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⏳ Entretenir la mémoire de tout fait culturel, social, sportif, historique ou autre.
✨ Promotion du patrimoine public des communes de Sillegny et Pommérieux et environs.

Dans les années 90, les paroisses que desservait l'abbé Balezo (Cheminot, Coin sur Seille, Pommérieux, Pournoy la Chétiv...
06/08/2026

Dans les années 90, les paroisses que desservait l'abbé Balezo (Cheminot, Coin sur Seille, Pommérieux, Pournoy la Chétive, Sillegny) organisaient un challenge, une sorte de jeux inter villages. Les bénéfices de ces journées étaient reversés à La Ligue contre le cancer. On nous a fait parvenir des photos du challenge de 1994 de l'équipe de Pournoy la Chétive.
Reconnaissez vous des personnes ? Si oui merci de nous le faire savoir. Par ailleurs, nous sommes preneur de documents rappelant ces jeux. Merci.

Une sorcière aurait-elle jeté un sort au mapping ? 🙁Bah, Ce n'est que partie remise ! 😉En tous cas, jadis on ne badinait...
04/08/2026

Une sorcière aurait-elle jeté un sort au mapping ? 🙁
Bah, Ce n'est que partie remise ! 😉

En tous cas, jadis on ne badinait pas avec les adeptes de Satan et contrairement à ce qu’on croit, la chasse aux sorcières s’est déchainée surtout à partir de la fin du Moyen Age (période souvent jugée obscurantiste), du XVe jusqu’au XVIIe siècle, à une époque dite pourtant de Renaissance…
Les sorcières (il y avait aussi des sorciers) étaient surtout victimes de conflits de voisinage, jalousie, cupidité, bref tout ce qui fait la joie de la vie en communauté… Or, à partir de la fin du XVe siècle, l’occident chrétien (les pays protestants seront également touchés) commence à être travaillé par la hantise d’une véritable contre-société, composée de sorciers et sorcières adeptes du diable, capables de ce fait de nuire aux bêtes et aux gens, et qui se livraient au sabbat à toutes sortes de débauches et actes sataniques.
La répression s’abat alors, très variable selon les régions.
La Lorraine est particulièrement touchée. Dans les terres du duc de Lorraine, le procureur Nicolas Remy, de Charmes, expédie en seulement quinze ans, dans les années 1580-1590, neuf-cents personnes au bûcher !

Et dans nos villages ?
Le 19 décembre 1594, l'abbé de Saint-Clément fit condamner et brûler Nicolas Weldillon dit le gros Collas, pâtre à Vezon, pour avoir eu trois fois copulation charnelle avec le diable sous forme d'une mendiante et avoir été plusieurs fois au sabbat. Il était aussi accusé d'avoir fait mourir, avec des poudres du diable, bêtes et gens, dont le maire de Nouilly !

Toutes les accusations de sorcellerie ne se terminaient pas toujours tragiquement, comme le révèle André Brulé dans Sorciers et guérisseurs à Metz et en Pays messin (XVIe et XVIIe siècles). A Pommérieux, la Zabelle et la Jeanne ont ainsi eu chaud !
Juillet 1618.
La Zabelle, femme de l’Anthoine Hergaulx et la Jeanne, v***e du Thomas La Garde, ont de sérieux ennuis : accusées de sorcellerie, elles sont menacées d’un procès. Les sieurs Blaise le Bourguignon et Gille Vosgien, mainbours (représentants) de la communauté de Pumerieulx, ont-ils voulu se venger d’un sort ou tout simplement leur nuire pour des raisons inavouables ? Toujours est-il qu’on dresse un « acte authentique des habitants et Communauté de Pomerieux, par lequel ils promettent de porter quittes de tous frais les Religieux de St Arnould, s’ils veuillent faire procéder criminellement contre deux femmes dudit lieu, soupçonnées de sortilèges »…
Neufs noms d’habitants du village sont cités, outre les mainbours : Jean le Ruzé, Jean Gerrardin, Demenge Maujolle, Fremy le Bourguignon, Thirriot Renault, Jean Bilgué, Gerard le Gantoy, Jacquemin Morguin et Gerardin Gerardin. Mais si seulement deux ont signé (pas très étonnant à cette date où on savait encore peu écrire) il n’y a que sept marques. Même l’un des deux mainbours, Blaise le Bourguignon, n’a ni signé ni apposé sa marque. Que doit-on en déduire ? Déjà que certains, pourtant entraînés par Gille Vosgien, étaient réticents à lancer cette procédure. Par ailleurs, il semble bien que les religieux de Saint-Arnould (seigneurs de Pommérieux) n’aient pas donné suite à cette demande, aucune trace n’en ayant été retrouvée.
Espérons pour ces dames que l’affaire en est restée là…

