15/10/2025
Le harcèlement scolaire a tué. Et, c'est une triste certitude, il tuera encore.
C'est comme un mauvais film avec une histoire qui se répète et des images qui reviennent en boucle. Sauf qu'au cinéma, on n'est jamais mort pour de vrai. Sara avait 9 ans. C'était une petite fille. Et elle est morte. Pour de vrai. Elle s'est suicidée à force de ne plus pouvoir faire face aux railleries quotidiennes qu'elle subissait dans son école. Elle s'est suicidée parce que pour elle c'était la seule, l'unique solution pour que ça s'arrête.
Ils vont venir défiler avec leurs airs graves, les recteurs, les directeurs. Ils diront que tout sera mis en œuvre pour connaître la vérité. Ils feront des promesses qui s'envoleront aussi haut que le souvenir de Sara. Ils avaient la solution. Mais ils n'ont rien fait. Ils ne font jamais rien. Rien d'autre que des promesses en l'air quand il est trop t**d, quand le harcèlement scolaire tue. Avant, ils restent désespérément sourds aux appels à l'aide des enfants, des familles.
Ils ont la solution et ils ne font rien. Ils nous empêchent de déposer nos boîtes aux lettres Papillons, celles là même dans lesquelles chaque jour et partout en France, des enfants nous écrivent pour se libérer du poids du harcèlement scolaire sous lequel ils ploient. Et des enfants meurent. Et j'enrage. Combien d'enfants martyrs seront encore sacrifiés sur l'autel de leurs inactions ? Et ce nouveau ministre de l'éducation nationale ne changera rien. Au contraire : c'est lui qui est à l'origine du blocage fait à l'association Les Papillons quand il était le directeur général de l'enseignement scolaire.
Du haut de leurs éternités, tellement trop jeunes pour avoir fait le choix de mourir, Sara, Evaelle, Lucas et tous les autres nous imposent d'agir. Ça suffit de dire qu'il faut faire quelque chose. Faisons le !
www.associationlespapillons.org