05/06/2025
Démocratie quotidienne : De l'écoute aux actions : Tel est le titre prometteur de Sassenage Magazine du mois de juin 2025.
Sommes-nous convaincus ? NON.
Comment l'être alors que le déménagement du CCAS de Sassenage a déclenché une forte mobilisation et une vive émotion traduites par l'expression d'une pétition qui a recueilli plus de 1000 signatures.
Or, La municipalité plutôt que d'engager un débat comme nous le sollicitions avec l'organisation d'une réunion publique élargie a choisi en réponse, de communiquer sa propre vision des faits, argumentant le déménagement du CCAS comme bénéfique, et nous dénonçant comme une action de l'opposition…
Navrant mais plus que ça étonnant, surtout lorsque M. VENDRA, Maire de Sassenage, précise que "pour chaque projet, il tient à organiser des réunions publiques afin que chacun puisse s'exprimer" Ce serait un travail de concertation pour prendre des décisions plus adaptées, selon lui.
Ces propos qui devraient nous rassurer quant à l'engagement de la municipalité envers la transparence et la participation citoyenne, contrastent fâcheusement avec la réalité vécue par notre association.
Alors que l'importance de la concertation semble être au cœur de la préoccupation municipale, notre souhait légitime d'une réunion publique a été systématiquement ignoré.
Comment donc concilier ce titre prometteur avec un tel déni de dialogue ?
La concertation ne peut être un principe à géométrie variable, appliqué uniquement quand cela ne dérange pas.
L'espace de la vie sociale de Sassenage (CCAS) lors d'une de ses communications, nous informe :
"En France, une personne sur 4 de plus de 75 ans ne voit personne dans la journée. Les ateliers séniors visent aussi à rompre cet isolement".
A Sassenage, les personnes de 75 ans non véhiculées, (c'est sans doute la majorité pour cette catégorie de séniors) doivent s'inscrire pour bénéficier de la navette sociale gratuite pour un rendez-vous ou pour participer aux ateliers du CCAS, et fournir un justificatif.
Ceci est une contradiction apparente entre l'objectif des ateliers séniors -lutter contre l'isolement- et les modalités pratiques d'inscription et de transport pour les personnes les plus isolées. En effet, pour une personne de plus de 75 ans, cette démarche peut être trop complexe et un repoussoir, l'empêchant d'accéder aux services qui lui sont pourtant destinés. Un vrai PARADOXE.