La semaine prochaine : le « routard du diable » !

Suite de notre feuilleton de l'été : guérisseurs et sorciersEn 1900, la croyance aux sorciers est encore bien vivace dan...
30/07/2026

Suite de notre feuilleton de l'été : guérisseurs et sorciers

En 1900, la croyance aux sorciers est encore bien vivace dans nos campagnes. Dans son dictionnaires des traditions populaires, le docteur de Westphalen nous apprend que maints villages du pays messin avaient la réputation d’en héberger et on racontait les exploits des sorciers de Cheminot, Pournoy-la-Chétive, Pommérieux, Verny, Louvigny, Goin surtout, Chérisey ou encore Orny. La ferme de Bury, sur le ban de Marieulles, avait une sinistre réputation… Même des membres du clergé étaient convaincus de leur existence, ainsi un brave curé qui affirma au docteur de Westphalen, sur son lit de mort, qu’il était victime d’une de ses paroissiennes.
On racontait l’histoire du père W. qui, en secouant le collier de son cheval, fit ébranler sa maison du haut en bas ou de l’enfant vendu au diable que la sorcière faisait apparaître après sa mort.
Parce que, contrairement à l’opératou (le guérisseur), le sorcier est un adepte de Satan, baptisé au nom du diable avec de la lure (purin) par un maître-sorcier. En échange, il obtient longue vie et pouvoirs magiques : il peut jeter des sorts, faire apparaître les défunts ou les molïns courps (esprits malins). Evidemment, il se rend régulièrement au sabbat, entre autres lieux au mont Saint-Quentin ou sur la côte d’Arry.

Au-dessus des sorciers, il y aurait, dit-on, les grands dremous (grands dormeurs), capables d’anéantir les effets des sorts. On en connaissait un à Nancy… On parlait aussi des dormeuses, voyantes ou guérisseuses qui, après avoir fait semblant de dormir, dispensaient leurs conseils.

"Il faut qu'il y ait un soleil..."Cette phrase, prononcée par le général de Gaulle dans le discours radiodiffusé du 24 j...
21/07/2026

"Il faut qu'il y ait un soleil..."

Cette phrase, prononcée par le général de Gaulle dans le discours radiodiffusé du 24 juin 1940, lui a-t-elle été inspirée par François de Curel ?

Dans sa pièce "La Nouvelle Idole" (qui s'inspire du parc du château de Coin-sur-Seille), un des personnages, Albert Donnat, s’adresse à son ami Maurice :
« Ainsi, au mois de mai dernier, pendant le séjour que j’ai fait dans ma propriété du Dauphiné, j’allais souvent m’asseoir au bord d’un étang ordinairement couvert de superbes nénuphars blancs. Cette année, à cause de la fonte des neiges qui a été tardive, le niveau d’eau est resté longtemps très élevé et les nénuphars, dont la tige est relativement courte et qui ne poussent que sur les bas-fonds, ne parvenaient pas à percer.
On voyait, sous une mince couche d’eau, des centaines de boutons à couture blanche, pareils à de petites têtes au bout de longs cous tendus, oh ! mais tendus à se rompre ! Tous les jours les tiges s’allongeaient, mais s’effilaient en même temps. Je voyais mes plantes à la limite de l’effort. Leur désir de vivre avait quelque chose d’héroïque. Je disais au soleil qui les attirait : « Soleil, triompheras-tu ? » Et puis je voyais l’eau qui ne diminuait pas assez vite et je tremblais : « Ils n’arriveront pas ! Demain, je les verrai morts sur la vase… »
A la fin, le soleil a triomphé. Avant mon départ, toutes les belles fleurs de cire s’étalaient sur l’eau. Voyez-vous, mon petit, devant cela, je n’ai pu me défendre de réfléchir. Vous, moi, tous les chercheurs, nous sommes de petites têtes noyées sous un lac d’ignorance et nous tendons le cou avec une touchante unanimité vers une lumière passionnément voulue. Sous quel soleil s’épanouiront nos intelligences lorsqu’elles arriveront au jour ?... Il faut qu’il y ait un soleil ! »

