01/04/2026
LE SAFRE
N'oublions pas que notre recours devant le tribunal administratif ne saurait tarder.
L'année dernière, le collectif Terres Environnement Simiane a entrepris un recours auprès du tribunal administratif par l’intermédiaire de notre avocat, Maître Constanza, afin de défendre les terres du Safre contre un projet de zone industrielle de 11 hectares.
Ces terres étaient en zone agricole avant 2013. La municipalité de Monsieur Boyer a changé le zonage qui est devenu AU (à urbaniser) afin de pouvoir y installer une zone d'activité.
Personne n'a réagi, nous les premiers : l'artificialisation des sols dans la région et le dérèglement climatique n'étaient pas encore trop catastrophiques.
Lors de la campagne des municipales en 2012, Monsieur Ardhuin a pris le contre-pied, en se déclarant contre toute artificialisation de ces terres. Il a même posé des nichoirs pour la chevêche d'Athéna qui est en danger et a besoin de ces espaces pour se nourrir. Elle est d’ailleurs signalée à enjeu local de conservation fort dans l’Atlas de Biodiversité de la Commune.
Cependant, en 2022, la municipalité a signé une convention avec la métropole et l’Établissement Public Foncier (EPF) dans laquelle était envisagé « un parc d’activité … couvrant une superficie totale d’environ 15 hectares ».
En 2024, le PLUI, porté par la métropole en lien avec la municipalité de Monsieur Ardhuin, ne pouvait pas être pire. Malgré une enquête publique nettement en défaveur de la zone (nous avons recensé 112 contributions contre le projet du Safre et 7 pour, dont celle de la municipalité) et malgré des réserves du commissaire enquêteur, le zonage a changé sans préavis ni consultation publique : la zone est devenue zone d’activité économique à dominante industrielle.
Monsieur Ardhuin avance qu'en fonction des études de terrain, la zone sera ou ne sera pas.
Nous avons un avis plus tranché. Ces terres sont fertiles. Elles sont bordées de haies protectrices qui abritent une riche biodiversité, protègent du vent et constituent des îlots de fraîcheur en période de canicule
En ces temps de dérèglement climatique, d'effondrement de la biodiversité, d'augmentation sensible du trafic routier et de ses nuisances, de la nette altération de la qualité de l'air et du niveau sonore ambiant, nous n'avons pas le droit de tergiverser. La zone ne doit absolument pas se faire. C'est l'avenir de notre commune et celui des générations futures qui en dépendent.
La préservation de terres agricoles contribue à garantir en partie l'autonomie alimentaire de la commune et à protéger le vivant.
La sauvegarde d'un cadre de vie avec le maintien d'espaces naturels et riches en biodiversité doit être une préoccupation majeure.
Au nom tout cela, notre combat ne s'arrêtera pas.