23/05/2026
Être maman d’un enfant autiste ou handicapé mental, c’est…
C’est le manque de sommeil qui s’accumule nuit après nuit. Le sentiment d'avoir sa vie qui s'échappe.
C’est affronter le regard des autres, les jugements, les incompréhensions et parfois les remarques blessantes de ceux qui ne comprennent pas et qui n'imaginent pas.
C’est gérer les crises, leur violence, leur intensité, sans mode d’emploi et souvent dans la solitude. Sa peau qui craque sous le poids de sa violence.
C’est connaître la douleur morale, celle qui serre le cœur quand on se sent impuissante face à la souffrance de son enfant et la peur de ses autres enfants.
C’est aussi parfois subir la douleur physique quand, au milieu d’une crise, son enfant frappe, pousse ou se débat sans pouvoir contrôler ses émotions.
C’est pleurer en silence quand personne ne regarde, puis essuyer ses larmes et continuer. Ne jamais lâcher prise.
C’est être forte chaque jour, même quand on ne l’est plus vraiment, et ne jamais baisser les bras.
C’est enchaîner les rendez-vous médicaux, les démarches administratives, les dossiers, les appels et les inquiétudes.
C’est porter une charge mentale immense, parce qu’au fond une question revient sans cesse : si je ne gère pas, qui le fera ?
C’est renoncer aux repas de famille, aux sorties improvisées, aux invitations que l’on refuse trop souvent.
C’est s’isoler peu à peu, jusqu’à parfois avoir l’impression d’être enfermée dans un monde à part, loin de la vie des autres.
C’est parfois oublier son couple, tant toute l’énergie est consacrée à accompagner son enfant.
Mais être maman d’un enfant autiste, c’est aussi apprendre une autre façon d’aimer. C’est célébrer des victoires que beaucoup ne voient pas. C’est découvrir une force que l’on ne soupçonnait pas avoir. C’est avancer, un jour après l’autre, malgré la fatigue, malgré les doutes, avec un amour plus fort que tout.
À toutes les mamans extraordinaires qui vivent cette réalité au quotidien : je vous vois, je vous comprends, et je vous admire. ❤️
Amande R