A bientôt pour en savoir plus...

https://www.facebook.com/pathefilms/videos/2188854468510643/

16/07/2026
Guérisseur contre sorcier L’opératou (guérisseur) est un personnage respecté. Personne ne doute de ses dons contre la ge...
08/07/2026

Guérisseur contre sorcier

L’opératou (guérisseur) est un personnage respecté. Personne ne doute de ses dons contre la gent sorcière. On dit d’ailleurs qu’il a chez lui une sorte de miroir dans lequel il peut voir la tête des jeteurs de sorts. Ou bien il va à la messe en ayant pris soin d’enduire ses semelles d’un certain onguent qui a un effet radical sur les sorciers qui seraient venus y jouer les hypocrites : les voilà cloués sur place et ils se mettent à remuer sans pouvoir s’arrêter. L’opératou n’a plus qu’à attendre la fin de l’office, que tous les bons chrétiens aient quitté l’église pour repérer les adeptes de Satan.

Appelé pour conjurer un sort, il arrive en portant une pochette en cuir qui cache son grimoire. Personne ne doit le voir, évidemment. Il y jette un œil avant de commencer à opérer. Dans la maison ou à l’écurie (étable), il commence par quelques incantations à voix basse, tourné vers le soleil. Ensuite, il brûle des simples avec des charbons ardents sur une pelle avec des gestes et paroles incompréhensibles. Il paraît qu’il lui arrive aussi dans ces cas-là de faire le tour de la maison en traçant à l’intérieur des portes, à la craie blanche ou rouge, des croix ou des étoiles à cinq branches.

Un cas recueilli par le Docteur Westphalen dans les années 1900, qui se serait passé à Mécleuves vers 1850 (Le Lorrain des 25 et 26 août 1934). Mécleuves aurait été un village où on s'adonnait à la magie noire.
cf. https://www.tourisme-metz.com/fr/communes-metz-metropole/mecleuves

Les secrets du mèrechau et de la brèklote..."On ne rencontre guère, dans nos campagnes, de maréchal-ferrant ou de berger...
02/07/2026

Les secrets du mèrechau et de la brèklote...

"On ne rencontre guère, dans nos campagnes, de maréchal-ferrant ou de berger qui ne possède, à part lui, le secret de quelques formules souveraines, secret qui est rarement trahi et qui passe ordinairement de père en fils ou qui s'achète à prix d'argent."

Par exemple, pour soigner une entorse, quand il n'y avait pas de kiné :
Le "mèrechau" pouvait signer en prononçant la formule suivante : "Guérissez, bienheureux saint Eloi, que ce soit foulure ou entorse, ou nerf noué, ou nerf croisé, guérissez bien, saint Eloi, s'il vous plaît." Tous ne sont cependant pas d'accord sur la formule... (Le Petit Messin du 13 avril 1884).

Le tout était de trouver le bon saint, spécialisé dans le traitement de la maladie en question. Ce n'était pas toujours si facile, d'où les "tireurs de serviette", dont il est encore fait écho dans le Petit Messin du 4 septembre 1862. Eh non, rien à voir avec un exercice sportif !

A côté de ces "secrets", on trouvait aussi les uromanciens. Dans nos villages, il y avait ainsi les "brèklotes" (qu'on appelait aussi "bergères"), des femmes qui examinaient les urines pour guérir les maladies. Le Docteur de Westphalen se rappelait encore qu'on venait souvent le voir avec les urines d'un membre de la famille pour obtenir diagnostic et traitement.

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