’agir uniquement sur le plan national, en estimant être le descendant légitime de la " Langue d’Angleterre", mais sans lien avec l’Ordre souverain à Rome et organise les Chevaliers en un ordre autonome

Cela est contesté par la « branche Catholique » Italienne de l’Ordre qui accuse, à tort, l’Ordre Anglais d’être un " faux ordre "

En 1888, la reine Victoria donna à la « branche » Anglaise de l’Ordre une charte royale et le Prince de Galles, futur Edouard VII, est intronisé comme Grand Prieur d’Angleterre, poste occupé actuellement par le duc de Gloucester, oncle de la Reine Elisabeth II

La « branche » britannique de l’Ordre a depuis sa création porté ses efforts sur l’action hospitalière et médicale : création de la Saint John’s Ambulance Association, création de la Saint John’s Ambulance Brigade, premier secours aux accidentés, création du «Saint-John Jerusalem Hospital»

L’Ordre connait des difficultés avec le n**isme et après la deuxième guerre mondiale
Les problèmes durant la guerre sont spécifiques au Bailliage de Brandebourg de l’Ordre de Saint-Jean, durant la période du n**isme : l’Ordre en tant qu’institution n’a pas officiellement pris position contre le régime n**i, mais de nombreux Membres ont jugé ce régime contraire à leur engagement dans l’Ordre et ont résisté, activement souvent, au régime n**i

Les difficultés de l’Ordre sont croissantes après la deuxième guerre mondiale : l’Ordre a perdu de nombreux membres et l’essentiel de ses installations (Allemagne de l’Est, Pologne)

L’Ordre est de plus dorénavant interdit par l’occupant anglais et ce n'est que grâce aux efforts de la Commanderie Suisse et la bienveillance de l’Ordre Anglais que le " Johanniterorden " a pu être officiel.

L’Ordre continue son déploiement international, notamment au Canada et États Unis d’Amérique.

Histoire contemporaine :

Les évolutions croissance des effectifs, l'expansion géographique, le recentrage sur des actions hospitalières, la diversification des domaines d’activités, la croissance considérable des organisations et le rapprochement entre les différentes « branches » de l’Ordre font partie du début de la période de l'Ordre, dite contemporaine

De nos jours, l’Ordre Souverain de Saint Jean de Jérusalem est international et agit à travers les cinq continents pour aider les malades et les démunis, au travers de ses différentes « branches », indépendamment des œuvres également utiles qui sont menées par la seule « branche » exclusivement Catholique dite « Ordre de Malte ».
Les Dales et Chevaliers de l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem ont pour devise, au travers de toutes leurs branches internationales :
« Pro Fidé, Pro Utilitaté Hominum »
(Pour la Foi au Service de l’Humanité).

Souce : Wikipedia
International Press Review : JP Guillard / 04-2020

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Solesmes
72300

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